Disclaimer : Le monde de Harry Potter est à J.K.R.

Rating : T

Pairing : Minerva MacGonagall - Severus Snape

Correctrice : Fantomette34


RàR :

Mary12 : Voici le tout dernier chapitre. Tes zygomatiques vont pouvoir se reposer après ça.

Chocogrenouilles : Heureuse de te faire rire.

Selena : J'espère que ce dernier post te fera rire autant.

Marie la Petite : Contente que tu trouve ma fic originale.

Miss No Name : Réponse dans ce dernier chapitre.


Bon, ben voilà, c'est la toute fin de Disparitions Inquiétantes.

Quand j'ai commencé à poster les premiers chapitres de cette fic, je croyais qu'elle intéresserait peu de monde. Je me suis trompée et j'en suis heureuse.

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont laissé des reviews, Keloush, Mrs Gold, drgabrilus, NVJM, mononoke-chan8, Nafrayu, Lilou0803, Miss No Name, Chocogrenouilles, Selena, Marie la Petite, Mary12.

Un grand merci à ma chère correctrice, Fantomette34, pour ses commentaires et encouragements.

Sur ce, bonne lecture !


Minerva MacGonagall rêvait.

Elle avait de nouveau vingt ans et courait au devant de Dougal MacGregor, son amour de jeunesse.

Dans la cour d'une ferme, le jeune homme nourrissait des animaux en lançant des grains de blé à la volée. Quand il l'aperçut, un grand sourire vint lui manger le visage et il s'approcha d'elle, écartant les bêtes bruyantes afin d'enlacer sa bien-aimée.

Quel bonheur c'était de se sentir serrée dans des bras si forts, si rassurants !

Quelle ivresse la prenait quand il approchait sa bouche de son oreille !

Minerva se figeait, tremblante, espérant tellement entendre les mots que toute femme attend de l'être aimé.

"NON MAIS QU'EST-CE QUE C'EST QUE TOUT CE BAZAR !"

Oups ! Ce n'était pas à ça qu'elle pensait...

.

La professeure de Métamorphose ouvrit un oeil sur une réalité bien peu charmante. Adieu veau, vache, cochon, couvée ! (air connu) Plus d'animaux de la ferme s'ébattant autour d'elle. Adieu son bel Adonis !.. A la place, la figure revêche de Poppy Pomfresh la toisait du haut de son mètre soixante. Les autres endormis regagnaient l'état de veille sans plus d'enthousiasme.

"Alors, il suffit que je m'absente quelques heures et vous en profitez pour organiser une soirée pyjama dans mon lieu de travail ?!... "

L'infirmière était au bord d'une explosion comparable à l'éruption du Mont Saint Helens * quand elle avisa Alistair, perché sur le lit du Potionniste. Ce dernier était dans ses bras.

"Ah ! Mais je vois qu'on a invité un petit camarade, déclara-t-elle, et pas n'importe qui."

Les yeux de Poppy fusillèrent l'ensemble des présents : Albus s'était rapproché de Minerva, arguant du précepte qu'on est plus fort à deux contre les infirmières en colère. Severus essayait de se dépatouiller des attentions d'Alistair, le souffle de son museau lui balayant le visage. Et ce dernier ne voulait pas lâcher son doudou.

"Ça y est, j'ai compris, énonça l'infirmière, c'était une soirée à thème !"

Regards déconcertés en face d'elle.

"Vous avez voulu reconstituer une crèche moldue. Bien essayé... mais laissez-moi vous dire que vous péchez dans les détails. Les parents sont du troisième âge, le "petit" Jésus s'habille en gothique et vous avez un homme-taureau en guise de boeuf. Et pour faire l'âne, vous n'avez trouvé personne ?"

...

"Vous n'auriez pas dû dire qu'on l'attendait pour ça, Severus. Vous savez pourtant qu'elle est aussi douée que moi en Métamorphose."

L'intéressé ne put qu'acquiescer, remuant des oreilles d'âne semblables à celles du Roi Midas... **

...

...

Le soleil se hissait à hauteur des fenêtres quand tout s'apaisa dans l'infirmerie. Poppy, enfin calmée, rendit ses oreilles normales au Maître des Potions et soigna les blessures des uns et des autres. Si la cheville d'Albus n'avait presque rien, la main de Minerva nécessitait du Poussos. La professeure avala la potion en grimaçant. Elle allait le sentir passer pendant des heures...

