Hey hey !

Eli : Du KuroTsukki hum... Y'en as pas trop sur ce couple ? x) Ahah, mais au moins, t'en as laissé une ! Hallelujah ! o/
Oui oui et oui ! La bonne année, fais surtout ce que tu veux et profite juste ! Mais pas de bonne résolution, on est déjà trop nice, pas besoin d'en prendre B) je suis tout à fait d'accord :D
Oh so sweet ! Marchi ! J'suis refaite que tu la lises depuis le début ! Pg pr la logique, je n'en ai pas non plus ds mes reviews ! o/
La bise et merci encore ! T'es soooo chou ! :D


Mardi30 août

Oikawa avait hâte. La nuit avait été courte, assez pour avoir besoin de beaucoup plus d'anticerne que d'habitude. La journée était bientôt finie, plus qu'un rendez-vous après celui-ci, enfin. Et le mieux, c'est que c'était son petit Iwa-chan qui serait le dernier.

Bon, ledit « Iwa-chan » n'avait encore aucune idée du surnom stupide dont il était l'heureux propriétaire, et il ne le saurait pas avant un bon moment. Tooru tenait encore un minimum à sa vie, et à ses côtes. Son patient visait trop bien quand il voulait lui faire mal.

Une petite mamie, sa dernière patiente, sortit de la piscine avec quelques difficultés. Il resta près d'elle tandis qu'elle posait pied-à-terre et lui donna même sa serviette.

– Merci, jeune homme ! sourit-elle.

Elle était douce, le type même de la grand-mère que tout le monde souhaite ou dont on entend parler, très souvent. La pauvre avait dû se faire opérer de sa hanche à cause d'une trop grande usure et avait désormais une prothèse. Mais pour éviter le même souci à la seconde, elle venait ici assez régulièrement.

– Je vous laisse vous changer, dès que vous avez fini, vous me rejoindrez.

– Bien entendu.

Il sortit de la petite pièce et passa à son cabinet. Il n'avait pas fait attention aux bruits de pas ou à la sonnette, et ne savait donc pas si Iwaizumi était arrivé ou non.

Il le savait pertinemment. Normalement, il n'avait pas à faire ça, ni à attendre impatiemment un patient, mais il ne pouvait s'en empêchait. Le brun piquait bien trop sa curiosité. Ce qu'il lui cachait aussi, surtout.

– Combien vous dois-je, Oikawa ?

Tiré brusquement de ses pensées, il releva la tête vers la petite dame.

– Vous avez fait vite, je n'ai même pas eu le temps de m'installer, rit-il.

– Allons bon, vous réfléchissiez surtout à autre chose... Je l'ai bien vu, sourit-elle malicieusement.

Les vieux, parfois... Un rien suffisait à les amuser.

– Voyons, je n'oserais pas penser à autre chose que vous lorsque vous êtes ici...

– Et moi je suis certaine de l'inverse...

Il se détourna d'elle et il eut une grimace, qu'elle pense ce qu'elle veut, il s'en moquait un peu.

– Vous êtes amoureux ?

Oikawa se figea.

– Pardon ?

– Vous êtes amoureux ? répéta-t-elle.

– Non.

– C'est bien catégorique comme réponse.

Il leva les yeux au ciel sans qu'elle ne le voit. De toute manière, vous n'aviez qu'à partir une demi-seconde dans vos pensées que tout de suite, c'était de l'amour qui vous préoccupez. Eh bien non, pas toujours et très rarement, enfin de compte. Il avait bien mieux à penser au lieu de ses choses frivoles et niaises.

Il la fit rapidement payée, assez pressé qu'elle s'en aille pour qu'il puisse passer à son dernier rendez-vous. Mais surtout qu'elle arrête de le regarder en ricanant doucement, ça l'horripilait un peu trop.

– Et voici, chantonna-t-il en lui tendant sa carte, je vous remercie, et à dans deux semaines ! Vous avez bien pris vos rendez-vous, n'est-ce pas ?

