Disclaim: Tous les personnages d'Inuyasha ne m'appartiennent pas, mais à leur auteur respectif.
Nouveaux personnages:
Yuri Yamaguchi: 17 ans
Shaga Yamaguchi: 23 ans
Takeshi Yamaguchi: 45 ans
Yē Xīng Yamaguchi: 40 ans
Hē Hūa: 37 ans
Information supplémentaire du au fait qu'on voit du texte différent. Les « » servent uniquement au texte de chat que les personnages écrivent. " " sert à une lettre lue.
Le texte en italique est des faits qui ce sont passé dans le passé et qui n'est pas un flash back mais des événements qui ne sont pas relier avec le présent du texte.
Désir ou amour
Chapitre 10
Départ inattendu.
L'été touchait à sa fin quand deux jeunes femmes, l'une adulte, l'autre encore mineur, arrivèrent à la demeure des Yamaguchi. Toutes deux entrèrent dans la maison en discutant de tout et de rien. Leur mère, Yē Xīng, était assise sur une petite chaise de la véranda. Elle observait ses deux jeunes filles entrer dans la maison. Elle voulait attendre son époux avant d'annoncer la nouvelle à ses deux filles chéries. Il n'était pas encore seize heures quand un jeune humain, dans la quarantaine, aux cheveux bruns et aux yeux vert, entra dans la cour de la résidence. Il sortit de sa voiture et se dirigea vers la maison. Il portait un ensemble veston cravate. Une jeune demoiselle alla à sa rencontre dès qu'elle le vit arriver.
- Bonjour maître Takeshi, lui dit-elle. Votre épouse vous attend à la véranda, derrière la maison.
- Merci, lui dit-il simplement avant de continuer sa route.
Il se dirige, doucement, vers la véranda qui donnait sur le grand jardin de la cour arrière. Yē Xīng l'entendit s'approcher d'elle. Elle se retourna en se levant.
- Vous avez passé une belle journée ? lui demanda sa femme.
- Une très belle, lui répondit Takeshi en l'embrassant tendrement. Où sont nos deux jolies filles?
- Elles ne sont pas très loin. Les filles, cria-t-elle à l'adresse de ses enfants.
- Tu ne devrais pas crier comme cela, lui rappela son mari. Tu es au repos à cause de ta voix.
Les deux jeunes filles se retournèrent pour regarder leur mère, qui les avait appelées. Yuri se dirigea vers sa mère sans se rendre compte de la présence de son père. Shaga, quant à elle, alla rejoindre son père.
- Bonjour père, lui répondit Shaga en souriant.
En entendant sa grande sœur parler à leur père, elle porta son regard vers ce dernier.
- Bonjour père. Je ne vous avais pas remarqué, lui dit-elle.
- Alors, comme vous êtes de retour, leur dit leur père, j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
Il regarda ses filles avec attention, sachant très bien que ça serait la dernière fois qu'il pourrait poser un regard affectueux sur elles. Il savait aussi qu'il avait toute leur attention. Il ne savait comment leur annoncer la mauvaise nouvelle sans trop blesser leurs cœurs, mais surtout celui de Yuri.
- Je sais que cela va vous être difficile, dit-il en prenant son courage à deux mains, mais comme nous avons beaucoup de problèmes qui pourraient mettre vos vies en danger, nous avons donc décidé que vous iriez vivre en Amérique.
Il s'attendait à voir Yuri avoir une crise, comme il y avait des années. Yuri était calme, cependant, et elle se dirigea vers son père. Elle le prit dans ses bras et l'embrassa tendrement.
- Ne t'en fais pas, lui dit-elle. Shaga va prendre soin de moi et il ne pourra rien m'arriver de mal.
Elle alla embrasser sa mère. Shaga était totalement surprise du calme de sa petite sœur. Elle aussi avait peur, autant que son père. Elle alla embrasser sa mère et son père, avant de suivre sa jeune sœur et de faire ses valises. Elle rentra dans la maison et vit Yuri dans la cuisine, assisse, en train de siroter un verre de jus d'orange. Yuri se tourna pour regarder sa grande sœur de ses grands yeux olivâtres.
- Tu as une idée de l'endroit où nous serons logées ? demanda-t-elle. Car je n'ai vraiment pas envie de voir notre tante qui me déteste tellement, ajouta-t-elle avec mépris.
- Ne soit pas aussi découragée, lui dit Shaga. On trouvera une solution. J'en suis sûre.
- Pour le moment, je ne vois que cette hideuse tante.
Shaga regarda sa petite sœur avec de très grands yeux.
- Au lieu de siroter ton jus, tu devrais monter faire tes valises, gronda Shaga.
Yuri se leva de sa chaise en soupirant. Elle monta à l'étage en traînant de la patte tant elle n'avait aucune motivation. Shaga la suivait de très près. Elle pressait Yuri pour qu'elle avance plus vite. Yuri s'immobilisa en sentant sa sœur la pousser.
- Tu es pressée de quitter maman et papa, lui lança Yuri en plein visage.
- Ce n'est pas du tout ça. Mais nous avons sans doute un avion à prendre, lui répondit calmement Shaga.
Yuri se retourna et continua de monter jusqu'à sa chambre. Une fois dans leurs chambres, les filles préparèrent leurs valises. Yē Xīng entra dans la maison, suivit de Takeshi, qui n'avait pas eu le temps de leur donner plus d'information. Il voulait les informer qu'elles partiraient le soir même et allaient vivre avec une amie de Yē Xīng, connaissant le dégoût de sa sœur pour sa jeune fille Yuri, qui n'aimait pas les démons et métisses. Il monta à l'étage pour voir où ses deux jeunes filles en étaient dans leur préparation. Il alla dans la chambre de Shaga. Elle était déjà presque prête, il décida alors d'aller voir Yuri. Il regarda sa fille qui mettait beaucoup de temps. Il se doutait bien qu'elle ne voulait pas voir sa tante.
- Ma puce, lui dit-il, ne t'en fait pas pour le logement. Tu ne vivras point chez ta tante qui te déteste tant. Mais tu devrais te dépêcher quand même avant qu'on ne soit en retard pour l'aéroport.
Yuri se retourna pour observer son père qui était dans l'embrasure de sa chambre.
- Pourquoi arriverions-nous en retard ? questionna cette dernière.
- Votre vol est pour ce soir, ma chérie.
Elle se dépêcha à faire ses valises, laissant beaucoup de choses de côté. Elle ferma sa valise, prête à aller à l'autre bout du monde. Shaga sortit en même temps que sa soeur. Elle regarda son père.
- Je suis prête, lui dit-elle.
- Moi aussi, dit Yuri en levant la main.
Takeshi les regarda descendre avec leurs bagages. Il était trop triste d'en être arrivé à exiler ses deux enfants dans un pays qu'elles ne connaissaient aucunement. Yuri et Shaga descendirent, valises à la main, au rez-de-chaussée où attendait leur mère. Yē Xīng les regarda descendre les marches qui menaient au grand salon. Elle souriait en voyant sa petite Yuri plus enjouée que tout à l'heure, même si elle avait le cœur déchiré par ce départ trop brusque de ses deux petits rayons de soleil.
- J'espère que vous serez bien chez Hē Hūa, dit-elle à ses deux filles. Elle ne parle pas beaucoup le japonais. Je sais que tu parles très bien le mandarin, ma petite Yuri, ajouta leur mère.
Yuri souriait à sa mère Elle savait très bien le parler, car sa mère lui avait enseigné quand elle était toute jeune. Elle lui répétait sans cesse qu'elle se devait de parler au moins la langue maternelle de sa mère. Mais Yuri, secrètement, l'avait aussi enseignéà sa grande sœur préférée. Yē Xīng serra ses deux filles dans ses bras et les embrassa.
- C'est l'heure de partir, leur dit-elle, les larmes aux yeux.
- Allez les filles, dit Takeshi pour ne pas qu'elles s'éternisent dans les bras de leur mère qui les retenait presque.
