Voilà !

Je suis à jour avec Fanfic Fr !

A partir de maintenant, je posterais tout les samedis !

J'espère que vous continuerez de me soutenir !

Bonne lecture et à samedi donc.

Chapitre n°11 : Douce folie…

P.O.V. (narrateur) :

Tétanisé de stupeur, les yeux ouvert en grands fixant l'objet de son ahurissement, il restait là, indécis. Il se refusait à croire ce qu'il se passait sous son regard. Il avait peur, peur que cet instant passé, tout s'écroule entre eux. Alors, il n'osait bouger, et attendait patiemment qu'elle désire arrêter son geste. Ses bras qui s'agrippaient à son coup, ses yeux fermé, son corps coller contre le sien, ses lèvres scellés sur les siennes.

Elle resta là, profitant du moment présent. Elle l'avait embrassé, elle se rendait compte de son geste et de sa gravité, mais elle n'avait put empêcher ses lèvres qui avaient rêvé si ardemment de ce temps sans fin ni commencement qu'elle vivait. Elle ne sillait pas, apeurée à l'idée de croiser son regard. Elle savait, qu'une fois qu'elle se serait séparée de lui, il la repousserait, et tout se briserait entre eux. Plus rien ne serait comme avant…

Pourtant, singulièrement, il ne faisait rien pour stopper ce baiser chaste. Pourquoi ? Elle se risqua à entrouvrir un œil, et plongea immédiatement dans le regard azure du brun. Il la fixait, ahuris de l'événement. Alors, elle se repoussa violement, et retomba au sol. Quelle idiote faisait-elle ! Qu'avait-elle réellement attendus de ce baiser ? Qu'il retourne instantanément le cœur de son camarade et qu'il tombe dans ses bras ? Qu'il retrouve sa mémoire par son simple contact ? Qu'il l'aime comme elle l'aimait ? Idiote qu'elle était, elle avait espérée un miracle alors qu'elle donnait naissance à un désastre…

Elle se prit le visage dans ses mains. Ses pensées ne cessaient de tourbillonnées en elle, tentant de la rendre folle. Quoique… Elle se demandait si elle ne l'était pas. Qui aurait embrassé son meilleur ami juste après qu'il vous ait dit qu'il ne pouvait vous aimer ? Qui l'aurait fait, sachant qu'il briserait ce qu'ils avaient tentés de conserver ? Elle sentit quelque chose rouler le long de ses joues, quelque chose qui laissait un fin sillon collant au passage. Quelle imbécile elle était. Pleuré alors que c'était lui qui devrait pleurer. Elle était pitoyable. Pitoyable.

Il la fixait, confus. Que devait-il faire désormais ? Que devait-il dire pour que tout redevienne comme avant ? Que devait-il tenter pour qu'ils restent amis ? Ils avaient réussit pourtant, précédemment à éviter que tout vole en éclat. Alors, allaient-ils se fâcher pour un baiser dont-elle avait surement rêvée durant un bon moment ? Il en était hors de question. Il aimait Aoko, pas a sa manière mais il l'aimait, et il refusait de la perdre, pas à nouveau. Peut importe sa mémoire, il ne se souvenait que de leur rencontre mais pour lui, cela signifiait tellement. Cela signifiait tant.

Il fit un pas, puis deux dans sa direction. Son ventre se noua. Cela se passerait-il aussi bien que juste avant ? Cela irait-il parfaitement comme avant ? Redeviendraient-ils meilleurs amis ? Qui ne tente rien n'a rien. Il s'agenouilla face à elle, bien décidé à tout clarifié. Son regard se posa tendrement sur son visage dissimulé par ses mains et des mèches rebelles de cheveux chocolat. Avec la plus infime délicatesse, il s'empara des doigts si fins de la demoiselle, et les écarta de son visage en larmes. Un sourire compatissant s'étira sur ses lèvres. Il détestait voire les gens pleurés.

Elle le fixa obstinément. Pourquoi donc lui souriait-il ? Comment pouvait-il lui sourire après ce qu'elle lui avait fait ? Il était… incompréhensible. Il s'approcha doucement d'elle, et cala son front sur le sien. Ses mains se posèrent avec précaution sur ses joues rougies par les pleurs et le froid. Elle restait là, sans comprendre ses gestes. Lui, il ferma ses deux billes ciel et ne bougea plus, profitant de l'instant. Il risquait de la perdre, et il voulait sentir au moins sa chaleur une ultime fois.

« Aoko… » Commença-t-il.

Elle baissa le visage, refusant d'entendre les plaintes de son ami et les mots fatidiques qui mettraient fin à leur relation.

« Aoko… Tu es vraiment maladroite… »

Elle releva son visage d'un coup, et encra ses yeux dans ceux désormais ouvert de son camarade. De quoi donc parlait-il ?