– Bien entendu, tout est déjà prévu jusqu'à la fin de l'année, à bientôt !

Il la raccompagna jusqu'à la porte et lui fit un petit signe de la main quand elle s'éloigna dans le couloir. Dès qu'elle tourna le dos, il reporta immédiatement son attention sur le seul homme de la salle : Iwaizumi.

– C'est à nous ! sourit-il un peu trop largement.

Cependant, son patient ne tiqua pas et s'avança dans le cabinet. Non sans un « bonsoir » poli, il était tout de même bien éduqué.

Comme la première fois, il retira rapidement son t-shirt tandis qu'Oikawa changeait la serviette de la table. Une fois la propre mise en place, Iwaizumi s'allongea, sans rechigner ni parler.

Et comme la première fois, Oikawa laissa glisser ses mains sur son épaule et son bras.

– Tu as bien fait les exercices dont je t'ai parlé ? demanda-t-il après quelques instants de silence.

– Hum.

– C'est un « oui » ou un « non », ça ?

– Un « oui ».

– Des douleurs ?

Hajime tourna les yeux vers lui, interrogatifs.

– À l'épaule ou aux cervicales, quand tu as fait les mouvements. Y'a-t-il eu des douleurs ?

– Non, pas spécialement.

Oikawa baissa la tête sous le coup de la réponse, qui ne voulait absolument rien dire.

– Oui ou non ? râla-t-il une nouvelle fois.

– Pas vraiment.

– Donc t'as quand même senti quelques choses ?

– Bah normal, c'est fait exprès pour que ça travaille, non ? lâcha Iwaizumi, blasé.

– Bien sûr, sinon je ne te les donnerai pas.

– Donc, voilà. J'ai pas eu mal, même si j'ai senti que ça travaillait. T'as compris ou t'es trop idiot pour ? insulta le patient sans une once de gentillesse.

– Je suis pas stupide !

– On dirait que si pourtant.

Agacé, et juste pour lui apprendre les bonnes manières, Oikawa appuya un peu plus fort que prévu, pile dans l'articulation de l'épaule tandis qu'il faisait bouger le bras.

Tous les muscles de son corps se tendirent alors qu'il retenait une insulte. Son kiné avait fait exprès de lui faire mal.

– Enfoiré, souffla-t-il tout de même après quelques secondes.

– Pardon, j'ai pas entendu ? demanda faussement heureux Tooru.

– Je t'insulte de gros con, reprit Iwaizumi, de plus en plus énervé.

– Que tu es méchant... fit-il avec une moue tristesse.

Bien qu'il n'était aucunement triste ni touché. Il avait été un peu plus méchant en lui faisant aussi mal. Cependant... Iwaizumi l'avait cherché, alors c'était bien fait, pensa-t-il dans une réflexion des plus simplistes. Pire qu'un enfant de dix ans, dirait une de ses connaissances.

Et quand on pensait au loup, on en voyait toujours la queue.

– Oh, Oikawa ! La porte de côté s'ouvrit, laissant passer juste la tête d'Hanamaki.

– Oui ?

– J'ai fini pour aujourd'hui, désistement à la dernière minute ! Mais que vois-je ?

Le roux s'avança un peu plus pour mieux voir Iwaizumi.

– Salut, reprit-il avec un grand sourire.

– Salut, répondit platement le brun.

– Bon, vu que t'es en bonne compagnie, tu m'en voudras pas si j'pars avant ? se moqua Makki.

– Non, pas du tout, j'adore même quand tu n'es pas dans les parages, répliqua Oikawa.

– Tant mieux, j'ai un rendez-vous galant, j'peux pas annuler ! Contrairement à un de mes pauvres amis, qui, après une longue journée va rentrer seul, chez lui, par cette chaude journée d'été. Alors qu'il aurait tant d'occasions de sortie et de se chang- !