Les filles sortirent en suivant leur père. Elles laissèrent quelques larmes couler, mais en silence, ne voulant point voir leur mère pleurer à chaudes larmes. Elles montèrent dans la voiture, et ils se dirigèrent vers l'aéroport de Tokyo. Une fois à l'aéroport, les filles enregistrèrent leurs bagages et entendirent l'annonce d'embarquement immédiat de leur vol à destination de Montréal.
***********************
Alors que Takeo et Inuyasha dormaient paisiblement, Takuya, le père de Takeo, entra et se décida à réveiller son fils malgré l'heure matinale. Il avait une bonne raison de le faire.
- Allez mon fils !! Debout !! DE-BOUT !!
C'est avec un énorme effort que Takeo ouvrit les yeux, bousculant par la même occasion son cousin qui tentait de se rendormir.
- Inuyasha, toi aussi, tu devrais te lever. Takeo va avoir besoin de toi.
- Pourquoi ? répondit Inuyasha d'une voix ensommeillée.
- Ne posez pas de questions et préparez-vous en vitesse. Je vous retrouve au salon avec Inutaisho.
Leurs questions restant en suspens, les deux adolescents se dépêchèrent de se doucher et de s'habiller. Leur curiosité les avait complètement sortis de leurs songes. Une fois descendus les escaliers et assis sur le canapé, ils attendirent les raisons de leur réveil.
- Takeo, commença Takuya, ta mère et moi avons décidé qu'il était temps de prendre notre propre logement.
- Comment ça ? Nous n'étions pas là seulement pour les vacances ?
- Il y a eu un changement de programme. Mon travail m'a confié la tâche de superviser une transaction ici. De toute façon, cela ne semble pas t'ennuyer, je me trompe ?
- Ce n'est pas ça. C'est juste que c'est si…soudain. Rien de grave n'est arrivé au moins ?
- Non, ne t'inquiète pas, je pense juste que, plutôt que de te renvoyer toi et tes frères et sœurs dans notre pays natal, il valait mieux nous installer. Nous avons trouvé une maison pas très loin d'ici, à deux pâtés de maison, dans le quartier des Lys.
- Tu ne m'avais pas dit que c'était si près, rétorqua Inutaisho. Nous allons nous voir souvent, dans ce cas.
- Et je peux savoir POURQUOI je dois moi aussi participer à cette réunion matinale ?
- Reste poli, Inuyasha, je t'en prie, siffla son père. Si tu veux tout savoir, il va falloir que tu aides ton cousin à bien s'intégrer à ton école. Après tout, j'ai fait en sorte que vous soyez dans la même classe pour qu'il arrive à s'en sortir plus facilement.
- Il va être dans la même classe que moi ? Mais c'est super ça !! Même si je pense qu'il n'aura pas besoin de mon aide pour s'intégrer. Il est tellement sociable.
- Merci du compliment, répondit Takeo. En tout cas j'ai hâte de commencer. Les cours sont intéressants?
- Ça dépend des professeurs, et comme c'est une nouvelle année qui commence, je ne les connais pas tous. Mais ensemble, je pense qu'on pourra rendre le tout amusant.
- Alors qu'est-ce qu'on attend ? Je monte préparer mes affaires pour le déménagement. Je présume qu'il se fera aujourd'hui, père ?
- Tu as vu juste, Takeo. Mais ne t'en fais pas pour ça, vos cours commencent aujourd'hui, non ? Vous devriez plutôt vous préparer pour cette journée.
- Je suis d'accord ! Tu viens Takeo ? Allons prendre notre petit déjeuner.
C'est ainsi que les deux cousins partirent en direction de la cuisine.
- Je me demande si tout ira bien…commença Inutaisho.
- Tu penses à la mort de Kagura ? demanda Takuya.
- Ça me tracasse. De plus, Sesshômaru n'a pas encore fait son deuil, et nous savons très bien tous les deux que l'atmosphère apaisante est uniquement faîte pour lui changer les idées.
- Raison de plus pour faire attention.
- J'ai parfois l'impression qu'il nous cache quelque chose, dit Inutaisho avant de quitter la pièce en direction de la salle à manger.
Les deux jeunes hommes étaient en pleine préparation de leur déjeuner, ayant poussé les serviteurs à l'extérieur de la pièce. Une fois leurs gaufres cuitent, les deux jeunes hommes se dirigèrent vers la salle à manger et laissèrent les serviteurs entrer. Tous les deux discutaient quand Sesshômaru arriva avec une tasse de thé à la main. Passant devant eux sans vraiment les remarquer, il prit la télécommande et alluma la télévision à écran plasma de la salle à manger. L'écran fit apparaître la présentatrice d'un journal télévisé. Le son n'étant pas assez fort, le démon au croissant de lune l'augmenta.
-…C'est une toute nouvelle découverte, à la fois pour les archéologues, mais aussi pour les historiens. Cet objet venant de la Chine découvert par des chercheurs sur le terrain semble remettre en question une période de l'histoire de la Chine qui demeure déjà obscure. Écoutons notre envoyé spécial en direct de Dali. Charlie ? Pouvez-vous nous en dire plus sur les informations concernant cet objet ?
- Oui, Clara. D'après les premières analyses, il semblerait que cet artefact date de plusieurs milliers d'années, chose complètement incroyable. Les symboles gravés dessus sont, quant à eux, encore inconnus dans tous les langages que nous connaissons, il se pourrait donc qu'il s'agisse d'une toute nouvelle langue, disparue à l'époque où cet objet a été conçu. Entre autre, un autre mystère demeure, car il a été jusqu'à présent impossible de l'examiner de manière plus approfondie à travers des appareils spécialisés, puisque cet objet semble être doté d'une aura. Même les chercheurs n'en croient pas leurs yeux, mais les pannes de chaque appareil au moment de l'analyse ne sont sans aucun doute pas dues au hasard. Nous vous donneront plus d'informations dans les prochains jours.
- Merci Charlie. Revenons maintenant sur l'affaire du meurtre de cette jeune femme trois jours auparavant. Selon l'enquête des autorités, le coupable n'en est pas à son premier coup d'essai. En effet, la victime, Kagura Inouematsuda, aurait été la victime d'un tueur en série qui aurait déjà causé la mort de plusieurs personnes sur une….
L'écran de la télévision redevint noir, et lorsqu'Inuyasha et Takeo levèrent les yeux pour regarder Sesshômaru, ils virent ce dernier légèrement trembler. S'échangeant un regard, ils comprirent que ce n'était pas seulement de peine qu'il tremblait, mais également de fureur de ne pas avoir réussi à sauver celle qu'il aimait. En trois jours, il était encore difficile de revenir à une vie normale. Pour lui changer les idées, Inuyasha lança à son frère.
- Dis-moi, Sesshômaru, aurais-tu une idée de ce que cet objet dont ils viennent de parler aux infos a de si important ?
- Personne ne le sait, mais il s'agit sans doute là d'une découverte historique. J'en parlerai à mon professeur de sociologie quand je reprendrai les cours, demain. Il a toujours été un fanatique des objets un tant soit peu antiques.
- Tu ne vas pas en cours, aujourd'hui ?
- Non, je vais vous accompagner à l'école et ainsi aider Takeo à finaliser son inscription. J'ai le reste des papiers avec moi. Et comme il y a les cartons à déplacer cet après-midi, en vous ramenant, nous irons plus vite. Vous n'avez cours que ce matin, aujourd'hui. D'ailleurs, qu'est-ce que vous attendez pour aller chercher vos sacs ? Nous ne sommes déjà pas en avance. Je vous attend dans la voiture.
- Dépêchons-nous, Takeo ! fit Inuyasha.
Une fois seuls en train de prendre leurs affaires dans la chambre d'Inuyasha…
- Je m'inquiète pour Sesshômaru…D'habitude, il est plus virulent. Je n'aurais jamais pensé qu'il puisse être autant affecté par la mort de quelqu'un…
- Tu sais, Inuyasha, ce n'est jamais facile de perdre un être cher. Tu le sais tout aussi bien que moi, ou que ton grand frère.