Ensuite un elfe de maison fut appelé par Albus, s'en suivit l'apparition de viennoiseries accompagnées de lait (pour Alistair), de café et de thé. Tous firent honneur au petit-déjeuner.

"Aaah ! Ça fait du bien, s'écria l'infirmière en engloutissant une brioche, je mourais de faim.

- Allez-vous nous raconter ce qui s'est passé à Londres ?

- Je le ferai, Minerva, quand vous m'aurez dit pourquoi vous vous êtes tous retrouvés ici. Surtout vous. A voir l'état de votre main, on pourrait croire que vous avez boxé un Troll des Montagnes.

- Oh, rien de tout cela, fit la susnommée, nous discutions. Albus m'a énervée et j'ai tapé du poing sur la table.

- Hum ! Puis-je savoir à quel sujet, la discussion ?

- Sur le prix trop important des litières pour chat. Ça grève le budget de l'école, ricana le Maître des Potions, et vous savez à quel point Albus est près de ses sous."

Poppy n'était pas idiote : aucun de ses vis-à-vis ne voulait dire la vérité ? Soit. Elle saurait bien un jour ou l'autre ce qu'ils avaient fait.

"Et alors, Londres ?" relança Albus.

Autant prendre la perche qui lui était tendue.

"Terrible !... Quand j'ai transplané aux abords du stade, c'était la panique. Les gens couraient dans tous les sens. Les Médicomages avaient de la peine à faire leur travail et le service d'ordre était inexistant.

- D'habitude un groupe d'Aurors couvre ce genre d'événement. N'y avait-il personne ?

- Deux paniqués et trois incompétents. Je ne sais pas pourquoi ils n'étaient pas plus nombreux.

Nous en avons une vague idée, Poppy.

"Quoi qu'il en soit, la situation s'est amélioré quand les hommes des Enquêtes Internationales sont arrivés.

- LES MEN IN BLACK ?! s'écria Severus.

- Est-ce que ça a un rapport avec le film moldu du même nom ?

- Non, non... Aucun. Je vous expliquerai plus tard.

- Leur chef était là aussi.

- Consoude Kostik !

- Vous la connaissez ?"

Le Maître des Potions hocha la tête.

"Je m'excuse, murmura Alistair innocemment, mais c'est qui, cette Qu'on soude Caustique ?

- C'est la Directrice des Enquêtes Internationales aux Nations Sorcières Unies, expliqua Albus, un service semblable à l'Interpol des Moldus mais spécialisé dans la traque de menaces internationales non moldues sur tout le globe. Ce qui explique qu'elle ne s'occupe pas des exactions de... de Vous-Savez-Qui, celui-ci restreignant pour l'instant ses activités à la Grande-Bretagne."

Et le Directeur de Poudlard le regrettait fort... Cette femme et son équipe auraient été d'une aide précieuse.

.

Après ces mots, la conversation se dilua et finit par cesser sous le poids de sombres pensées. La présence des Enquêteurs Internationaux induisait une certitude : l'effondrement des gradins au stade de Quidditch n'était pas un accident...

...

...

Minerva était partie se reposer dans ses appartements et Albus, à peu près remis, avait décidé de faire acte de présence dans la grande salle.

"Heureusement, nous sommes samedi. La majorité des élèves n'est pas encore levée. Il ne manquerait plus qu'ils paniquent en remarquant notre absence.

- Ils se réjouiraient de la mienne, assurément.

- Severus ! Ne soyez pas si négatif. De plus, votre présence est indispensable... Ne serait-ce que pour maintenir le niveau sonore des élèves en dessous du seuil de perception.

- Si c'est une question de salubrité des oreilles je viendrai, mais pas maintenant. Je tiens à raccompagner Alistair jusqu'aux grilles de Poudlard."

Et il s'éloigna, le Minotaure à ses côtés. Albus les suivit du regard, un peu envieux de leur évidente complicité...

.

Un couloir, un escalier, un autre couloir, les grandes portes et puis l'extérieur...

Les grilles qui se rapprochent et bientôt, la séparation.

Au-delà, une brume qui s'attarde.

Encore cinq mètres.

Et quelqu'un devant eux.

"Bonjour Madame Kostik, susurra le Maître des Potions.

- Bonjour, Maître Snape.

- Je m'attendais à votre présence ici.

- Vraiment ? Quelle est la raison de votre certitude ?

