J'ai été agréablement surprise de vos commentaires sur le dernier chapitre. Moi qui s'attendais à recevoir des tomates, c'est tout le contraire qui s'est produit. La plupart d'entre vous êtes contente que Bella ne se laisse pas faire aussi facilement. Vous pensez toutes que dans les livres, elle pardonne trop facilement. Une de mes lectrices Pata pour ne pas la nommer m'a fait la réflexion : dans les livres, il a failli mourir pour elle… ça change un peu la donne. Je suis bien d'accord avec elle et je crois que vous aussi. Donc, dans ce cas, je crois que vous allez apprécier ce chapitre…
Merci à : Miliampère – alinette 74 – Elisect32 – bettyjess1 – aude77 – San59 – anayata – Marion – Pata – luna – Dame-Laune – linea – isabellamisa
Pata : J'ai adoré ta réflexion : Ça lui apprendra de penser que les humains ne peuvent pas aimer autant que les vampires. Ça c'est bien dit!
Luna : Moi non plus je n'aime pas voir Edward souffrir (mais il le mérite un peu quand même… lol), mais tu verras que la torture ne sera pas si pire et pas longue…
Dame-Laune : Merci pour tous tes beaux commentaires. Ils m'ont vraiment fait chaud au cœur.
Linea : Merci de ta review. Je crois que tu vas apprécier ce chapitre…
Disclamer : Tous les personnages appartiennent à SM et cette alternative de New Moon est écrite par MadeleineJade.
Bonne lecture!
CHAPITRE – TAQUINER
BELLA POV
Je ne répondis pas à la remarque d'Edward à savoir si les baisers l'emportaient et je me levai du lit pour lire le message d'Alice en supprimant un sourire. Je suppose qu'Alice approuvait que je torture Edward.
Je lui envoyai un message de remerciement et elle me renvoya un message disant que ma nouvelle identité devait arriver vers midi. Edward devait aller les récupérer à la réception. Ensuite, elle m'envoya un autre message qui était énigmatique.
Travaille sur tes pensées histoire de voir si Edward peut les lire – *clin d'œil*.
J'haussai les sourcils en me demandant à quoi elle pensait, lorsque ça me frappa. J'avais une théorie de comment Edward avait pu avoir un aperçu de mon esprit. J'avais sortie toutes les pensées de ma tête, excepté celles que je voulais garder, et accessoirement, celles qu'il avait vues. Et vraisemblablement, celles qu'il verrait si je le refaisais comme Alice me le suggérait.
Alice me proposait de taquiner Edward avec mes pensées en lui laissant voir seulement certaines choses. Lui laisser voir certaines de mes pensées quelques instants pour ensuite tout arrêter et l'empêcher de voir la suite serait très frustrant pour lui. Ce serait une bonne torture… euh une bonne taquinerie.
Ça semblait amusant… si j'étais capable de le faire. Qui sait si je serais capable de lui ouvrir mon esprit à nouveau. Ce n'était arrivé qu'une seule fois et ça aurait facilement pu être un hasard. Nous étions si tranquilles dans la nature. Il n'y avait personne autour. Peut-être que j'avais été au bon endroit au bon moment. Mais je voulais réessayer. Maintenant, j'avais un but.
Mais avec quelles pensées je devrais le taquiner? Les possibilités étaient infinies.
J'aimais encore Edward. Je n'avais jamais arrêté de l'aimer et j'étais offensé qu'il m'ait interrogée sur ça. Peut-être pourrais-je lui dire en pensée… mais pas maintenant. Mais dans pas trop longtemps non plus.
Je devais passer toute la journée avec lui à l'hôtel, puis ce soir, nous irions chasser. La pensée de regarder Edward chasser m'excita. J'avais toujours été curieuse à ce sujet, mais il ne m'avait jamais permis de le voir lorsque j'étais humaine. Il avait clamé que c'était trop dangereux et je comprenais maintenant pourquoi. Nous étions complètement livrés à nos instincts. Par contre, maintenant que j'étais un vampire…
L'autre soir, il avait seulement chassé un élan et le regarder faire était… wow. La façon qu'il avait de se déplacer si souplement et si puissamment pouvait rendre la chasse… sexy? Peut-être était-ce parce que c'était Edward Cullen qui chassait? À ce souvenir, je léchai mes lèvres. L'anticipation grandissait en moi. Je savais que j'allais bientôt le voir chasser. Peut-être pourrait-il me chasser?
« Est-ce que tout va bien? », me demanda Edward. Il me regardait, toujours assis sur le lit.
