Voilà voilà, je suis de retour ! Après avoir espéré trouver de la wifi dans mon camping, j'ai rendu les armes et me suis consacrée à l'écriture entre deux séances à la piscine...
Bref, nous retrouvons cette fois ma rousse détestée dans un chapitre relativement lourd, du moins pour elle. Comme je n'ai pas publié pendant 3 semaines je me suis longuement demandé sur comment rattraper mon retard. Je vais donc publier un second chapitre demain ou mercredi , un autre jeudi et tout reprendra normalement à partir de vendredi. ;)
Je voulais remercier ma seule review du chapitre précédent, et vous souhaiter une bonne lecture !
PDV Ginny
Tic Tac. Cette horloge me rend folle. Tic Tac. Le regard d'Harry est posé sur cette saleté de Parkinson depuis maintenant 70 secondes. Tic Tac. Je sais que c'est elle qui l'a éloigné de moi. Tic Tac. Je me lève et quitte la table du déjeuner trop vite pour que ça passe inaperçu. Tant pis, je ne supporte plus ces mensonges qui nous entourent. Même les detraqueurs ne doivent pas être aussi pesants. Depuis ce matin, depuis qu'ils sont rentrés tous les trois saints et saufs, on aurait pu imaginer un peu de joie à l'évocation de la réussite de la mission. Mais rien, aucune information n'a filtré. Tout le monde ignore s'ils sont rentrés car ils ne pouvaient rien faire ou parce qu'ils ont trouvé ce qu'ils cherchaient.
J'arrive dans le salon où la seule personne présente est Hermione. Très chère Hermione, petite sainte nitouche en puissance, toujours la quand il ne faut pas. Traîtresse qui a voué mon frère à l'enfer. Je sens mon corps qui me brûle d'un feu ardent, à la simple pensée de mon frère sacrifié sur l'autel de la paix. Une âme de plus envolée pour que les rebelles que nous sommes survivent. Et quand je la vois, elle, dans sa prison de glace qui la coupe de nous, j'ai envie de la tuer. Lui faire ravaler toutes ses paroles concernant la paix, le besoin que nous avions de ne pas devenir des tueurs. Ils sont beaux ses discours sur la magie blanche, sur la lumière qui nait des ténèbres. Ils sont loin surtout.
Alors que je l'observe en silence depuis de longues minutes, sa tête se tourne légèrement vers moi. J'avais presque oublié ses pouvoirs qui ont changé depuis son emprisonnement. Cela fait trois jours que cela s'est révélé à nous tous, au beau milieu d'une autre de ses joutes avec Malefoy. Ses yeux ont changé subitement de couleur et Malefoy ne respirait plus. Elle s'est enfuie et nous avons compris qu'il restait encore bien des mystères sur ce qu'il s'est passé durant tout ce temps passé au manoir Malefoy avec le père albinos.
"- Comptes tu rester encore longtemps ainsi à rêvasser sur comment tu pourrais m'évincer une bonne fois pour toute ou préfères tu peut être en finir avec moi des maintenant ?"
Je soupire à cette belle idée qui malheureusement est bien utopique. J'en viens alors à me demander à quel moment exactement je me suis mise à la haïr comme si elle était mon ennemie. Sans doute quand je l'ai entendu dire à Harry que je ne ferais jamais parti de leur amitié à part entière. Que je ne pouvais pas comprendre parce que je n'avais pas vécu avec eux la plupart des horreurs de la guerre. Est ce ma faute si je suis cloîtrée ici la plupart du temps ? Qu'y puis-je si mes pouvoirs ne sont pas aussi importants que les siens, même du temps où elle n'était qu'une élève de Poudlard ? Se rendent ils compte, tous, que je donnerai moi aussi ma vie pour Harry ? Ou plutôt pour celui qu'il était avant.
Maintenant je me souviens très bien pourquoi je la hais. Parce qu'elle passera toujours avant moi dans le cœur d'Harry. Je pensais pourtant l'avoir vaincue, cette jalousie qui m'habite depuis si longtemps. Mais non. Et le pire c'est qu'elle est une barrière entre nous. Depuis cette fameuse mission suicide, Harry la protège encore plus. Ils sont tout le temps ensemble. Je suis sûre qu'elle savait depuis le début pour Pansy Parkinson. Je suis aussi sûre qu'elle savait que l'âme de Ron serait perdue à jamais lors de la création de l'objet de tout les malheurs, cet Horcruxe qui fait de nous des démons. Mais elle est devenue bien plus qu'un démon, elle possède maintenant une force si noire que je ne souhaite même pas en découvrir l'étendue.
Hermione Granger, ou la femme qui brise ma vie un peu plus chaque jour.
"- Tu devrais arrêter de ressasser ainsi, tu te fais du mal. Tu te rends malade de choses que tu ne pourras plus changer maintenant. Tu devrais te contenter de sauver ta peau avant que je ne me décide à révéler à tous ce que je sais sur ta malheureuse personne. Tu ne croyais tout de même pas que tu allais pouvoir garder ça secret bien longtemps ? Je sens son odeur d'ici. Quand comptes tu le dire à Harry ? Quand comptes tu lui avouer que tu lui as fait un bébé au beau milieu de la guerre ?
