Manon : Leur parent ne sont pas les seuls à cacher des choses :p

P.S : Oui, Alec semble avoir fait trois pas en arrière ! Me tarde de voir ce que ça va donner aussi :)

Phanie miki : Merci :)

Hachiko 97412 : Pour Maryse tu le verras vite elle sera là dans le prochain :D

Kilibilie : Merci :D bisouss

Mes lèvres se rapprochaient des siennes, attiraient comme des aimants. Mon cœur mourait d'envie que je succombe à la tentation, mais mon cerveau me hurlait de tout arrêter. Alec était différent de son père, il n'avait rien à voir avec lui, mais il restait son fils, et cela était suffisant pour me bloquer complètement, lorsque j'y pensais un peu trop. Je me stoppais, à quelques millimètres à peine de ses lèvres, et posais mon front contre le sien.

- Je suis désolé, Alec. Je ne peux pas…

- Pourquoi ? Me demanda-t-il d'une voix plaintive. Tu viens de me dire que…

- Je sais ce que je t'ai dit, et je le pense réellement, mais.. Je préfère qu'on reste… ami…

Ce dernier mot me brisait le cœur, me faisait l'effet d'un coup de poignard dans la poitrine. Mais quel autre choix avais-je ? Si Robert apprenait pour son fils et moi, et il l'apprendrait, c'était certain, il s'en prendrait aux personnes qui me sont le plus proche. Peut-être même à Alec lui même, et ça, je ne pouvais pas le tolérer. Puis Alec et moi n'avions aucun avenir ensemble. J'avais un passé bien trop lourd avec sa famille, et personne ne tolérerait cette relation. Il n'y avait qu'à voir la réaction de Raphaël. Je sentis une main douce, caresser tendrement ma joue. Je levais les yeux vers lui. Je pouvais clairement voir sa tristesse dans ses yeux bleus océan. On dit que les yeux sont le reflet de l'âme. J'aimerais y croire, car cela voudrait dire que son âme est aussi pure que l'éclat de ses yeux.

- Je serais ce que tu veux, tant que tu m'autorises à rester près de toi…

- Je vais te faire du mal, Alexander… Regarde les dégâts que je provoque autour de moi ! Tu as failli mourir à cause de moi !

- Mais je ne suis pas mort ! Je suis là, je vais bien ! Et surtout, c'était mon choix de prendre cette balle à ta place !

- C'était idiot…

- Sur le coup l'idée paressait brillante, je tiens à le dire ! Plaisanta-t-il.

- Tu aurais dû me demander avant, je t'aurais empêché de faire la pire erreur de ta vie !

- Si mes souvenirs sont bons, tu étais parti pour me tuer !

J'écartais la mèche de cheveux brune qui lui tombait devant les yeux.

- Non… Je ne t'aurais jamais fait de mal ! J'étais juste blessé que tu m'aies menti ! Je me suis senti trahi, parce que…

- Parce que quoi ?

J'hésitais. Je n'avais jamais dit ces trois petits mots, pourtant si simples, à qui que ce soit. Je n'avais jamais aimé personne de toute façon, enfin, pas de cet amour là en tout cas. Lui avouer que j'étais amoureux de lui avait été difficile, mais ça… C'était dix fois plus dur.

- Parce que la veille, je… Non, rien, laisse tomber !

- Ben non, dis-moi !

- Laisse tomber, ok ? Je suis désolé de t'avoir fait peur ce jour-là, pardonne-moi…

- Tu es pardonné depuis bien longtemps ! Me fit-il avec un sourire.

Il caressa à nouveau ma joue.

- Je ne suis pas lui, et mon nom de me définit pas ! Ce n'est qu'un nom ! Ça ne changera rien à qui je suis ! J'espère qu'un jour tu le comprendras, parce que de savoir que la seule chose qui nous empêche d'être ensemble c'est mon nom de famille, de savoir que si je m'étais appelé autrement tu ne te poserais pas autant de questions, ça me rend dingue !

