Hello ! :)

Pour ce 11ème chapitre, beaucoup de pluie et du mystère ! *_* J'espère que cette suite vous plaira ! :)

Petits rappels : Fiction LawxAce, UA /!/ YAOI /!/ One Piece est la propriété d'Oda-sama !

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Un merci spécial à laylou-miimi pour sa review et pour me suivre, à Miyakko pour me suivre, ainsi qu'à GrapeFruit pour sa review ! :)
Et bien sûr, un groooooos merci aux habituées, à tous les follows et favoris ! ;)

Je me répète, mais merci à vous toutes de vos encouragements, c'est fou comme ça me donne du baume au cœur et du courage pour mener à bon port ce projet ! On est loin du bout x) j'espère que l'histoire continue de vous plaire ! :3

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En vous remerciant encore, je vous souhaite une Très Bonne Lecture ! :)

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11

Abyss of mystery


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« Toute tentative d'aller au fond des choses, d'éclaircir les mystères est déjà une violence [] »

Friedrich Nietzsche, Par-delà le bien et le mal, 1886.

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POV Law

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« Et pour toi...
pour avoir son nom tatoué sur ton torse...
pour que tu puisses affirmer ça avec autant de certitude...
qui est Corazon ? »

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« Law ? »

La porte se refermant, faisant tinter le carillon en coquillages suspendu au plafond, la voix chaude et tranquille de mon père retentit. Je l'entends déposer ses affaires avant de pousser légèrement le rideau, lâchant un faible soupir en me découvrant comme à mon habitude, confortablement installé sur le lit servant pour les consultations. Pas qu'il soit fâché. Juste qu'il trouve que je pourrais faire autre chose de mon temps libre. Mais c'est mon rituel et j'y tiens. D'ailleurs, j'aime la régularité, gage de calme et propice aux études. Et j'aime étudier. La médecine, plus que tout.

Aussi à la moindre occasion, j'atterris immanquablement à l'Infirmerie dont il a la charge. Assis en tailleur sur le lit, un gros bouquin posé sur mes jambes, je lis et griffonne sur une feuille les questions qui me viennent pour les lui poser le soir, une fois à la maison. Encore une habitude. J'en ai trop, selon lui.

Sentant son regard je lève le nez, rencontrant ses prunelles sombres mais tendres. Il sourit.

« Même moi, j'ai pas lu c'livre avec autant d'attention... » Rit-il et j'esquisse un rictus taquin.

« Raison d'plus pour que j'le fasse. »

Il roule des yeux en redressant ses lunettes, quand un bruit résonne. On toque en rythme à la porte et sans attendre, il m'abandonne pour ouvrir. Je reprends donc ma lecture tandis qu'à nouveau, le carillon répand sa douce mélodie dans la pièce. Mon père salue la personne -un patient?- avec une bienveillance toute particulière, chaleureuse, et je m'interroge quand il m'appelle, ce qui ne peut signifier que deux choses : soit il a besoin du lit pour un examen, soit il veut faire les présentations. A cette pensée, je grimace. Horreur des présentations.

« Asseyez-vous ! » Propose-t-il à l'inconnu. « Law ! Sors de ton terrier, fiston ! J'ai quelqu'un à t'présenter ! »

Et merde. Fais chier...

« Qui ? » Je ronchonne en m'extirpant du lit à contrecœur.

Papa restant silencieux, je visse mon bonnet sur ma tête et pousse le rideau en fronçant les sourcils, peu décidé à jouer le gentil garçonnet pour une personne à cause de qui j'ai du quitter mon livre. M'attendant à voir un type de son âge, la révélation me cloue alors sur place. Je déglutis.

Assis dans le fauteuil, ses yeux marrons glacés posés sur moi, un adolescent blond au style pour le moins hors du commun (une chemise à cœurs, quoi...) me toise avant d'afficher un large sourire, si grand qu'il me donne le vertige.

« Alors c'est toi, Law ! » S'exclame-t-il, et sa voix est chantante. Attrayante. J'aime pas.

Et quand j'aime pas...

