Auteur : c'est mouaaaaaaaaaaa ! ! ! ! ! ! ! !
Note : je cours, je vole et je poste un nouveau chapitre ! Désolé d'avoir été un peu longue mais il se trouve que même momo qui est un vampire solitaire à une vie extérieur, ce qui est bien triste… Bon je vais pas vous faire un compte rendu de ma vie de vampire du dimanche donc bonne lecture !
Chapitre 10 Si je pouvais encore voler !
« Pourquoi tout est si compliqué ? se demanda Tifa, voilà une chose que Cloud et Séphiroth ont en commun. Il faut croire qu'ils ne sont pas bien différent l'un de l'autre » Songea la jeune femme en s'allongeant sur son lit. « J'aimerais que tout ne soit pas si compliqué » Cette phrase tournait en rond dans son esprit et n'arrivait à trouver une suite logique. Elle ne voyait pas où les choses étaient compliquées, au contraire, elles lui semblaient d'une simplicité déconcertante. La jeune femme soupira et s'endormie. Dans ses rêves elle voyait une cité en flamme, il n'y avait rien d'autre que le brasier qui embrasait la ville. Étonnamment tout était étrangement silencieux. Tifa ne ressentait pas non plus la morsure des flammes. Il se tenait là dans une prison aux barreaux de feu. IL la regardait avec des yeux de chat, IL l'étudiait du regard. La jeune femme trembla, ce regarde lui faisait peur. Elle se ressaisit ce n'était qu'un rêve, il fallait que ça ne soit qu'un rêve. SES yeux ne cessaient de la fixer, elle se sentait passée au rayon X. IL se retourna, elle ne comprenait pas pourquoi. Avant de s'éloigner IL pointa du doigt le ciel. La jeune femme le suivit du regard. Son sang se glaça dans ses veines, au dessus de sa tête un immense météore fendait le ciel, telle une boule de feu géante. La jeune femme hurla de terreur et pria pour se réveiller.
Quand Tifa ouvrit les yeux, elle était trempée de sueur et ses cheveux humides lui collaient au visage. Lentement elle se releva et tenta de reprendre son souffle. Cela faisait des mois, voir des années qu'elle n'avait pas fait de cauchemar de ce genre, il lui semblait que c'était un mélange de souvenirs et d'appréhension. Doucement elle se rendit dans la salle de bain pour se rafraîchir. L'eau glacée lui fit du bien. Elle regarda l'heure. C'était déjà le moment de la première piqûre du matin.
J'observais un long moment encore la porte close. Si seulement elle pouvait s'ouvrir, encore une fois, une dernière fois. J'avais des crampes dans les épaules, les yeux qui me piquaient et je n'avais qu'une envie : dormir. Et c'est ce que je fis, je m'endormis. Je plongeais dans un univers connu de moi seul. Je m'immergeais dans une part de moi même que j'avais voulu taire. Le royaume de mon double, de mon autre moi. Il se tenait là aux portes de son antre. Il me fit rentrer. Je flottais à moitié dans des rêves qui avaient cessés d'être les miens.
« - Bienvenue. Me dit-il tout simplement.
« - Je suis où ?
« - Je ne sais pas exactement. Autrefois c'était là que nous venions nous réfugier, et puis tu es partit, tu as disparu de toi même, je suis donc resté le gardien de cet endroit.
J'observais le décor avec plus d'attention. Je me trouvais dans une sorte de cité en ruine. Il y avait de l'eau partout, comme si les infrastructures sortaient d'un monde aquatique. Mon double se trouvait sur une colonne, moi j'étais sur ce qui fut un balcon. Il me regardait avec un air triste que je ne connaissais pas. Le ciel de mon esprit était crépusculaire, rouge et or. C'était beau, tout simplement. Ça ressemblait aux restes d'une civilisation antique anéantis par une puissance destructrice et haineuse.
« - C'était toi, la puissance destructrice et haineuse. Me dit mon double qui avait lu dans mes pensées.
« - Comment ça ? Je l'interrogeais d'un air grave. Il soupira.
