¤Bonjour les d'jeun's !¤
Me revoilà !! =D Alors tout d'abord, un grand grand merciiii pour tout vos reviews ! ^^ Ensuite, ce chapt... est un chapt xD Bon, autant j'aime beaucoup le prochain parce que mes persOs échappent à nouveau à mon controle, autant celui là est trop... lisse. Sauf la fin xD Où mOn Ryry d'amOureuh est trop mon ryry d'amOur xD Bref, j'crois que j'adOre que mes persOs fassent ce qu'ils veulent, écrire des trucs que j'avais pas prévu... Mais bon, l'histoire est aussi censé avancer quoi ! y'a qunad meme une intrigue à suivre et je dois le faire un minimum sinon j'm'en sortirais jamais !
Sinon, un grand grand désolé pour les fan de Sous-silence et Refrains Métalliques mais en ce moment, j'suis dans Inexistence... Je vais quand même tenter de poster un chapitre dans la semaine... Mais bon, à partir de... dimanche prochain, j'devrais avoir plus de temps pour moi. Ou du moins je l'espère. Et là, j'pourrais me remettre réellement à l'écrire !
Bref, j'ai déjà écrit le prochain chapitre et j'ai le plan détaillé de la suite ^^ donc je sais à peu de choses près ce qu'il va se passer dans cette fic... et elle sera longue ! xD Mais bon, la fin... j'sais toujours pas... Happy ou Sad End ? J'ai encOr' bien le temps d'y penser ! ^^ Sur ce... J'vous laisse lire !
¤ Bonne lecture ! ¤
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"Ce qu'On appelle viOlence, ce n'est rien. La séductiOn est la véritable viOlence."
Gotthold Ephraim Lessing
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CHAPITRE 10
Hermione marcha à vive allure jusqu'au portrait de la grosse dame, son corps toujours tremblant et humide. Elle n'avait pas vraiment pris le temps de se sécher, ni de réellement se vêtir. En effet, sa chemise n'était pas boutonnée jusqu'en haut et elle avait enfilé sa jupe à l'envers. Mais les couloirs étaient vides, elle n'en avait que faire... Ses larmes lui brouillaient la vue et elle cracha violemment le mot de passe à la Grosse Dame qui lui demanda ce qu'il lui était arrivé. Elle répéta « Ridiculus », ne voulant répondre et le passage s'ouvrit. Elle pénétra dans la salle commune des Gryffondors et grimpa à son dortoir sans un seul regard pour les quelques personnes présentes : Harry, Ron, Ginny et Neville.
« Hermione !? »
Même la voix de Ginny ne l'arrêta pas et elle s'effondra sur son lit. Elle ne remarqua pas que Lavande et Parvati avaient découché et qu'elle aurait dû aller les dénoncer -ce qu'elle aurait fait en temps normal. Mais, son visage enfouit dans son oreiller, elle n'y prit pas garde, s'en moquait comme d'une guigne. La porte s'ouvrit à la volée derrière elle et elle sentit un poids sur le lit à ses cotés. Puis la douceur des doigts de sa meilleure amie dans ses cheveux.
« Mione ? Qu'est ce qu'il y a ? Chuchota Ginny, anxieuse.
–Rien. Laisse moi... »
Sa voix était enrouée à cause des larmes et Ginny ne bougea pas. Elle inspira profondément avant d'articuler :
« Je ne bougerai pas d'ici tant que tu ne m'auras pas dit ce qu'il t'arrive, Hermione Granger ! »
Hermione renifla bruyamment. Elle savait que la plus jeune des Weasley était têtue et déterminée. Elle ne quitterait pas cette chambre sans comprendre ce qui avait mis la jeune brune dans un tel état. Alors après avoir hésité quelques secondes, Hermione se redressa légèrement. L'expression du visage de Ginny fut plus choquée que ce à quoi elle s'était attendue et elle fronça les sourcils.
« Quoi ? Bredouilla t-elle. Je suis affreuse à ce point ? C'est pour ça que je ne pleure jamais... j'ai toujours une tête horrible à...
–Qui t'a fait ça ? Hurla Ginny.
–Fait quoi ? »
Elle savait que le sang qui avait coulé de son nez avait dû sécher et aussi que sa joue devait être encore légèrement rouge. Mais la mine de Ginny la rendit perplexe et elle se leva d'un bond, s'approchant d'un miroir accroché dans la chambre. Elle écarquilla les yeux. Il ne l'avait pas loupé ! Ses yeux étaient rougis par les larmes et un bleu s'était épanoui sur sa pommette. Un filet rouge sang formait une croûte sous sa narine gauche. Elle porta sa main à sa joue et appuya dessus. Une marque blanche -trace de son doigt- apparut pendant un millième de seconde avant que sa pommette ne redevienne bleue.
« Hermione ! L'appela Ginny. Dis moi qui t'as fait ça !? »
La jeune fille semblait inquiète pour sa meilleure amie mais davantage de colère avait pris place sur son visage rosi. Hermione se tourna vers elle et soupira :
« D'accord. Mais... il faut que tu me promettes de n'en parler à personne ! Ni à Ron, ni à Harry.
–Quoi ? Bredouilla la rouquine. Et tu comptes leur expliquer ça comment ? S'écria t-elle en désignant d'un doigt sa joue endolorie.
–Je saurais dissimuler ça avec du maquillage... Ou de la magie. Promets moi ! »
Ginny parut hésitante un instant mais finit par acquiescer. Hermione s'assit sur le coin de son matelas et expliqua :
« J'étais en train de prendre mon bain dans la salle de bain des préfets. Malefoy m'a rejoint.
–Tu plaisantes ? Qu'est ce qu'il lui a pris ? Tu as voulu qu'il s'en aille et il t'a frappé, c'est ça ? Il faut en parler à quelqu'un ! C'est un malade ce type !