– Makki !

– Tu es cruel, mais tu as raison, je n'ai absolument plus de temps, je dois filer !

Et sans autre formalité ou banalité, il claqua la porte. Le bruit résonna quelques instants avant que le silence ne reprenne enfin ses droits sur la petite pièce.

Tooru avait envie de se pendre.

– Il est toujours comme ça ? demanda finalement Iwaizumi.

– … Ouais, soupira-t-il, subitement déprimé.

Hajime tourna la tête. En toute honnêteté, il n'était peut-être pas tombé sur le pire des kinésithérapeutes de ce cabinet. Quoiqu'ils étaient seulement deux.

– Dit ?

– Hum ?

– Vous vous connaissiez avant de monter ce cabinet, non ? demanda Iwaizumi, un poil curieux.

Surpris, Oikawa répondit tout de même.

– Ouais, on s'est connu avant l'entrée à l'école de kiné.

– C'est cher, lâcha-t-il.

– Assez, mais on pouvait se le permettre.

Iwaizumi détourna le regard.

– On est riche, ouais, lança Oikawa, c'est ce que tu penses, non ?

Étonné, il planta ses yeux verts dans ceux noisette.

– C'est si facile à deviner ?

– C'est ce que les gens pensent souvent lorsque l'on parle d'études, surtout dans le milieu médical et dans notre pays, expliqua Tooru.

– Assez. Et donc ?

– Donc quoi ?

– Ils font quoi, tes parents ? explicita Iwaizumi.

Oikawa eut un sourire amer qu'il ne put cacher.

– Médecin. Mon père tient l'hôpital de la ville, et ma mère était infirmière.

Iwaizumi ne tiqua pas au mot « était », mais retint tout de même l'utilisation du passé, cela pouvait toujours être utile.

– C'est comment, « la haute » ? se moqua-t-il plus gentiment que d'ordinaire.

– Pénible, répondit Tooru, le sourire aux lèvres également, si tu savais le nombre de règle, de comportement, d'idée que tu dois avoir, les attentes auxquels tu dois répondre et autres... C'est infâme. Autant que la rue dans une autre idée, plus psychologique...

Le ton était amer, presque moqueur, mais non sans une pointe de vécu. Il n'avait pas eu que des jours tendres, et si l'on pensait que l'argent faisait le bonheur, ce n'était pas toujours le cas. Pas pour tout le monde.

– Et toi ? demanda subitement Oikawa, ils font quoi tes parents ?

– J'sais pas, j'prie pour qu'ils s'baladent pas en courant nu dans les nuages comme veut le faire croire la sainte religion, lâcha-t-il sans une once d'émotion, ça serait trop répugnant à voir.

Les doigts du kinésithérapeute s'arrêtèrent. Il aurait voulu lui répondre « désolé » au moins ce petit mot, pour faire part de sa compréhension, de sa compassion même. Mais non. Rien ne sortit de sa bouche, qui lui parut bien sèche tout à coup.

À la place, il préféra se remettre au travail, en silence. Pour autant, il y fut beaucoup plus doux qu'à la première séance, même si, à l'inverse, il ne s'empêcha pas de glisser bon nombre de fois dessus, retraçant les sillons étranges de sa peau.

À la fin de la séance, il savait bien plus de choses sur son patient, remplissant au fur et à mesure sa curiosité.

Il s'appelait Iwaizumi Hajime, avait eu vingt-cinq ans deux moins auparavant, ses deux parents étaient décédés, il avait découvert deux nouvelles cicatrices à son bassin, avait deux putains d'yeux magnifiques, mais surtout... il recevait des appels d'un numéro dont il ne voulait pas parler.


Notre petit couple, le retour ! sont choux hein ! :D
J'espère que vous avez appréciés nos deux amours et que vous attendez la suite, on commence doucement à se mettre en place ! :D
J'attends vos avis etc, à bientôt,
Cia