- Ce n'est pas l'unique problème, Alec !

- Bien sûr que si ! Si je n'étais pas un Lightwood, tu aurais parfaitement assumé tes sentiments pour moi !

- Je les assume puisque je te l'ai dit !

- Tu m'as dit que tu étais amoureux de moi, oui, mais tu refuses qu'on soit un couple, tu préfères qu'on reste ami, et tu n'arrives même pas à me dire des mots aussi simples que « Je t'aime » !

- C'est faux ! Je l'ai dit une fois ! Chez Luke !

Je pus lire la surprise sur son visage.

- Vraiment ?

- Vraiment, oui !

- Dans ce cas, ça confirme bien ce que je dis ! Le problème, c'est mon nom !

Je m'écartais de lui. Cette conversation commençait à m'agacer. De plus, les effets de l'alcool ayant disparu, je me sentais las, épuisé…

- Effectivement, être le fils de cette ordure ne joue pas en ta faveur !

- J'avais remarqué, oui ! Mais c'est stupide ! Je n'y peux rien, on ne choisit pas sa famille ! J'en ai plus qu'assez que toi et tes amis, ou je ne sais qui d'autre encore, me jugiez par rapport à lui ! Je n'ai rien fait de mal, je n'étais même au courant de rien, et tout me retombe dessus ! Tu crois que c'est facile tous les jours pour moi d'être son fils ? Tu crois que j'en ai pas chier tous les jours à devoir être le fils parfait qui prendrait sa relève, à s'entendre toujours dire que je ne serais jamais assez bon ? ! Tu crois que ça a été facile de le voir me rejeter lorsqu'il a compris que je préférais les hommes aux femmes ?! Oui mon père est un salaud, mais il reste mon père et… et entendre tout ça de lui me fait du mal, et en plus de ça, tu… tu me traites comme si c'était moi qui t'avais fait souffrir ! Je n'y suis pour rien ! Tu te rends compte que tu me reproches d'être né dans la mauvaise famille ?! Que veux-tu que je fasse pour changer ça ?! Je serais toujours son fils, quoi que je fasse !

Des larmes coulaient sur son visage, tandis qu'il déversait sa colère. J'avançais un bras vers lui, mais il se dégagea.

- Laisse-moi !

Il se détourna de moi, me tournant le dos.

- Alec, je… Je suis désolé…

- Et ? Ça change quelque chose entre nous ?

- Non… Je ne peux pas être avec toi comme tu le souhaites, je suis désolé, mais c'est au-dessus de mes forces ! Puis c'est beaucoup trop dangereux ! Tu le sais, tu ne devrais même pas être là !

- Où veux-tu que j'aille ? Mon père ne veut plus de moi ! Tu ne m'as donc pas écouté ?!

- Ne sois pas ridicule, tu es son fils, et…

- Tu sais ce qu'il m'a dit ? Me demanda-t-il en me faisant à nouveau face. Il m'a dit qu'il ne voulait pas me revoir tant que je n'avais pas trouvé un traitement à ma maladie ! Ma maladie, tu te rends compte ?! Pour lui, je suis malade ! Et toi, toi tu voudrais que je retourne là-bas ?! Auprès d'un homme qui est capable d'abuser d'un enfant ?! D'un homme qui est capable de tuer quelqu'un de sang-froid ?!

Je blêmis. Je m'horrifiais moi-même. Il avait raison. Comment avais-je pu lui demander une chose pareille ? Robert était parfaitement capable de s'en prendre à son fils. Preuve, il l'avait frappé. Mon masque d'autodéfense m'avait fait me centrer uniquement sur moi-même, éludant tout le reste. J'avais été prêt à risquer sa vie pour me protéger… Certes, je ne pensais pas Robert capable de lui faire subir ce qu'il nous avait fait à nous, mais les autres membres du Cercle étaient toujours là, quelque part… Je me faisais honte… Je pris son visage entre mes mains tremblantes.

