Tadaaaam! Mesdames et messieurs, voici l'épilogue le plus minable de la création XD

Mais fallait bien boucler la boucle quand même... Ca a été pour moi l'occasion de glisser encore un peu plus d'humour douteux. Nan, j'ai même pas honte!

Ah, pour celles qui me lisent toujours... J'ai commencé une série de courtes fics assez spéciale alors allez faire un tour pour me donner votre avis


Epilogue

Le soleil n'allait pas tarder à se lever. Le ciel commençait à s'éclaircir, diffusant une faible lueur dans la pièce, et les oiseaux à l'extérieur se mettaient à gazouiller. Sam avait passé la nuit à repenser à cette affaire qui avait marqué sa jeunesse et qui avait par la même occasion définit un bon nombre de choses dans son caractère actuel. Il était à présent assis sur le bord de son lit, le regard fixé sur Dean qui dormait encore. Dean paraissait si calme, si paisible… Sam aurait tout donné pour pouvoir être comme son grand frère. Quelques minutes plus tard, Dean ouvrit les yeux et se rendit compte que son cadet l'observait.

-Mec, c'est carrément flippant ! Ca fait longtemps tu me regardes dormir ?

-J'en sais rien, un bon moment je crois. J'arrivais plus à dormir.

-J'aurais du m'en douter. La prochaine fois je t'assomme avant d'aller au lit ! s'exclama Dean en étouffant un bâillement avec son poing.

Dean parvint à arracher à son frère un sourire fatigué.

-Est-ce que ton ventre va mieux ?

-Hum hum… marmonna Sam

-Bien. Va prendre une douche, je vais aller nous chercher quelque chose à manger au petit restaurant routier juste à côté.

Sam acquiesça d'un petit geste de la tête, se leva et s'enferma dans la salle de bain. Dean entendit les robinets protester bruyamment lorsque Sam les actionna puis le bruit de l'eau avala tous les autres sons. Il s'habilla rapidement et sortit de la pièce, refermant sa veste pour se protéger du froid mordant qui l'assaillit. Avec un peu de chance, la serveuse serait mignonne et il pourrait flirter un peu pour se changer les idées pendant quelques courtes minutes. Malheureusement, il s'avéra que la serveuse était en fait un serveur au visage rubicond et au ventre plus que rebondi.

Lorsqu'il fut de retour, Sam n'était toujours pas sorti de la douche. Dean posa les victuailles sur la petite table et tambourina à la porte de la salle de bain.

-Sors de là Princesse, c'est toi la plus belle !

-La ferme, idiot ! lui répondit Sam d'une voix étouffée.

Quelques minutes plus tard, Sam fit son apparition dans le cadre de la porte, escorté par de grosses bouffées de vapeur.

-J'étais juste en train de…

-Je veux pas savoir ce que tu faisais, petit cochon ! taquina Dean.

-Si t'essayes de me mettre de bonne humeur c'est raté !

-Allez fais pas la tronche, je t'ai ramené de la tarte aux myrtilles et un café avec un nuage de lait et deux sucres.

-Un vrai prince charmant ! railla Sam.

Ils prirent leur temps pour déjeuner, se chamaillant comme des enfants. Sam en oublia presque où ils se trouvaient pendant quelques instants ; il se surprit même à rire aux blagues vaseuses de son frère. Une fois qu'ils eurent fait un sort à la tarte (surtout Dean, en vérité), ils rassemblèrent leurs quelques affaires et reprirent la route en direction de Boston où les attendait une affaire mêlant goules et cerveaux humains.

-Papa va être furieux s'il apprend qu'on ne s'est pas occupé de ce job.

-Papa n'est pas foutu de décrocher son téléphone et de donner des nouvelles alors je doute qu'il l'apprenne ! répliqua Dean. Et puis de toute façon, je suis sûr qu'il comprendrait. Je sais pas si tu te rappelles mais après Savannah, il ne t'a pas crié dessus une seule fois pendant une semaine complète !

-Un véritable record ! se rappela Sam avec un sourire stupide accroché aux lèvres.

-T'avais déjà assez à digérer sans qu'il soit en plus sur ton dos.

-Ouais…

Le silence se fit dans la voiture. Dean n'avait pas mis de musique ; il aimait ses cassettes presque autant que sa voiture mais il n'était pas dérangé au point de mettre du rock à fond à sept heures du matin.

-Dean ?

-Oui ?

-Je suis content que tu m'aies forcé à partir.

-C'est rien, c'est mon job.

-Oui mais…

-Sam, est-ce qu'on va vraiment avoir cette conversation ?

Sam leva les yeux au ciel, se demandant pourquoi son frère était tellement fermé aux discussions dès qu'elles approchaient de près ou de loin le domaine des sentiments.

-Pas de quoi t'affoler Macho Man, je veux juste te dire merci. Et que je suis désolé.

-Désolé d'avoir été le roi des chieurs ces derniers jours ?

-Non, je me suis déjà excusé hier soir pour ça.

-Pour quoi alors ?

-Avant de tuer l'esprit, je t'avais dit quelque chose dans la voiture. Tu t'en rappelles ?

-Non, mentit Dean.

-Je t'avais dit que tu n'étais plus seul et que j'étais là pour toi.

-Et alors… ? Pourquoi tu veux t'excuser ? demanda Dean en haussant un sourcil sans détacher son regard de la route.

-Parce que je suis parti à Stanford, que je t'ai laissé tout seul et que j'étais plus là pour toi.

Dean poussa un soupir et lui jeta un bref regard tout en continuant à rouler.

-On t'a déjà dit que ton cerveau gigantesque fonctionnait beaucoup trop, de temps en temps ? Tu analyses le moindre truc et le transforme en problème, ça en devient presque pathologique chez toi. Je t'en ai voulu quand tu es parti, c'est sûr, mais j'ai toujours compris pourquoi tu l'avais fait et j'ai toujours su que tu avais raison de le faire. Et puis j'étais déjà un grand garçon de vingt-quatre ans, j'en suis pas mort. Maintenant t'es là, c'est tout ce qui compte.

-Ouais… et maintenant, ton emmerdeur de petit frère va te coller aux basques pendant un bon bout de temps !

-J'en attends pas moins de toi. Des fois je me demande si je suis pas masochiste…

-Tu veux qu'on achète un fouet, que je te punisse quand tu es méchant ?

-Mon Dieu, faites que j'aie mal entendu…

FIN