–Non, Gin. Coupa Hermione avec un demi sourire, amusée que son amie puisse directement accuser Drago, ses préjugés le concernant réapparaissant. Il... est entré dans la baignoire avec moi.
–Et tu lui as dit de partir !? Dit Ginny d'une toute petite voix, comme si c'était une évidence.
–Non. On... il... m'a touché, m'a caressé... m'a embrassé. Pas sur la bouche ! Précisa t-elle inutilement.
–Tu l'as laissé faire ?
–Oui. Ça... me plaisait qu'il me touche. Sauf que j'ai senti la marque des ténèbres sur son bras. Et on s'est disputé après ça. Je lui ai dit des choses que je ne pensais pas. Il m'a aussi dit des choses horribles... Mais je suis allé trop loin. Et il m'a giflé. »
Ginny resta silencieuse pendant de longues minutes, stupéfaite. D'abord que sa meilleure amie, la sérieuse Hermione Granger ait pu se laisser avoir par un crétin tel que Drago Malefoy. Et ensuite -et surtout- que ce dernier ait été capable de la frapper. Elle le haïssait réellement et s'en voulu d'avoir pensé qu'il pouvait être quelqu'un de bien comme Keira l'avait dit.
« Hermione, il faut qu'on en parle à Harry et Ron. Annonça t-elle.
–Non ! Autrement, ils ne voudront plus qu'on aide Drago et Keira. Je... J'ai vraiment envie qu'on aide Keira à s'en sortir, qu'elle ait une belle vie après tout ce qu'elle a vécu. Elle en a besoin... Tu ne crois pas ? Drago a juste... perdu le contrôle de lui même. Je ne l'approcherais plus.
–Plus de flirt ? Insista Ginny.
–Je te promets. Dit elle en un pieu mensonge. Plus de flirt. Je veux juste aider Keira. Alors, je t'en pris... Je dirais juste que... Drago m'a embrassé et que je l'ai repoussé. Ça expliquera le fait qu'on ne s'adresse plus la parole et l'état dans lequel je suis rentrée. Juste une dispute. D'accord ? »
°¤_¤°
Drago s'allongea sur son lit et poussa un profond soupir. Il se maudissait depuis près d'une heure. Il ne s'était jamais autant détesté ! Cela n'avait pas de réel rapport avec Hermione, avec elle en temps que personne. Non, il s'en voulait parce qu'il avait eu une réaction haïssable. Il avait frappé une femme. Tout simplement parce qu'elle lui disait des choses qu'il ne voulait entendre. C'était ce qu'aurait fait son père...
Il avait passé tant d'années à dire à qui voulait l'entendre qu'il n'était pas comme Lucius, qu'il était quelqu'un de mieux, qu'il ne ferait jamais de mal à une personne qui ne le méritait pas, qu'il resterait calme et ouvert face aux opinions différentes des siennes... Et pour la première fois, une personne avait osé lui faire face, lui cracher ses quatre vérités. Car au plus profond de lui même, Drago savait qu'Hermione avait dit quelque chose de vrai. Il était effrayé. Sans la présence de Keira, il serait resté un bon garçon, un bon fils Malefoy.
Les croyances de son père différaient des siennes. Il ne détestait pas les Sang-de-Bourbe. Il savait qu'il y avait des gens biens ou mauvais partout, moldu, sang impur, sang-mêlé, sang-pur... Il avait lu dans assez de livres écrits par des historiens de renoms que les sorciers n'auraient plus existé si ils ne s'étaient mêlés à des moldus. Il ne pensait pas non plus que Lord Voldemort fût un dieu. Non, juste un sorcier qui n'avait pas froid aux yeux et qui -grâce à son intelligence- avait su utiliser des Magies dont personne n'avait osé rêver. Il ne croyait pas en tout ça...
Mais si Keira n'avait pas existé, il aurait suivi son père sans réfléchir. Et sa vie aurait d'une simplicité stupéfiante.
Il ferma les yeux, revoyant pour la millième fois au moins l'expression d'Hermione lorsqu'il l'avait giflé. Il avait eu le sentiment d'être face à Narcissa qui -à chaque coup de Lucius- avait cette sorte de détermination dans le regard, cette force qui -dissimulée derrière la peur, lui valait d'autres coups.
Il avait alors failli s'excuser face à la jeune Gryffondor mais elle l'avait interrompu... Il savait que dans tous les cas, il n'aurait pas été capable d'aller au bout de ses explications. Il n'essayait jamais de se faire pardonner d'ordinaire. Il n'en avait pas l'habitude. Pourtant, cette fois ci, la culpabilité le condamna à une longue nuit où il n'arriva pas à fermer l'œil.
Dès le lever du soleil, il quitta son lit et fila à la douche. Il se prenait un bain généralement mais retourner dans la salle d'eau des préfets ne lui donna pas envie. Il se contenta donc d'une douche -froide pour se réveiller... ou se punir. Son regard se posa sur la marque des ténèbres et il comprit la réaction de recul de la gryffondor, la veille. Cette marque était simplement écœurante. Elle lui brûlait toujours de temps à autre, sûrement lorsque son maître ressentait de vives émotions. Il se savonna la tête à s'en arracher les cheveux, distrait.
Il se demandait comment approcher à nouveau Hermione. Il devait à tout prix se faire pardonner. Autrement, il s'attendait à des remontrances de la part de sa soeur... Et également à une perte immense. La partie de chasse s'était conclue un peu trop rapidement à son goût.
Il s'habilla rapidement, enfilant son boxer, puis son pantalon fraîchement repassé. Il ne boutonna pas sa chemise jusqu'au bout, songeant que c'était l'un de ses atouts. Il se moqua de lui même avant de remonter son col. Hermione Granger n'était pas vraiment du genre à se laisser avoir juste parce qu'il lui montrait un bout de son torse athlétique en plus. Surtout qu'elle avait eu mille fois l'occasion d'en profiter la veille.
