Coucou ! Voilà le chapitre! J'ai eu un mal fou avec… Je ne trouvais pas l'inspiration… Je savais ou je voulais aller, mais dès que j'écrivais une phrase, je la rayais, elle sonnait « faux »… terrible… Et la nuit dernière, je me suis réveillée, et j'ai eu le déclic. Je me suis mise à écrire les deux tiers du chapitre à 4h du mat' ! Je vous raconte pas l'état dans lequel j'étais en cours aujourd'hui… Enfin le chapitre est enfin là, tout beau, tout chaud (mais malheureusement un peu plus court que ce que j'espérais... Enfin si javais voulu plus long, vous ne 'auriez pas eu avant un moment...) :p

A nouveau moins de reviews… Un grand merci à ceux qui m'en ont laissé une ! Donc on réitère la pub : N'hésitez pas à dire ce que vous pensez ! C'est mon seul salaire !

Anne : C'est vrai que c'est la période du manque de temps pour beaucoup… dommage qu'il ne soit pas extensible, rallonger le temps « dodo » (même d'une heure, s'il vous plait ? vraiment pas ? bon, d'accord, on va faire avec…), et le temps « loisirs » me ferait le plus grand bien, comme à beaucoup j'imagine ! Merci !

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PoV Jacob

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Je ne souhaitais plus qu'une chose : l'arrêt de cette souffrance. Peu importe si ça devait passer par la mort. Si j'avais pu, je me serais transformé et j'aurais accueilli avec bonheur la délivrance que m'aurait offert le collier scellé autour de mon cou.

Mais non. Non seulement j'étais bien trop faible pour muter, « grâce » au venin empoisonné courant dans mes veines – le vampire m'avait mordu en tout trois fois- mais surtout j'avais peur que ma mort n'affecte Jasper d'une manière ou d'une autre, et qu'il ne se mette en tête de faire quelque chose de stupide. A commencer par venir ici, pour me venger, et ainsi se faire massacrer par l'armée de Maria.

Mon cœur se serra à cette pensée. Tant que je le pourrais, je le protègerais. Même si ça voulait dire obéir à la cinglée me retenant, contre sa promesse de ne pas le blesser, en aucune manière. Voilà où j'en étais rendu : à accepter d'obéir à une folle contre une promesse qu'elle ne tiendrait peut être pas.

Je ne pouvais de toute façon rien faire d'autre. Elle était revenue me voir, et m'avait d'abord proposé l'arrêt de ma torture si je lui obéissais. Elle voulait que je des à mon empreinte, qui selon elle n'allait pas tarder à arriver, que l'imprégnation était fausse, que je ne voulais rien avoir à faire avec lui.

Je me fichais de l'arrêt de mes souffrances, si cela signifiait que Jasper risquait d'être blessé, voire tué.

J'avais peur qu'énervée par son absence, elle veuille se contenter de le blesser avant de le tuer. J'avais donc réussi à négocier : mon mensonge contre mon âme sœur gardée en sécurité.

Elle avait fini par accepter, et m'avait laissé à mes bourreaux, non sans avoir ordonné à son sous fifre de me mordre encore une fois. Je ne pouvais pas me battre contre ça, la léthargie m'envahissant alors que le venin me brulait les veines.

J'avais alors doucement plongé vers ces sentiments d'acceptation et de dégout de moi qui me définissaient à présent.

Les vampires avaient testé sur moi toutes leurs méthodes de torture, physiques comme psychologiques. Me tabassant, me brulant, me cassant des membres, me violant à répétition, et m'expliquant avec force et détails que c'était mon âme sœur lui-même qui avait appris à Maria tout ce qu'elle savait en terme de torture, et que leurs connaissance à ce sujet était donc une retranscription exacte de ce que Jasper avait un jour enseigné à Maria.

Mes bourreaux n'ayant pas besoin de dormir, le seul repos que j'avais était quand je m'évanouissais. Ils me laissaient généralement un peu de temps, que mes blessures les plus graves se referment et qu'ils puissent jouer à nouveau avec moi. Je me réveillais alors sous les coups, généralement en hurlant de douleur.

J'en étais presque venu à haïr ma condition de loup, qui leur permettait de ne pas se retenir.

Je ne me battais plus vraiment depuis plusieurs heures, mais, alors qu'un troisième vampire me violait en moins d'une demi-heure, j'avais abandonné. J'avais cessé de lutter, et m'étais contenté de subir, sans supplier, sans me débattre, en me contentant de tenter de retenir mes cris et gémissements de douleur.