« - Un jour tu es partit d'ici, avant c'était ton cœur, ton âme, ce qui faisait que tu ne pouvais pas te tromper de voie, ni de chemin. Et tu es partit. Tu as fuis cet endroit quand tu as découvert le pourquoi du comment. Et puis ELLE s'est éveillée, elle a nourri ta haine et ta colère, affûté ton désespoir. Et tu es revenu. Je sentais ta souffrance, tu t'es battu contre toi même, tu t'es battu contre tes rêves et tes espoirs, tu as oublié ce qui faisait que l'on te respectait et qu'on t'admirait. Tu as tout détruit, tu t'es auto détruit.
Je restais sans voix. Des images me revenaient, par flash. Je me souvenais, c'était flou, mais je savais au plus profond de moi qu'il avait raison. J'avais abandonné tout espoir de vivre parce qu'il m'avait semblé que ça ne servait à rien. J'ai écouté la voix de mère sans réfléchir aux conséquences. J'en avais voulu à tout et à tous de m'avoir menti. J'ai tu les voix intérieures qui me guidaient. Je les envoyais au loin sans savoir si je le regretterais un jour. J'ai été aveuglé par mes propres sentiments. Cette révélation me fit l'effet d'un coup de poing. J'avais détruit tout ce qui me permettait de survivre pour la seule et unique raison que j'étais en colère. J'avais été plus puéril qu'un enfant, et plus capricieux qu'un petit garçon. Le plus ironique dans tout ça, c'est que je m'étais toujours promis de garder mon sang froid et de ne jamais être manipulé.
Tifa entra dans la cellule. Séphiroth était plongé dans ses pensées, un pâle sourire étiré sur ses lèvres. La jeune femme s'approcha de lui, un peu méfiante.
« - Que comptes-tu faire ? me demanda mon autre moi.
« - Ce que j'aurais du faire depuis longtemps. Je vais partir, loin.
« - Tu vas essayer de les détruire ?
« -… Je ne sais pas encore. Je vais sortir, tenir une promesse et puis partir. Je vais réfléchir, et si j'en viens à la conclusion qu'il faut tous les détruire, je le ferais.
Mon double se tut et je m'éveillais lentement. Tifa se tenait devant moi, elle semblait légèrement troublée, je n'étais pas d'humeur à faire de l'humour, je me contentais donc d'avaler ce qu'elle me tendait. Elle dut comprendre que quelque chose ne tournait pas rond, car elle reposa la cuillère qu'elle allait me tendre.
« - Qu'est ce qui ne va pas ? me demanda t elle
« - Pour le moment rien, à part que je n'ai pas fini de manger. Répondis-je irrité.
Elle posa ses mains sur ses hanches. Attitude ô combien sexy dont je ne m'émus pas un quart de seconde. Enfin si, peut être un quart. C'est la nature de l'homme d'être ému par la physionomie de nos comparses femelles, et qui plus est quand on s'est abstenu pendant un certain temps. Tifa m'étudia sévèrement. Je soutins son regard et le lui rendis. Nous nous observions en chiens de faïences en attendant que l'un ou l'autre cède. Finalement ce fut elle qui céda, mais à mon avis elle l'a fait exprès, et ce n'est certainement pas mon regard inquisiteur qui l'a faite plier, elle est presque aussi inflexible qu'une barre d'acier trempé.
« - Il y a quelque chose qui ne va pas, qui vous travaille, je commence à vous connaître.
Elle marquait un point, mais je n'allais pas lui laisser le plaisir de s'en réjouir. J'éclatais de rire, mais elle resta de marbre.
« - Vous pensez sincèrement me connaître ?
« - Plus ou moins, je ne suis pas une idiote ni une aveugle, et aujourd'hui quelque chose vous travaille et vous tracasse.
« - Soit, et si vous aviez raison, que voulez vous que je vous dise ?
« - Je n'en sais rien, je ne suis pas dans votre tête.
« - Et bien, si je vous dis que cette nourriture est infecte ?
« - Ça ne sera que la centième fois.
« - Un point pour vous. Et si je vous dis que j'ai des besoins d'homme ?