« Hum, oui. Je pensais juste… à la chasse… de ce soir évidemment, pas des humains. », expliquai-je parce qu'il me regardait curieusement. C'était une très bonne chose que je ne rougisse plus. Mes joues auraient certainement rougies à cause de mes pensées. « Oh, Alice m'a dit que le colis arriverait ici vers midi. »
Il hocha la tête en me regardant toujours.
« Qu'est-ce qu'il y a? », lui demandai-je en commençant à taper un message à Jake. J'espérais qu'il ne pense pas que j'étais fâchée contre lui. En fait, je n'avais jamais été fâchée contre lui. Juste ennuyée. De toute façon, je voulais qu'il sache que j'allais bien et que je ne tuerais pas d'humains.
« Tu ne m'as pas encore dit si tu me donnais une chance », me rappela-t-il.
J'haussai les épaules. « Eh bien, je ne t'ai pas mis dehors, alors… »
Il sourit vivement et je fis semblant d'être imperméable à ses charmes, même si à vrai dire, son sourire me faisait fondre.
J'attrapai mon sac à dos pour prendre mon stylo et mon journal pour ensuite m'assoir sur le sol, contre le mur qui était face à Edward. Je voulais griffonner dans mon journal tout en me pratiquant à ouvrir mon esprit à Edward. Je ne voulais pas qu'il voit que je n'écrivais rien.
« Est-ce que nous avons fini de parler? », me demanda-t-il légèrement déçu.
« Pour l'instant », j'hochai la tête en répondant. « Veux-tu regarder la télé? J'ai mon ordinateur portable, alors si tu veux l'utiliser… J'ai quelques jeux. Il y a un jeu de mots et les autres sont tous dans ce genre là. Je n'ai pas de jeux d'aventure ou avec des armes à feu », l'informai-je. « Peut-être que tu peux battre mon meilleur score. » J'aimais beaucoup jouer avec le jeu de mot. Lorsque j'étais humaine, mon meilleur score était de 144. La première fois que j'avais jouée après être devenue un vampire, j'avais marqué 995 et mon meilleur score était de 1288. Être un vampire avait des avantages.
« D'accord », répondit Edward.
Je pris mon ordinateur portable pour le déposer sur lui avant de retourner à ma place, sur le plancher.
« Qu'est-ce que tu écris? », me demanda-t-il lorsque je repris mon journal.
« Edward, c'est un journal », grondai-je.
« Alors, tu ne me le diras pas? », me demanda-t-il en faisant une petite moue attachante.
« Je crois que c'est l'objectif d'un journal », dis-je en commençant à me concentrer sur mes pensées tandis que je griffonnais.
Je l'entendis soupirer de frustration – eh bien je suppose que c'était de la frustration – tandis qu'il ouvrit l'ordinateur pour commencer à jouer.
J'essayai de penser à ce que je voulais qu'Edward entende dans mon esprit. Et si ça marchait, je me demandais s'il me le dirait. Il l'avait fait à Apache Creek. Il avait été en état de choc d'avoir entendu mes pensées à propos de Charlie. D'ailleurs, ces pensées étaient assez bénignes. Par contre, si mes pensées étaient inappropriées, je doutais qu'il reconnaisse les entendre. Ce serait intriguant de voir s'il me dirait la vérité.
Mais comment tester cette théorie?
Le baiser. C'était une bonne pensée pour débuter. Je continuai à griffonner, les yeux fixés sur la page tandis que je sortais toutes les pensées qui envahissaient ma tête, excepté celle de notre baiser. J'imaginais le visage d'Edward près du mien, sa bouche à seulement quelques centimètres de la mienne. J'avais inhalé son souffle si doux tandis qu'il me disait qu'il se battrait si je lui demandais de partir. J'avais tellement eu envie de le croire. Ses mains étaient sur mon visage, et j'avais été tellement émue par ce moment, que j'avais dû briser la distance qu'il y avait entre sa bouche et la mienne en entrelaçant mes doigts dans ses cheveux avant de le tirer près de moi. Je revivais l'extase de pouvoir enfin embrasser Edward comme je l'avais toujours voulu. Sa langue était si sucrée. Avant, je n'avais pas remarqué à quel point elle était soyeuse. J'avais exploré sa bouche avec ma langue sans avoir peur que ses dents me blessent. Ensuite, il avait gémit dans ma bouche, alimentant le feu qui ravageait mon corps. Ce baiser avait été le paradis.