Son ton si froid me fait frémir. Elle sait tout. L'étendue cachée de ses pouvoirs me rend folle. Je me demande si les autres en savent plus que moi. Vue d'ici elle ressemble à Remus mais je suis sûre qu'il s'agit d'autre chose. De bien plus important. Tout ce que je sais, et qui m'inquiète, c'est qu'elle est au courant. Comment ai je pu imaginer pouvoir disparaître avec mon secret sans que personne n'en sache jamais rien. Ils m'auraient prise pour une taupe, une traîtresse, une espionne. Au début personne n'aurait rien dit, j'étais la presque femme d'Harry. Mais avec le temps on m'aurait salie. Cet enfant n'est sans doute pas la meilleure des choses mais il est une part de son père. Son père que je n'ai pu approcher dans notre lit depuis la création bien heureuse de cet enfant à venir.
"- J'ai besoin de temps. Du temps pour disparaître de la circulation.
-Tu n'as pas le droit. Ça le détruirai.
Je l'interrompt brutalement :
- Parce que tu crois vraiment que cette nouvelle va le réjouir ? Il va me maudire. Me chasser de cet endroit .
- Harry n'est pas un monstre !
-Si il l'est ! - ma voix est à la fois déchaînée et brisée. Depuis qu'il a créé cet horcruxe, ou bien même depuis que l'idée à germé dans son esprit ! Aucun être humain n'aurait fait ça ! C'était son meilleur ami, le tiens aussi ! Tu ne vaux pas mieux que lui à mes yeux."
Sans que j'ai le temps de rien faire, je me retrouve plaquée contre un mur, le visage de celle qui fut ma meilleure amie contre le mien. Et je me rend compte que la haine qui l'habite est au moins aussi forte que le mienne. Parce qu'elle aussi à perdu beaucoup dans cette guerre du sang. Cette guerre où le sang est seul témoin. Ses lèvres se tordent dans un rictus tandis que ses mains enserrent mon cou.
"- Le monstre, c'est celui qui m'a vendue et a fait en sorte que je tombe dans cette embuscade. Pour me soigner définitivement j'ai du faire des choses qui feraient passer la magie noire pour une magie enfantine. Je suis comme Ron, je n'ai plus d'âme. La seule différence c'est que moi, je vis. Mais retiens une chose. Tout ce qui s'est passé depuis le manoir Malefoy est arrivé à cause de la taupe qui traine ici. Je n'aurais pas eu à demander des livres supplémentaires, les garçons n'auraient jamais cherché à faire un horcruxe parce que j'aurai été la. Mon absence au conseil est de ton ressort puisqu'Harry, malgré sa protection envers moi, se sentais coupable vis à vis de toi et te laissais agir de temps en temps à ta guise. Si j'avais été présente, j'aurai pu faire avancer cette guerre comme je le faisais avant. Mais tu étais jalouse de moi. C'est toi finalement qui a tout perdu. Harry. Ron. Moi. Vous êtes deux monstres ici mais je sais que tu n'es pas le traître qui nous vend régulièrement. Auquel cas tu ne veux pas imaginer ce que j'aurai fait de toi, envers et contre tous les avis de ceux qui vivent ici.
Elle appuie fortement sur mon ventre, je grimace de douleur :
- Tu ne ferais plus rien pour le mettre en péril lui.
J'arrive à articuler malgré l'air qui parvient en trop infimes quantités dans mes poumons.
- Pourquoi n'avoir rien dit à Harry avant ?
- Parce que Pansy était dans la place. Elle était devenue ce que tu n'étais plus et bien plus encore. Pourquoi prendre le risque d'atteindre Harry alors que tout pouvais très bien continuer ainsi pendant longtemps ?"
Les paroles qu'elle prononce sournoisement me brisent. Je comprend alors que je n'était plus la que pour servir de couverture à celle qui occupe l'esprit du survivant. J'étais son bouclier. La stupeur me fait monter les larmes aux yeux. Si tout le monde, la dehors, continuait de penser et même de croire que j'étais la petite amie d'Harry, jamais Pansy Parkinson n'aurait été la cible d'attaques dédiées à la personne qui occupe ce rang.
Elle relâche sa poigne et se détourne de moi. C'est alors que je les vois. Harry et Malefoy, près de porte, à l'opposé d'où je le trouve. Si le blond ne laisse rien paraître et se contente de venir prendre Hermione dans ses bras pour la calmer, Harry me fixe d'un air tellement déçu, peiné, que je ne pourrai sûrement jamais l'oublier. Il fini par se détourner, effleure Hermione et son amant du regard et disparaît dans la pénombre du couloir. Je hurle pourtant son prénom, de toutes mes forces, plusieurs fois avant que les sanglots ne m'étouffent.
J'ai définitivement perdu l'homme que j'aimais, à cause de cette guerre sans pitié.
C'est court mais ça fait mal. A demain ;). Eleo.D