- Oui, tu as raison. Faisons tout pour lui changer les idées, ok ?
- Je marche !
Quelques minutes plus tard, la voiture démarrait et roula très vite en direction du collège. Une fois arrivés à destination, Sesshômaru les pressa pour qu'ils aillent tous les deux assister à leurs premiers cours même s'il ne restait seulement que trente minutes de la première heure. Le mot d'excuse ne devait pas servir de raison pour traîner de la patte. Après les avoir vus partir, Sesshômaru s'installa sur un banc, à l'extérieur du bâtiment, et sortit un cahier de note de cours. Il avait pris un peu de retard, il devait donc se rattraper. Mais ses pensées étaient trop occupées par Kagura, et surtout par le meurtrier de cette dernière. Il se jura qu'il lui ferait payer au centuple la douleur qu'il ressentait actuellement, même s'il était conscient que ça ne ramènerait pas sa petite amie. Il songea ensuite à la meilleure manière de discuter avec son père, et aussi son frère. Il réfléchissait tellement que lorsqu'il regarda sa montre, il remarqua que la fin des cours sonnerait dans cinq minutes. D'un pas gracieux, il se dépêcha de rejoindre le bâtiment où se trouvaient son frère et son cousin. Il arriva devant le pavillon et s'installa sur un banc pour profiter du soleil. Quelques secondes plus tard, Takeo et Inuyasha sortirent, visiblement en grande discussion.
- Ce prof de biologie est vraiment soporifique, fit Inuyasha dans un bâillement.
- Tu exagères, Inuyasha. Moi j'ai trouvé ça très intéressant. J'ai appris beaucoup de choses en une heure de théorie.
- Non. J'ai plus aimé le côté pratique lorsque nous étions au laboratoire ! Nous n'avons vraiment pas les même notions d'apprentissage à l'école, soupira le demi-démon en laissant Miroku seul derrière.
- J'ai aussi aimé la pratique.
- Tu aimes tout ou quoi ?
- J'aime apprendre, répondit Takeo en sortant du local.
- Tu es désespérant, capitula Inuyasha en voyant le sourire de son cousin.
Les deux jeunes hommes sortirent du local, suivit de près. Miroku n'osait s'impliquer dans la conversation entre les deux cousins. Ils se dirigèrent tous les trois vers la sortie du pavillon ou était assit Sesshômaru qui profitait du soleil. En voyant les garçons venir vers lui, Sesshômaru se leva et se dirigea vers eux, tout souriant.
- Je vois que le cours était intéressant, ironisa Sesshômaru.
- Sans plus, fit son frère.
Les deux jeunes filles, qui venaient de finir leur cours d'histoire, allèrent rejoindre le petit groupe, ayant remarqué la chevelure argenté du jeune demi-démon.
- Inuyasha !
- Ka…Kagome !
- Inuyasha, comment vas-tu ? Demanda timidement la jeune fille.
- Bien, et toi ?
- Ça va. Dis-moi. Tu serais intéressé de venir avec moi au centre commercial, cet après-midi ? demanda-t-elle nerveuse après avoir été encouragée par Sango qui l'accompagnait.
- Ah…Je suis désolé, Kagome, mais je vais devoir remettre ça à une prochaine fois. Vois-tu, Takeo emménage finalement ici, alors cet après-midi, nous allons aider au déménagement. D'ailleurs, il va aussi étudier dans cette école.
- Oh, je vois. Dans ce cas, pourrions-nous vous être utiles, Sango et moi ?
- Je ne dirais pas non à de la charmante compagnie, et je suis certain qu'Inuyasha serait ravi de t'avoir à ses côtés, fit Takeo d'une manière polie.
- Tu pourrais prévenir, murmura Inuyasha à son adresse avec un coup de coude.
- Sesshômaru, ça ne te dérange pas ? continua Takeo, faisant comme s'il n'avait rien entendu.
- Je ne pense pas que vous me laissiez le choix, tous les deux.
- Dans ce cas, nous serions ravies, dit Sango.
- Dit Miroku, ça te dirait de venir nous aider, lui lança Inuyasha. Ça nous ferait des bras en plus.
- Pas de problème pour moi, lui répondit ce dernier.
- C'est à quelle adresse ? Demanda Sango.
- Dans le quartier des Lys, pas loin de chez nous, fit Inuyasha. Il y aura un camion devant la maison, tu ne peux pas la louper.
- Très bien, nous viendrons directement après avoir mangé, Miroku, Sango et moi, dit Kagome. A tout à l'heure.
- À très bientôt les filles, leur répondirent Takeo, Miroku et Inuyasha en chœur.
- Il est clair qu'elle te fait de l'effet, lui dit Takeo en le taquinant. Je ne t'avais jamais vu comme ça, Inu !!
- C'est pas pour rien que je lui ai demandé d'être ma petite amie, qu'est-ce que tu crois ? Au fait, Sesshômaru ! J'ai demandé à Shippo, quand je l'ai téléphoné tantôt, s'il pouvait aussi venir nous aider. Il est d'accord.
Et tandis que tous les trois se dirigeaient vers le bureau d'administration, Sesshômaru hésita avant de prend la parole.
- Inuyasha ?
- Oui ?
- Il faudrait que…Non, rien.
Le moment était sans aucun doute mal choisi pour dire à son frère de devoir mettre un terme à sa relation avec Kagome. Il ne souhaitait pas lui infliger cette peine pour le moment, alors qu'il était serein. Perdu dans ses pensées, il bouscula légèrement une personne, mais ne prit pas le soin de s'excuser. Il entendit seulement cette personne murmurer « et la politesse, alors ? » alors qu'il continuait son chemin. Arrivé au bureau d'administration du collège Mont Royal, Sesshômaru donna les derniers documents permettant de valider l'inscription de Takeo. Après les avoir vérifiés, la secrétaire donna des papiers à signer à Takeo. Pendant que le cousin de la famille Yoshimidaito signait les derniers papiers administratifs, la secrétaire authentifia les documents et alla chercher un horaire et un agenda qu'elle donna au jeune homme.
- J'ai l'impression que notre école commence à être réputée, opiniâtra la secrétaire.
- Que voulez-vous dire ? demanda aimablement Takeo en rendant les feuilles qu'il venait de signer.
- J'ai validé l'inscription d'un autre élève il y a environ dix minutes.
- Oh. Je dois avouer que cette école est magnifique, madame. Je sens que je vais m'y plaire.
- C'est si rare d'entendre ça de la part d'un étudiant. Je l'espère aussi en tout cas. Vous me donnerez vos impressions quand vous repasserez dans le secteur.
- J'y compte bien, madame.
- Takeo, il faut y aller, s'impatienta Inuyasha.
Après avoir dit au revoir à la secrétaire, le trio retourna au parking, et Sesshômaru roula le plus vite possible en direction du quartier des Lys. Après s'être garé, il sortit avec les deux collégiens, et constata que la moitié des cartons avaient déjà été amenés à l'intérieur. Inutaisho les invita à entrer pour le déjeuner avant de reprendre. La mère de Takeo avait préparé de délicieux sandwiches qu'ils dégustèrent avec délectation. Ils se mirent ensuite tous de nouveau au travail. Une heure plus tard, une autre voiture arriva avec à son bord Kagome, Miroku, Sango et Shippo.
- En voilà une surprise, fit Inutaisho. Il semblerait que nous allons terminer plus tôt que prévu, Takuya.
- En effet. Et tel que je te connais, tu as une idée derrière la tête.
- Tu as deviné juste. Je me disais juste que les inviter au restaurant après un aussi dur labeur serait une bonne idée.
- Pourquoi pas ? Mais je doute qu'ils acceptent facilement, tu sais, répondit Takuya, douteux.
- Je saurais les convaincre, dit-il souriant.
- Takuya chéri, Inutaisho, les enfants, j'ai préparé de l'orangeade pour ceux qui veulent, dit la femme de Takuya en transportant un plateau remplis de verres vides et d'une cruche.