Pendant plusieurs heures, j'essayai – en vain – de me concentrer. Je réussis finalement après y avoir passée la matinée. Durant tout le temps où j'essayai de sortir toutes les pensées de ma tête, excepté le baiser que j'avais échangé avec Edward, j'entendais vaguement les touches du clavier de mon portable tandis qu'Edward jouait. Je revivais la fin de notre baiser, juste avant que je le repousse, lorsque je réalisai que le son des touches du clavier avait cessé. Je griffonnai paresseusement dans mon journal, mais je sentis le regard d'Edward sur moi.
M'entendait-il?
J'étais trop nerveuse pour le regarder, alors j'écrivis dans mon journal : A-t-il entendu?, avant de me redresser nonchalamment en déposant ma tête contre le mur pour ensuite le regarder.
Comme je l'avais senti, il me regardait. Sa bouche était légèrement entrouverte et il avait une lueur d'admiration dans les yeux, semblable à celle qu'il avait eue lorsqu'il avait entendu mes pensées pour la première fois.
Il m'avait entendu.
Je restai impassible en lui demandant : « As-tu battu mon meilleur score? »
EDWARD POV
Je dus secouer la tête pour retrouver des pensées cohérentes. J'entendais les pensées de Bella à nouveau. Je ne savais pas comment, mais je les entendais. Elle pensait à moi. À notre baiser. Je sentis sa passion pour moi à ce moment là. Sa douleur et sa colère s'étaient dissipés pour être remplacés par du désir. Bella… me désirait. J'avais menti. Son contrôle ne pouvait pas rivaliser avec celui de Carlisle, mais plutôt avec le mien. En cet instant, je dus prendre sur moi pour ne pas aller rejoindre Bella sur le plancher et continuer là ou nous nous étions arrêtés sur la montagne.
C'était douloureux. Nous pourrions nous aimer avec abandon… mais nous ne pouvions pas parce que… parce que j'étais un idiot.
En attendant, Bella était assise loin de moi, d'un calme olympien, absorbée par ce qu'elle écrivait dans son journal – d'ailleurs, je me demandais s'il était question de moi – et je ne pouvais pas la toucher.
Cependant, elle me donnait une chance de regagner son amour. Elle ne s'était pas complètement refermée.
Et si elle pensait à moi comme ça, cela signifiait qu'elle avait encore besoin de moi. Mais elle ne le dirait pas. Et je ne pouvais pas me précipiter sur elle sans son autorisation. J'en avais envie, mais je ne pouvais pas. Après tout, j'étais un gentleman. À moins qu'elle veuille que je sois celui qui…
Je me débattis avec l'idée de lui dire ou non que je l'entendais à nouveau. Comment se sentirait-elle à propos de ça. Ses pensées envers Charlie étaient une chose, mais celle-là était beaucoup plus personnelle. Je ne comprenais pas pourquoi j'entendais seulement cette pensée et je ne savais pas si elle voulait que je l'entende, mais j'avais envie d'en entendre plus. J'avais besoin d'en entendre plus.
Cependant, ce n'était pas le bon moment pour les révélations. « Hum, non. Je prends une pause. Est-ce que ça te dérange que je jette un œil sur la musique que tu as dans ton ordinateur? », lui demandai-je hâtivement.
Bella secoua la tête pour me dire que ça ne la dérangeait pas avant de se remettre à écrire.
Je fis défiler sa musique en regardant particulièrement la musique qu'elle avait récemment ajoutée. Et là, je vis quelque chose qui me fit arrêter de respirer.
Elle avait ajouté sa berceuse dans sa bibliothèque musicale. Edward était inscrit dans le nom de l'artiste. Elle devait avoir trouvé le cd, les photos et les billets d'avion. Elle ne m'en avait pas parlé.
Je ne savais pas ce qui me prenait, mais je fis jouer Bella's Lullaby – juste pour voir sa réaction.
Elle cessa d'écrire sans lever les yeux.
« Peux-tu arrêter de la faire jouer, s'il te plaît », me dit-elle. Ses yeux étaient toujours fixés sur son journal et il y avait une profonde douleur dans sa voix.
Je cliquai sur le bouton d'arrêt. « Bien sûr. » Cela m'attristait qu'elle ne veuille pas l'entendre, alors je continuai à la regarder.
« Alors… oui, j'ai trouvé les choses que tu as cachées », commenta-t-elle. « Qu'est-ce que ça voulait dire? », demanda-t-elle en levant finalement les yeux vers moi.
Je secouai de la tête. Il n'y avait pas vraiment de bonne explication pour lui expliquer pourquoi j'avais caché ses cadeaux et les photos, excepté le désir de laisser un morceau de moi près de Bella.
« Je suppose que j'ai été… idiot? » Idiot sonnait assez bien. J'avais été stupide et d'une sentimentalité excessive.