« Je sais… Je l'ai compris… Que tu m'aimes ne me dérange pas… Mais évites de m'embrasser comme ça… » Il respira un bon coup, emplissant ses poumons d'air frais, tout allait se jouer maintenant. « Je ne te dirais pas d'arrêter de m'aimer. Si tu veux essayer de me draguer dans la limite du raisonnable, je ne te recalerais pas. Mais… » Il sonda ses yeux un instant, il l'avait captivé, mais il avait peur que les mots suivant ne fasse s'envoler tous leurs espoirs. « … je veux que tu comprennes que pour l'instant, je ne ressens rien pour toi, et que nous ne somme qu'amis. Je ne veux pas dire que je ne veux plus non plus que nous ne nous revoyons pas, mais modères tes envies, s'il te plait… » Il baissa le regard, intimidé par ce qu'il débitait, et ce rendant compte qu'il risquait juste d'empirer les choses. « Autant pour moi que pour toi... »

Un souffle de vent passa. Un instant de silence s'installa. Un regard de tristesse se ferma. Un mouvement de chagrin se dessina. Un moment hors du temps et du monde. Elle avait enlacé le jeune homme, se serrant contre sa poitrine. Ses lèvres s'écartèrent pour murmurer les mots de fin : « Restons amis, alors ? » Un sourire de bienfaisance étira les lèvres du lycéen. Elle venait de dire exactement ce qu'il fallait. Juste les mots qui permettaient que tout aille bien entre eux.

L'homme fixa un instant le building qui le surplombait. Tout de verre et d'acier, il n'était pas loin d'égaler les anciens bâtiments de son « entreprise ». Il sourit mélancoliquement au souvenir de l'immeuble qui allait être bientôt démolit, bien qu'il soit à moitié calciné. Ces enfoirés qui l'avaient séparé du gamin ! Il releva son visage et eu un rire sans joie. Voila qu'il se mettait à rêver de romance. Pourtant… Tout avait été si étrange entre eux. Ils étaient passés d'ennemis jurés à… amant ? Surement.

Il secoua sa tête et passa une main dans sa crinière argentée. Il ne devait pas penser à ça maintenant, il avait une réunion. Il serra la poigné de son attaché-case noir et referma son imperméable tout aussi sombre. Puis, dans des enjambées fluides et gracieuses, il entra dans l'immeuble. Les portes automatiques s'ouvrirent à son arrivée. (NdlR : Sésame, ouvres-toi !) Un petit bonhomme maigrichon, avec les dents en avant, des yeux de fouine et un costume minable de groom vint lui proposé de prendre son bagage. Il lui jeta un regard noir à faire pâlir la plus blanche des statues de marbre, et le petit bonhomme s'en alla sans demandé son reste.

Mécaniquement, il se dirigea vers les ascenseurs et inséra son laissez-passer spécial dans la fente. Les portes s'ouvrirent à leur tour, et il pénétra dans l'habitacle de métal. Il était seul, comme toujours, sans l'être vraiment. La caméra postée dans le coin supérieur gauche des portes l'observait sans interruption, subjugué par cet homme étrange qui restait droite, planté sur ses deux pieds, et à la dégaine de tueur. De tueur…

Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres fines. Il en était un, après tout. Il sortit doucement sa main de sa poche, pour ensuite considérer le débris de poterie qui restait de son cendrier. Il réfléchit un instant, et soupira. Il l'aurait de garde demain. Lui qui attendait chaque mois se week-end où il la verrait, il commençait à regretter que ce ne soit pas plus tard. Mais il avait réussit à n'négocier pour l'avoir à noël, il n'allait pas gâcher ses deux uniques jours de gardes pour ce voleur prétentieux.

Un sourire goguenard étira cette fois-ci sa bouche. Dire qu'il allait voir son patron pour lui souffler qu'il avait malencontreusement laissé en vie le Kid. Ce n'était pas dans ses habitudes. Il aurait normalement caché son erreur et aurait régler le problème après, mais aujourd'hui, il voyait les choses en grand. Il voulait montrer à la face du monde le minois terrifié de cette enflure. Décidément, il était en forme aujourd'hui.

Les portes s'ouvrirent soudain, avant un petit tintement sonore. Il salua la caméra, comme à chaque fois, et rangea le débris dans sa poche. Il atterrit dans une immense salle. Le noir, le blanc, différentes teinte de gris et le brun-chocolat dominait dans la décoration froide de la pièce. Aucunes photos, peintures, cadres ne figuraient sur les murs. Les meubles étaient d'un naturel modernes mais si triste et sans vie qu'il en venait à regretter le bureau de son ancien boss.