- Je te jure que si lui ou qui que ce soit te fait du mal…

- Pas la peine de faire semblant ! J'ai bien compris que tu t'en fiche ! Mais ne t'inquiète pas, je débarrasse le plancher !

Il me repoussa, et quitta l'appartement avant que je n'ai pu le retenir. Je lui courus après, mais il avait déjà disparu. Je voulus l'appeler, mais comme un idiot, j'avais supprimé son numéro. Je m'écroulais sur le lit, laissant mes larmes s'écouler. Une fois de plus, j'avais merdé. Je l'avais fait souffrir. Il avait raison : je lui reprochais les actes commis par son père, actes dont il n'était absolument pas responsable…

Lorsque je me réveillais, j'avais la tête dans un étau. A bout de nerfs, j'avais fini par m'endormir. Mais j'avais eu un sommeil agité, peuplé de cauchemars… Je pris mon portable, posé à côté de ma tête, sur l'oreiller. J'avais des dizaines de messages, mais aucun d'Alec. Je n'étais même pas certain qu'il ait encore mon numéro. Je l'avais changé tellement de fois pour être sûr de le tenir éloigné de moi… Je soupirais, et me levais pour aller prendre une douche. J'ouvrais le robinet d'eau froide, et laissais l'eau glacée, couler sur ma peau. Je me massais les tempes. C'était bien le moment qu'une migraine pointe le bout de son nez. D'autant plus que la journée promettait d'être longue. Retrouver Etta m'angoissais. Oh bien sûr, j'étais plus qu'heureux de savoir qu'elle était à nouveau réveillée, et qu'elle communiquait à nouveau, après plus de cinq ans de mutisme, mais… Je craignais sa réaction en me voyant. Et si me voir la faisait à nouveau se couper de la réalité pour ne pas à avoir à surmonter la douleur des souvenirs que ma présence allait lui imposer ? Essayant de me relaxer pour ne pas faire empirer ma migraine, je m'efforçais de respirer calmement. Malheureusement, mon inquiétude ne se résumait pas uniquement à Etta. Je m'inquiétais également pour Alec : où avait-il passé la nuit ? Était-il rentré chez lui ? Et surtout : allait-il bien ? Je coupais l'eau, et sortis de la douche. J'examinais mon reflet dans la glace : ce n'était pas terrible. Des cernes sous les yeux, les traits tirés… Je secouais la tête. Je ne pouvais pas y aller comme ça. Je pris mon Eye liner, et commençais ma transformation. Une heure plus tard, j'admirais le résultat dans la glace : mes yeux encerclés de khôl noir, mes cheveux coiffés en épi, ne laissant qu'une mèche, de couleur rouge, retomber sur mon front, un collier de chaîne autour du cou, retombant sur ma poitrine largement mise à nue par ma chemise noire ouverte jusqu'à mis-torse, un jean noir moulant, mes ongles peints en noir, et mes doigts ornés de bagues… Parfait ! Mon masque de protection était parfaitement mis en place. Satisfait, je quittais mon appartement pour me rendre à l'hôpital où se trouvait Etta. Arrivé devant, je me stoppais. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine… Prenant mon courage à deux mains, je pénétrais à l'intérieur, et rejoignais sa chambre. Etta était assise sur un fauteuil roulant, tournée vers la fenêtre. Je pouvais voir ses longs cheveux bruns tombaient sur ses épaules.

- Tu… comptes… rester… planté… là… Me fit-elle d'une voix rauque et faiblarde.

Des larmes de joie, mêlées de soulagement, perlant dans mes yeux, je m'avançais vers elle. Je m'agenouillais à sa hauteur, et pris ses mains. Elles avaient retrouvé leur chaleur habituelle. Je les serrais dans les miennes. Malgré ses difficultés à parler, elle semblait allait bien. Autant qu'elle pouvait l'être en tout cas.

- Je n'arrive pas à y croire… Comment tu te sens ?

- Je… rentrer…. chez… moi…

Je caressais ses mains du pouce.

