Inspiration : Magnus a un chat. Ce chat est merveilleux. J'avais besoin de décrire leur relation… !

+ Vous avez toujours rêvé de lire le journal intime d'un Dictateur Père-Castor ? Bienvenue dans cet OS ! (oui, j'ai craqué!)

Rating : T

Retours sur l'OS précédent :

- Pour CarOwliine : Merci pour ton commentaire :) Je n'ai pas prévu d'OS sur la suite du bonus mais c'est vrai que ça donne envie lol Si un jour je trouve une bonne trame, pourquoi pas ? Mais j'ai déjà 2 lemons en cours sur la thématique de la perte de contrôle donc je vais me calmer un peu sur les scènes citronnées (hahaha)

- Pour Minto et Coolcat : Merci d'avoir pris le temps d'écrire ces 2 commentaires :) Sur le bonus, oui j'ai fait un Magnus un peu insupportable mais ça me faisait rire toute seule… C'est moi qui suit pas possible ! :D Pour te rassurer, l'OS d'aujourd'hui est vraiment beaucoup plus joyeux et j'espère drôle !

- Merci pour vos retours sur le bonus et mon OS 8, pour les deux c'était assez nouveau pour moi et je suis contente que ça vous plaise ! J'ai eu des semaines un peu chargées au travail donc excusez l'irrégularité des publications. J'ai encore des tonnes d'OS en route mais j'ai du mal à trouver le temps pour écrire...


Important :

La série de petites histoires d'aujourd'hui est un délire personnel et j'espère que vous allez entrer dedans.

C'est un OS qui me tient vraiment à cœur et je me suis beaucoup amusée à l'écrire.

J'avais jamais écrit à la première personne, j'espère que ça ira niveau écriture.

J'ai décidé de couper la publication en deux parce que je n'ai pas beaucoup de temps pour écrire :

aujourd'hui les 4 premières chroniques, plus tard les 4 suivantes.

Bonne lecture !


OS MALEC 9Les Chroniques de Président Miaou

Partie 1 sur 2


Chronique 1 : Comment je suis devenu le félin le plus respecté de Brooklyn

Moi, le plus respecté de tous les chats de Brooklyn, le roi incontesté de la terrasse et Grand-Maître-du-bol-de-lait-magique, j'accepte aujourd'hui de vous livrer, pauvres détestables-créatures impatientes, ma glorieuse histoire.

Je suis le Président Miaou, ou du moins c'est comme ça que mon Semi-Félin de maître s'amuse à m'appeler. C'est grâce à ce demi-démon que j'ai pu étendre mon pouvoir tout puissant et, même si il fait partie des détestables-créatures des ombres, il me plaît. Il a gagné le droit de me surnommer sans crainte d'un croc planté en pleine main. Cependant, ma patience trouve toujours ses limites...

Vous me direz, il laisse un peu trop de paillettes sur son passage et je déteste renifler les paillettes ! Mais quel plaisir de le voir faire apparaître monts-et-merveilles d'un claquement de ses pattes bleutées pour satisfaire mes envies… Je lui dois bien quelques remarques sur sa persévérance et ses attentions, même s'il ne semble pas comprendre ma toute puissance lorsqu'il me gratte entre les pattes en me parlant comme si j'étais un demeuré. Je le laisse faire, c'est bien le seul à oser me toucher ainsi ! Entre félins, on se comprend.

Mais revenons à ma glorieuse conquête de la terrasse. Cette guerre-là n'a pas été des plus simples à gagner. J'ai usé de mes pattes, mes crocs, mon énergie si précieuse et toute ma volonté de vaincre pour asseoir mon autorité sur la large terrasse de mon territoire.

C'est dans cet endroit si particulier que le bol-de-lait-magique, Graal ancestrale de tous les chats, est détendu par mes soins et rempli chaque jour avec grande révérence.