« Mon père vient de m'appeler. T'es bête ou quoi ? » Je réponds, lui faisant écarquiller les yeux tandis que papa se frappe le front en me fusillant du regard.

« Law... S'il-te-plait ! » Se plaint-il et va pour s'excuser quand le blond l'arrête d'une main en éclatant de rire.

Un rire pétillant. Du genre à colorer même la pièce la plus sombre. Absolument pas vexé, au contraire.

J'ai dis que j'aimais pas ?

« Ça va doc' ! » Souffle-t-il à mon père en se levant, dévoilant une taille plutôt grande pour un adolescent.

Son attention se reportant sur moi je le trucide des yeux, absolument pas conquis par son petit jeu. Pourtant, là encore il ne se démonte pas. Tenace, comme les mauvaises herbes. Un chieur, à n'en pas douter.

« Je pose souvent des questions idiotes, c'pas faux ! » Lance-t-il en m'adressant un sourire contrit, mais jovial. « Le docteur m'a beaucoup parlé de toi ! J'te passe mon prénom, appelle-moi Corazon ! » Sur ces mots, il me tend une main à la peau si blanche qu'elle semble de porcelaine. « Enchanté ! »

Pas moi.

J'avise son geste avec perplexité sans bouger d'un pouce et il s'avance, heurtant sèchement l'un des pieds de la table basse. Aussitôt, son sourire se change en grimace douloureuse cependant que dans ma tête, le verdict est clair.

Ce type est un casse-pieds stupidement maladroit. Absolument pas fréquentable.
Trop avenant. Trop volontaire.
Trop, beaucoup trop pour être vrai...

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A cette époque, j'avais huit ans. Toi quatorze.
Un souvenir si lointain... pourtant parfaitement intact dans ma mémoire.
Si facilement ravivé par cette question que le gamin aurait mieux fait de taire, pour son propre bien.

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Un froid intense se distillant dans mes veines, je me retourne pour lui faire face, capturant la détermination de ses orbes noires dans la fureur contenue des miennes. Sous la pluie battante perçant à travers la voûte des arbres, Ace a beau se tenir droit dans ses bottes, il a le regard d'un enfant s'entêtant à courir derrière l'impossible parce qu'il n'a pas compris comment tournait le monde. Je déteste ça.

L'eau ruisselle sur ses boucles noires, plaquant ses mèches sur son front et j'ignore si les sillons courant sur ses joues sont des larmes. Sa peau a l'aspect de la porcelaine aussi, mais elle semble tiède malgré la pluie et le froid. Devant mon silence, il se mord les lèvres. Mon regard inflexible ne l'inquiète pas. Je m'exhorte difficilement au calme.

« J't'ai répondu. » Il insiste, tandis que la valse de mes souvenirs me crève le cœur. « Toi auss... »

« Moi que dalle. » Je crache, avançant d'un pas vif vers lui. « J't'ai pas mis un couteau sous la gorge. J'te dois rien. Alors plus jamais tu prononces ce nom. C'est clair ? »

Au son de ma voix, il devine avoir franchi la ligne rouge. Pourtant, il serre les poings. Tremblant. Fou de rage.

« Qu'est-ce qui a ? T'as pas les couilles d'en parler ?! »

Putain !

Réduisant la distance entre nous, j'empoigne son bras déjà douloureux et il peste, sans toutefois baisser les yeux. J'ai rarement connu quelqu'un qui me foute en rogne aussi facilement. Mon sang ne fait qu'un tour.

« Tu cherches la merde, hein... » Je siffle en serrant plus fort, le faisant grimacer. « Sauf que tu fais pas ça avec moi. Il te faut quoi, pour comprendre ? »

Je m'efforce de pas péter un plomb, mais avec lui quand tout semble aller, rien ne va plus. Dire que le voir se torturer de la sorte me dérangeait... J'aurais mieux fait de passer mon chemin. Franchement, il sait pas où est son intérêt. Il sait pas s'arrêter. Non... Il fonce tête baissée en pensant quoi ? Que je vais tranquillement répondre à ses interrogations ? Le père Noël existe pas, si on lui a jamais appris.