Au fond, du côté de la baie-vitrée qui était éclairé par la lumière de la lune et qui s'étendait sur toute la surface de la paroi, se trouvait un bureau en bois sombre et bien trop démesuré. De l'autre côté, sur un siège de cuir noir tout aussi grand, un homme dans la trentaine, des cheveux d'un noir de cendre et le visage angélique étais assis, les yeux mi-clos fixant au loin la capitale nippone. L'homme à l'attaché-case se posta devant le pupitre, et toussota légèrement pour signaler sa présence. Le trentenaire pivota son siège pour se retrouver face à lui et posa ses deux orbes bordeaux sur lui. Un sourire faussement heureux se découpa sur son visage.

« Te revoilà ! » Clama-t-il en tendant les bras. « Mais où donc étais-tu passé ? Cela fait un mois que nous n'avions plus de nouvelles. » Il prit une mine boudeuse comme un gamin qui n'aurait pas vus son chien depuis une éternité. Ce qu'il se passait en somme ici. Il était le gosse, lui était le chien.

« Pardonnez-moi Monsieur, je faisais des recherches. Après tout, je détestes laisser les choses à moitiés faites » Répondit d'un ton indifférent l'homme aux cheveux argentés.

« Que veux-tu dire par là ? » Murmura le patron, intrigué par les choses à moitiés faites.

« Monsieur… » Commença-t-il avant de se voir stopper par le trentenaire qui s'était affalé comme dépité sur le cuir.

« Soit donc moins formel veux-tu ? Cesse de m'appeler « Monsieur » et de me vouvoyer, ne somme nous donc pas amis ? » Demanda-t-il avec sa mine boudeuse.

« Soit. » L'homme soupira devant l'attitude de son patron, mais laissa couler. « J'étais intrigué par les « morts » supposé du Kid. Aussi bien celle d'il y a huit ans que celle que j'ai moi-même mené. » Voyant qu'il avait toute l'attention du brun, il continua avec plus d'ardeur. « J'ai donc fait des recherches, piraté les banques de données de la police japonaises, et en suis arrivé à une conclusion immédiate : Le Kid n'était pas le même il y a huit ans et aujourd'hui. »

« Qu'est ce qui t'a donc permis d'en arrivé ici ? »

« Un rapport du légiste sur la mort de Toichi Kuroba. » Il laissa la copie du dit-rapport sur le bureau que l'autre s'empressa de récupérer. « Ils sont formel, il s'agit bien de lui, dentition, ADN, taille et autres informations diverses, ainsi que ses empreintes digitales de son pouce droit qui avait résisté aux flammes. »

« Tu veux dire que nous avions bien tué ce magicien de pacotille ce jour là ? » Dit l'homme aux pupilles bordeaux, une rage certaine dans son regard.

« Oui, c'est cela. » Répondit, une pointe de moquerie dans la voie, l'homme à la crinière dans laquelle il se passa justement une main.

« Et donc, tu as découvert qui étais ce salaud qui à repris le nom de ce bâtard de voleur ? »

« Bien sur que je l'ai découvert. » L'argenté sourit. Quant-il débitait des injures toutes les deux secondes, c'était qu'il était très en colère. Il faudrait désormais ce la jouer fine pour éviter les représailles. « Voilà ! » Il sortit un nouveau dossier de sa mallette et l'envoya valser devant les yeux de son chef. « Il s'agit de Kaito Kuroba, le fils du premier Kid. »

« Comment peux-tu être sur que son rejeton soit vraiment ce salaud de voleur de mes deux ? » Une furie sans nom se lisait dans ses yeux.

« Et bien, le lendemain de notre intervention, Kaito Kuroba à été admis à l'hôpital central de Beika. » Il jeta un énième dossier sur le pupitre que son patron dévora avec avidité. « Il a été apparemment découvert dans une ruelle à proximité du musée, blessé par balle au flan droit –l'endroit où j'ai touché le Kid–, inconscient. Si vous voyez où je veux en venir Monsieur. »

« Je t'ais dit de me tutoyer et de cesser de m'appeler « Monsieur » ! » Il fulminait en déversant un flot d'insulte et de noms d'oiseaux à l'encontre du voleur en blanc. « Mais je vois où tu veux en venir. » Murmura-t-il une fois calmé. « Ce putain de rejetons à repris le flambeau et le nombre de coïncidence me ramène à penser comme toi : Ce gosse ne se trouvais pas là par hasard, c'était l'enfoiré qui nous a emmerdés depuis tout ce temps. » Un sourire narquois se dessina sur ses lèvres. « Mais je dois dire qu'il m'impressionne, il est bien plus doué que son père. »

« Je ne comprend pas ? » S'étonna l'homme à la mallette.

« Tu sais… » Entama-t-il en se calant dans son fauteuil. « Quand nous avons découvert qui était le Kid –par des moyens illégales au passage– il nous a fallut trois jours pour le tuer dans cet incendie si dramatique. Paix à son âme. » Fit-il avec ironie, en feignant de prier. « Enfin bref, il nous à fallut seulement trois jours pour tout mettre ne place, mais ce gamin lui, il nous a fallut près de cinq mois pour le descendre. C'est pour cela que je dis que… » Il s'arrêta en voyant la mine renfrogné de son employé. « Qui a-t-il ? » Demanda-t-il, une pointe d'inquiétude dans la voie.