- Tu es un ange, Tamiko.
C'est ainsi que l'après-midi passa rapidement. À la fin de la journée, il ne restait que quelques cartons à déballer et ne contenant que des livres et des objets décoratifs de moindre importance. Tout le reste était déjà en place.
- Merci, fit Takuya. Vous nous avez tous été d'une grande aide.
- Ce n'était rien, rétorqua Miroku.
- Vous avez pris de votre temps, je n'appelle pas ça « rien », fit Inutaisho. C'est la raison pour laquelle Takuya et moi nous sommes mis en tête de tous vous inviter à souper, ce soir.
- Nous ne pouvons pas accepter, dit immédiatement Kagome. Nous sommes beaucoup trop nombreux. Je n'ose même pas imaginer l'addition.
- Elle a raison, renchérit Sango.
- Je pense avoir amplement les moyens de payer le repas pour autant de personne. Mon travail est assez rentable, et ce n'est pas pour rien que nous vivons dans un manoir, se vanta Inutaisho.
- Et vous savez, mon père est assez têtu lorsqu'il a une idée en tête, n'est-ce pas Miroku ? fit Inuyasha.
- Je dois avouer qu'il a raison.
- Tu tiens de lui de ce côté-là alors ? Demanda Kagome à son petit ami de manière douce et provocante.
- Il semblerait, approuva Inuyasha, entrant ainsi dans le jeu de la jeune femme.
- Dans ce cas, nous n'avons pas le choix, capitula cette dernière.
- Un problème se pose encore, dit Inutaisho. Nous ignorons le restaurant qui vous ferait plaisir.
- Pour ça, j'ai peut-être une idée, fit Shippo. La semaine dernière, je suis allé manger dans un restaurant nommé « La Splendeur du Dragon d'Or » avec mes parents. L'accueil était vraiment agréable, de même que l'ambiance. De plus, les plats étaient succulents, et le service irréprochable.
- Le nom me donne déjà envie d'essayer, fit Miroku.
- Sa réputation est très bonne. Tout ce que Shippo a dit est vrai, dit Sesshômaru.
- Tu y es déjà allé ? demanda Inuyasha.
- Oui. Il y a un mois, avec mon ami Amidamaru.
Sesshômaru souffla intérieurement, heureux d'avoir trouvé un mensonge adéquat afin de préserver les véritables conditions dans lesquelles il avait découvert ce restaurant, et surtout la véritable raison : sa mère.
- Très bien, adjugé pour « La Splendeur du Dragon d'Or », annonça Inutaisho.
C'est ainsi qu'après avoir fait différents groupes, trois voitures se suivirent les unes aux autres pour arriver enfin à destination, le restaurant « La Splendeur du Dragon d'Or », qui donna déjà une bonne impression de l'extérieur à ceux qui ne l'avaient pas encore vu.
**********
Les deux jeunes filles étaient assissent en première classe, grâce au travail de leur père et de leur mère. Yuri avait décidé de prendre le siège près du hublot pour observer le ciel nuageux et l'océan bleu durant le voyage. Une fois que Yuri se fut assise, Shaga se mit à côté de sa jeune sœur. Les deux jeunes sœurs n'avaient presque rien en commun quand les gens les regardaient de plus près. Yuri, qui était un mélange entre humain et un démon, qui pour elle n'en était pas un, avait de long cheveux brun, presque de feu, qui lui arrivaient au milieu du dos. Elle avait de petites oreilles pointues, presque invisible, de jolis yeux olivâtres, qui pouvaient devenir rouge parfois, de petites ailes sur le coté de la tête, tout près de ses oreilles, qui lui donnait l'air d'être un oiseau. Tandis que sa grande sœur, qui était totalement humaine, avait de longs cheveux de la même longueur que ceux de sa jeune sœur. Elle avait elle aussi de beaux yeux vert, mais qui étaient plus teinté dans la couleur émeraude. La couleur de ses cheveux contrastaient avec ceux flamboyant de sa sœur, car ils étaient d'un bleu nuit. Elle portait toujours une fleur dans ses cheveux. Durant le long voyage, Yuri dormait paisiblement, sous le regard attentif de sa sœur. Yuri se réveilla quelques minutes avant l'atterrissage. Les deux jeunes femmes attachèrent leur ceinture lorsque le capitaine leur annonça leur descente pour l'aéroport. Une fois l'avion posé, elles sortirent et se dirigèrent vers la sortie en prenant leurs bagages, et en ayant tout fait validé. Une femme les attendait non loin de la sortie. Quand elle vit une jeune femme avec de petites ailes, elle alla à leur rencontre, sachant qu'il n'y avait que très peu de personnes ayant ces petits signes particuliers au pays. Yuri et Shaga se dirigèrent vers elle.
- Bonjour, lui répondit Yuri poliment.
- Bienvenue au pays, dit-elle aux filles. Si vous voulez bien me suivre, mesdemoiselles.
Les deux jeunes sœurs suivirent leur hôte sans dire un seul mot. Elles embarquèrent dans une grande voiture rouge qui plaisait grandement à Yuri. Elles déposèrent leurs valises dans le coffre avant de prendre place dans le véhicule.
- Est-ce que vous savez si nous pourront avoir la chance d'avoir nos propres voitures, demanda Yuri dans la langue maternelle de sa mère.
- Deux véhicules vous attendent à ma maison, lui répondit Hē. De plus, je me suis assurée de vous trouvez un bon travail pour que vous ne soyez pas mal prise et que vous n'ayez pas à dépendre de vos parents, puisque je connais votre mère.
- Merci beaucoup Hē, répondit Shaga pour la première fois.
- C'est super, s'excita Yuri. Et nous travaillons où?
- Dans mon restaurant, leur dit-elle en souriant. Comme votre mère m'a un peu parlé de vous et de vos personnalités, je vous ai déjà attitré des tâches. Yuri, comme tu es une timide, tu seras plongeuse et toi Shaga, tu seras serveuse.
La route était très courte jusqu'à la grande maison de Hē. Les filles descendirent de la voiture en admirant la grande maison, qui n'était ni plus ni moins qu'un manoir. Les yeux de Yuri se déplacèrent vers deux voitures qui se trouvaient non loin de là. Yuri avait déjà trouvé quelle voiture serait la sienne, étant une grande amoureuse de décapotable. La voiture était d'un beau vert forêt. Voyant Yuri se diriger vers sa voiture, Hē lui lança les clefs que la jeune soeur attrapa sans regarder.
- Merci, dit-elle sans se retourner.
Shaga regarda sa voiture, qui était de la même couleur que ses cheveux. Hē lui tendit la clef, sachant qu'elle n'était qu'une simple humaine et qu'elle ne pouvait attraper au vol un objet sans savoir où l'objet se dirigeait. Shaga lui sourit en prenant la clef. Voir les deux jeunes filles agir ainsi fit sourire et rire Hē. Elle n'avait pas eu la chance d'avoir des enfants depuis la mort de son mari, et avoir deux filles comblaient le vide qu'avait laissé son époux.
- Vous venez mesdemoiselles, je vais vous montrer vos chambres, leur dit-elle souriante.