Beaucoup se sont essayés à séduire le Semi-Félin aux yeux changeants pour gagner son affection et les faveurs de ses pattes magiques mais personne ne détrône le Président Miaou ! Jamais !

Encore aujourd'hui, je suis obligé de roder et marquer mon territoire en me frottant partout pour éviter des mauvaises rencontres… Je tolère quelques femelles qui se sont montrées assez généreuses pour gagner le droit d'aller et venir à certaines heures : une souris laissée comme trophée ou un pompon de laine sont toujours les bienvenus pour gagner ma confiance un certain temps.

Je suis parfois obligé de me battre mais le Semi-Félin n'est jamais très loin pour faire fuir à ma place la vermine trop entreprenante.

Oui, je suis le félin le plus respecté de Brooklyn et cela est bien normal quand on possède comme moi un pelage aussi doux...


Chronique 2 : Détestables-créatures, restez loin de moi !

Si il y a bien une chose que je hais par dessus tout, ce sont les détestables-créatures. Toutes plus infectes les unes que les autres : quand elles ne sucent pas ton sang, elles sont à moitié clébard ou céleste, parfois ange et démon à la fois, et surtout, elles peuvent être d'un ennui mortellement humain… Les bêtes-à-cornes quant à elles sont le plus souvent gluantes, esthétiquement abominables et d'une ambition détestable… Je ne parle même pas de leur odeur de vieil égout. Aucun style.

Je déteste vraiment les ombres qui habitent la vie de mon Semi-Félin. Il n'y a jamais un pour rattraper l'autre. Toujours à lui demander de l'aide, à puiser dans son énergie que je vois souvent faiblir jusqu'au point de rupture. Et aucun n'aura jamais le droit de m'approcher ! Ce n'est pas un moulin ni un bar à chat ici que diable !

Enfin, je pensais ça jusqu'à ce que le Céleste-aux-yeux-Azur débarque chez nous. Même le Grand-Maître-du-bol-de-lait-magique peut faire des erreurs de jugement…

Je me souviens encore bien : une agitation sans nom avait régné toute la journée dans l'appartement autour du clébard en crise. Je m'étais bien gardé de montrer le bout de mon délicat museau et m'étais réfugié dans le seul endroit encore un peu protégé : le lit de mon Semi-Félin. J'avais patienté une vie entière à me prélasser entre les draps mais ne le voyant pas revenir pour me servir de bouillotte pour la nuit, j'avais pris les devants pour fureter sur mon territoire maintenant un peu plus calme.

Je reniflais un coin du salon pour vérifier que le clébard n'avait pas marqué mes murs quand mon museau fut attiré par une délicieuse odeur. Intrigué, je m'approchais d'un des canapés pour y trouver un homme à la silhouette allongée et solide. Je reconnaissais cette aura, je l'avais déjà sentie sur les mains du Semi-Félin. C'était un enfant de Céleste. Cela m'inspira une légère confiance : c'était les moins pires de toutes les détestables-créatures.

Il somnolait complètement abandonné sur le divan. En observant un peu la situation et me rapprochant encore, sur mes gardes, j'aperçus le Semi-Félin endormi profondément sur un fauteuil ainsi que des cadavres de verres sur la table. Encore une soirée qu'il avait bien employée !

Sûrement en percevant mon mouvement, l'homme se redressa, sur le qui-vive, presque à sortir une arme, mais il sembla se calmer en me voyant. Son mouvement brusque m'avait rappelé que je devais me méfier pourtant, quand je vis ses yeux, ces deux magnifiques perles d'eau vive, plus rien n'eut d'importance. Je sautais prestement sur ses genoux et me mit à ronronner pour chercher ses caresses. Un petit rire de gorge lui échappa et il se laissa couler sur le canapé à nouveau serein.

« Qui es-tu toi… ? » Me murmura-t-il dans un sourire. Je lui répondis l'intégralité de mes titres mais cela ne sembla pas l'impressionner.

