Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas T_T Vais-je déprimer jusqu'à tant qu'ils le soient? Bah j'ai pas fini je crois -_-'

Note: Merci pour les reviews! C'est assez frustrant quand je ne peux pas répondre directement! En ce qui concerne JMA, le découpage des chapitres n'est pas définitif, mais je pense à 18 chapitres. Et, moi, ne pas avoir facebook? Râh, mais je suis une geek de facebook! Je peux passer deux heures dessus, en ayant plein d'autres trucs super importants à faire, jusqu'à faire des tests idiots et inutiles. J'aime. xD Ah, et précision: j'ai peur que vous me détestiez à la fin de ce chapitre *va se cacher*

Chapitre 11 : Wolf, ou pourquoi c'est toujours le même qui galère ?

Tout ce que Wolfram avait pu voir de la scène, c'est qu'on lui avait enlevé son fiancé, et qu'on lui avait déplacé, sûrement dans une pièce noire et insalubre. Pendant que lui, qui était sensé le protéger, restait coincé sans réaction dans un coffre de voiture. Quoi de plus pathétique pour un mazoku, pourtant capable de réagir à n'importe quelle situation ?

C'est bien beau de me faire du soucis pour Yuuri, mais là, moi aussi je dois me sortir de cette situation délicate.

La femme qui avait ordonné le déplacement de Yuuri (salle B1) s'approcha de la voiture. Bien que Wolfram fut de dos, il pouvait percevoir le moindre mouvement de son regard. Regard qui le laissait, lui, sans aucune défense. Il eut comme un bruit de page qu'on tourne. La femme s'éclaircit la voix.

« Hmm, Esteban ? Jette-moi donc un coup d'œil la dessus, et dis-moi si tu vois la même chose que moi. »

Wolfram entendit des pas et sentit que le carnet passait dans d'autres mains. Le bruissement du papier parvint encore une fois à ses oreilles. Il perçut des regards sur son corps, plusieurs maintenant.

« Ce ne serait tout de même pas…

-Je n'en suis pas sûre. Fais-le se retourner. »

On s'approcha du prisonnier. On jeta la figure du prisonnier en plein soleil. On malmena quelque peu le prisonnier qui devenait agaçant. Wolfram s'imprégna rapidement de l'extérieur de la voiture. Un parking, souterrain. Personne, exceptés la femme, et l'homme costaud qui tenait le calepin.

Ce salaud m'a foutu un coup de poing. Il n'avait pas à me toucher. Du calme!

« Hé, pas de doute, décréta la femme que Wolfram voyait désormais. Il en fait partie. Je dirai même que c'est direct. »

Partie ? De quoi ? Direct ? Mais qu'est ce qu'ils me veulent ? La femme, elle porte un calepin dans ses mains, on dirait comme une photo, ou une représentation de tableau.

L'homme se rapprocha d'elle, fixa quelques instants le calepin, puis Wolfram, puis encore le calepin, puis hocha la tête.

« Tu as raison, Kate. »

Pourquoi ai-je l'impression que ma sentence vient de tomber ?

L'homme tourna la tête vers sa collègue. Sa figure était devenue sombre. La femme, elle, semblait réfléchir profondément, comme pesant le pour et le contre. Elle avait beau paraître totalement maîtresse d'elle-même, Wolfram parvint à apercevoir que ses mains tremblaient.

« J'aurais bien envie de lui réserver une fête de bienvenue plutôt radicale, » reprit le dénommé Esteban en esquissant un rictus.

Gloups. Je me sens tellement petit sans mon maryoku. Et puis quelle idée d'avoir laisser mon épée chez Yuuri ! Mais Miko-chan avait insisté, disait que ça faisait bizarre, que je risquais d'être arrêté dans la rue…Shinou aide moi !

Kate fut secouée d'un spasme. Son visage avait adopté une jolie teinte verdâtre.

« Esteban, fit-elle très lentement. Ne bouge surtout pas. Tu ne feras rien. »

Ou du moins elle essayait de s'en convaincre. Le sourire de l'autre s'évanouit.

« Kate. J'ai attendu tellement longtemps ma vengeance. Et elle se trouve là, devant moi… »

Wolfram frissonna. La situation ne tournait pas à son avantage.

-Vengeance ? s'écria-t-il le plus fort possible (il lui semblait que cette femme, là, qui devait l'empêcher de se faire tuer, commençait à se ramollir dangereusement), mais c'est complètement ridicule, je ne vous connais pas ! »

Mauvaise stratégie. Je ne veux pas qu'il me regarde. Ses yeux lui donnent l'air fou. Il va vraiment me tuer ! Mourir comme ça, sans mon épée, et surtout sans avoir réussi à sauver Yuuri !