« J'peux pas accepter ta réponse ! » Il gueule alors, m'opposant sa force pour se libérer. « Voilà pourquoi j'te demande, connard ! N'jamais oublier, c'est pire que tout ! Comment tu peux vivre avec ça ?! Parce que tu parles en connaissance de cause, hein ! Tu parles de Cora... »

« Ta gueule ! Tu prononces pas son nom, j'ai dis ! »

« Putain ! Et c'est comme ça qu'on d'vient en oubliant jamais ?! »

Ses prunelles sont en feu et cédant à la colère sourde qui me hante, je raffermis ma prise sur son bras et l'attire contre mon torse, tirant sur ses mèches mouillées pour soumettre son regard.

A cet instant précis, nos visages sont si proches que nos souffles se fondent, tandis que la pluie déchaîne. Le vent siffle comme une plainte fantomatique, une bourrasque de vent nous assaille, emportant des restes de feuilles mortes dans un balai assourdissant. Luttant contre ma poigne, Ace a un regard plus noir que la nuit et ne pas voir ses iris malgré la faible distance, malgré le fait d'être plongé dans ses yeux m'agace davantage.

« J'en ai rien à foutre, Portgas. Qu'tu souffres ou qu'tu veuilles oublier ton Luffy, je m'en branle. »

Pesant avec hargne chaque mot, appuyant là où ça fait mal, je me délecte du trouble qui s'empare de lui et ignorant la douleur que je lui cause, le fiel laissé dans ma bouche, je poursuis.

« Par contre, tu vas m'expliquer pourquoi en une nuit, la p'tite t'a oublié. »

A ces mots, ses yeux s'agrandissent, se ternissent, augmentant mon désir d'en savoir plus. Inflexible, je grogne.

« T'es qu'du flou dans son esprit... Tu les a, les couilles d'en parler ? »

Pris de court, Ace est perdu.

Une tension extrême crispe ses traits et mon envie de savoir comment une telle chose est possible se renforce, devenant un besoin. Toutes ces questions sans réponses, ces zones d'ombres qui l'entourent... Je déteste ça. Ne pas comprendre une chose, ne pas pouvoir l'expliquer et qu'il s'acharne à ne rien dire, à juste me regarder avec ses yeux trop sombres, trop profonds pour être vrais... C'est insupportable.

« Répond. » J'exige.

Mais il l'a vu, cette impatience qui me broie de l'intérieur. Un sourire insolent aux lèvres il susurre, avec une sensualité mal placée qui m'exaspère plus encore.

« J'vois pas d'quoi tu parles, Trafalgar. Et même si j'savais... »

« Je joue pas, Portgas. »

Le vent soufflant plus fort, je serre davantage ses mèches et il gronde quand, une nouvelle rafale me faisant plisser les yeux, son front percute violemment le mien, me faisant lâcher prise. Reculant d'un pas, j'y plaque une main en jurant entre mes dents, une douleur vive et aiguë se répandant dans ma tête comme un venin glacé. Sa voix résonne alors, furieuse.

« Et moi je joue, connard ?! » S'époumone-t-il. « J'veux juste essayer de comprendre mais avec toi c'est faites c'que j'dis, pas c'que j'fais ! Tu m'étonnes que ton Co-ra-zon chéri t'ai largué ! Parce qu'il t'a largué et tu supportes pas, hein ! Tu crois quoi ? Qu'il va revenir ?! Il reviendra pas ! Pour un type froid et autoritaire comme t... »

A la seconde où mon poing atterrit sur la mâchoire du gamin, j'ai le cerveau complètement vide.

Tout s'entrechoque et grince dans mon esprit, me collant une migraine monstre. Le brouhaha de la pluie que je n'entendais plus m'enveloppe et mon bras vibre encore de rage alors que devant moi, sous ces cordes incessantes et ce ciel charbonneux, Ace a une main posée sur son visage endolori et ses yeux plongés dans les miens. Toutefois, la confrontation n'est plus. J'ai le sentiment amer, détestable d'avoir par ce geste répondu à sa question. Est-ce que c'est ce qu'il cherchait ? A cette simple pensée, j'en suis malade. Malade d'avoir craqué, cédé à sa provocation puérile... Malade de l'avoir entendu dire que tu ne reviendras jamais...