Quand ses grandes mains glissèrent sur mon pelage délectable, je sentis sa joie. Il savourait visiblement autant que moi la rencontre entre sa peau et ma royale fourrure. Je me laissais faire pendant un siècle, magnanime que je suis, et il finit par s'endormir, moi collé à son torse. Ce Céleste-aux-yeux-Azur était réellement la créature la plus délectable qu'il m'avait été donné de rencontrer.

Bien plus tard, après mon inventaire complet des odeurs de l'appartement et surtout de la terrasse, je revenais offrir gracieusement de mon temps au Céleste-aux-yeux-Azur pour qu'il puisse jouir de ma douceur. En arrivant à lui, je me frottais contre sa main ouverte qui pendait lamentablement du canapé. Les Détestables-créatures avaient le don de se mettre dans des positions très étranges pour dormir : rien n'était mieux que de se lover contre une source de chaleur non-consentante !

Je fus presque vexé de ne pas le réveiller uniquement par ma merveilleuse présence et j'entendais sa respiration bruyante et lente. J'allais lui sauter sur le ventre, tout mon corps concentré sur mon action, quand le Semi-Félin brisa mon élan de par son hoquet de surprise. Quoi ? C'était chasse gardée ? Tant pis pour toi mon chaton ! Celui-là est pour moi.

« Crème ou sucre ? » Demanda d'une voix claire le Semi-Félin en posant un plateau chargé sur la table basse.

Mon Céleste-aux-yeux-Azur se redressa vivement, très visiblement perturbé de se retrouver en ces lieux. Je m'écartais vivement dans une protestation et commençait à filer dans la chambre quand je vis que le soleil agressait les perles d'océan de mon adorable crush… Je n'avais pas pu m'empêcher de me retourner. Bien fait, tu n'avais qu'à me laisser être dans tes bras !


Chronique 3 : Jeux de main, jeux divins...

Les Détestables-créatures sont incompréhensibles : pourquoi avoir transmis à leur progéniture que les jeux de mains sont des jeux de vilain ? C'est idiot et très éloigné de la réalité. Rien n'est plus agréable que de laisser des mains vous courir sur la fourrure… Apprécier la chaleur d'une paume contre son front et sentir la fièvre glisser tout le long de l'échine jusqu'au bout de la queue : je ne connais rien de meilleur ! Surtout si les mains en question sont celles grandes et fortes de mon Céleste-aux-yeux-Azur...

Dans ces moments privilégiés que j'offre à ce petit veinard quotidiennement, je me délecte et m'offre à lui. Si il n'avait pas le don de trouver exactement l'endroit où gratter, je pourrais éventuellement me poser des questions sur ma dignité, ainsi abandonné sur le dos à ventre découvert, sur le lit, miaulant faiblement tellement les ronronnements dans ma gorge sont forts… J'approuve d'ailleurs totalement le fait qu'il ait envahi le grand lit du Semi-Félin uniquement pour cette raison. Et aussi qu'une deuxième bouillotte n'est jamais de refus.

Un petit coup de croc ou de patte pourrait se perdre : j'avais l'habitude de réprimander le Semi-Félin assez souvent. Cependant, avec lui, cela ne fonctionne pas, comme si il ne ressentait pas la morsure sur sa peau. C'est un dur mon Céleste-aux-yeux-Azur. Les cicatrices et ampoules sur ses mains fabuleuses le prouvent. J'aime assez l'idée de me prélasser sur ses genoux, de lui faire croire qu'il a du pouvoir sur moi. Il n'en est que plus friand de contact et je vois bien ses perles d'eau vive s'illuminer quand je m'approche. Lui au moins, il est toujours partant pour apprécier ma glorieuse fourrure ou stimuler mon instinct de chasseur avec conviction. Car oui, je ne joue pas moi. Je chasse ! Les plus grandes proies et uniquement si le jeu en vaut la chandelle !

Mais je m'égare. J'aime les mains du Céleste-aux-yeux-Azur.