« Mais nous, on te connaît bien, mon bonhomme. On ne connaît que vous autres… »

Comment ça ? Il doit vraiment me confondre avec quelqu'un d'autre.

« Depuis que nous sommes sur Terre… depuis qu'à cause de vous, nous… »

Kate sursauta.

« Stop ! Esteban, je t'en conjure, calme-toi.

-Me calmer ? Comment, me calmer ? Alors que ce gamin ne sait même pas ce qu'on a enduré ! La langue, la clandestinité première ! Par sa faute !

-Ce n'est pas directement sa faute, et ce ne sont pas nous qui avons directement enduré.

-Nous sommes leurs descendants ! Il est plus que temps de quémander notre vengeance, leur vengeance !

Euh…mais j'ai fait quoi, au juste ?

Kate observa un instant son collègue, ses joues rouges, ses yeux brillants de démence.

« Je me demande si je suis du bon côté… » soupira-t-elle pour elle-même.

Esteban fronça les sourcils. Kate plaqua aussitôt la main droite sur sa bouche. Il aurait entendu ?

« Kate…Tu n'aurais pas l'intention de commettre une trahison, n'est ce pas ? dit-il méchamment.

-Non, bien sûr que non ! se récria Kate avec effroi.

-J'aime mieux ça. Si le boss apprenait… »

La jeune femme déglutit. Si le boss apprenait, nul doute que sa vie allait se raccourcir considérablement.

Pendant ce temps, la tête de Wolfram fumait. Il avait beau essayer d'échafauder un plan qui tienne la route, il n'avait pas trente-six solutions.

Bon. Je cours quand on me sort de la voiture. Si je pouvais juste desserrer ces liens…discrètement…

Il commença à gigoter silencieusement, mais ce fut au moment où Esteban tourna la tête de son côté.

« Pas bouger ! aboya celui-ci en postillonnant. Ne crois pas que je t'aie oublié, mon bonhomme ! »

Gloups. Ce que je fais ne sert strictement à rien. Aïe, il a repris un sourire sadique.

L'homme étendit ses bras devant lui pour les étirer et fit craquer ses phalanges. Il jeta un rapide coup d'œil à Kate, qui restait tétanisée, partagée. Devait-elle empêcher son collègue d'assassiner ce garçon, malgré le fait, que, elle aussi, avait particulièrement envie de le voir mourir ?

Esteban secoua la tête comme pour s'échauffer, puis avança vers la voiture. Wolfram, allongé dans le coffre, n'eut que le temps de fermer les yeux qu'il sentit une douleur fulgurante dans le ventre. Esteban se redressa, fixant son poing droit l'air satisfait, tandis que le blond se mordait les mâchoires pour ne pas hurler.

Je ne peux pas perdre contre lui ! Il veut voir ma douleur. Je résisterai, je ne laisserai passer aucune exclamation !

Esteban l'observa, mais ne le voyant ni gémir ni pleurer, s'approcha une nouvelle fois, le saisit par le col de son T-shirt et le gifla fortement. Wolfram enfonça les dents dans ses joues. Avant de lever la tête, puis de fixer son agresseur dans les yeux avec un air de défi. L'homme sourit devant la bravade, puis n'eut pour réponse qu'un violent coup de genou dans le ventre. Wolfram ne put retenir un « outch », alors que le souffle coupé, il essayait à nouveau de respirer. Mais Esteban le jeta dans le coffre, et il atteignit le fond dans un bruit sourd. Le mazoku essaya d'ouvrir les yeux, mais il ne voyait plus rien : tout était trouble. De même, il ne pouvait plus réfléchir, il se noyait dans un océan rouge où plus rien n'arrivait à lui faire distinguer la souffrance des autres sensations. Son cerveau devait s'être déconnecté, overdosé.

Malgré tout, des voix lointaines parvenaient, on ne sait trop comment, à se faire un chemin dans la forêt noire de son esprit.

« T'en as pas assez, petit ? » ricanait une voix sombre.

Une voix de femme s'élevait alors dans une exclamation suppliante :

« Esteban ! Arrête je t'en prie ! Il est trop jeune ! Tu pourrais le tuer ! Et on aurait sa mort sur la conscience ! Et des problèmes! »

Comme pour appuyer son propos, le corps gisant dans le coffre se contracta, pour enfin relâcher une giclée de sang de la bouche.

« Enfin, c'est solide à cet âge-là ! » répondait la voix sombre.

L'homme assena encore un coup dans les côtes du blond.

Perdu, les yeux dans les vagues, Wolfram perdait peu à peu toutes ses sensations. Il essaya de bouger le bras, n'y parvint pas, et enfin lâcha prise et sombra dans un néant abyssal.