« - Ça m'étonnerais je ne suis pas aussi innocente que ça et je…
J'éclatais de rire, Tifa rougit jusqu'aux oreilles et bégaya quelque chose d'inaudible.
« - Un point pour moi ! Vous concédez donc que vous m'avez disons observé sur toutes les coutres ?
Elle reprit son calme.
« - Je ne le nie pas en effet mais je n'ai pas vraiment le choix. Ce n'est pas moi qui ai décidé d'être votre infirmière.
« - Encore un point pour vous.
« - Vous ne me direz donc pas ce qui vous tracasse ?
« - Je crois que pour cette fois c'est raté.
Elle acquiesça et continua de me faire manger. Elle rangea le plateau et me fit ma piqûre. Je serrais les dents. C'était maintenant que tout se jouait. Il fallait accepter la drogue et non la combattre. Les premiers essais ne furent pas très concluants. Chaque fois que l'acier rencontrait ma peau je me forçais à me détendre. J'essayais de rendre mon corps imperméable aux effets de la drogue, mais chaque fois, mon corps s'affaissait et je restais à me faire la causette tout seul dans mon cerveau.
J'essayais de reconstruire la cité engloutie par les eaux. J'essayais de la rebâtire, mais à chaque pierre que je posais une autre tombait et disparaissait. Chaque jour des souvenirs refaisaient surface. Ils s'installaient dans ma mémoire et je n'arrivais plus à me défaire de ces images qui tournaient en boucle avec une précision ahurissante.
Tifa rentra dans le bar. Yuffie était derrière le comptoir et essuyait nonchalamment des verres. Quand elle aperçut la jeune femme, elle sauta par dessus le bar et se jeta dans ses bras.
« - TIFAAAAAAAAAAAAAA ! ! ! ! Ca fait tellement longtemps que t'étais pas venue, qu'est ce que t'as fais ? Aller, raconte ! !
« - Et bien j'ai essayé d'apprendre les bonnes manières à une personne presque aussi bornée que Cloud.
« - Ca existe ?
« - Faut croire.
La jeune femme se détacha de l'étreinte de la jeune ninja et se rendit dans sa chambre. Elle était venue pour prendre quelques affaires, mais quand elle fut dans la pièce qui avait connu tous ses chagrins, ses désespoirs, ses colères et ses rires… Pendant deux ans, elle avait vécue ici. Par la fenêtre elle observa les rues animées de Edge. Elle sentit la nostalgie poindre. Une larme coula sur sa joue. Tifa prit la photo d'AVALANCHE qui était restée sur sa table de chevet et la fourra dans son sac. C'était comme un rêve. Tout semblait suspendu dans les airs. Devait-elle vraiment sacrifier sa vie pour détruire celle d'un autre ? Lentement, elle prit les dernières affaires restées dans la commode et les rangea dans un grand sac. Puis elle referma la porte après y avoir jeté un dernier coup d'œil. La jeune femme descendit les escaliers. Dans le salon, Denzel et Marlène faisait leur devoir. La fillette sauta dans les bras de Tifa dès qu'elle l'aperçue puis elle regarda alternativement Tifa et le sac.
« - Tu ne t'en va pas pour toujours hein ?
« - Je ne parts pas pour toujours mais je vais devoir vivre là bas pour un petit moment et je reviendrais souvent, pour m'occuper du bar.
« - S'il te plaît, ne parts pas ! En plus Yuffie, elle est pas du tout bonne cuisinière !
Tifa eut un petit sourire et serra fort la fillette dans ses bras. Denzel ne dit rien mais il accepta de bon cœur l'étreinte de la jeune femme.
Encore une fois, Tifa fit le chemin qui la menait dans les sous sols de la Shinra. Elle essayait de mémoriser chaque centimètre, chaque odeur, chaque couleur. Elle avait l'impression qu'elle allait s'enterrer volontairement. Le ciel était bleu, parfois un nuage cotonneux parcourait le ciel poussé par un vent léger. Le fond de l'air était encore frais, mais le mois de mars annonçait déjà le printemps.
Et voilà, c'est la fin du chapitre 10 merci pour vos reviews, je n'abandonnerais pas ! ! Je vaincrais tous les obstacles ! ! !
