Voici un nouveau couple introduit cette année dans mon calendrier. Japon est avec Grèce, et Amérique avec Russie. Et oui, le RusAme est entré dans mon cœur après longtemps à ne pas les avoir apprécier, AmeriPan ayant était un couple que j'aimais beaucoup, et que j'aime toujours beaucoup, mais moins à présent.
11. Bottes ~ RusAme
Alfred était devant l'écran de la télévision qui diffusait « Call of Duty » et sa manette étaient fermement tenue dans sa main, mitraillant les boutons de ses puces. Il en était au moment fatidique où il entrait dans la base ennemie lorsque l'écran devint soudain noir. Un cri de pure frustration emplit la pièce alors que l'Américain jeta sa manette à travers la salle. Il remarqua cependant bien vite qu'il n'y avait pas que la télévision, mais bien toutes les lumières de la maison qui s'étaient éteintes : sans doute un court-circuit. La maison était plongée dans le noir. Fort heureusement pour le blond, le feu dans l'âtre crépitait toujours – merci Ivan qui avait eu la bonne idée d'allumer la cheminée avant de partir. Alfred se rapprocha alors de la fenêtre et ne s'étonna pas de voir une tempête de neige faire rage à l'extérieur. On n'y voyait pas à deux mètres et le vent soufflait fort, emportant les flocons de neige gros comme des balles dans son sillon. L'Américain frissonna à l'idée d'être dehors avec pareil temps. La Russie, l'hiver tombé, devenait vraiment froide et austère. Pourtant, son allégorie, elle, c'était tout le contraire, pensa Alfred avec un sourire coquin. Ivan détestait être seul en hiver, alors il sollicitait toujours la présence du blond solaire. Une fois, c'était Ivan qui venait chez Alfred, la fois suivante, c'était l'inverse. Cette fois-ci, c'était l'Américain qui était venu rendre visite à son amant dans son manoir perdu dans la campagne russe. Le blondin, qui trouvait son amant absolument adorable, ne pouvait que céder. Russie était à cette période, fortement câlin et demandeur, toujours à la recherche de l'affection d'Alfred. Et ce dernier répondait avec plaisir à ses demandes.
Pourtant, un coup au cœur le percuta lorsqu'il réalisa que son amant, son tendre amant, était parti il y a de cela quelques heures en direction de sa capitale pour affaire et qu'il devait à l'heure qu'il était être dehors, dans le froid glacial et le vent cruel de la tempête. Alfred se résolu à aller le chercher, lorsque soudain, il entendit de pas résonner dans la maison. Il se glaça d'effroi. Personne n'était dans le manoir hormis lui. Personne. Il se mit à trembler de peur. Qui était-ce ? Un voleur ? Non, pas possible, pas dans ce coin reculé de campagne. Un fantôme ? Oui, c'était plus probable. Alfred se mit à trembler plus violemment à cette idée.
En écoutant plus attentivement, c'était des pas lourds, lents et réguliers. Et… ils se rapprochaient petit à petit du salon, l'endroit où se trouvait Alfred, toujours figé au milieu de la pièce. Les pas s'arrêtèrent… juste devant la porte. C'est alors que le blond se mit à reculer, épouvanté. Les deux grandes portes s'ouvrirent soudain à la volée, faisant pousser un puissant cri à l'Américain.
Un grand homme entra dans la pièce, faisant claquer ses lourdes bottes contre le sol. Alfred, les larmes aux yeux, se précipita vers le nouvel arrivant lorsqu'il le reconnut.
- Ivan, espèce d'idiot ! Tu m'as fait tellement peur ! J'ai cru que c'était un fantôme.
Il se blottit davantage dans les bras de son grand Russe, alors que celui-ci essayait vainement de comprendre le comportement étrange de son amant. Mais il finit par enrouler à son tour ses bras autour de lui et le cajola avec plaisir pour le réconforter.