Mes hanches avaient été brisées depuis longtemps. Je pense pouvoir dire que le viol était leur torture préférée, en considérant le nombre de vampires qui étaient passés dans le bâtiment juste pour ça.

Intérieurement, je continuais à espérer que Jasper ne viendrait pas. Qu'il ne s'exposerait pas à un tel danger juste pour moi, le pathétique petit loup qui avait abandonné toute bataille, excepté celle de garder en vie son âme sœur.

Je savais pertinemment que, si la torture ne me tuait pas, l'absence de mon empreinte finirait à coup sûr par le faire. J'avais juste à attendre la délivrance, patiemment.

Je restais tant que possible plongé dans mes pensées, déconnectant mon esprit de mon corps tant que faire se peut. Tant et si bien qu'il me fallut plusieurs secondes pour réaliser que le vampire derrière moi s'était retiré, sans être immédiatement remplacé par un autre ou par des coups.

Alors que je relevais la tête péniblement, tentant de comprendre ce qui avait pu arrêter les monstres, une main rude attrapa mon bras. Après m'avoir détaché de la table, laissant juste mes pieds et mains liés entre eux, le vampire me retourna et me jeta à nouveau au sol. Meurtri, épuisé, blessé, je m'effondrais dans une position semi-assise, le dos appuyé à un mur contre lequel ma tête claqua avec violence, me renvoyant quelques instants dans les limbes.

Quand je rouvris les yeux, Maria se tenait devant moi, avec à ses côtés une femelle vampire que je ne connaissais pas.

- Sale petit bâtard ! Tu vas me dire la vérité !

Je la regardais, perplexe.

- Est-ce que ta meute de sales clébards risque de débarquer ici pour nous faire la guerre ? Parce que si c'est le cas, j'aimerais te dire que nous allons les exterminer jusqu'au dernier !

La meute ? Pourquoi la meute viendrait-elle ? Ils m'avaient renié ! Elle s'approcha, et me gifla.

- Tu vas répondre, sale monstre écœurant !

Je rassemblais mes forces et tentait une réponse.

- Non… Ils… ne viendront pas…

Elle regarda la vampire à ses côtés.

- Il dit vrai Maîtresse.

- Bien !

Elle éclata d'un rire sardonique.

- Faites-le entrer ! Elle s'était tournée, et s'adressait à présent aux gardes. Il va voir ce qu'il en coûte de me mentir !

Un vampire entra alors, tenu fermement par quatre gardes. Il se débattait furieusement, a priori sans succès.

Il scruta la salle du regard, et quand il m'aperçut, son regard s'éclaira.

- Jacob !

Je le regardais, perplexe.

- Bats-toi Jacob ! Pour Jasper !

Les vampires le tenant tentaient de le faire taire, sans succès.

- Marc ! Maria n'appréciait apparemment pas ce qu'il me disait.

- Bats-toi ! Sinon il ne peut rien faire ! Bats…

Le vampire, Marc, s'était approché de lui et l'avait mordu, un fois, une deuxième, puis une troisième, et une quatrième. La phrase du vampire se perdit dans un gémissement alors qu'il semblait retenir un cri de douleur. Au bout de quelques instants, il s'effondra, sous le sourire satisfait de Maria, qui sortit, probablement donner ses ordres.

Je mis quelques secondes à réaliser ce qu'il m'avait demandé. Jasper avait besoin de moi, besoin que je me batte. Peu importait que je ne sache pas pourquoi, ça avait l'air assez important pour que le vampire risque sa vie pour me le dire.

Je me mis alors à me débattre contre mes liens, utilisant le peu de forces qui me restait, avec toute la volonté du monde. Deux vampires se jetèrent sur moi, pour me maitriser. Je tentais de me libérer pas tous les moyens.

Ils étaient bien trop forts, et moi bien trop affaibli pour me libérer d'une quelconque manière, mais je continuais à me débattre. Quitte à mourir, autant avoir une chance d'avoir pu aider Jasper, même si je ne voyais pas en quoi le fait que je me batte puisse l'aider d'une quelconque manière.

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PoV Emmett

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Peter était parti depuis presque une demi-heure. Le gamin, Seth, se battait gentiment contre moi, tout en tentant de me convaincre de le laisser suivre le vampire au camp, sans attendre que Jasper ait retrouvé ses forces.

J'étais inquiet. Inquiet pour Jasper, bien sûr, mais surtout inquiet de devoir laisser Rose aller là-bas, au cœur du danger. J'avais pleine confiance en ses qualités au combat, mais je ne voulais pas risquer qu'il lui arrive quoi que ce soit.