« Eh bien… » Il ravala sa salive, c'était enfin le moment. « Ce jeune homme est toujours en vie… » Dit-il en baissant le regard avec une voie minuscule.

« Que… » S'étonna le patron, interdit. « Tu veux dire que… Tu… Il… » Il secoua vivement sa tête avant de poser sur l'homme à l'attaché-case un regard froid et assassin. « Tu ne l'as pas tué !? Il est toujours en vie !? Minable ! Imbécile ! Je t'en foutrais des employés incapables dans ton genre ! »

« Monsieur ! » Tenta d'hurler l'homme aux cheveux argentés. « Je vous en pris ! » Mais son patron hurla encore des injures à sa figure, explosant de colère. « J'ai une autre information ! » Réussit-il à hurler, ce qui eu pour effet de rendre le trentenaire docile.

« Laquelle qi je puis-me permettre ? » Demanda-t-il en s'affalant sur son fauteuil, las.

« Ce gosse à perdus la mémoire. » Lâcha l'autre sans autre forme de procès.

« Que dis-tu ? » Fit-il en plongeant ses yeux bordeaux dans les orbes grises de son interlocuteur.

« Je vous dit qu'il a perdus la mémoire, par conséquence, on peut plus facilement… »

« … le tuer… » Finit le brun. « Bien sur, avec sa perte de mémoire nous pourront mieux l'approcher. Et peut-être même pourrons-nous glaner quelques informations au passage »

« Je pensais plutôt à le dénoncer, preuves à l'appuie bien sur. » Déclara un sourire malsain peint sur son visage l'employé.

« Pourquoi donc le dénoncer si nous pouvons le tuer ? » S'étonna son patron, remit de sa crise de furie.

« Pour éviter ainsi un troisième Kid. »

Ils se fixèrent un instant, un sourire entendus, quant-ils explosèrent tout deux d'un rire pervers. Il avait une partie de chasse très intéressante pour les prochains jours.

P.O.V. (Shinichi) :

Nous étions attablés dans la pâtisserie, plongés dans une énigme des plus rocambolesques. Je soupirais de frustration et regardait ma montre. 21h16… J'écarquillais les yeux. Cela faisait deux bonnes heures que nous réfléchissions à ce code. Mais par-dessus tout, il fallait raccompagner les enfants chez eux. Je relevais mon visage, près à m'adresser à ma marmotte, quand je me rendis compte qu'il n'était toujours pas revenu. Je soupirais à nouveau. Plus rien n'allait. M'étirant de tout mon long, je sortais mon portable et envoyais un rapide message au brun :

« Je ramène les gosses chez eux, rentres dés que tu peux et appelles-moi si tu as un problème. Shinichi. »

J'interpellais les bambins qui baillèrent à s'en décroché la mâchoire. Nous nous levions, saluons la demoiselle à la chevelure flamboyante –qui avait au passage retirer la farine sur sa joue– et sortions de l'échoppe. Dehors, une brise souffla, nous gelant jusqu'à l'os. Nous frissonnions un instant, tandis que les détectives boys enfilaient leurs manteaux et que je déployais le parapluie. Maudite pluie. Quant-ils eurent terminés, nous nous mirent en marchent. Dans les rues enneigées, on discutait de tout et de rien. Le sujet principal étant tous de même cette saleté de fêtes de noël.

Sans s'arrêter, je les écoutais distraitement, fixant obstinément mon portable. Le temps semblait s'étirer, refusant de s'accélérer pour me rapprocher du moment où je pourrais me blottir dans ma couette bien chaude, avec Kaito. Avec Kaito… Où était-il d'ailleurs mon protégé, mon amnésique, ma marmotte, mon ami, mon… Mon quoi au final ? Qu'était-on l'un pour l'autre au fond ? Plus je restais avec lui, plus je devenais dépendant de lui. Je m'en rendais compte maintenant que le brun n'était plus à mes côtés. Je m'en rendais compte que j'avais besoin de l'entendre me parler, qu'il soit là, juste pour sa présence, juste pour lui.

Je secouais la tête. Qu'est ce qui me prenait ? Depuis quand j'avais ce genre de pensés envers un homme ? Mon cœur me faisait mal. J'ai besoin de le sentir, lui, son regard sur ma peau, son odeur qui emplit la pièce. Pourquoi ? Pourquoi devais-je donc toujours me faire mal seul ? Toujours. À chaque fois que je m'attachais à quelqu'un, je finissais par me faire mal. Une brise plus cinglante que les autres vint se fondre sur mon visage. Mes lèvres s'étirèrent en un sourire narquois. Même le vent se jouait de moi.