Ses yeux rétrécirent et elle fronça les sourcils. Merde. Le regard meurtrier était de retour.
« Je suis désolé », ajoutai-je rapidement.
Elle haussa simplement les épaules sans dire un mot.
J'essayai de trouver les mots pour lui expliquer. « Bella… je… »
« Comment étaient tes distractions? » m'interrompit-elle.
Merde. « Euh, il n'y avait pas de distractions, Bella », lui expliquai-je calmement. « Cela faisait partie du mensonge pour que tu… me laisse partir plus facilement », finis-je sans conviction.
« Je vois », dit-elle froidement. « Alors, aucunes distractions? »
Je jouai avec l'idée de lui raconter que j'avais essayé de traquer – en vain – Victoria, mais je ne voulais pas qu'elle sache que j'avais lamentablement échoué. Je n'avais même pas compris l'objectif de Victoria. Si j'étais un traqueur, je l'aurais trouvé et détruite avant qu'elle ne ruine la vie de Bella. Si seulement j'avais compris à quel point Victoria voulait se venger. Je ne lui avais pas donné le crédit qu'elle méritait.
« Non », répondis-je. « Je suis surtout resté roulé en boule en laissant la douleur me submerger. Tu m'as tellement manqué », ajoutai-je honnêtement. J'avais été complètement pathétique.
« Mmmm », fut tout ce qu'elle dit avant de retourner à son journal. Elle ne parla pas pendant un certain temps. Peut-être allais-je obtenir un autre aperçu de son esprit. Ça semblait se produire uniquement lorsqu'elle était calme et concentrée. Pour l'instant, je ne pouvais que spéculer sur ce qui se passait dans son esprit.
Soudain, une pensée me frappa. Alice m'avait dit que Bella croyait que j'avais trop de distractions pour revenir à Forks. Pensait-elle que j'avais été… infidèle? C'était vraiment absurde. Comme si une autre femme pourrait retenir mon attention.
« Bella, tu dois savoir… » Quelqu'un frappa à la porte.
« Femme de chambre », dit la voix d'une femme de l'autre côté de la porte.
Bella redressa rapidement la tête et la panique s'empara de ses yeux. Depuis le taxi, c'était la première fois qu'elle était aussi près d'un humain. Elle avala du venin.
« Tout va bien, Bella. Je vais aller ouvrir la porte », lui dis-je. « Un instant s'il vous plaît », dis-je vers la porte en me levant du lit.
« Attends », me dit Bella et en une fraction de seconde, elle était à mes côtés. « Je veux essayer quelque chose. »
« Quoi », demandai-je. À peine les mots sortis que Bella appuya son corps contre le mien. Ma respiration tressauta et mon esprit ne fut qu'un tourbillon de pensées indécentes. Dieu merci, j'avais plus d'un siècle de contrôle à mettre à contribution.
« Reste immobile », me dit-elle et j'hochai de la tête. « Ne bouge pas », me prévint-elle.
Je ne bougeai pas tandis que Bella se redressa sur la pointe des pieds en inclinant son visage pour le nicher au creux de mon cou. Son nez effleura l'espace entre ma clavicule et la base de mon cou tandis qu'elle prenait une profonde inspiration. Ensuite, elle déplaça son nez en arrière de mon oreille et elle prit une seconde profonde inspiration. J'avais l'impression d'être électrocuté par les sensations qu'elle me donnait.
Puis, aussi vite qu'elle s'était approchée, elle s'écarta.
« Ok », murmura-t-elle. Je ne pouvais pas bouger. J'étais trop abasourdi par ce que Bella venait de faire. C'était de la torture de ne pas pouvoir la serrer contre moi et de l'embrasser. Elle avait été si près. J'avais pu sentir chaque courbe de son corps se presser contre moi. « Tu peux aller ouvrir la porte maintenant », me dit-elle fermement en attirant mon attention vers la porte.
Elle était très, très chanceuse que j'aie assez de volonté pour ne pas lui sauter dessus immédiatement ou lui donner un avant goût de sa propre médecine.
« D'accord », dis-je. Je fus stupéfait que mes pieds fasses ce que je voulais – à savoir, avancer jusqu'à la porte.
« Bonjour Mr Cullen. Voilà », dit-elle en entrant dans la chambre avec une pile de vêtements fraichement lavés dans les bras. Elle inclina la tête vers Bella en déposant les vêtements sur la commode. Bella lui retourna un sourire. « Avez-vous besoin d'autre chose tandis que je suis ici? », demanda-t-elle.