- Etta, tu..

- Ne… me… laisse… pas…

- Je n'en ai pas l'intention ! Je vais t'emmener avec moi dès que tu iras mieux ! Je te le jure !

- Quand…

- Dès que tu iras mieux… Lui répétais-je.

- Pourquoi… toi… pas… avec… Raphaël…

- Je… On s'est un peu disputé, ce n'est rien, ne t'en fait pas… Ne t'occupe pas de ça…

- On… doit… rester… ensemble… Tous…

- On le sera toujours, je te le jure !

- Imasu… Murmura-t-elle. Où…

Je retins mes larmes. Repenser à mon ami défunt, à sa mort qui avait plongé Etta dans cet état, m'était insupportable. J'avais refoulé tout ça dans un coin de ma tête, et avais veillé à ne plus y penser. Je secouais négativement la tête. J'ignorais si elle se souvenait, mais je ne pouvais lui mentir. Une larme coula sur sa joue.

- Camille…

Je serrais les dents. J'avais envie de hurler que je me fichais de ce qu'elle était devenu. Elle nous avait abandonnés…

- Elle est partie… J'ignore où elle se trouve…

- Tu… la… retrouver…

Je baissais les yeux.

- S'il… te… plaît…. On… ensemble…

Je fermais les yeux un instant. Lorsque je les rouvris, ma décision était prise.

- Je la retrouverai, je te le promets !

Elle me sourit tristement.

- Souviens… toi… « Ensemble… pour…. toujours »…. Personne… d'autre… Juste… nous...

Je lui fis un oui de la tête, et la serrais dans mes bras. Ce n'était pas un hasard si elle me disait cela : elle savait qu'il y avait quelqu'un d'autre dans ma vie. Comment ? Je l'ignorais. Si Raphaël lui avait dit quoi que ce soit au sujet d'Alec, je jurais devant dieu qu'il allait le regretter. Je restais un moment avec elle, puis la laissais se reposer. Je rejoignais ensuite mes amis chez Tessa et Jem. Ces derniers étaient absents, s'occupant de notre entreprise, que j'avouais laisser de côté ces derniers temps. J'entrais dans le salon. Raphaël fuyait mon regard. Sentant la colère monter, je l'attrapais par le col, et le plaquais contre le mur.

- Qu'est-ce que tu lui as dit ?! Qu'as-tu dit à Etta ?

- Lâche-moi ! M'ordonna-t-il en espagnol.

- Réponds-moi ! Que lui as-tu dit ?! Lui as-tu parlé d'Alec ?!

- Tu crois vraiment que ton toutou est mon sujet de conversation favori?! J'ai d'autre chose à faire que de parler de lui ! Il n'est pas mon centre d'intérêt ! Contrairement à certains…

Je le relâchais… Je crois qu'à force, je devenais parano, et voyais le mal partout.

- Excuse-moi…

- Ça va… C'est oublié… Me fit-il, en arrangeant le col de sa chemise. Tâche juste de ne pas l'abîmer, elle m'a coûté une fortune.

Je me laissais choir dans le canapé, me frottant les tempes. Mon mal de tête ne passait pas, malgré l'aspirine que j'avais prit plutôt dans la matinée. Catarina et Ragnor entrèrent à leur tour. Celui-ci me tendit une bouteille de bière. Je grimaçais, et repoussais sa main.

- Gueule de bois ? Me demanda-t-il, un brin moqueur dans la voix. Ou bien peut-être une overdose de sport de chambre !

Je lui lançais un regard noir.

- Ce n'est vraiment pas le moment pour tes plaisanteries douteuses !

- Le problème, c'est quand ce moment, ce n'est le moment pour rien du tout ! Me reprocha-t-il.

- Effectivement !

- Ça devrait être suffisant pour que tu abandonnes le fils Lightwood !

- Vous commencez à sérieusement à me taper sur le système avec lui !

- Magnus… Commença à Catarina, en s'asseyant à son tour près de moi.