« Kudo, tu vas bien ? »

Je baissais les yeux, alarmé par la voix féminine et d'enfant qui m'avait interpellé. Haibara me fixait étrangement, les bras croisés et les sourcils froncés. Ses yeux me transperçaient, lisant en moi comme dans un livre ouvert. Je lui souris, tentant de lui dire que j'allais parfaitement bien. Elle ne se fit pas prendre au piège. Elle baissa son regard en fermant ses deux orbes bleus. Un soupir de lassitude s'échappa de ses lèvres.

« C'est à cause de Kuroba, c'est ça ? » Murmura la gamine-qui-n'en-était-pas-vraiment-une.

Je tressaillis en entendant le nom de l'amnésique. Comment pouvait-elle donc lire si bien en moi ? Pourtant, elle n'avait qu'à moitié raison. Ma marmotte n'était pas la seule personne a hanté mes songes endiablés et effroyables. Je fermais mes paupières en levant mon visage au ciel. J'enviais Kaito dans un sens. J'aurais voulut perdre ma mémoire, ne plus me souvenir de cet instant traumatisant de mon existence. Non, j'aurais voulut tout oublier, refaire ma vie sans savoir qui j'étais, sans qu'à chaque seconde mon être entier me rappelle cette sensation, ce sentiment terrifiant : la peur mêlé à l'amour.

Quand vous aimez la personne qui vous terrorise, qui vous fait le plus de mal, vous finissez par baisser les bras en vous disant que vous ne mériter que ça. J'ai mérité toute ma souffrance. Son visage se dessinait derrière mes paupières close, mais qu'importe, il n'était plus de ce monde désormais. Je me surpris à avoir les larmes aux yeux. Même après sa mort il me pourrissait la vie. J'eu un rire jaune. Peut importait si les gosses avaient peur de moi ou me prenaient pour un fou. Après tout, il y avait longtemps que le semblant de logique que j'avais m'avait quitté.

Je rouvris mes deux billes turquoise. À quoi bon lutter contre votre destin ? Il n'en serait pas moins catastrophique et foutus. Un vrai foutoir et une connerie qu'était la vie. On naissait, on vivait, pour la plupart dans une merde absolu, puis on mourrait. Dans une dizaine d'année, plus personnes ne se souviendrait de vous, à moins d'être un de ces gosses qui naissent une cuillère en argent dans la bouche, ou ces types qui deviennent célèbres pour des futilités. Enfin, au pire vous pouvez toujours mourir de façon spectaculaire, votre nom sera gravé dans les anales de la police. (NdlR : Je sais, dans ma fiction, Kudo est un dépressif. Pardonnez-moi, mais vous comprendrez mieux par la suite.)

« Je ne sais pas ce qui te prends en ce moment, mais tu devrais profiter des vacances et de noël –même si je sais que tu détestes cette fête– pour te reposer. » Me clama la fillette aux cheveux auburn.

Je la fixais suspicieux. Elle ne savait pas ce qu'il me prenait ? Elle qui me connaissait mieux que quiconque après Ran ne savait pas ce que j'avais ? Quand je vous disais que l'on finissait par ne plus être important pour qui que ce soit.

Soudainement, nous nous arrêtâmes face à une bâtisse chic et petite. Avec un étage et un porche, elle était toute mignonne et surement très confortable. Quoique le jardin était très petit. Mitsuhiko passa le portail en nous saluant avec un immense sourire. Après lui avoir dit au revoir, nous continuâmes notre route. Rapidement, nous fûmes face à un immeuble de deux étages où nous lâchâmes le chef des détectives en herbes. Tout comme le gamin aux tâches de rousseur, il nous fit de grands gestes de la main.

Continuant interminablement cette marche épuisante, la madone du club commençait visiblement à s'endormir. Me baissant à sa hauteur, je lui proposais de la porter, ce qu'elle accepta sans problèmes. Finalement, elle s'endormit réellement dans mes bras, si bien que lorsque nous arrivâmes devant la porte de son appartement, nous dûmes la réveillé pour qu'elle veuille bien me lâcher. Nous redescendîmes donc les quarante-deux étages de son édifice. Un silence pesant s'installait calmement entre nous.

Finalement, la petite chimiste brisa le silence :

« Ne refait pas la même erreur, je t'en pris. »

Je me tournais vers elle, intrigué. Que voulait-elle dire par « la même erreur » ? Il ne s'agissait en aucun cas de la même situation. Contrarié, je lui fis part de ma vision des choses, auquel elle répondit par un nouveau soupir. Je fronçais des sourcils. Que voulait-elle donc me faire comprendre ?