Il quitta son dortoir après avoir lacé ses chaussures et prit ses cours. Il monta jusqu'au couloir menant à la tour des Gryffondors et s'arrêta à quelques mètres de la Grosse Dame. Plusieurs élèves sortirent et le jaugèrent, se demandant sans doute ce que le Prince des Serpentards faisait à un tel endroit.
Puis, les seules personnes qu'il souhaitait voir apparurent, riant et plaisantant sur un sujet dont il n'avait que faire. Hermione se figea en l'apercevant et Ginny le fusilla du regard. Harry et Ron cependant, ne parurent guère en colère contre lui et il supposa donc qu'elle n'avait parlé de leur dispute de la veille qu'à la fille Weasley. Il se racla la gorge avant d'approcher.
« Qu'est ce que tu fais là ? Cracha Ginny avec rage.
–Euh... Je... »
Il hésita quelques secondes avant de croiser le regard d'Hermione. Ron et Harry semblaient étonnés par la distance qu'elle entretenait méticuleusement entre elle et le serpentard. La sorte de séduction qu'ils exerçaient avait apparemment disparu. Drago semblait moins confiant que d'ordinaire. Puis, après avoir profondément inspiré, il dit la seule chose qui lui vint à l'esprit, la seule bonne raison qu'il avait d'être ici, la seule excuse qu'elle accepterait au fond.
« Le plan d'Hermione n'était pas si mauvais finalement. J'accepte. »
La jeune femme planta son regard dans le sien, une lueur d'incertitude enserrant ses traits. Ginny le jaugea si sévèrement qu'il se sentit encore plus gêné que quelques minutes plus tôt. Harry et Ron échangèrent un coup d'oeil avant d'hausser les épaules d'un même mouvement.
« Très bien. Annonça simplement le survivant. Alors... On pourrait se revoir le week-end prochain, on en discuterait avec... Les membres de l'Ordre. Et... on organisera le plan en détails. Ça te va ?
–Ouais. Acquiesça le blond sans lâcher Hermione des yeux.
–Ok... Et ça serait mieux qu'on évite de nous voir ensemble. Cela paraîtrait suspect. D'accord ? »
Drago acquiesça une seconde fois et tous restèrent silencieux pendant une petite minute. Finalement, Hermione murmura :
« Vous pouvez partir devant. Je vous rejoins dans la Grande Salle. »
Ginny parut hésiter à la laisser seule avec celui qui l'avait frappé la veille mais Harry et Ron quittèrent les lieux et elle finit pas se résoudre à faire de même. Elle jeta malgré tout un regard plein de hargne au jeune Malefoy qui enfonça ses mains dans ses poches. Lorsque les Gryffondor eurent disparu, Hermione marmonna :
« Qu'est ce que tu me voulais ?
–Je ne suis pas doué pour les excuses.
–Entraînes toi ! Répliqua t-elle. Pourquoi as tu accepté mon plan ? Pour que je te pardonne ?
–On ne voit plus rien. » Éluda t-il en la dévisageant comme si il cherchait une quelconque marque qu'il lui aurait fait la veille.
Elle pointa sa baguette magique sur son propre visage et chuchota un sortilège. Brusquement, apparut un bleu assez violacé et même jaunâtre sur les bords. Il envahissait toute sa pommette. Drago recula d'un pas sur le coup de la surprise avant de tendre sa main vers la joue d'Hermione. Elle n'essaya même pas de lui échapper.
« Pourquoi est ce que tu veux t'excuser ? Chuchota t-elle. Ce n'est pas vraiment ton genre. Si c'est pour Keira, ce que tu m'as fait ne change rien. Je crois en elle. Je l'aiderai comme je le pourrais quoi que tu m'ais fait.
–Ce n'est pas pour ça. Enfin, si... en partie. Mais aussi... Je n'ai vu que deux fois une telle marque sur le visage d'une femme. Marmonna t-il sans détacher son regard de l'hématome d'Hermione. Et c'était sur ceux de ma mère et de ma soeur. Je n'aurais pas dû te frapper. Ce n'est pas comme ça que je réagis normalement.
–Et... ce que tu m'as dit ? Bredouilla t-elle, vaguement gênée.
–Je... J'étais en colère après toi. Je ne le pensais pas vraiment... Mais je ne reviendrais pas dessus et je ne m'excuserais pas pour ça. Les critiques, les réflexions désagréables font partie intégrante de ma personnalité. Je ne regrette pas ce que je t'ai dit... vu ce que toi tu m'as jeté à la figure.
–D'accord. »
Ils restèrent plantés sans bouger pendant quelques secondes, puis elle grimaça mystérieusement.
« Tu sais... Je ne pardonne pas si facilement. C'était la première fois que je recevais un tel coup et je n'ai aucune envie -pour l'instant- de me retrouver dans la même pièce que toi. Je veux dire... seule avec toi. Alors... On pourrait mettre pause sur le jeu. Juste pendant quelques jours. »
Il la scruta si intensément qu'elle se sentit frémir sans pouvoir s'en empêcher. Il esquissa un simple et insouciant sourire en le remarquant.
« D'accord. Quand tu voudras à nouveau jouer... Préviens moi. Je suis toujours là au besoin... ou plutôt à l'envie.
–Non, le besoin, c'est ça. Rectifia t-elle. Et... je n'ai rien dit à Harry et Ron. Ne dis rien à Keira. Ce n'est pas le moment de créer des conflits entre nous... Surtout si nous devons faire un si long voyage ensemble. »
Il acquiesça et -sentant qu'ils n'avaient plus rien à se dire- lui lança un dernier sourire charmeur avant de la quitter.