Elle me prit la main.

- Je suis bien placée pour savoir qu'on ne tombe pas toujours amoureux de la bonne personne, et j'ai priée, je ne sais combien de fois, pour que tu ouvres enfin ton cœur à quelqu'un, mais.. Mais ce n'est pas la bonne personne !

- Et pourquoi je te pris ?!

- Tu le sais très bien… Personne ne doit savoir !

- Je n'ai rien dit !

- Je sais, mais si ça s'apprenait…

- On finirait tous en taule ! Compléta Ragnor.

- Et pour une bonne raison, cette fois ! Ajouta Raphaël. Tu ne peux pas être avec lui !

- Je ne suis pas avec lui ! M'énervais-je. Je ne peux pas… Pas en sachant que c'est son fils…

- Parce que c'est la seule raison ?! S'exclama Raphaël. Il n'y a que ça qui te pose problème ?! Rien d'autre ?!

- Si je ne lui dis rien, il ne le sera jamais ! Je ne vois donc pas en quoi c'est un problème ! Par contre, toi, explique-moi quel est ton problème avec lui ?!

- Demande-lui ! Il a une merveilleuse hypothèse sur ce sujet !

Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas où il voulait en venir.

- Ce cher Alexander… Me fit Ragnor.

- Alec ! Rectifiais-je.

Je n'autorisais personne d'autre à l'appeler par son nom complet…

- Alec, oui… Et bien, il pense que Raphaël est amoureux de toi.

J'éclatais de rire. Catarina ricana également, et même Ragnor et Raphaël laissèrent échapper un sourire. C'était tellement ridicule.

- Il est au courant que ton style, c'est plutôt les charmantes jeunes filles aux cheveux bleus ?

- Visiblement, non !

- C'est ridicule ! Vous êtes tous complètement ridicules ! Toutes ces histoires vont trop loin ! Il est temps que ça se termine, ici et maintenant ! Je ne suis pas avec Alec, et je ne le serai jamais, vous pouvez être rassurés sur ce point !

- Et que fait-on avec l'autre problème ? Me demanda Catarina.

Je réfléchis, et sortis de la poche de ma veste, la photo de mon père et Robert, qu'Alec m'avait donnée la veille.

- Visiblement on a une amitié sur laquelle il faut lever le voile ! Je suis sur qu'il a de très intéressantes choses à nous dire sur ce sujet ! Après tout, qui pourrait être mieux placé que lui ?

Elle examina la photo, et soupira.

- Il ne parlera pas ! On a déjà essayé…

- On a encore des papiers à lui faire signer ?

- Non, le notaire a tout réglé !

- Bien, dans ce cas qu'est-ce qui nous empêche d'employer la manière forte ?

- Non, c'est hors de question ! Je ne m'abaisserais pas à leurs méthodes ! S'offusqua-t-elle.

- Tu n'étais pas là, Cat'… Tu n'as aucune idée de ce qu'ils nous ont fait !

- Il n'était pas responsable, il…

- Qu'est-ce que tu en sais ?! Tu l'as dit toi-même, il ne nous dit rien ! Mais cette comédie a assez durée ! J'en ai plus qu'assez de devoir me plier aux exigences de Robert ! On a de l'avance sur lui ! Il ignore que nous le détenons depuis des années ! Et je refuse d'avoir fait tout ça pour rien : mensonges, fausses larmes, fausse tombe… J'aimerais pouvoir vraiment me recueillir sur la tombe de mon ami, et non sur une pierre tombale avec un faux nom ! Je vous l'ai dit : tout s'arrête ici, et maintenant ! S'il ne donne pas tous les noms des membres du Cercle, alors il ira rejoindre ses amis! Etta est réveillée, et je ne te donne même pas une semaine avant qu'ils ne tentent quelque chose contre elle ! On ne peut plus attendre…

- Je suis d'accord avec lui… Me soutint Raphaël. Surtout avec un Lightwood aussi proche de certains d'entre nous… Rajouta-t-il en me lançant un regard appuyé.