- Je connais votre façon d'agir. Quand une de vos missions est terminée, vous récupérez en personne vos agents sur le terrain. Et c'est le cas encore, ici et maintenant.

N'est-ce pas... Alistair ?"

Le Minotaure ne nia pas. Son sourire s'élargit même. Il n'était nullement fâché d'avoir été démasqué par Severus.

.

"Comment avez-vous su ?

- Une suite de petits détails. Mais le déclic, ce fut quand Alistair qualifia Blackhole de bouffeur de grenouilles. Ni Abelforth ni moi ne lui avions précisé ce fait, et son nom n'indique pas une ascendance française.

- Un rien qui aurait pu faire capoter sa mission. Il devait simplement suivre Blackhole et identifier ses contacts.

- Désolé ! J'étais dans le feu de l'action, expliqua le Minotaure, je ne ferai plus pareille erreur.

- Je l'espère pour vous.

Maintenant, veuillez faire vos adieux à votre ami, nous allons partir."

Severus approcha et se laissa étreindre par l'Homme-Taureau.

"Si tu as l'occasion, chuchota ce dernier, passe me voir à Paris, à côté du Parc de la Villette. Trouve l'impasse de la Bavette. A l'angle se trouve le Bar des Louchébems : c'est là que tu as le plus de chance de me voir."

Et il disparut en même temps que sa supérieure, avalés par le brouillard...

...

Fichu Minotaure !

Il lui manquait déjà.

.

EPILOGUE

.

Trois semaines plus tard.

L'Affaire des Disparitions Inquiétantes appartenait au passé. Blackhole avait été maintenu en geôle au pain sec et - Horreur ! - à l'eau pendant huit jours et renvoyé en France, un Oubliette à la clé. Minerva était en pleine forme et Albus sautillait comme un gamin parce que la production moldue des bonbons au citron était réactivée. Il devait en recevoir sous peu.

Ils eurent tous des nouvelles de Sainte Mangouste par une cousine de Poppy travaillant là-bas. Après l'urgence des blessés du stade de Quidditch, les Médicomages avaient vu débarquer Fudge et ses Aurors malchanceux. Le Ministre ayant glissé sur une peau de banane, il s'était retrouvé avec une double fracture du bras gauche. Et, comble de l'étrange, il avait mangé son chapeau melon (et ses bottes de cuir pour faire bonne mesure), ce qui fit planer le doute sur sa santé mentale. Cela inspira une chanson au Maître des Potions :

Il est tombé par terre, c'est la faute à Potter

Et s'est cassé le bras, la faute à Londubat.

Il a perdu l'affaire, la faute à Alistair

Est devenu gaga, la faute à Minerva.***

Bon, ce n'était pas de la haute poésie mais... de la part de Severus Snape, ça en étonna plus d'un.

D'ailleurs, la Terreur des Cachots semblait d'excellent humeur depuis quelque temps. Sans doute était-ce dû aux absences répétées de Potter et Weasley en cours, suite à des intoxications alimentaires que Poppy ne put expliquer...

Mais ce qui eut le plus d'effet sur Severus fut de croiser Rusard une nuit dans les couloirs. L'homme, accompagné de Miss Teigne sa chatte, avait les bras chargés de friandises. Il prétendit les avoir confisquées à des élèves. Pourtant le potionniste eut du mal à le croire.

Parce qu'il était vert, tout comme sa descente de lit à pattes !

Ces deux-là avaient emprunté le passage de la Sorcière Borgne.

Et le Sortilège avait fonctionné.

Et Severus partit dans un rire interminable quand il se souvint qu'il n'existait pas de contre-sort.

.

Depuis, le concierge de Poudlard est surnommé le Grinch. ****

Allez savoir pourquoi.


* le volcan du Mont Saint Helens explosa en 1980, faisant 57 morts

** Dans la mythologie grecque, Apollon, pour se venger, dota le Roi Midas d'oreilles d'âne.

*** Puisse Victor Hugo me pardonner...

**** Le Grinch est un personnage de livre pour enfant, sorte de croque-mitaine au poil vert qui déteste Noël.

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Nd'A : J'ai commencé à écrire une fic où chaque chapitre pourra se lire comme un OS. Je vais l'appeler " Le dix-neuvième parallèle ". Si quelqu'un trouve un explication à ce titre, je lui dédicacerai le premier chapitre.