Elle resta figée dans le couloir, se demandant bêtement combien de jours elle tiendrait sans le toucher. La douleur fulgurante à sa joue répondit à sa question avec un peu trop de vivacité et elle se décida à punir Drago de toutes les manières possibles et inimaginables. Il avait mené la danse durant près d'une semaine. À présent, ce serait à elle de conduire le jeu ! Sans jamais le faire arriver à ses fins bien évidemment... Car si elle savait une seule chose sur Drago Malefoy, c'était bien qu'il aimait aller au bout de chaque jeu. Mais elle se refuserait à lui... aussi longtemps qu'elle en serait capable !
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La semaine se déroula à une allure folle pour chaque élève de Poudlard qui devait passer des examens blancs. Drago n'avait pas ouvert un livre -ou à peine- depuis des semaines et son échec était si flagrant qu'il ne prenait même pas la peine d'espérer plus qu'un « P » ou un « T » en presque toutes les matières. Harry et Ron s'étaient comme toujours contentés d'un minimum : les notes des cours d'Hermione. Harry avait passé tant de temps avec Ginny, que ses études passaient en second plan. De plus, ses semaines de quête -ou de « vagabondage » comme disait Rogue- lui avaient fait prendre un certain retard. Ron, quant à lui, se moquait apparemment éperdument de ses devoirs. De toute manière, leur voyage prochain leur ferait rater des cours. Il aurait toujours une excuse. Seule Hermione avait donc assez révisé pour passer ses examens haut la main.
Les seuls instants de répit qu'elle s'autorisait lui servaient à torturer soigneusement Drago. Comme le mercredi soir où elle était apparu dans la salle de bain des préfets quelques minutes après lui et avait fait mine de ne pas le voir, se déshabillant à demi avant de s'offusquer de sa présence. Ou encore -et là était le pire pour le jeune Malefoy- les rondes de préfets qui étaient devenues un véritable jeu de séduction qui n'allait que dans un seul sens. Elle faisait si souvent mine d'avoir chaud pour retirer son pull ou attacher ses cheveux -lui dévoilant de fait sa nuque- qu'il avait osé lui demander si ces bouffées de chaleur n'étaient pas dû à un problème hormonal. Cependant, à chaque fois qu'il avait essayé de répondre à ses avances, elle avait froncé les sourcils en s'exclamant avec mépris : « Je n'ai pas oublié ce que tu m'as fait, Drago Malefoy ! ». Et bien évidemment, il se taisait. Il savait très bien à quoi elle jouait... Et cela l'amusait profondément. Même si, après chaque ronde, il avait généralement besoin d'une douche froide.
Le rendez-vous pour discuter du plan de fuite de Drago et Keira fut repoussé à la semaine suivante car certains membres de l'Ordre du Phoenix n'étaient pas disponibles. Cette nouvelle acheva de ternir le moral de Drago qui devait par conséquent attendre une semaine de plus avant de revoir Keira. Et aussi pour espérer se faire pardonner d'Hermione qui serait bien obligée de réellement lui parler à ce moment là.
La seconde semaine où Hermione mena la danse fut encore plus complexe à vivre pour le jeune Serpentard. La fraîcheur du mois de janvier s'effaçait doucement pour accueillir le printemps, ou du moins quelques degrés de plus. Les manteaux disparurent pour laisser place à de simples vestes... dont celle délicatement cintrée d'Hermione. Ainsi, elle débarqua le lundi soir avec un simple jean assez moulant et sa veste. Ses boucles brunes avaient été nouées en un chignon au dessus de sa nuque et il ne put s'empêcher de l'admirer. Étrangement, plus elle lui résistait, plus il la trouvait belle. Chez n'importe quelle fille, cette tenue aurait paru normale, banale... Mais sur elle, c'était presque un appel à la dévêtir.
Adossé au mur, il la regarda arriver, un sourire aux lèvres.
« Salut ! S'exclama t-elle joyeusement.
–Jolie tenue. Commenta t-il simplement à la dévorant du regard.
–Drago, je n'ai pas encore donné mon accord pour que la partie recommence ! Persifla t-elle en se mettant à avancer dans le couloir. Allons y ! J'ai encore des devoirs à faire après ma ronde.
–D'accord... Souffla t-il en la suivant. Est ce que tu sais si les membres de l'Ordre se réuniront samedi ou dimanche ?
–Samedi au Terrier, normalement. On discutera du plan. Mais Mr Weasley pense que nous devrions attendre quelques semaines pour être certains que l'hiver ne reviendra pas... Harry dit que la fatigue et le manque de nourriture sont supportables mais que le froid est la pire chose qui puisse nous arriver.
–Donc... Début du mois de Mars ? Proposa t-il, pressé de s'en aller, d'être le plus loin possible de son père.
–Sans doute... »
Elle haussa les épaules et ils parcoururent quelques étages sans dire un seul mot de plus. Les discussions n'étaient pas réellement leur point fort, ni à l'un ni à l'autre. Ils pouvaient tout à fait se passer de mot. Alors qu'ils s'approchaient des cachots, il lui demanda :
« Tu as toujours un bleu dissimulé par magie ?
–On ne voit presque plus rien. Avoua t-elle.
–Tu as encore mal ?
–Juste quand j'appuie dessus. Et toi ? Tu penses toujours que tu n'avais rien à te reprocher dans ce que tu m'as dit ? »
Ils se défièrent un instant et il se lança dans une vraie discussion :
« Et bien, disons que... tu es bel et bien une petite vierge qui a un certain potentiel mais qui le cache avec talent ! Tu es également une Sang-de-Bourbe que ça te plaise ou non. Et aussi une Miss-je-sais-tout. Mais il y a des gens comme ça... Je peux comprendre que tu veuilles tout maîtriser !
–Mais toi, tu ne veux pas forcément tout prévoir tout le temps.»