Les deux jeunes filles suivirent Hē, et elles entrèrent dans la grande maison. Elle les invita à laisser leurs bagages à l'entrée pour qu'un domestique puisse les monter dans leur chambre respective plus tard. Tous les trois montèrent au second étage. Elle montra la première chambre qui se trouvait à droite. C'était une très grande chambre qui donnait sur la cour avant et une partie du jardin du coté de la demeure. C'était la chambre rêvée de Shaga, qui y entra sans rien demander. La chambre voisine donnait sur la cour arrière, où l'on pouvait y voir une grande maison. Yuri croyait rêver quand elle y découvrit la vue magnifique du jardin et le petit balcon qui communiquaient avec la chambre voisine de sa grande sœur. Les deux chambres avaient leur propre salle de bain, ce qui plaisait grandement aux filles. Elles commencèrent à s'installer pendant que Hē se dirigeait vers la cuisine afin de leur préparer un repas digne d'un nouveau départ. L'odeur alléchante du canard laqué monta jusqu'aux chambres et une réaction s'en suivit. Yuri descendit au rez-de-chaussée. Shaga comprit que le repas n'allait pas tarder quand sa sœur dévala les escaliers. Elle descendit à son tour et alla rejoindre sa sœur dans la salle à manger. Leur repas était servit. Elles mangèrent en silence, mais avec gourmandise. Après rempli leurs estomacs, les deux filles quittèrent la salle à manger et remontèrent à leur chambre pour ranger un peu leurs effets personnels. Une fois le soir venu, les filles, épuisées par le voyage, se couchèrent. Les jours passèrent sans problèmes. Les filles avaient commencé à travailler au restaurant. Septembre approchait déjà à grand pas. Un soir de la semaine, Yuri, qui était dans la cuisine en pleine corvée, vit du coin de l'œil Hē ramasser un sac de poubelle.
- Laisse- moi me charger de ça Hē, lui dit-elle.
- Bien, mais ne traîne pas trop dehors, dit Hé, qui avait entendu parler d'un attentat par des passants qui avait eu lieu plusieurs heures auparavant.
Yuri lui souriait pour ne pas trop inquiéter sa seconde mère. Elle sécha ses mains et sortit de la cuisine. En jetant les poubelles, son regard croisa celui d'une personne de son lointain passé. Elle l'avait reconnu à cause de son croissant de lune et de ses longs cheveux argentés, sous la lumière d'un lampadaire. Voyant qu'il l'observait à son tour, elle prit son envol lorsqu'il ferma les yeux, et atterrit sur le toit du restaurant pour ne pas qu'il sache qui elle était vraiment. Elle avait remarqué qu'il avait un air triste. Une fois qu'il fut partit, elle redescendit du toit et se posa délicatement sur le sol avant de retourner à l'intérieur. Une fois dans la cuisine, elle alla rejoindre Shaga.
- Il est ici l'amour de ta vie, lança-t-elle à sa grande sœur sachant que cette dernière comprendrait. Je viens de le voir.
Shaga était surprise de savoir que son grand amour, Sesshômaru, se trouvait ici. Mais elle ne dit rien à sa sœur. Les jours passèrent sans anicroche. Au troisième jour, Shaga devait se rendre au collège Mont Royal avec sa jeune sœur pour l'inscrire dans un programme qu'elle avait choisi. Yuri descendit la première en bas et attendit sa grande sœur devant la porte d'entrée. Une fois prêtes, Shaga monta dans la voiture et la démarra, tandis que sa sœur allait sur le siège passager. Sur le chemin conduisant à l'école…
- Yuri, tu devrais arrêter de stresser, ce n'est pas bon pour toi, fit Shaga.
- Parle pour toi, répondit cette dernière, toujours aussi stressée. Je suis sûre que tu es encore plus angoissée que moi.
- C'est vrai, mais je me dis que ça va bien se passer. Regarde, nous ne sommes déjà pas chez notre tante, c'est un bon point.
- Ce n'est pas pour nous que je m'inquiète, mais…
- Pour nos parents, je m'en doute, dit Shaga pour rassurer sa petite sœur. Tu sais, s'ils ont fait ça, c'est pour une bonne raison. Ils ne prennent jamais de décisions à la légère. Et je pense que nous ne nous ennuierons pas ici. Il y a beaucoup d'endroits à découvrir.
- Oui…Tu as sans doute raison. Tu as vraiment le don pour m'apaiser c'est fou, répondit Yuri souriante.
- Je suis en quelque sorte diplômée, si tu vois ce que je veux dire, rigola Shaga. Allez descend, on est arrivées !
C'est en discutant de tout et de rien que les deux sœurs arrivèrent au bureau d'administration. Après avoir toqué à la porte, Shaga entra, suivit rapidement de Yuri.
- Bonjour, je m'appelle Shaga Yamaguchi. L'école m'a appelé pour que je puisse finaliser l'inscription de ma sœur. Il semble qu'il lui manque quelques cours optionnels.
- Bonjour. Attendez une seconde que je regarde dans le registre…Yuri Yamaguchi…Effectivement, il vous manque un cours optionnel à valider. Le choix formulé n'était pas lisible sur votre fiche d'inscription. Et je vois que vous êtes bien en art et lettre.
- Oh. J'avais pourtant vérifié, répondit Yuri. Reste-il des places pour le cours d'histoire antique chinoise ?
- Vous avez de la chance, il nous reste effectivement de la place. Je vais vous sortir votre nouvel emploi du temps. Ensuite vous n'aurez plus qu'à le signer, et votre tutrice légale signera à côté après en avoir pris connaissance.
Tandis que la secrétaire préparait les feuilles, Shaga demanda à sa sœur :
- Art et Lettres, ainsi que Histoire antique chinoise ? Tu m'étonneras toujours, lança Shaga surprise du choix du programme et du cours complémentaire de sa jeune sœur.
- J'aime étudier plusieurs domaines, expliqua la plus jeune des deux sœurs. De plus, ce programme me permettra peut-être de me rapprocher un minimum des connaissances que tu as.
- C'est possible. Les livres regorgent d'informations si on les étudie avec attention. Ah. Merci beaucoup madame, dit-elle à la secrétaire qui lui tendit des papiers. Tiens, Yuri. Quand tu auras signé, tu me les passeras que j'en fasse autant.
Quand chacune des deux filles eut signé l'exemplaire destiné au dossier de Yuri pour l'école, la secrétaire les remercia d'avoir choisi l'établissement.
- J'espère aussi que notre école plaira à notre nouvelle adhérente, dit la secrétaire en souriant.
- Ne vous en faîte pas. Je sais que cet établissement lui plaira, répondit la plus âgée des deux.
Sur ces mots, toutes les deux sortirent.
- Je n'aime pas quand tu fais ça, Shaga.
- Quand je fais quoi ?
- Tu sais très bien de quoi je parle, dit Yuri en fusillant sa grande sœur. Et tu sais pourquoi je n'aime pas.
- Ne t'en fais pas. L'atmosphère est sécurisante, ici. Pas de raisons de s'alarmer, détend-toi…Hé !
Un passant venait de bousculer Shaga malgré lui. Mais ce qui énerva le plus la jeune femme fut qu'il ne s'excusa même pas et continua son chemin sans lui adresser un seul regard.
- Et la politesse, alors ? Y a des gens je te jure. Si nous n'étions pas si pressées, je serais allée lui dire deux mots ! Je ne demande pas grand-chose, juste de la courtoisie, c'est trop demander, tu crois, Yuri ?
- Je ne sais pas, mais cette personne semblait pensive. Alors ne la juge pas trop vite.
- …Si tu le dis. Bon ! Allez, maintenant il faut aller travailler ! Motivation !
- Et le déjeuner ?
- Ne t'en fais pas, j'ai préparé des sandwiches. Nous n'avons pas le temps de rentrer, avoua sa jeune sœur.
*************
Une fois la voiture garée sur le parking réservé au personnel, les deux sœurs mangèrent leurs sandwiches avant d'entrer à l'arrière du restaurant. Arrivée au vestiaire, elles se changèrent. Tandis qu'elles descendaient les escaliers une fois prêtes.
- Yuri.
- Oui Shaga ?
- Dis le fond de ta pensée, tu en meurs d'envie.
- Ça se voit tant que ça ? Oui bon je ne devrais sans doute pas dire ce genre de chose quand il s'agit de toi, rigola Yuri. Désolée, mais à chaque fois que je te vois, je n'arrête pas de me dire que…comment dire…ça te va extrêmement bien !
- Yuri, tu te moques de moi, là ? Je ne suis pas en soubrette ! Heureusement, d'ailleurs, les regards des clients que je croise et qui regardent en direction de certaines formes, c'est déjà bien assez, dit Shaga, presque énervée. Heureusement qu'en général ils sont civilisés, même si certains ont voulu s'amuser.