- Vous laissez Alec en dehors de ça ! Le premier qui touche à un seul de ses cheveux…

- Du calme ! Personne ne va faire du mal à personne ! Intervint Ragnor. Et je dis bien : à personne ! Nous ne sommes pas comme eux !

- Ma famille, ma décision ! Si vous ne voulez pas le faire, je m'en occuperais !

- Tu ne peux pas aller le voir, je croyais qu'on était d'accord là-dessus ! S'exclama Catarina. La police te fait suivre, et je suis certaine que les hommes de Robert aussi ! Surtout avec ton fils qui te court après…

- Dans ce cas faites ce que je vous dis !

- Tu laisses ta colère parler, Magnus… Tu ne peux pas penser un mot de ce que tu dis, ce n'est pas possible, ce n'est pas toi !

- Qu'est-ce que tu en sais ?

- Je te connais !

- Sois convaincante, et on n'aura pas besoin de faire quoi que ce soit !

- Je ne ferai pas une chose pareille, qu'il parle ou non !

Je me levais et la regardais droit dans les yeux, sans ciller.

- Je les enverrai tous dans la tombe, les uns après les autres ! J'ai perdu beaucoup trop de choses pour les laisser vivre !

- Et d'après toi, qu'est-ce qu'Alec penserait de tout ça s'il savait ?

- Il ne le sait pas, et je me fiche de ce qu'il pense ! Mentis-je.

S'il savait, je le perdrais… Cela me tuait, mais si c'était le prix à payer, alors tant pis… Je quittais l'appartement. Il fallait que je retrouve Alec. Arrivé chez moi, j'appuyais frénétiquement sur le bouton de l'ascenseur. Lorsque les portes s'ouvrirent, je tombais nez à nez, avec…

- Alec ! M'exclamais-je.

Je le serrais dans mes bras, soulagé de voir qu'il semblait aller bien. Il me rendit mon étreinte.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Lui demandais-je.

- J'ai oublié ma veste chez toi. J'étais venu la récupérer, mais… Tu n'étais pas là alors…

- Oh… Oui. Et bien viens, monte.

J'entrais dans l'ascenseur, et appuyais sur le bouton du dernier étage.

- Je ne vais pas te déranger longtemps. Je prends ma veste et… et je m'en vais…

- Tu ne me déranges pas… Et j'aimerais que tu restes…

- Tu m'as jeté dehors et maintenant tu veux que je reste ?!

- Je ne t'ai pas jeté dehors ! Tu es parti avant que je n'ai pu dire quoi que ce soit ! D'ailleurs, où as-tu passé la nuit ?

- A l'hôtel ! Où voulais-tu que j'aille ? Je n'allais pas dormir dehors pour te faire plaisir !

Les portes s'ouvrirent et je le fis entrer dans le loft, refermant derrière lui.

- Je me suis inquiété pour toi…

- Ah bon… C'est nouveau ça…

- Les amis s'inquiètent les uns pour les autres, tu sais…

- Ouais, des amis… Mais je ne suis même pas sûr que c'est ce que l'on est…

- Bien sûr que si !

- Ah parce que toi tu en connais beaucoup des amis qui sont amoureux l'un de l'autre?! Parce que si c'est le cas, donne-moi leurs noms, j'aimerais leur demander des conseils ! Parce que je ne sais pas comment gérer tout ça, Magnus ! Je suis perdu… Toutes ces révélations sur mon père… Sur toi…

- Je sais… Mais j'aimerais que tu restes…

- Pourquoi ?

- Parce que tu es en sécurité ici !

- En sécurité… Il n'y a que ça qui t'intéresse !

- C'est ma priorité, oui ! Mais ce n'est pas la seule raison… Rajoutais-je. J'ai envie que tu restes…

- D'accord… Je reste alors…

- Oui. En ami.

- En ami… Oui…

A suivre

Merci pour vos reviews

Je vous fais de gros bisousss