Ce n'était pas une question, pas non plus une affirmation et il se sentit obligé de s'expliquer.
« Disons que je pense que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue sans prendre quelques risques. Que nous devons profiter de ce qui arrive au lieu de se poser milles questions sur le pourquoi du comment de telle chose. Mais, on doit tout de même rester sur nos gardes....
–Pour quelles raisons ? Chuchota t-elle en le dévisageant.
–Histoire de ne pas faire une chute...
–Quand on tombe de cheval, on remonte !
–Quel cheval ? Pouffa t-il.
–Désolée, réflexion moldue. Marmonna t-elle. Enfin, tout ça pour dire que si on tombe, on doit se relever.
–Je croyais que tu aimais tout prévoir. Marmonna-t-il en fronçant les sourcils, ne suivant plus vraiment le fil des pensées de la Gryffondor.
–C'est vrai. Mais quand certaines choses doivent se passer, j'accepte tout sans broncher.
–Et ça te fait du mal. Riposta t-il.
–Pourquoi être capable d'émotions si on ne peut les vivre ? On ne peut pas non plus tout repousser pour ne pas être blessé... »
Il sembla réfléchir à ce qu'elle venait de dire. Elle eut un petit rire et l'expliqua lorsqu'il se tourna vers elle.
« Je crois que c'est la plus longue discussion que nous ayons eu de notre vie... Ou du moins, la plus longue qui n'ait pas tourner autour du sexe.
–En effet... Tu n'es pas si inintéressante, Granger !
–Et toi, tu as un cerveau, Malefoy ! C'est rassurant ! »
Ils échangèrent un sourire, plus sincère que séducteur cette fois. Elle le sentit et détourna le regard, gênée.
« Je... tu peux finir seul ? J'ai mon contrôle d'histoire de la magie à réviser.
–Oui. Vas y. Je pense pouvoir me débrouiller. »
°¤_¤°
Lorsqu'Hermione entra dans la salle commune des Gryffondors, ce soir là, plus d'élèves -des dernières années pour la plupart- étaient encore présents, discutant à propos d'une multitude de sujets, comme le week-end à Pré-au-Lard. En effet, le samedi suivant serait celui de la Saint-Valentin et comme toujours, une sortie avait été prévue ce jour là, malgré la guerre. Bien évidemment, la sécurité serait renforcée. Mais pour la plupart des couples, l'important était là : une journée entière à pouvoir boire du thé chez madame Pieddodu et s'embrasser sans qu'un seul enseignant ne se racle la gorge au même moment. En clair, le paradis pour plus d'un.
Harry, Ginny et Ron étaient installés à une table près d'une des fenêtres où la pluie -ayant remplacée la neige depuis quelques semaines déjà- s'abattait avec une certaine force. Hermione les rejoint, le sourire aux lèvres et Ron fronça les sourcils.
« Tu as découvert un livre merveilleux à la bibliothèque ou quoi ? On croirait que tu reviens du paradis.
–Oh... non, juste de ma ronde avec Drago. Et puis, ensuite... je suis allé prendre un bain. C'est très détendant, tu sais ! Tu devrais essayer Ron. Après tout, tu en as le droit. Ça te dériderait un peu.
–Malefoy t'a aussi suivi dans le bain cette fois ? » Répliqua Harry sans attendre que Ron réponde lui même à Hermione.
La brune releva les yeux et son sourire s'évanouit. Son regard oscilla difficilement entre Ginny -qui rougissait- et ses deux meilleurs amis qui la jaugeaient avec sévérité. Elle poussa un soupir avant de bredouiller.
« J'aurai fini par vous le dire...
–Il t'a frappé. S'écria Harry à voix basse. Tu ne peux pas nous cacher un truc aussi important ! On doit pouvoir lui faire confiance si on s'embarque dans une telle aventure avec lui ! Et savoir qu'il est aussi violent peut être problématique.
–Et c'est pour ça que je n'ai pas voulu vous en parler et que Ginny n'aurait pas dû le faire ! Il s'est juste... Je ne pardonne pas ce qu'il m'a fait. Mais ce qui se passe entre ces murs ne doit pas influencer ce que nous voulons faire à l'extérieur. Keira est notre amie et nous l'aiderons.
–Je n'ai jamais dit le contraire. Chuchota le survivant en posant sa main sur celle d'Hermione par dessus la table. On va les soutenir, bien évidemment. Je ne veux pas qu'il te fasse à nouveau du mal, c'est tout. Alors, évite de trop... l'approcher. Seule. Ron et moi, on pourrait venir faire les rondes avec toi ! Après tout, c'est aussi un peu le boulot de Ron.
–J'ai jamais demandé à être préfet, moi ! Ronchonna ce dernier.
–En tout cas... reste prudente, d'accord ? »
La jeune fille acquiesça et sortit ses livres de son sac posé au sol, montrant qu'elle voulait clore la discussion. Ginny changea alors de posture et se tourna vers Harry.
« Samedi, quand vous discuterez de votre départ, tu as intérêt à préciser que tu ne me quittes pas avant la Saint-Valentin ! Clair ?
–Oui, Gin... soupira Harry, las comme si il avait eu cette discussion un bon millier de fois -ce qui était sûrement le cas.
–Très bien. On ira chez madame Pieddodu, n'est ce pas ? S'enquit elle avec un sourire alors que Ron et Hermione retenaient eux même quelques fous rires face aux expressions d'Harry.
–Je n'aime pas trop cet endroit... On pourrait aller chez Rosmerta ! Contra t-il.