« Non, merci Pas maintenant, mais nous aurons des vêtements sales ce soir », lui dis-je en lui tendant un billet. Elle inclina la tête en signe de remerciement. Je voulais qu'elle parte afin que Bella fasse à nouveau ce qu'elle avait essayé sur moi avant que la femme de chambre n'entre.
Au moment où je fermai la porte, Bella avait déjà des vêtements propres dans les mains.
« Elle est arrivée juste à temps. J'ai hâte d'enlever ces vêtements », dit-elle en disparaissant dans la salle de bain, me laissant, encore une fois, déconcerté tandis que mon esprit se remplissait d'images de Bella sous la douche. De Bella et moi sous la douche. De Bella et moi sous la douche, faisant toutes les choses que je ne pouvais pas faire lorsqu'elle était une fragile humaine.
Qu'est-ce qu'elle me faisait? Le faisait-elle exprès? M'exciter pour ensuite se sauver?
Je poussai un soupir de frustration tandis que je me tenais devant la porte de la salle de bain – comme la première nuit – à essayer de voir ou d'entendre les pensées de Bella. Je ne m'attendais pas à entendre quoi que ce soit, mais j'essayai juste au cas où.
Cela payait d'être persistant.
Durant exactement quatre secondes et demie je vis le reflet de Bella dans le miroir. Elle était nue tandis qu'elle se séchait dans la serviette blanche. Elle baissa le regard pour regarder… oh mon Dieu… sa poitrine. Elle devait avoir remarqué un sur fil sur l'un de ses… mamelons… qu'elle enleva avec ses doigts. Je le vis durcir lorsqu'elle le toucha. Elle pensa à quel point ça la chatouillait, mais que c'était plutôt agréable.
Qu'arriverait-il si je forçais cette porte pour lui montrer des choses qu'elle trouverait plutôt agréables…? Je l'aurais probablement fait si elle ne m'avait pas appelé.
« Oui? », répondis-je un peu trop fort. Ou était-ce avec trop d'empressement?
« Euh… peux-tu m'aider », demanda-t-elle nerveusement.
Oh oui bébé. Je peux t'aider pour toutes sortes de choses. « Bien sûr, Bella. De quoi as-tu besoin? » Je ne sais pas comment, mais j'avais réussi à garder ma voix stable.
« Eh bien, j'ai oublié de prendre mes sous vêtements. » QUOI? « Peux-tu regarder dans la pile de linges propres. »
« Euh… bien sûr », répondis-je. Ma tête commençait à tourner. J'allai vérifier dans la pile – un peu trop excité par la perspective de voir sa petite culotte – mais il n'y en avait pas. Je secouai tous les vêtements, mais je ne trouvai rien.
« Bella, il n'y en a pas ici », lui dis-je.
« Quoi? », demanda-t-elle légèrement horrifiée. « En es-tu sûr? » Elle semblait douteuse.
Je ris dans ma barbe. Pour l'instant, tout ce que je voulais c'était voir ses sous vêtements. Ça m'aiderait à imaginer à quoi elle ressemblera si – quand – nous ferions l'amour pour la première fois. (N/T : Ah Ah… mais qu'il est coquin notre cher Edward… lol!) Si timide et se mordant la lèvre en étant seulement vêtue de la… lingerie qu'elle aimait. Pour l'instant, je devais découvrir quelles étaient ses préférences.
« Pas ici, désolé », dis-je.
« D'accord », dit-elle calmement. « Je suppose que je vais devoir m'habiller sans ça », murmura-t-elle. Évidemment, je l'avais entendue et cette idée m'envoya un frisson.
Quelques minutes plus tard, elle sortit de la salle de bain toute habillée, sans sous vêtements. Un secret que j'étais le seul à connaître.
J'avais l'impression que cette connaissance allait me rendre fou. Ce serait si facile de la toucher et de la taquiner en public. Personne ne saurait tandis qu'elle…
Merde! Calme-toi.
« À ton tour? », me demanda Bella.
J'articulai à peine une réponse affirmative avant de prendre des vêtements propres et de me diriger dans la salle de bain.
Encore une fois, je remplis mes poumons de l'odeur de Bella qui y flottait. Par contre, cette fois, je voulais me concentrer. Je reniflai et aperçu le tas de vêtements sales sur le plancher. Au milieu, il y avait la petite culotte qu'elle venait juste d'enlever. Elle était en satin, bleu clair et elle semblait plus foncée au niveau de l'entre jambe… plus foncé parce qu'elle était mouillée. C'était là que son odeur était la plus forte.
Je ne pus m'empêcher de la prendre et de me la coller sur le nez pour inhaler l'odeur de l'excitation de Bella.