Ces mots... je veux les lui faire payer, encore et encore. Lui arracher la vérité, aussi. Pourtant, il a ce visage d'enfant perdu qui me fait perdre le nord et je sais que j'aurais beau insister, le frapper même, je perdrai mon temps. Je le sais, rien qu'en le voyant. Ce foutu bohémien a tout d'un ange mais déchu, entouré d'épaisses ténèbres, les emportant partout où il va et malgré son silence, malgré la tempête qui fait rage je l'entends crier : « Pourquoi ? Pourquoi ne peut-on pas oublier ?! »

Si je reste, rien de bon n'arrivera.

Aussi, ignorant la lueur attristée de son regard, les mots qu'il murmure et qui meurent emportés par le vent, je fais demi-tour en direction du pick-up. J'enlève prestement mon imper, le balance à l'arrière et prend place au volant quand, jetant un œil à mon portable abandonné sur le siège passager, son clignotement m'annonce la réception d'un message. Vu qu'il n'y a pas de réseau dans la forêt, il doit dater de quand j'étais en ville mais absorbé par mes pensées, je ne l'ai pas remarqué. Exténué, je saisis l'appareil et avise l'écran. Un lourd soupir m'échappe alors.

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1 Nouveau message : Icebarg.

"Pas de nouvelles = bonnes nouvelles ?"

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P'tain... Il a bien choisi son moment...

L'envie de réponse "R.A.S" me brûle les doigts, mais pour le coup, parler pourrait m'être salutaire.

Mon regard s'égarant une dernière fois sur la vieille habitation, je chasse le souvenir de cet affrontement avec Ace et démarre sèchement, cependant que transperçant la couverture des arbres, l'averse ne tarit pas.

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Vingt minutes plus tard...

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Arrêté sur le bas-côté non loin de la citerne, j'observe les gouttes s'écraser à vive allure contre les vitres, les allées et venues des essuies-glace me plongeant dans une torpeur réparatrice tandis que je compose le numéro du leader de Water Seven. Aussitôt, les tonalités retentissent et comme souvent, je ne peux m'empêcher de penser que cet homme, le seul que je puisse appeler mon "ami", je ne l'aurais pas connu sans toi. Pourtant, il le sait et pense la même chose, j'aurais préféré ne jamais le connaître vu les circonstances dans lesquelles c'est arrivé... Putain...

Fermant les yeux, les nerfs à vifs à ce seul souvenir, ma main se crispe sur mon portable lorsque sa voix lente et posée retentit.

« Hey, Law ! »

« Pas la peine de faire l'étonné. » Je souffle. « Vous m'avez texté. »

L'homme lâche un léger rire perdu dans les couinements de Tyrannosaurus, sa fidèle souris de compagnie.

« Maaa... Je t'avais demandé de donner signe de vie dans les dix jours après ton arrivée à... hum... City... »

« 44. »

« Aaah, oui c'est cela. » Reprend-t-il. « Histoire que j'n'ai pas à jouer les vieux inquiets. Mais tu aurais pu m'envoyer un message. Je pensais d'ailleurs que tu choisirais cette option... »

Autrement dit, monsieur n'est pas dupe.

Je soupire.

« Pépin imprévu. Rien de grave mais ça m'pompe l'air. » Je lâche, mes doigts courant sur mon front cogné par le gamin.

« Maaa... Et... toujours convaincu d'avoir fait le bon choix en te rendant là-bas ? Tu es retourné au lac ? »

« Hn. » Je murmure, tâchant d'oublier la tournure imprévue des événements ce jour-là. « Je suis où j'dois être, Ice'. Là où j'me sens le plus proche de Cora-san et j'en ai besoin, maintenant plus qu'jamais. »

« OK. » Convient-il après un court silence. « A ce sujet... J'ai eu des nouvelles avant hier et rien n'a changé. Tout se dirige dans le bon sens, vers ce jour que tu attends depuis si longtemps. »

A ces mots, une boule pareille à un monstre féroce se réveille au creux de ma poitrine et je lance.