–Ce n'est pas très romantique. C'est notre toute première Saint-Valentin ensemble ! Il faut que ce soit parfait ! »
Harry frotta nerveusement sa cicatrice, signe de stress et finit par se lever. Ginny le suivit du regard et le survivant marmonna :
« Hermione, je peux te parler ? »
Cette dernière acquiesça et ils quittèrent ensemble la table pour monter dans le dortoir des garçons de Gryffondors où Neville et Dean discutaient. Ce dernier demanda si ils devaient sortir mais Harry précisa que seule Ginny ne devait pas entendre cette conversation et que pour le reste, ça n'avait guère d'importance.
« Qu'est ce qu'il y a ? »
Hermione s'installa sur le lit vide de Ron et Harry sur le sien avant de bredouiller :
« La Saint-Valentin, c'est pas trop mon truc à dire vrai... La seule que j'ai passée avec une fille, c'était Cho... et ça a mis fin à notre relation. Qui dans tous les cas, n'aurait pas été bien longue ! Mais disons que ce jour a un peu... accéléré le processus de rupture.
–Mais Ginny n'est pas Cho. Pouffa Hermione. Elle n'a aucune raison de rompre !
–Je ne lui ai encore rien acheté.
–Rien... Rien ?! »
Dans leur coin, Dean et Neville eurent un petit rire moqueur et Harry les fusilla du regard. Il revint ensuite vers son amie et s'expliqua :
« Je suis de retour depuis à peine quelques semaines ! Et j'avoue que j'ai un peu... oublié ce genre de détail. Donc, tu n'aurais pas une idée de ce qui pourrait lui faire plaisir ?
–En clair, tu me demandes de choisir le cadeau de TA petite amie !?
–Ouais... T'es une fille ! Tu sais ce que les filles veulent... Et moi, je ne sais pas là. »
Hermione se redressa et commença à faire les cents pas dans la chambre avant de s'arrêter. Elle inspira alors profondément avant d'énumérer :
« Que tu restes avec elle. Que tu lui fasses plaisir en acceptant de déjeuner chez Madame Pieddodu. Que tu oses l'embrasser réellement face à Ron sans te sentir coupable. Que tu te confies plus à elle qu'à nous. Que tu l'embrasses ou lui montre que tu l'aimes en public parce que tu te comportes avec elle comme avec un ami à partir du moment où nous quittons la tour des Gryffondors. Que tu lui dises plus souvent que tu l'aimes. Que tu t'arranges pour être plus souvent avec elle et moins souvent en retenue. Bref, Harry... que tu l'aimes ! Voilà ce qu'elle veut ! »
Harry resta bouche bée quelques instants avant de se racler la gorge.
« Et... matériellement parlant, tu n'aurais pas une idée ? »
Hermione lui lança un regard peu amène et il baissa les yeux. Elle se sentit fléchir en le voyant là, grand dadais de dix-sept ans et demi qui était plus doué pour vaincre les forces du mal que pour choisir un cadeau à sa petite amie. Elle s'assit finalement à ses côtés et prit sa main dans la sienne.
« Je n'en sais rien, Harry. Il faut que tu trouves un cadeau qui représente tout ce que je viens de te dire... Un cadeau qui prouvera vraiment que tu l'aimes. Et pour ça, je ne peux rien pour toi. C'est à toi de trouver. Par contre, quand tu auras fait ton choix et que tu voudras un avis, je serais ravie de te le donner. »
°¤_¤°
Ginny se retourna brusquement dans son sommeil et observa le dortoir qui était plongée dans la pénombre. Tant d'élèves n'étaient pas revenus cette année là, qu'elle avait élu domicile dans le dortoir des filles de Septième année. Hermione ne dormait pas, les yeux fixés sur le plafond.
« Dis... elles sont où tu crois, Parvati et Lavande ? S'enquit la rouquine en se redressant.
–Avec Corner et MacLaggen, je suppose... Tu n'arrives pas à dormir ?
–Non. Et toi ?
–Non plus... Pouffa t-elle, car selon toute vraisemblance, puisqu'elle parlait, elle ne dormait pas. Qu'est ce qui t'en empêche, toi ?
–Harry... Si Ron n'était pas à un mètre de son lit, j'irai le rejoindre.
–Ron dort si profondément que tu ne le réveillerais pas. Tu pourrais y aller...
–Je n'ai pas envie de te laisser seule. Et puis... je voudrais savoir pourquoi tu as l'air si... euphorique depuis ton retour de ta ronde !? »
Hermione bougea légèrement, de sorte à se retrouver face à Ginny. La jeune Weasley était si déterminée qu'elle finirait par cracher le morceau... À quoi bon se faire désirer par conséquent ?
« J'ai eu une vraie discussion avec Drago Malefoy. Je veux dire, une vraie de vraie ! Une qui ne parlait pas de sexe, où on n'essayait pas du tout de se séduire l'un et l'autre. C'était assez plaisant. »
Ginny fronça les sourcils, et se leva avec une certaine violence avant d'allumer sa lampe de chevet. Hermione ferma brièvement les yeux, éblouie et Ginny la regarda, sous le choc.
« Qui êtes vous et qu'avez vous fait à Hermione Granger ?
–Quoi ? Gin... Pourquoi tu me dévisages comme ça ? Bredouilla t-elle une fois qu'elle eut ouvert à nouveau les yeux, s'accoutumant à la lumière.
–Parce que ce n'est pas possible que ça t'arrive à toi ! Gloussa Ginny, ne pouvant retenir ses rires.
–Que quoi m'arrive ? »
Ginny essaya de retrouver son sérieux et murmura, sur le ton du secret, comme elle aurait pu annoncer une chose très importante et mystérieuse.
« Hermione, Drago Malefoy te plait ! Je veux dire, te plait vraiment.
–Et tu peux dire ça juste parce que j'ai trouvé notre conversation intéressante ? Marmonna la brune en levant les yeux au ciel.