J'aime quand le soir vient : le Céleste-aux-yeux-Azur va s'installer confortablement sur le canapé, souvent avec l'autre, et qu'il m'accueille au creux de son épaule avec toujours une main brûlante entre mes oreilles soyeuses. Quelques rares fois, je l'ai que pour moi durant toute la soirée, profitant de ses deux mains sans restriction. Jusqu'à ce que le Semi-Félin se décide à rentrer…

Là, rideau ! Plus de chaleur, plus de câlins, plus d'attention. Comment ose-t-il me voler ainsi la vedette ? A moi ? Le félin le plus respecté de Brooklyn ? Le Grand-Maître-du-bol-de-lait-magique ? J'ai beau montrer mon désaccord avec fureur, je termine toujours hors du canapé et du giron de mon Céleste-aux-yeux-Azur. C'est souvent outré que je l'observe caresser avec dévotion les cheveux en bataille et colorés. Pleins de ces horribles paillettes. Il m'oublie totalement. Alors que le pelage du Semi-Félin n'est même pas aussi doux que le mien en plus ! Quel manque de classe et de reconnaissance…


Chronique 4 : Moments de besoin

Mon Semi-Félin est toujours plein d'entrain : jamais fatigué, rarement abattu, c'est une force de la nature. Je dois bien lui accorder ce mérite. Je sens son pouvoir bourdonner dans les pièces de l'appartement et le voir interagir avec mon distributeur à câlin est un véritable plaisir, même si il me l'accapare un peu trop à mon goût. Partager n'a jamais été mon fort. Les choses m'appartiennent, un point c'est tout. Cependant, je suis prêt à m'oublier un petit peu dans certains cas. Je sais me montrer reconnaissant pour les offrandes qui me sont faites. Oui, je suis un être divinement magnanime.

Il arrive donc parfois que mon Semi-Félin soit patraque. La pire fois dont je peux me rappeler est cette horrible épisode de séparation avec le Céleste-aux-yeux-Azur. Je n'ai cure de la raison, mais pendant trois interminables jours, l'appartement a été vide de la présence du petit ange. Je l'avais senti, son aura. Elle était parfois derrière la porte de l'entrée mais lui ne le laissait pas entrer. Il était bouillant de rage contenue. Pourtant je le voyais bien airer comme une âme en peine dans les pièces froides. Tout était froid ici sans le Céleste-aux-yeux-Azur…

Je m'étais glissé entre ses jambes en miaulant, appelant à ce qu'il m'explique ce qui se passait. Il était perdu dans la contemplation d'une série de photographies d'un de leur voyage. Si je me souvenais bien, c'était la fois où ils m'avaient ramené un splendide coussin duveteux. Mais il ne devait pas penser à la caresse des plumes sur son corps vu la tête qu'il tirait. Ses yeux étaient humides vu d'ici. La situation était-elle si grave ?

Je l'avais suivi jusqu'au canapé où il s'était laissé tomber, ivre de tristesse et la tête dans les mains. Son aura était-elle aussi terne la veille ? J'étais monté sur le meuble et j'avais posé deux pattes sur ses genoux, miaulant faiblement pour le faire réagir. Mais rien. Il était vide.

J'avais tiré mon nez le plus possible pour qu'il se frotte sur son cou doucement, lui murmurant des mots de réconfort au creux de l'oreille. Une de ses mains avait balayé mon pelage si exceptionnel en réponse. Je ne pouvais que ronronner en me lovant contre lui. Il avait besoin d'une présence, je le sentais. Et au diable les caresses pour le moment. Il m'avait recueilli et offert un royaume, j'étais bien capable ronronner pour lui non ?


Voilà, la suite dès que j'ai le temps d'écrire… J'espère en fin de semaine mais je vais me concentrer un peu sur le prochain chapitre de mon UA qui n'a pas beaucoup avancé.

Pouic qui voit le temps passer bien trop vite à son goût