« Tu ne le connais pas vraiment. » Répondit-elle à ma question muette. « Il est amnésique, qui te dis qu'il ne s'agit pas d'un meurtrier ? » Elle me coula un regard en biais. « Et que feras-tu si c'est le cas ? Tu auras mal, comme la dernière fois. Tu es près à prendre ce risque ? »

« La ferme ! »

Elle parut déconcertée par ma soudaine violence. Je tremblais de colère. Comment pouvait-elle parler ainsi de lui ? Elle qui ne le connaissait pas. Je le savais, même si je ne connaissais pas Kaito comme je connaissais Ran, il n'était pas comme Lui. Il ne me laisserait jamais pour son propre compte, seulement parce que ça l'arrangerait. Je dédaignais cette possibilité, refusant même de l'envisager. Il était tout bonnement impossible qu'il m'oubli…

Un frisson me parcourut. Elle avait raison. Au fond même de mon être, j'avais la douloureuse sensation de revivre la même chose. Avoir cette impression d'être aimé, tandis que l'on aime, mais sans connaitre véritablement la personne. Mon dos rencontra abruptement la surface plane et glacé de la boite d'acier. Coulant comme de fines gouttes de pluie, mes larmes s'écrasaient misérablement au sol. Pourquoi fallait-il que tout recommence ? Survivrais-je au moins s'il m'abandonnait ? J'en doutais. Mon cœur n'accepterait jamais plus de périr dans les flammes ardentes et flamboyantes de la colère à nouveau.

« Kudo, tu vas bien ? » S'exclama-t-elle, affolée.

Je relevais la tête pour me retrouver à sa hauteur. Je n'avais qu'à peine remarqué que j'avais glissé le long de la paroi, pour me retrouver assis, pleurant. Timidement, j'esquissais un sourire réconfortant, auquel elle répondit par un haussement de sourcils. Elle me connaissait définitivement. Elle s'adossa nonchalamment à mes côtés, et de cette voix hautaine mais si maternelle, elle articula chacun de ses mots.

« Je ne le connais pas aussi bien que toi, c'est la strict vérité. » Elle me regarda, une pointe d'inquiétude dans sa voix. « Mais je t'en supplie, n'y croit pas trop. Je te connais bien mieux que lui, et il t'en faut vraiment peu en ce moment pour que tu te fasses des films. Je ne dis pas que ce que tu ressens est faux, ou je ne sais quoi, mais je ne veux surtout pas te récupérer comme la dernière fois. » Son regard se fit soudain plus dur. « Plus jamais. »

Je souris. Parfois à sa vue, j'en oubliais que c'était-elle qui me soutenait pour ne plus tomber. Je ne voulais plus lui montrer ce spectacle désolant qu'elle avait du soutenir durant près d'une semaine. Une scène qui doit être totalement traumatisante.

Celle de votre ami qui sombre dans la folie…

P.O.V. (narrateur) :

Il leva son visage au ciel tandis que la pluie s'abattait obstinément sur le monde. Ses pieds foulaient mélancoliquement le sol. Ça faisait toujours mal de dire « non » à une déclaration. Son regard s'abaissa sur sa maison. Les lumières y étaient allumés, et une douce odeur de cuisson s'en réchappait. Son sauveur avait décidément un don pour la cuisine. À la pensé du détective, il se décida enfin à ouvrir la porte, et cria un joyeux :

« Je suis rentré ! »

Il se déchaussa, et posa délicatement le sac en papier qu'il tenait. Il s'approcha ensuite de la cuisine d'où les effluves de nourritures provenaient. Après avoir repoussé la porte, son regard s'attarda sur le lycéen en tablier bleu ciel, qui, un livre de cuisine à la main, cuisinait en chantonnant. Bon dieu ! Pourquoi était-il aussi craquant !? S'approchant du cuisinier, il se faufila derrière lui et l'enserra par la taille, sa tête se calant au creux de son cou caramel.

« Shin-san, tu pourrais dire bonjour tu sais… » Bouda-t-il comme un enfant.

Un rire cristallin s'échappa de la gorge de Kudo. Il avait bien sur entendus arriver sa marmotte, mais il c'était interdit de le saluer, sachant pertinemment que celui-ci lui jouerait un tour similaire. Il se décida tout de même à se pencher vers lui, et lui souhaita tout bas la bienvenue. Il se reçut un énorme baiser sur la joue en récompense. Et tandis qu'il se remettait comme à chaque fois du « baiser surprise » de l'amnésique, celui-ci en profita pour gouter la préparation.

« C'est quoi ? » Demanda-t-il après quelques secondes de réflexion.

« Je fais des Kamaages udons (NdlR : Plat japonais : Nouilles servies chaudes, avec un bouillon de sauce de soja, des rondelles de ciboule et du gingembre.) qui mijote là bas... » Fit-il en pointant du menton une casserole. « … le riz de ce matin en o-nigiri (NdlR : Plat japonais : Boulette de riz enveloppé dans une algue nori.) ... » Il jeta un bref coup d'œil en direction d'un plateau où était disposé les boulettes de riz. « … et là je fais de la soupe miso. (NdlR : Plat japonais : Soupe à base de miso, pâtes de haricots soja fermentés et salés.). Tu n'as vraiment aucuns gouts pour ne pas en reconnaitre tout de même. »

« Peut-être, mais j'aime vraiment ta cuisine Shin-san ! » Rigola le magicien en enfouissant son visage dans le dos de Shinichi.