–Et bien, oui ! Avant, il te plaisait physiquement. Ce qui arrive assez souvent aux hommes et femmes de notre monde ! Relations physiques normales. Même moi, j'avoue que je le trouve absolument parfait ! Il suffit de regarder ses fesses pour en être certaine : cet homme est un demi-dieu, un adonis, un éphèbe, un... ce que tu veux ! Mais si, en plus de ça, tu aimes discuter avec lui... ! Ça complique drôlement les choses.
–Je trouve Harry mignon et j'aime discuter avec lui. Riposta Hermione, une pointe d'inquiétude dans la voix. Mais... ça n'a rien à voir. Je veux dire... Drago est insupportable ! J'ai juste aimé ce qu'il a dit ce soir... je... je le trouve beau, c'est tout.
–On est quand même passé de mignon -pour Harry- à beau -pour Drago ! Remarqua Ginny en lui tirant la langue. Il te plait ! Avoue-le au moins ! »
Hermione avala difficilement sa salive avant de se rallonger entièrement. Elle se blottit dans ses couvertures et ferma les yeux. Ginny n'insista pas et éteignit la lumière quelques secondes plus tard. Elle s'endormit rapidement, contrairement à Hermione qui – les yeux clos- ne pouvait s'empêcher de cogiter. Des larmes perlèrent aux coins de ses paupières un instant et elle les effaça d'un geste rageur. Pas question qu'elle pleure une nouvelle fois à cause de Drago Malefoy. Surtout que cette fois ci, il n'y était absolument pour rien. C'était elle l'imbécile... Alors non, elle ne l'avouerait sans doute jamais, mais Drago lui plaisait. Plus que physiquement. Et ce problème était sans doute le plus dur qu'elle ait eut - eu à affronter de sa vie...
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Dans le salon des Weasley, le silence le plus lourd qui n'ait jamais existé pesait. En effet, avoir Drago Malefoy -fils d'un Mangemort reconnu- inquiétait pas mal de membres de l'Ordre. Surtout que la plupart d'entre eux savaient que le jeune Malefoy devait déjà porter la marque ou en tout cas être sur le point de la porter. Cependant, la proximité entre Keira -qu'ils avaient tous plus ou moins adopté- et Drago en rassurait plus d'un.
Lupin et Tonks par exemple. Tonks était désormais à quelques jours à peine de son accouchement et elle avait apprécié la présence de Keira qui -la douceur incarnée- avait su se faire une place et l'aider dès qu'elle le pouvait sans demander quoi que ce soit en retour. Les fils Weasley -eux aussi- avaient décidé d'accepter la jeune fille. Tant qu'Harry l'aimait bien, ils n'avaient aucune raison de s'inquiéter. Rogue -bien évidemment- soutenait à 100 pour 100 son filleul et sa soeur.
D'autres paraissaient plus soucieux, moins confiants. Maugrey en tête, un petit groupe -les plus âgés et expérimentés- ne voulaient apparemment pas aider Keira. Ils pensaient que c'était un trop gros risque de lui permettre de fuir. Qu'ils couraient eux même -Harry, Ron et Hermione- un trop gros danger en partant avec les jeunes Malefoy.
Marchant de long en large dans le salon, Kingsley se décida enfin à parler. Depuis la mort de Dumbledore, il était un peu celui qui réunissait tous les membres de l'Ordre grâce à son éloquence et son charisme.
« L'important n'est pas de savoir si nous devons le faire, mais si nous le pouvons ! Et je ne suis pas certain que l'on puisse prendre de tels risques pour secourir des personnes qui peuvent très bien se passer de nous et qui, de plus, n'ont jamais prouvé une quelconque allégeance aux membres de l'Ordre ! Les Malefoy ont toujours fait parti de nos ennemis et cela n'est pas près de changer ! Qui nous dit qu'une fois seuls, ces deux là n'essaieront pas de tuer Harry, Ron et Hermione ? Qui nous prouve que ce n'est pas un piège ? »
Drago avait l'étrange impression de participer à un procès où il était le seul coupable d'un crime qu'il n'avait pas commis. Il était né Malefoy, d'accord. Mais que pouvait il y changer ? Il était près à riposter quand il croisa le regard d'Hermione qui lui conseilla de se taire. Il serra donc les dents et les poings, et resta silencieux.
Harry par contre, se redressa sur son fauteuil puis se leva :
« Aussi étrange que ça puisse paraître, je fais confiance à Keira. Et je sais qu'elle a besoin d'aide... Ce n'est pas ça notre travail ? Protéger ceux qui sont en danger à cause de Mangemorts ?
–Tu n'es pas encore membre de l'Ordre, Harry. Coupa Remus avec un demi sourire.
–Alors quoi ? Si je ne suis pas encore membre de l'Ordre, je suis supposé me taire ? Vous savez tout comme moi que je suis un membre à part entière de l'Ordre du Phoenix même si je n'ai que dix-sept ans ! Je me suis plus souvent retrouvé face à Voldemort que la plupart d'entre vous ! Je l'ai aussi souvent combattu et j'ai autant de raisons de vouloir sa mort ! J'ai passé des mois à traverser le pays pour... Enfin, bref... Mais j'ai fait certaine chose pour l'Ordre qu'aucun d'entre vous n'ont fait ! Alors, j'estime avoir autant le droit le parler et de donner mon avis. Surtout si c'est pour entendre des trucs aussi stupides que les mots « Allégeance à l'Ordre du Phoenix ». Peter Pettigrow a prêté allégeance à l'Ordre et ça ne l'a pas empêché de dénoncer mes parents à Voldemort. On n'est pas une sorte de club où il faut avoir un passe VIP ! On est en guerre... Et les ennemis de nos ennemis sont nos amis, non ? »
Hermione esquissa un sourire, suivie de peu par Ginny. C'était le retour du Harry qu'elles connaissaient. Celui qui était prêt à se battre contre tous. Celui qui n'avait pas sa langue dans sa poche. Celui qui soutiendrait ses idées jusqu'au bout. Celui qu'elles aimaient autant l'une que l'autre bien que cet amour fut différent.