- J'ai entendu des échos, oui, pouffa Yuri de rire.
- Le problème, c'est que si je continue, je vais perdre mon job. Je ne peux pas tout le temps répondre aux clients, alors je dois prendre sur moi. Ça en devient déprimant, parfois, tu sais ?
- Au moins tu ne t'ennuies pas. Faire la plonge, c'est pas non plus une partie de plaisir. Mais au moins je ne suis jamais devant les gens, dit Yuri en souriant à Shaga.
- Non, mais tu chantes, alors ça atténue, avoua Shaga.
- C'est vrai, ça fait passer le temps. Et des fois on me demande mon avis donc.
C'est en rigolant qu'elles arrivèrent aux cuisines. Après avoir dit à tout à l'heure à Yuri, Shaga se dirigea vers la salle. Le décor, qu'elle avait beau déjà avoir vu, la rendait nostalgique. En effet, une sculpture d'un dragon doré se trouvait au fond de la salle, avec à sa gauche, juste à côté de sa gueule, un guerrier sur un cheval portant les armoiries d'une ancienne dynastie chinoise. Il s'agissait d'une légende que leur père lui avait racontée quand elle était jeune, et qu'il avait aussi conté à Yuri. Au milieu de la salle se trouvait un mini-bassin orné de fleur de lotus, sa fleur favorite, la même que celle de sa mère. Elle s'approcha de l'eau et huma le parfum qui s'en dégageait. C'était une sorte de rituel qu'elle avait adopté dès le premier jour où elle avait travaillé au restaurant. Les fleurs lui donnaient la force et le courage de ne pas céder à la peine qu'elle avait encore dans son cœur. Enfin, à la réception se trouvait un chat porte-bonheur, presque identique à celui se trouvant dans sa chambre. Elle porta de nouveau son regard sur les murs ornés de tableaux représentant différentes légendes chinoises. Des copies, bien évidemment. Le tout rendait agréablement sur le mur doré et les piliers rouges ornés de fins fils d'or. Toutes ces choses faisaient revenir les deux sœurs dans le pays où elles avaient vécu plusieurs années pendant la durée de leur service. C'est une des raisons pour lesquelles elles avaient décidé d'y travailler, en plus du fait que leur hébergeuse en était la gérante.
- Ah, Shaga ! Tu es enfin là, s'exclama sa responsable.
- À l'heure, comme toujours.
- C'est encore calme, mais ça ne va pas tarder à bouger. Je compte sur toi pour être la plus serviable possible.
- C'est mon rôle.
- Yukino sera avec toi, elle est nouvelle, mais comme tu te débrouilles déjà bien, peut-être pourrais-tu la rôder un peu avant le rush et l'épauler une fois que vous serez dans le feu de l'action?
- Ça mérite une promotion, ça, non ?
- Tu ne perds pas le nord, rigola sa supérieure.
- Tu connais mon caractère. Ne t'en fais pas, je m'en charge. J'espère juste pour elle que tout se passera bien et qu'elle tombera sur des clients compréhensifs, pas comme moi.
- Je te fais confiance. Je dois aller voir le chef de cuisine pour régler les derniers détails. Je reviens plus tard.
Shaga alla donc à la rencontre de la nouvelle serveuse.
- Yukino, n'est-ce pas ? Enchantée, je suis Shaga. C'est moi qui te superviserai pour cette soirée. Ne t'en fais pas, je ne mords pas. Et si tu as besoin de quoique ce soit, je suis là. Alors, t'a-t-on déjà expliqué la manière d'aborder un client, comment se rendre la plus serviable possible ?
C'est ainsi que Shaga commença à briefer sa collègue en attendant l'arrivée des premiers clients. Après avoir aidé cette dernière à mener à bien plusieurs commandes, elle estima pouvoir la laisser se débrouiller seule pour s'occuper d'autres personnes, les gens commençant à affluer. Elle jetait cependant des coups d'œil de temps en temps pour vérifier que tout allait bien.
- Bonsoir monsieur. Madame. Avez-vous commandé ?
Après avoir pris la commande, Shaga se dirigea vers la cuisine pour donner les plats à faire en même temps qu'elle ramenait des assiettes vides.
- Hé, Shaga, quand est-ce que tu voudras sortir avec moi ? lui sortit un des cuisiniers.
- Sans doute le jour où je deviendrai folle, répondit-elle en repartant pour prendre d'autres commandes.
La soirée continua, jusqu'au moment où on entendit un bruit fracassant du côté de la cuisine. Shaga et une autre serveuse se précipitèrent pour aller voir ce qui se passait. En voyant les dégâts, Shaga comprit très vite : Yuri avait poussé la porte alors que Yukino passait avec la commande d'une des tables qu'elle devait servir. Résultat, de la vaisselle cassée, et des plats à refaire.
- Oh non, fit Yukino.
- C'est de ma faute, j'aurais dû regarder, dit Yuri. Mais le chef avait besoin d'un produit en urgence.
- Ce n'est pas grave. On va arranger ça. Sarah, tu peux aller t'occuper de prendre la commande des tables vingt-sept et trente-quatre pour moi, s'il te plaît ? Yukino. Ces plats étaient pour quelle table ?
- La douze. Ils sont nombreux en plus. Une dizaine minimum, répondit Yukino en paniquant presque.
- C'est beaucoup pour toi. Je vais aller t'aider. Nous irons plus vite. Viens avec moi. Yuri, tu peux te charger de nettoyer, s'il te plaît ? Il y a beaucoup de monde, ce soir.
- Pas de soucis, même si je n'aime pas ramasser les dégâts devant tout le monde, rouspéta Yuri.
Shaga partit donc avec Yukino en direction de la table douze. Arrivées à la table en question, la plus grande sœur ne tarda pas à reconnaître le jeune homme qui l'avait bousculée plus tôt dans la matinée, et elle ne manqua pas non plus de remarquer qu'il avait une certaine prestance. Il semblait véritablement disposer d'un sang-froid à toute épreuve. Elle devinait néanmoins que quelque chose d'autre jouait. Se reprenant, elle s'exprima.
- Veuillez nous pardonner, mais certains de vos plats ont été pris dans l'accident. Nous nous excusons pour la gêne occasionnée, dit Shaga à ses nouveaux clients.
- Ne vous en faîtes, pas, nous ne sommes pas pressés, répondit Inutaisho.
Shaga regarda en direction du démon qui venait de parler. Il avait une forte ressemblance avec le jeune démon qu'elle avait observé quelques minutes plus tôt. Sans doute s'agissait-t-il de son père. Maintenant qu'elle y pensait, il y avait autre chose. Quelque chose qui remontait à un lointain souvenir, mais elle n'arrivait pas à se souvenir de ce que ça pouvait être.
- Yukino, tu peux aller t'occuper des autres tables. Je me charge de celle-ci, ne t'en fais pas, lui dit-elle avant de se retourner vers ses clients. Messieurs, mesdames, je m'appelle Shaga, et je serai désormais vôtre hôtesse pour cette soirée. Encore toutes mes excuses, pour ce retard. J'ai pris vos commandes en compte, mais désirez-vous un apéritif en attendant ? C'est la maison qui offre.
- Les enfants, vous désirez quelque chose ? Demanda Inutaisho à ses invités
Tout le monde décida de reprendre un apéritif, et la soirée reprit son cours. Tandis que Shaga attendait pour prendre les derniers plats de la table douze, Yuri, qui était en plein nettoyage du plancher avec sa serpillère à la main, lui parla.
- Tu vas bien, ma sœur ? Tu sembles pensive.
- Je ne sais pas trop. Tu vois, la table douze ? J'ai l'impression de les avoir déjà rencontrés…
- Laisse-moi voir. Mais c'est…je n'y crois pas, dit-elle en ayant remarqué Sesshômaru et Takeo, qui lui fit remonter de douloureux souvenirs. Il a fallu qu'ils choisissent ce lieu ?
- Yuri ?