Sans faire quoi que ce soit, elle me tuait lentement.
Après avoir pris une dernière bouffée, je la laissai tomber par terre. La situation dans mon pantalon me l'obligeait.
Je rentrai dans la douche et ouvrit seulement l'eau froide. Évidemment, ça ne m'aida pas vraiment. Contrairement aux humains, pour moi c'était seulement un changement de température. Je soupirai et mis l'eau chaude. Ça ne m'aida pas non plus, mais ce serait utile pour la suite.
La journée allait être longue et, même si je ne voulais pas le faire, je devais m'occuper de ma libération, ou la journée serait insupportable.
Lorsqu'elle était humaine, j'avais dû le faire souvent. Quand je nous arrêtais parce que nos baisers et nos caresses devenaient trop dangereux… trop dangereux pour Bella. Je ne voulais pas perdre mon contrôle avec elle, alors nous n'avions jamais été plus loin que les baisers et les caresses.
Je mis du savon dans ma main avant de saisir ma virilité. Je ne pensais qu'à Bella. Je fermai les yeux en imaginant ses mains sur moi, montant et descendant sur mon sexe en le serrant, le léchant, le suçant et en frôlant ses dents jusqu'à ce que je ne puisse plus tenir. J'imaginais que la chaleur de l'eau était sa chaleur, la chaleur de sa bouche. Je me rappelai les moments où j'avais regardé Bella lécher et sucer sa nourriture. Elle n'avait jamais réalisé l'effet qu'elle avait sur moi.
Je gémis le nom de Bella aussi silencieusement que je pus tandis que je jouis dans ma main. J'avais été si silencieux que même si elle écoutait à la porte comme je l'avais fait, elle n'aurait rien entendue.
Je posai mon front contre la paroi de la douche attendant de revenir à moi. Je devrai être patient. Bientôt... Bientôt Bella se rendra compte à quel point elle m'aime. À quel point nous étions faits l'un pour l'autre. Et… Dieu… je pourrai lui montrer à quel point je l'aime. Patience. Je pouvais être patient. Je l'attendais depuis plus d'un siècle, alors, je pouvais attendre encore un peu.
Même si je voulais désespérément lui montrer toutes les choses que j'avais apprises sur la sexualité durant ce siècle.
Je me séchai rapidement et sortit de la salle de bain en apportant nos vêtements sales pour les placer sur la chaise.
Bella était couchée sur le lit, par-dessus les couvertures, les bras croisés derrière la tête. Elle regardait fixement le plafond, alors je m'assis au pied du lit face à elle. Je me penchai vers l'arrière en m'appuyant sur mes mains pour mieux pouvoir l'observer et me concentrer sur son esprit dans l'espoir qu'elle s'ouvre à nouveau à moi.
Après quelques minutes de silence et aucunes pensées, je décidai de lui demander ce qu'elle avait fait, juste avant que la femme de chambre n'entre.
« Alors, qu'est-ce que tu as essayé toute à l'heure? » Je gardai mon ton curieux, plutôt que de lui montrer ce qu'elle avait réveillé.
Elle me fit un sourire en coin. « Eh bien, je testais une autre théorie. J'ai combattue la soif avec… » Elle se mordit la lèvre inférieure d'une manière si séduisante. « …ton odeur. »
« Ah! », souris-je. J'aimais sa nouvelle théorie. « Est-ce que ça a marché? »
« Assez bien », répondit-elle joyeusement. « Et euh… Est-ce que c'est ok pour toi? Je suis désolée. Je ne le ferai plus si… »
« Non, non, Bella! », la rassurai-je rapidement. Je voulais qu'elle le refasse. « C'est correct pour moi. En fait, c'est plus que ça », lui dis-je en souriant. « À vrai dire, j'ai beaucoup aimé. » Elle me rendit mon sourire avec un sourire satisfait. « Sauf pour… » Son expression devint rapidement sombre, alors je me dépêchai de finir. « À ce moment-là, j'ai vraiment eu envie de t'embrasser. Je ne m'excuse pas pour ça, je veux juste que tu le saches. »
« Ah oui? », demanda-t-elle en s'assoyant pour ensuite se diriger vers moi à quatre pattes. Ses yeux restèrent fixés sur moi, à l'exception d'une fraction de seconde où elle détourna le regard vers… l'horloge peut-être? Je n'en avais aucune idée et je m'en foutais. Bella me regardait comme si elle allait me sauter dessus.
« Alors, lorsque je fais ça… » Elle frotta son nez dans mon cou en inhalant mon odeur. « … et ça… » Elle mit son nez derrière mon oreille en prenant une autre inspiration. « Tu aimes ça? », murmura-t-elle contre mon oreille tandis que son souffle me chatouilla.