Mondingus jeta un mauvais regard à Keira et s'exclama avec vulgarité :
« Et pourquoi elle rentre pas chez elle, la môme, là ? Ils ne peuvent pas s'en sortir tout seuls sans qu'on les aide ? »
Maugrey acquiesça alors pour la première fois à une réflexion de Mondingus Fletcher.
« Ils peuvent très bien partir sans notre aide ! »
Hermione se leva brutalement et le fusilla du regard.
« Que ce soit clair, nous ne sommes pas réunis ici pour recevoir votre bénédiction ! Après tout, comme vous l'avez si judicieusement fait remarquer, nous ne sommes pas membres de l'Ordre. Cependant, nous sommes majeurs et faisons par conséquent comme bon nous chante ! Nous avions besoin de votre expérience pour peaufiner notre plan. Mais si vous ne nous aidez pas, on pourra très bien se débrouiller sans vous ! Après tout, ce ne sera pas la première fois. »
Harry et Ron lui lancèrent un sourire et Ron approuva en regardant sa mère.
« La seule différence notoire, c'est que vous n'aurez aucune nouvelle de nous ! Vous vous inquiéterez pendant des mois... jusqu'à notre retour !
–si on revient, bien sûr ! Ajouta Harry avec un sourire. Il paraît que c'est beau, la France... Peut être qu'on s'y plaira... Dans ce cas... Il faudra terminer la guerre sans nous ! Ah, mince ! J'avais oublié que sans moi, il n'y aura pas de fin de guerre... quel idiot. »
Hermione ne put s'empêcher de rire devant la mine railleuse de son meilleur ami. Lupin pouffa avant de lancer :
« Vous aurez toute mon aide !
–La notre aussi. » S'exclama Bill en montrant d'un geste tous ses frères, sa femme et ses parents.
Plusieurs autres acceptèrent rapidement de les aider. Finalement, Maugrey et Kingsley -tout en maugréant que les adolescents étaient de vrais manipulateurs- firent de même. Seul Mondingus quitta les lieux.
Hermione leur exposa alors son plan dans les détails et ensemble ils définirent rapidement chaque critère devant être pris en compte. Fleur leur promit de trouver des personnes pouvant les loger sur une ville française : Marseille ou ses environs. Arthur leur expliqua qu'il les conduirait en voiture jusqu'à la Manche, qu'ils traverseraient sur leurs balais -voyage assez fatiguant. Arrivés au Havre -si ils atterrissaient au bon endroit, il leur resterait environ milles kilomètres à parcourir jusqu'au Sud, ce qui leur prendrait au moins une vingtaine de jour.
Ainsi, ils établirent tous ensemble une sorte de plan à l'aide d'une carte de France que leur apporta Fleur. Avec ses côtes et ses montagnes, la France serait une nouvelle terre hostile. Mais au bout de quelques longues heures, leur plan sembla parfait. Ils savaient cependant tous que certaines choses ne se passeraient sans doute pas comme ils l'avaient prévu. Et ces accidents pourraient tout faire basculer. Harry se décida à ne pas y penser. Autant ne pas s'inquiéter pour des événements qui n'étaient pas encore arrivés.
« Alors ? Quand partons nous ? Bredouilla Keira quand ils eurent conclu l'affaire.
–J'ai ordre de rester jusqu'à la Saint Valentin ! » Précisa Harry avec un demi sourire.
Fred et George ricanèrent alors que Lupin observait le plan, notant sur une feuille ce qu'il serait nécessaire de rassembler avant le départ : baguettes de rechanges, potions, nourriture transportable, argent moldu français, tentes et autres matériaux essentiels.
« Je dirais qu'il faudra environ deux semaines pour organiser tout ça. Et il vaudrait mieux être certain que l'hiver ne va pas revenir inopinément durant votre périple...
–Le 28 Février me semble être une bonne date. » Conclut Tonks.
Harry jeta un coup d'oeil à ses deux meilleurs amis, puis à Drago et Keira, leur demandant leur avis -sans se soucier véritablement de celui de Drago. Ils acquiescèrent tous. Maugrey se permit de marmonner :
« Jeter un sortilège Fidélitas sur cette discussion me semblerait approprié, n'est ce pas ? »
Harry hocha la tête avec sérieux puis se tourner vers Drago.
« J'ai d'abord un détail à régler. »
Il fit signe au Serpentard de se lever, lequel obéit sans réfléchir. Le poing d'Harry percuta alors son nez avec une telle violence qu'il tomba en arrière. Tous se figèrent dans le salon et Keira poussa un cri de surprise. Harry grommela en tâtonnant son poing avec une grimace de douleur.
« C'était pour Hermione ! Maintenant que je n'ai plus vraiment envie de te tuer, je crois que le sortilège Fidélitas devrait être lancé ! »
Drago essuya le sang coulant de son nez en jetant un coup d'oeil interrogateur à Hermione qui -figée- se contenta de s'excuser du regard. Ron eut un petit rire et Keira se tourna vers son frère :
« J'ai l'impression qu'on va devoir avoir une petite conversation tous les deux ! »
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Voilà voilà... =/ Bon, en plus ma zOyé d'amOur a pas été embalée... Et mOi non plus xD enfin pas par le chapt en entier, juste par des ptites scènes -surtout Gin/Hermione lOl Mais bon, au prochain chapt, la relation Hermione/dragO va évoluer ! lOl et puis, le plan va... commencer à se mettre en oeuvre =p Vous verrez donc tout ça la semaine prochaine ! ^^
BisOus bisOus, reviews reviews ! (please ^^) Allez y ! Ne vous privez surtout pas ! xD
°¤ Bewitch_Tales ¤°
