Yo ! Et voici un court drabble, écrit pas pour la Nuit du FoF, pour une fois, mais parce que la Nuit m'a lancée sur cet UA et que j'ai beaucoup de petites choses dans la tête à ce sujet qui ne demandent qu'à sortir.

5 Sens : le toucher, 2

Comme un coup de couteau

C'était forcé, ça devait arriver un jour. Katsuki aurait voulu que ça n'arrive pas aujourd'hui. Aujourd'hui n'est pas un jour particulier, mais aujourd'hui, c'est le présent, et le présent on ne peut pas le repousser.

Maintenant.

Tout de suite.

C'est là, sous ses yeux. C'était une attaque de la Ligue, pas de routine mais presque habituel, depuis le temps. Katsuki a grandi en tant que héros en parallèle du développement de la Ligue, il a appris à la connaître, à la combattre. Il sait que Deku en est proche – il se doutait que Deku en faisait partie.

Sur le terrain, ils ne se sont jamais croisés. Deku ne fait pas de terrain, Deku travaille dans l'ombre, dans les informations et les fichiers, dans l'organisation, Deku n'est pas un combattant, non.

Deku, quand il touche, c'est doux, et ça tremble.

Deku ne frappe pas.

Deku est de l'autre côté de la violence.

On le frappe. Mais il ne rend pas. Sa vengeance, il la mange très froide, elle ne brûle pas.

Le ventre de Katsuki brûle.

Ils n'étaient pas loin de gagner, Kurogiri était paralysé par Erasehead, des subalternes étaient tombés et menottés, Shigaraki était en mauvaise posture.

Alors Deku a débarqué. Il a le visage à demi caché par un masque de métal et une capuche, son corps est dissimulé sous des vêtements trop grands qui ne lui vont pas. Ainsi on pourrait croire qu'il a encore la maigreur de son adolescence.

Deku, quand il arrive, c'est rapide. On ne le voit pas se déplacer, parce qu'il se téléporte au lieu de courir. La première chose qu'il a faite, c'est de désactiver toutes les caméras, qui, selon les chaînes de télévision, filment depuis qu'elles ont disparu les montagnes d'Hokkaido.

Deku a téléporté au loin tous les vilains qui s'étaient fait attraper. Il ne s'est pas occupé de Kurogiri, qui commence à s'en plaindre. Ce n'est pas un oubli.

Deku, quand il frappe, c'est illogique. On ne le voit pas venir. Katsuki ne l'aurait jamais vu venir. Depuis qu'il est arrivé il n'a pas croisé son regard. Il est figé, et Deku bouge à une vitesse folle.

Les héros se ruent sur Deku, mais Deku y est préparé. Il a toujours tout analysé, il connaît les alters de tous ceux qui s'en prennent à lui. On crie à Katsuki de se bouger, et il obéit. À l'exception de Kurogiri, Deku est le dernier vilain sur place. Il ne fuit pas. Ce serait facile, pourtant. Il disparaît une seconde, et revient avec une caméra qu'il installe un peu plus haut que le lieu de l'attaque. Il n'a pas l'intention de perdre ce combat.

Deku ne peut pas être, aussi, de ce côté de la violence. C'est un côté qui appartient à Katsuki.

De Deku les autres ne connaissent que la téléportation. Il n'utilise pas d'autre alter. Il n'a pas besoin d'autre alter. Il ne se bat pas, en fait, pas vraiment.

Il ne donne pas de coup, il ne fait pas mal. Il termine tout en un contact infime.

Quand il donne la mort, Deku est magnanime, fluide, direct, brillant. Comme un coup de couteau.

Katsuki s'élance, parce qu'il ne peut pas laisser faire. Il en meurt, des yeux de Deku qui s'écarquillent, il en meurt, de la brûlure de l'explosion qu'il fait éclater vers lui.

Deku ne l'évite pas. Il est trop surpris. Et soudain il a mal. Ça le brûle, ça le tire, ça le lance. Il chancelle. Il sourit, mais on n'y croit plus. Il sourit à la caméra.

Il se téléporte à côté de Kurogiri, crie aux yeux d'Erasehead, disparaît, reparaît seul, juste un instant, juste derrière Katsuki.

Il lui caresse le cou, comme une excuse, comme un au-revoir. Le contact est doux, vif et précis. Comme un coup de couteau.

.

Et voilà.

Pour le coup c'est un peu triste. Vous saurez bientôt qui est mort (quand j'aurai décidé de qui est mort) !

À très vite ! J'ai hâte d'avoir vos retours !