« Mmmm », dis-je en fermant les yeux. Lorsque je ne sentis plus son nez sur ma peau, j'ouvris les yeux pour constater que les lèvres de Bella étaient à peine à quelques centimètres des miennes, alors je me penchai vers elle pour…
Le téléphone sonna et Bella se redressa pour le regarder. Merde! Juste au moment où nous étions sur le point de nous embrasser.
Je me levai pour répondre. C'était le réceptionniste qui voulait nous annoncer que le colis d'Alice était arrivé.
Je poussai un soupir de frustration. Est-ce que l'univers était contre nous?
« Je reviens… À moins que tu veuilles venir avec moi, Bella? », lui demandai-je.
« Non. Vas-y », me répondit-elle. Elle avait un petit sourire. Je n'étais pas sûr si c'était un sourire d'amusement ou de regret. Avait-elle pris plaisir à cette interruption?
Taquine.
Je partis durant environ cinq minutes et lorsque je revins, je pus entendre les pensées de Bella avant même d'avoir ouvert la porte.
Elle songeait à cette journée dans la clairière. Celle où nous nous étions avoué nos sentiments l'un pour l'autre. Quand et où ma vie avait vraiment commencée.
Je sentis la joie que Bella avait ressentie ce jour-là. Elle n'avait pas peur de moi et du monstre que j'étais. Elle se sentait… indigne de moi. Elle avait vraiment cru qu'elle n'était pas assez bien pour moi. Cette pensée me fit mal, mais en même temps, je sentais son amour pour moi, alors… C'était excitant, irrationnel et passionnant. Ses sentiments reflétaient les miens. Ensuite, elle projeta ses pensées au lendemain matin, lorsqu'elle s'était réveillée et m'avait trouvée dans son rocking chair. Mon ange s'était réveillée pour courir vers moi et sauter sur mes genoux. Elle était étonnée que je sois resté et que je sois réel. Ce matin-là, elle m'avait dit qu'elle m'aimait.
Il fallait que je rentre dans la chambre pour voir l'expression de Bella. Aussitôt que je glissai la carte-clé et que le déclic se fit entendre, les pensées de Bella disparurent.
Mais j'en avais assez vu. Elle avait évoqué de vieux souvenirs et elle avait envie de les revivre. Avait-elle voulu que je les voie? Je ne lui avais pas encore laissé savoir que j'avais entendu ses pensées à nouveau, et je me redemandais si je devais lui dire.
« Hé », m'accueillit-elle lorsque j'entrai. Elle semblait surprise, comme si j'avais interrompu quelque chose.
Je m'assis sur le lit à côté d'elle. Je devais lui dire.
« Bella, je t'ai entendu à nouveau. »
Elle me regardait curieusement. « Mes pensées? »
J'hochai la tête.
« Quand? »
« Juste avant de revenir dans la chambre et quelques fois aujourd'hui. »
« Qu'as-tu entendu… ou vu? », me demanda-t-elle avec méfiance.
« Lorsque nous nous sommes embrassés au sommet de Camelback. »
« Hum hum », acquiesça-t-elle pour m'inciter à lui en dire plus.
« Et juste avant que je revienne, tu te rappelais notre première journée dans la clairière et le lendemain matin, dans ta chambre. »
Elle acquiesça, mais ses sourcils étaient froncés.
« Autre chose », demanda-t-elle.
Je ne voulais pas vraiment lui dire, mais ma traitresse de bouche s'ouvrit toute seule. « Oui, euh… C'était quand tu étais sous la douche plus tôt. En réalité, c'était après ta douche. Tu étais en train de te sécher, puis tu t'es… touchée. » J'avais dit la fin de cette phrase dans un souffle
Bella ouvrit la bouche pour parler, mais je la devançai. « S'il te plaît, ne sois pas gênée. J'ai apprécié chaque seconde où ton esprit m'était ouvert. » D'ailleurs, j'ai apprécié certains d'entre eux un peu trop. « Je t'aime, Bella et j'ai vu et senti à quel point tu m'aimais aussi. J'espère que tu éprouves toujours ses sentiments pour moi. Je veux que tu saches que ce que tu as ressenti ce jour-là dans la clairière – et oui je l'ai senti – Bella, je ressens cela pour toi à… si je te dis de manière infini, ça fait trop dramatique? »
Un petit sourire apparut sur son visage. « Peut-être un peu », répondit-elle.
« Tu m'as rendu fou toute la journée. Le savais-tu? », gondai-je pour la taquiner.