Un vaporeux sourire apparut aux lèvres du jeune homme en tablier bleu. Rapidement, il finit de cuisiner tandis que Kaito mettait la table. Ils mangèrent entre éclats de rire et compliment sur les mets simple mais délicieux qu'avait confectionné le détective de l'Est. Quant-ils eurent finit, Ils débarrassèrent en silence, seulement réconforter par la présence de l'autre à leurs côtés.

Soudain, l'étudiant d'Edoka prévient qu'il allait se doucher. Il récupéra rapidement le sac qu'il avait déposé près de la porte, et gravit quatre à quatre les escaliers. Il se dépêcha de le cacher sous le lit et après un sourire victorieux, il s'aventura dans le couloir de l'étage. Sa main se posa sur la poignée de la salle d'eau, mais s'y crispa. Son regard dériva vers les marches en une plainte infinie. Et s'il en profitait pour s'en aller pour de vrais, cette fois ? Il secoua sa tête. Non, le Sherlock ne ferait jamais ça !

Son ventre se noua, la peur au ventre. L'inquiétude et le doute s'insinuaient dans son esprit. Après tout, pourquoi Shinichi restait-il près de lui ? Pour ne pas lui faire de la peine ? Sans doute… Il serait plus facile pour lui de partir quant-il ne verrait pas Kaito. La main du lycéen tomba mollement près de son corps. Une porte grinça. Alarmé, il bondit au rez-de-chaussée et se retrouva face à un Shinichi à l'air Ahuri. Ainsi, il comptait bien partir.

Trahit, le lycéen baissa le visage, dissimulant ses larmes derrière sa frange chocolat.

« Kaito ? Qu'est ce que tu as ? »

Il releva son visage vers l'inconscient qu'il lui avait posé cette question stupide. Devant lui, incrédule, le fils du créateur du Baron De La Nuit le fixait.

« Ce que j'ai… Ce que j'ai… » Susurra-t-il entre deux sanglot. « Pourquoi tu me le demandes ? Si… Si tu voulais partir il fallait le dire tu sais ? Je… »

Il se retrouva plaqué contre un torse chaud. Deux bras le lièrent à lui, et un visage se dissimula dans la courbe de son cou.

« Kaito… T'es un idiot ou quoi ? Puisque je te dis que je ne m'en irais pas. C'est si difficile de me faire confiance ? »

« Mais… Mais alors à l'instant ? »

« Poubelle. » Fit-il en s'écartant du gamin et en tendant le sac vert-de-gris. « Faut bien les sortir un jour. »

Il prit une moue désespère, auquel le brun répondit par un bref éclat de rire. Cependant, Kuroba n'était pas plus rassuré. Alors, il attrapa le sac des mains de son ami, et le retira, emportant avec lui son ami. Ils gravirent les escaliers alors que l'ex-Conan ne dit rien, interloqué, avant qu'il ne se ressaisisse en se voyant tirer vers la salle d'eau avec son ami.

« Attends Kaito ! Tu m'emmènes où là ? » Clama-t-il en tentant de se défaire de la prise de l'amnésique.

Il ne put rien dire de plus que la porte était déjà verrouillé, qu'il fut lâché, et que sa marmotte n'est commencé à se déshabiller. Le rouge aux joues, il commença à réclamer des explications. Explications qu'il reçut quand Kaito lui dévoila qu'il refusait d'avoir à nouveau peur qu'il s'en aille. Vaincus par tant d'affolement, il se retourna et attendit. Ses yeux se fermèrent en une expression délicatement timide. Le bruit sourd de l'eau sur le carrelage bleu marin, les doux gémissements de l'autre, tout était là pour le tourmenter.

Pourquoi avait-il fallut –bon dieu !– qu'il tombe amoureux de ce Kaito Kuroba ? Lui qui l'avait seulement pris pour un ami au début, il avait doucement ressentit ce sentiment si mélancolique qu'était l'amour. Son regard se voila un instant, instant où il se perdit dans ses souvenirs, souvenirs où une voix lui susurrait des mots doux, mots doux qu'ils ne voulaient plus jamais entendre, entendre cette voix menteuse dans le creux de son cou.

Il sursauta quant-il sentit une main fraiche se posé sur son épaule. Il se retourna pour se perdre dans les orbes ciel délectables du magicien. Celui-ci avait une simple serviette autour de la taille, et une sur sa tignasse emmêlée qu'il frottait pour tenter vainement de la sécher.