- Rappelle-toi ! Quand j'avais huit ans, tu te souviens de l'accident à l'opéra. Et si tu regarde bien, il y a même l'amour de ton enfance, dit-elle, blagueuse.
- Huit ans, opéra…Oh non, tu veux dire que ce sont eux ? demanda Shaga en ne portant aucune attention à la blague douteuse de sa sœur.
- Il semblerait, en tout cas je n'oublierai jamais le visage du youkaï à la lune bleue, répondit Yuri, terrifiée par son passé.
- Et moi donc, tu sais très bien pourquoi. Bon. Je ne sais pas si ils se souviennent de nous, alors mieux vaut faire profil bas. Ce serait plus prudent pour le moment.
- Tu as sans doute raison.
Sur ces mots, Shaga prit les plats et les amena à la table qui lui était assignée. Néanmoins, alors que tout semblait se dérouler pour le mieux, un évènement se produisit alors que la plus grande des sœurs prenait les desserts en commande.
- Arrêtez ! Cria Yukino
- Allez ma jolie, tu peux bien faire ça pour un homme aussi gentil que moi.
- De quel droit vous permettez-vous ?
Apparemment, Yukino venait de tomber sur un client assez malpoli, et pervers de surcroît. Yuri, qui avait entendu la conversation, leva les yeux de son nettoyage et prit la direction de la table où était la jeune serveuse, Yukino. Ses yeux commencèrent à changer de couleur. Quelques secondes plus tard, Shaga vit sa petite sœur se diriger vers la table qui était à présent l'attraction de tous les clients.
- Si vous voulez bien stopper vos agissements, monsieur, dit Yuri d'un regard menaçant, et dont les mains commençait doucement à chauffer, mais elle les cacha sous son tablier. Notre serveuse ne semble pas intéressée.
- Très bien, mais dans ce cas, tu peux la remplacer.
- Plaît-il ? Je crois que vous n'avez pas bien saisi, commença Yuri dont les yeux commençaient à tourner au rouge vif.
- Oh non, il ne manquerait plus que ça, se dit Shaga en voyant sa petite sœur Pardonnez-moi, si vous voulez bien m'excuser deux minutes.
C'est ainsi que Shaga abandonna la table où se trouvaient Inutaisho et les autres. Elle rejoignit sa jeune sœur en sentant une menace venant d'elle. La peur avait envahit son esprit lorsqu'un souvenir refit surface, lui remémorant le tragique accident de l'opéra. Elle prit Yuri par les épaules et la fit retourner rapidement vers elle.
- Yuri, calme-toi et regarde-moi.
- Shaga, je ne peux tout de même pas laisser ce pervers, dit Yuri en regardant sa sœur avec son regard rouge devenant presque de couleur sang.
- Je le sais bien, ne t'en fais pas nous allons nous en occuper, dit-elle en sentant une légère odeur de bruler venant des mains cachées de Yuri. Mais je t'en prie, calme-toi, ajouta-t-elle en paniquant.
- J'étais calme, tu sais, lança Yuri, tandis que ses yeux redevenaient vert.
- Je le sais, mais c'est à nous de nous en occuper. Monsieur, je vais vous demander de bien vouloir sortir de notre établissement.
- Comment ça sortir ? Je suis un client, et dans un restaurant, le client est roi ! A moins que vous ne vouliez venir avec moi.
- Oh, vraiment ? fit Shaga avec un air que Yuri connaissait bien.
- Et après c'est moi qui dois me calmer, lança Yuri a sa grande sœur.
Quelques secondes plus tard, le pervers se retrouva avec des glaçons dans son pantalon.
- Oh, pardonnez-moi, mais ça m'a échappé des mains. Maintenant si vous voulez bien vous donner la peine de sortir.
- Espèce de petite…
Alors qu'il allait lever la main sur elle, une autre retint son bras.
- Si j'étais vous, j'aurais honte de vouloir m'en prendre à une fille, d'autant plus si je suis le déclencheur de cette histoire.
Les trois filles regardèrent la personne qui venait de les aider. Sesshômaru regarda le client d'un air menaçant qui, après avoir bafouillé de piètres excuses, sortit sans demander son reste.
- Merci, fit Yuri. Shaga, tu m'as fait peur !
- Désolée, mais je déteste les garçons de ce genre !
Takeo, qui avait regardé de sa place la scène, alla rejoindre son cousin. Il avait reconnu les deux jeunes sœurs. Mais son cœur avait fait un bond en voyant le visage angélique de son tout premier amour, mais qu'il n'avait jamais eu le temps de lui avouer.
- Alors j'avais raison ! C'est bien vous ! lâcha une voix derrière Sesshômaru ! Ça faisait longtemps ! Shaga ! Yuri !
- Takeo, tu les connais ? demanda Sesshômaru.
- Voyons, bien sûr ! Comment pourrais-je les oublier ! Non, comment pourrions-nous les oublier ! Réfléchis un peu, Sess !!
- Hmm maintenant que tu le dis, leurs visages me sont familiers, seriez-vous les filles de Takeshi ?
Les deux sœurs se regardèrent. Yuri savait dans son for intérieur que la flamme qui avait envahit son cœur il y avait des années était de retour. Elle avait un peu peur de se lancer dans une aventure. Peur de blesser celui qu'elle aimait de tout son être à tel point qu'elle garda tout pour elle, refoulant ses sentiments.
- Vous vous souvenez de nous ? demanda Shaga.
- Veuillez la pardonner, ma sœur à tendance à avoir du mal qu'on puisse se rappeler d'elle, lança Yuri sans gêne.
- Yuri ! Comment dire…Heu…c'est un peu inapproprié comme endroit, non ? De plus tous les regards sont sur nous.
- Effectivement, confirma Takeo.
- Dans ce cas, on a cas qu'à se voir demain après les cours, s'exclama Yuri avec un peu de malaise en même temps. C'est notre jour de repos !
- Yuri, tu ne t'es pas demandé si on les importunait ? Il ne faut pas s'inviter chez les gens comme ça.
- Mais ce n'est pas pareil, répondit-elle avec gêne, ce sont des retrouvailles!
- Pour ma part, ça ne me dérange pas. On pourrait se retrouver au centre commercial, fit Takeo. Tu en penses quoi, Sesshômaru ?
- Je finis tôt à la fac, demain, alors pourquoi pas.
- Je peux savoir ce qu'il se passe ? demanda Inuyasha au loin.
- …Bon très bien. Je finis tôt aussi, de toute façon je n'ai pas le choix, sinon je sens que tu ne vas pas me lâcher Yuri.
- Tu as bien deviné, Shaga, dit sa sœur avec un très grand sourire qui fit rougir Takeo.
- Demain vers seize heures trente au centre commercial, à l'entrée, donc ? Nous y serons avec les autres, il faut quand même qu'ils vous voient aussi ! fit Takeo, enthousiaste.
- J'ai hâte d'y être, répondit Yuri sur le même ton enjoué, même si un malaise était en train de se créer face à Takeo.
- Je vois ça, fit sa sœur.
- Bon, vous allez nous expliquer ? s'impatienta Inuyasha.
- On arrive, stupide frère, on arrive. La patience est mère de vertu, tu le savais, dit Sesshômaru. À demain alors.
- À demain !
Un peu plus tard, dans la soirée, alors que les deux sœurs finissaient leur service et s'apprêtaient à partir, elles croisèrent de nouveau les deux familles. Yuri fit un geste énergique de la main tandis que Shaga en fit un plus modéré. Sur le chemin du retour, Yuri demanda, de bonne humeur.
- Je ne t'ai jamais vu comme ça.
- Comme quoi ?
- Perdant tes moyens.
- Disons que je n'ai pas l'habitude d'avoir de telles surprises, lui répondit Shaga. Ça m'a exténuée. De plus, c'est risqué.
- Ça ne nous fera pas de mal, ma sœur. Détend-toi, dit Yuri sur un ton relaxant. Tant que nous faisons attention, tout ira bien.
- On inverse les rôles, là. Ça me fait peur.
- Alors reprend-toi. Demain, ce sera génial !