« Oh? Comment? », me demanda-t-elle timidement.
« Voyons, Bella. Avec le souvenir de notre baiser de la nuit dernière, ton corps nu que tu as touché et ensuite, les sous vêtements que tu m'as demandé et ceux que tu as laissé dans la salle de bain… et ce que tu as fait juste avant que le téléphone ne sonne… Tout ça m'a laissé avec le désir d'en vouloir beaucoup plus. »
« Vraiment? », me demanda-t-elle en tentant de supprimer un sourire de satisfaction. « Bon à savoir, mais comment expliques-tu que tu puisses m'entendre? »
J'haussai les épaules en secouant de la tête. « Je n'en ai aucune idée, mais ça semble se produire lorsque tu es calme et concentrée. »
Elle hocha la tête en réfléchissant à ce que je venais de lui dire. Ensuite, elle se pencha vers moi pour presser ses lèvres sur les miennes. Ce fut un baiser chaste, mais je l'aimai tout de même. Cependant, il se termina bien trop vite à mon goût. Je dus lutter de toutes mes forces pour ne pas la ramener vers moi et libérer toute la passion qui couvait en moi.
« Merci », lui dis-je lorsqu'elle se détacha. J'avais attendu toute la matinée pour un contact et j'étais heureux, même si je crevais d'envie qu'il soit plus extatique.
« Non, merci à toi », me répondit-elle. Je ne savais pas de quoi elle me remerciait, alors je la regardai avec un regard interrogateur. « Ça fonctionne bien. »
« Que veux-tu dire? »
« Eh bien, je sais comment t'ouvrir mon esprit. » Ma mâchoire s'abaissa. « Tu vois, c'est un peu complexe à faire, mais… » Elle leva un doigt pour me faire signe d'attendre.
J'attendis et quelques minutes plus tard, je l'entendis.
Je dois sortir toutes les pensées de ma tête pour seulement garder celles que je veux que tu entendes.
Un bruit sourd se fit entendre. J'avais échappé l'enveloppe de Bella sur le bureau et je ne l'entendais plus rien.
Merde! J'avais brisé sa concentration.
« Oh! Ma nouvelle identité. »
Je pris l'enveloppe pour lui donner.
Je ne pus voir les documents, mais je vis la réaction de Bella. Elle haleta en mettant une main sur sa bouche. Ses yeux devinrent vitreux et si elle avait pu pleurer, elle l'aurait fait.
« Bella? Que se passe-t-il? », lui demandai-je. Je craignais qu'elle n'aime pas ce qu'elle voyait.
Elle me remit son passeport. Il y avait sa photo, une photo lorsqu'elle était humaine, mais évidemment, son nom n'était plus Swan. Je souris en ressentant une chaleur traverser mon corps.
« C'est parfait, Edward. Est-ce que ça te dérange? » Je secouai la tête. Évidemment que ça ne me dérangeait pas. « Puisque je ne peux plus être une Swan, j'aurais moi-même choisi ce nom. »
Mes yeux brillèrent et une nouvelle passion m'assaillit. Le fait que Bella me dise qu'elle aurait elle-même choisie ce nom me fit suffoquer. Comme si j'avais besoin d'une preuve supplémentaire que Bella et moi étions faits l'un pour l'autre.
Je n'attendis pas sa permission. Si elle ne voulait pas m'embrasser, elle aurait à me repousser – nous savions tous les deux qu'elle pouvait très bien le faire.
Je ne pus me retenir et je me précipitai vers elle, la poussant sur le lit afin que je puisse être au-dessus d'elle, pour ensuite écraser mes lèvres contre les siennes. Bella me retourna mon baiser et m'embrassa avec la même passion que j'avais pour elle, entrelaçant ses doigts dans mes cheveux.
« Je t'aime », gémis-je dans sa bouche. Je brisai notre baiser pour voir sa réaction.
Elle avait un sourire taquin sur le visage. Elle nous retourna rapidement pour que se soit elle qui se retrouve au dessus de moi.
« Je t'aime aussi », me dit-elle en faisant gonfler mon cœur. Elle baissa la tête pour m'embrasser chastement avant de s'éloigner pour aller chercher ses documents. Elle les jeta dans les airs et ils se dispersèrent sur le lit. « Et j'aime comment ça sonne », ajouta-t-elle en souriant et en regardant son faux certificat de naissance.
Je souris aussi. « Moi aussi Isabella Marie Massen. »
J'adore le choix du nom de Bella.
Encore une fois merci de votre soutient.
À bientôt!
Bisous xoxo
Miss Lunatik