« Tu comptes me mater toute la journée où tu vas aller te laver ? » Lui demanda, un sourire narquois aux lèvres, le jeune homme à la tenue si frugal.

Rouge de honte, Shinichi lui mit un coup sur la tête et repoussa le brun en dehors de la salle d'eau. Il verrouilla la porte et se stoppa. Le bruit singulier de la clef qui nous enferme le fit frissonner. Il retira vivement ses vêtements et se jeta sous la douche. Les cris de mécontentement de l'autre parvinrent dans la pièce, mais Kudo ne l'entendait déjà plus, enfoui dans sa mémoire si douloureuse, l'eau de la douche se mêlant à ses larmes.

Il faisait froid.

Il faisait noir.

Il avait mal.

Ses yeux refusaient de s'ouvrir.

Son corps entier était engourdi.

Il tenta vainement de bouger.

Impossible.

Il était pieds et poings liés.

Il se concentra sur ses yeux.

Il s'injuriait.

Quel incapable il était.

Des larmes roulèrent sur ses joues.

Il avait peur.

Sa mémoire lui faisait défaut.

Traitresse.

Il continua d'essayer de lever ses paupières.

Impossible.

Il réessaya.

Encore.

Ses larmes glissaient sur sa joue le brulant.

Acide de douleur si exaltant.

Enfin il les ouvrit au prix d'un effort navrant.

La lumière l'aveugla.

Cela ne dura pas.

Du carrelage blanc à jointures noires.

Une toile d'araignées dans laquelle il s'était empêtré.

Il ria.

Si l'on pouvait appeler ça un rire.

Un gémissement tout au plus.

Un appel de détresse.

Son corps douloureux le tiraillait.

Où était-il ?

Qu'y faisait-il ?

Depuis quand y était-il ?

Il laissa encore couler une perle salée.

Sa douleur le brulait.

Il tourna son visage à la recherche d'un espoir.

Une vitre teintée comme dans les feuilletons policiers.

Du carrelage blanc du sol au plafond.

Une porte blanche.

Une caméra en face de lui.

Réjouissant.

Il tenta de parler.

Juste un gémissement.

Que faire ?

Que faire ?

Comment le savoir ?

Lui qui ne se souvenait pas comment il était venus ici.

La porte s'ouvrit.

Il retint son souffle.

Il entra.

Grand.

Crinière argentée.

Séduisant.

La trentaine.

Sourire carnassier.

Tout vêtus de noir.

« Bonjour Shinichi Kudo. »

Une voix si douce et violente en même temps.

« Bien dormit ? »

S'adressait-il à lui ?

« Qui a-t-il ?

Oh !

La drogue fait encore effet.

C'est ça ? »

De quoi parlait-il ?

Il souriait.

Le cœur du dit-Shinichi Kudo battait bien vite.

Pourquoi ?

Il s'arrêta de sourire.

Il s'approcha lentement.

Doucement.

Un pas après l'autre.

Il se stoppa.

Face à lui.

Hautain.

Si grand et si malfaisant.

Si séduisant.

Sa main agrippa les cheveux de Kudo.

Il lui tira la tête en arrière.

« On va en profiter dans ce cas. »

Il l'avait murmuré si sensuellement.

Si tendrement.

Il se pencha vers le cou de Shinichi.

Il déposa un furtif baisser dans son cou.

Puis sa main se posa sur sa cuisse.

Remontant.

Lentement.

Sa ceinture claqua.

Des baisers si doux dans son cou.

Sa main descendit en emportent le morceau de cuire.

Si doux dans le creux de son cou.

Sa main remonta.

Si doux et délicieux.

Sa main défit doucement sa braguette.

Si douces ses lèvres.

Sa main s'aventura sous les tissus.

Si douces le couvrant de baisers.

Il gémit.

Cette main qui le caressait si doucement.

« C'est bon là ? »

Shinichi hocha la tête.

Un sourire carnassier sur les lèvres de l'homme.

Le trentenaire continuait.

Sa main s'amusant.

Kudo gémissait.

Une ombre passa.

Il hurla.

Rouge.

Douleur.

Cris.

Rire.

Sang.

« Assez rigolé !

Où est Sherry !? »

Sherry ?

Qui-est ce ?

Pourquoi veut-il savoir ?

Il hurla encore.

Sang.

« Réponds bâtard ! »

Pourquoi ?

« On sait que tu l'as cache.

Inutile de nier !

Où est-elle !? »

Pourquoi ?

Il hurla.

« Où est cette pute ! »

Sang.

« T'en veux encore ?

C'est ça ? »

Douleur.

« Tu veux encore que je te touche !?

Hein sale bâtard !? »

Rouge.

« Allez !

Où est Sherry ? »

Pourquoi ?

« Réponds p'tit con. »

Cris.

« Tu m'emmerdes !

Je vais te faire un mal de chien tu vas voir. »

« Pourquoi faites-vous du mal aux autres ? »