« Tenez moi au courant s'il y a le moindre changement. Peu importe c'que c'est. »

« Maaa... Evidemment. » Acquiesce-t-il avant de réprimander sa souris, qui semble avoir grignoté le coin d'un important rapport sur la qualité du bois.

Sans trop savoir pourquoi, je finis par l'interroger. Sûrement parce que j'ai atrocement besoin de changer de sujet.

« Les bohémiens, ça vous dit quelque chose ? »

Délaissant ses histoires de feuillets mâchouillés, le gérant du chantier-naval ne cache pas son étonnement.

« Ma foi... La campagne te donne d'étranges centres d'intérêt ! » S'exclame-t-il. « Je sais ce que la plupart des gens savent, mais je ne saurais dire si c'est vrai. Ils ont très mauvaise réputation, surtout à Dressrosa. Tu le sais aussi... Toute cette affaire qui s'est soldée par ce que les gens ont appelé le "châtiment divin". On leur prête des capacités frôlant le surnaturel... »

« Il paraît qu'il est impossible de les oublier... Mais c'est faux. »

Ma voix paraît tellement révoltée que j'ai envie de frapper ma tête contre une vitre quand il lâche, en pleine réflexion.

« Hum... C'est vrai que d'après les rumeurs, ils auraient le pouvoir d'ôter leur souvenir de la mémoire des gens... »

« Pardon ? »

A l'instant où il dit cela je me redresse sur mon siège, comme pris d'une décharge électrique. C'est tout bonnement impossible ! Hélas, Icebarg n'en sait pas plus et son rendez-vous d'affaire étant arrivé, nous mettons un terme à notre conversation après qu'il m'ait recommandé de faire attention et promis de m'informer régulièrement, comme convenu avant mon départ.

Le bruit de la pluie s'abattant sur la carrosserie et celui des essuies-glace couvrant le silence, je repose mon portable sur le siège passager, l'esprit chahuté de toutes parts.

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« Qui en a rencontré un ne peut le sortir de son esprit, malgré la valse du temps qui passe.
Leur souvenir reste brûlant comme des braises incandescentes dans l'esprit de ceux qui les croisent. »

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Les mots du livre me reviennent, heurtant de plein fouet les aveux de Chimney et je ne sais plus où se cache la vérité.

Je revois la petite courir après moi lorsque je rejoignais mon pick-up, son regard troublé par cette amnésie sortie de nulle part, ses mains agrippant avec force son parapluie.

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« M'sieur Heart... J'mens pas quand j'dis qu'j'ai oublié... » Insistait-elle.
« J'vous vois... J'me souviens des loups... D'celui avec le pelage roux... mais il manque quelqu'un... il manque quelqu'un n'est-ce pas ? »

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Bon sang... Comment c'est possible ? Ace aurait... Non... Aucun être humain n'est capable d'une telle chose...

Et ce n'est pas tout... que penser des paroles de Decken ?

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« Quant à l'auteur des traces, sache qu'il s'est fait connaître. »

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Qu'est-ce que ça signifie ?

Sentant ma migraine revenir, je pose une main sur mes yeux, impuissant à retenir les bribes de conversations échangées avec lui depuis que le destin l'a placé sur ma route.

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« Attends... ! Laisses-moi rester ici ! » M'a-t-il imploré comme si quitter la forêt lui serait fatal.
« Je jure que je ferais rien contre toi... »

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Je le revois dans la brume et la grisaille sous cette averse interminable avec ce regard désemparé. Blessé, lui aussi.

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« Luffy a été... l'plus grand bonheur d'mon existence... et moi le désastre de la sienne...
J'aimerais tellement... tellement oublier... »

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Je revois sa colère, son besoin de comprendre.
La fureur enflammer mes veines.