Je risquai à nouveau un regard vers Jasper. Il discutait à voix basse avec Rosalie. Il avait toujours l'air aussi faible. Quand je reportais mon attention sur le gamin, qui était resté dans sa forme humaine, pour pouvoir discuter, et puisqu'il n'avait pas réellement besoin de se battre contre moi, je remarquais qu'il s'était figé, un masque d'horreur peint sur le visage.

- Peter !

Sans laisser à quiconque le temps de dire quoi que ce soit, il muta, et se rua vers le camp.

Je criais à Rosalie de ne pas bouger, alors que je me mettais à courir à sa poursuite.

Quelle ne fut pas ma surprise quand, au bout de quelques secondes, j'entendis ma Rose hurler, la voix remplie de peur :

- Emmett à terre !

Sans même chercher à comprendre, je me laissais tomber en pleine course, juste à temps pour apercevoir Jasper, ou plutôt, comme il semblait être retourné à ses instincts primaires, le major Withlock, s'arrêter une demie seconde à côté de moi, lèvres retroussées sur ses dents, dans une position semi accroupie, prêt à l'attaque.

Me souvenant qu'il m'avait dit un jour, après une bagarre qui avait failli mal tourner « si jamais, pour une raison quelconque, je perdais mon self contrôle, que le major me submergeait, met toi dans une position de soumission, et surtout, surtout, ne bouge pas. C'est ta seule chance de survie. » Je ne bougeais pas un muscle, allongé dans une position de vulnérabilité totale. Il reprit sa course sans m'accorder plus d'attention.

Après presque une minute sans bouger, Rosalie me rejoint, et je me relevais d'un bond.

- Il ne t'a rien fait ?

- Non. Il a soudainement ouvert les yeux, ils sont devenus noirs, et il a bondi sans faire attention à moi.

- Il faut aller voir au camp. Si jamais Peter…

- Peter le connait. Il saura comment réagir. Le gamin par contre…

Je souris intérieurement. Elle avait beau afficher extérieurement une froideur pour tous ceux étrangers à notre famille, instinct de protection oblige, je savais qu'elle avait déjà accepté Jacob et même Seth et Peter. Elle ne leur dirait pour rien au monde, pas tout de suite du moins, mais elle les protègerait tant qu'elle le pourrait.

- Si on y va maintenant Rose, il va nous tuer.

- Jazz ne …

- Actuellement ce n'est pas Jazz, et tu le sais. Il est hors de question que nous y allions maintenant. Nous irons d'ici une demi-heure.

- Mais Jacob et Seth…

- J'espère qu'il ne blessera pas Jacob… S'il le tuait, il ne s'en relèverait pas… Mais je pense que le major est capable de le reconnaitre… Seth, eh bien ce garçon semble intelligent, il comprendra probablement qu'il ne faut pas interférer. De toute façon nous ne pouvons pas y aller tout de suite.

- Emmett !

- Tu sais que c'est de la folie bébé. Il est hors de question que je risque ça. La discussion est close.

Si, en situation tranquille, Rosalie semblait, au moins aux yeux des autres, me mener à la baguette, dès que cela touchait à sa sécurité, je n'acceptais pas qu'elle dise quoi que ce soit. Et elle le savait. Elle n'insista pas, se contentant de m'envoyer un regard noir, avant de se mettre à faire les cent pas, apparemment réfléchissant.

- Rosie bébé, tu sais que j'ai raison.

- Ca n'empêche.

Elle me tourna le dos, avec la ferme intention de me faire changer d'avis. Je ne cédais pas. Au bout d'environ une demi-heure, je m'approchais d'elle, et la pris par la taille.

- Allons-y, mais reste derrière moi.

Elle acquiesça, non sans me gratifier d'un autre regard noir « made by Rose », et me suivit rapidement.

En arrivant devant la porte, le ton fut donné : trois vampires, qui gardaient probablement le camp, gisaient au sol, étêtés. Je m'arrêtais, et rentrait en marchant lentement, inquiet quant à ce que nous allions découvrir.

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Voilà ! Muahahahaha ! Je sais, c'est pas cool une fin pareille… surtout quand je sais que me semaines à venir sont particulièrement chargées, et que je ne sais pas quand je vous posterai le prochain chapitre… j'espère mardi prochain, mais peut être que vos reviews m'aideront à le poster dans les temps, voire même plus vite, qui sait p