- Nous verrons bien, dit Shaga pour se rassurer. En tout cas, les questions vont fuser.
- Mais ce sera amusant.
- Je l'espère. Ça nous fera du bien, je pense, de ce côté tu as raison.
- Je retrouve enfin la Shaga que je connais.
- Et je ne me laisserais plus déstabiliser !
- Bien parlé !
C'est ainsi que les deux jeunes femmes arrivèrent au manoir où elles logeaient, discutant de la journée du lendemain.
**************
La famille Yoshimidaito quitta le restaurant avec les jeunes amis d'Inuyasha. Miroku, Shippo, Kagome et Sango montèrent dans la voiture de Sango et se dirigèrent vers leurs maisons respectives. Inuyasha monta dans la voiture de son père avec ses cousins et cousines en plus de son oncle et sa tante, vu que c'était un mini-van. Sesshômaru prit Takeo à part, voulant discuter avec son jeune cousin seul. Takeo monta dans la voiture en même temps que son cousin. Il le regardait, se posant bien des questions.
- Takeo, je te sens bien troublé depuis tout à l'heure, lui lança son cousin en faisant marche arrière avec sa voiture.
- Tu vois, j'ai la nette impression de revenir en arrière avec Yuri. Je ne lui ai jamais avoué mes sentiments, avoua-t-il. Et la revoir ainsi, si fragile et si... comment dire, timide. Elle m'a complètement fait perdre mes moyens sur le coup. Je sens en même temps une peur, mais je ne sais pas pourquoi.
- Je sens que ce sera compliqué pour toi de lui avouer tes sentiments, surtout si tu sens une peur venir d'elle, dit Sesshômaru.
- Je trouverai une façon de le lui dire. Je n'ai plus envie de la perdre, se dit-il. Même si j'ai déjà perdu une autre femme, bien loin après elle.
- Elle te fait vraiment autant d'effet que ca, lança son cousin surpris.
- Bien sur ! dit Takeo. Je ne garde que de beaux souvenirs d'elle, malgré le douloureux incident survenu à nos huit ans.
Sesshômaru se remémora le souvenir qui était enfoui dans sa mémoire. Une fois rendu chez son cousin, il entra dans la cour et remarqua la maison qui était en arrière de celle de la demeure de Takeo. Quelque chose frappa Sesshômaru en voyant un magnifique chat de race pure, qui était un tonkinois. Il se souvenait en avoir déjà vu dans la demeure des Yamaguchi. Il se retint de lancer un commentaire sur l'identité des voisins à Takeo. Il savait que la jeune Yamaguchi adorait les tonkinois, mais ne se souvenait plus quel race de chat Shaga aimait.
- Bon, moi je vais rentrer, lui dit Sesshômaru quand Takeo sortit de la voiture. Passe une excellente soirée avec ta famille dans ta nouvelle demeure. Et on se revoit demain, après les cours.
- Oui, dit Takeo. Passe une bonne soirée toi aussi, et à demain.
Takeo entra chez lui quand il ne vit plus la voiture de son cousin. Il monta dans sa chambre et y passa le restant de la soirée enfermé avant de s'endormir.
**************
Mot de Lotusia: Ouf!!! Ce chapitre aura été le plus long que j'ai eu à composer. Alors merci beaucoup à ma chère et bonne bêta-lectrice qui m'a si gentiment corrigé et aidé, par mes moments de panne totale, en composant certaine partie de mon chapitre. Et en même temps ça m'apprendra à te faire corriger tardivement. Lol. Tu produis des fautes dans ton texte.
Et de plus, précision de ma part, le cours d'histoire antique chinoise n'est pas un cours qui existe en Amérique. Je l'ai tout simplement inventé de toute pièce pour le bien de la cause.
Et non je n'oublie pas le couple Miroku-Sango qui était officiellement pour être ensemble dans un des chapitres. Oui je vais en dédier un pour ce couple dans les chapitres à venir. Comme je ne suis pas une personne très pressé faut dire.
Mot se Shino : Oui mais bon je repasse derrière donc tout vas bien ! Les fautes, envolées !!!
Inuyasha : Et elle se dit correctrice !! La honte !
Shino : Et toi t'es même pas fichu de parler à Kagome sans bégayer alors hein.
Sesshômaru : Ils sont encore en pleine dispute ?
Takeo : Non, Shino remet juste Inuyasha à sa place une fois de plus.
Sesshômaru : Oh, comme d'habitude.
Shino : Au faiiiiiiiiiit !! Alors Takeo !! Tu ne m'avais pas dit que tu avais un premier amour ?
Takeo : Je ne te l'avais pas dit ? Désolé. En attendant je pense que je vais me concentrer sur Yuri.
Yuri : Sur moi ? Tu m'en vois extrêmement touchée *rougit*
Shaga : Ce qu'il ne faut pas entendre ! De toute manière c'est Lotusia qui décide des évènements à venir. Requête de ma part. Ne pas me faire mourir comme Kagura, merci !
Shino : Là tu te permets de demander une faveur, c'est de la contradiction, non ?
Inuyasha : TOTALEMENT !!!
Shaga : Et alors ?
Shino : Rien. Je passerai là-dessus si tu me laisse voir et essayer ta garde-robe !
Shaga : D'accord.
Inuyasha : Mais c'est de la triche !
Takeo : La vie est injuste.
Yuri : La vie est dure.
Inuyasha : T_T. Vous êtes cruels avec moi.
Sesshômaru : Excuse-nous, tu veux peut-être ton ours en peluche ?
Kagome, tandis que tout le monde éclate de rire : Tu as encore un ourson en peluche ?
Inuyasha : SESSHÔMARU, JE VAIS TE TUER !
Shaga et Shino : Dans tes rêves !!!
Et un Inu volant, un.
Takeo : Bon, ben maintenant il est déjà parti pour le prochain chapitre, alors on a plus qu'à le suivre.
Yuri : Motivation.
Shaga : C'était ma réplique !
Shino : Au lieu de vous chamailler, Avancez plus vite, sinon les lecteurs vont encore m'en vouloir de vous retenir…
Sesshômaru : Tu es altruiste, maintenant ?
Shino : Voyons, Sesshy, je l'ai TOUJOURS été ! Surtout envers toi !
Shaga : Pas touche !
Shino : Ok pour cette fois, mais on verra au prochain chapitre !! Merci à tout le monde d'avoir lu en tout cas !
Lotusia encore une fois...
Lotusia : Oh merci ma vénérer bêta lectrice... Je sais que je ne le dirais jamais assez. Et je sais que je parle encore une fois toute seule. Je ferais mieux de prendre moi aussi la direction du chapitre 11 et regarder les évènements de mon œil de déesse.... Je sais, j'en met plein la vue et de plus j'exagère un peu.
Lotusia prends discrètement le long chemin menant au chapitre suivant et croisa sur le chemin deux jeunes gens dans une ruelle. Son regard fit attirer par les yeux brillant d'un vert devenant rouge. Elle reconnut Yuri et Takeo qui s'embrassait timidement.
Lotusia : Vous avez pas mieux à faire que de vous cachez aux yeux de tout et de vous embrasser...
Takeo : Mais nous nous aimons et nous avons quand même le droit à un petit moment entre amoureux...
Lotusia : Le chapitre 11 n'est pas dans la ruelle mais de ce coté.
Yuri : Mais....
Lotusia : Y'a pas de mais qui tienne avec moi. Allez au chapitre suivant immédiatement ou je vous irradie de la carte... ou même de la fic..... Ah non je peux pas vu je dois vous gardez.
Takeo et Yuri en avaient profité pour filer en douce en entendant les mots irradier de la carte. Ne voyant plus les deux jeunes tourtereaux, Lotusia continua sa route, tout doucement, vers le chapitre 11 ou tout le monde l'attendait avec impatience. Elle monta dans sa grande tour en cristal et observa son peuple en action avec sa longue vue.
Lotusia : Tout le monde est déjà en place alors au plaisir vous lire et au prochain chapitre.....