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« J'peux pas accepter ta réponse ! Voilà pourquoi j'te demande, connard ! N'jamais oublier, c'est pire que tout !
Comment tu peux vivre avec ça ?! Parce que tu parles en connaissance de cause, hein ! »

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Putain...

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« Rien n'est bon ni mauvais en soi : tout dépend de ce que l'on en pense ».

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Ce que j'en pense, hein ?

Je pense qu'Ace est capable de choses incroyables et que je ne peux nier cette facette de lui.
Je pense qu'il disparaît toujours de façon soudaine comme s'il n'avait pas été là juste avant.
Je pense que je ne supporte pas les mystères, ni de rester à tourner et retourner ça dans ma tête.

Tournant d'un cran supplémentaire la clef de contact, le ronronnement du moteur semble me demander si c'est une bonne idée d'y retourner sachant que ce sale gosse ne dira rien. Et la réponse est claire : c'est tout, sauf une bonne idée. Mais j'ai toujours suivi mon instinct. Pas aujourd'hui que j'vais arrêter.

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Lorsque je pousse les portes du cottage, je suis accueilli par un silence caverneux. Aucun bruit, aucune lumière. Pas même à l'étage.

J'inspecte les pièces du rez-de-chaussée avant de monter et une part de moi s'en doutait : Ace n'est nulle part. Où, alors ? A l'entendre, cet endroit est son refuge. Alors où est-il quand il n'est pas là ?

Cette question s'ajoutant aux autres, je vérifie dans les toilettes -on est jamais trop prudent- avant de m'approcher de la chambre, une idée bien précise en tête. Entrant dans la petite pièce, la scène de la veille reprend forme sous mes yeux et je le revois au milieu du lit me sommant de dégager. Lit qu'il a fait à la perfection, comme pour tout effacer.

L'endroit est plutôt triste. Juste de quoi dormir, un petit bureau où repose un bougeoir, une chaise et une commode. Avançant vers cette dernière, je sais que m'apprête à faire une chose que je détesterai qu'on me fasse, mais je suis chez moi, après tout. C'est donc sans le moindre remord que j'ouvre les tiroirs, découvrant quelques unes de ses rares affaires, des vêtements essentiellement. Très peu. Rien d'autre.

Rejoignant le lit, une part de moi me dit que je vais trop loin mais je l'ignore en soulevant les oreillers puis le drap, imprégné d'un parfum léger et sucré, le sien. Dans un glissement sourd, le tissu tombe au sol et sans attendre, je retourne le matelas, histoire d'avoir absolument tout vérifié, découvrant sans y croire un cahier posé sur les lattes en bois. N'en revenant pas, je saisis la trouvaille inopinée et l'ouvre à la première page, puis le feuillette.

Les mots se perdent dans ma gorge.

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« Je ne dois pas. »

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Sur chaque page, chaque ligne, même dans les marges et les coins... Il n'y a que ça.
Cette phrase répétée un nombre incalculable de fois.

A certains moments, l'écriture est posée, normale. Souvent, elle est nerveuse et troue presque le papier.

Tournant les pages noircies par cet ordre douloureux, je m'arrête sur l'une d'elle griffée par la plume et cernée de fines tâches. Autant de larmes séchées.
Tourmenté de questions, mon esprit est comme anesthésié.

Qu'est-ce que tu ne dois pas faire, Portgas ?
Est-ce que ça aussi... c'est lié à Luffy ?
Tu ne dois pas... penser à lui ? Continuer de l'aimer ? Ou alors... te toucher en te croyant dans ses bras ?

Sans savoir pourquoi, je le revois sous la pluie, se confessant à demi-mot sur ce mystérieux amour perdu.

La question qui a suivi me revient comme un écho dévastateur.

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« Et pour toi...
qui est Corazon ? »

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Qui est-il, hein...

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Une semaine est passée depuis l'apparition inattendue du stupide blond nommé "Corazon" et depuis, le ciel a répondu à mes attentes. Je ne l'ai plus revu.

Installé sur le lit, j'attaque le chapitre consacré aux maladies infectieuses en attendant que mon père rentre de sa visite à celui pour qui il travaille en priorité quand on frappe à la porte, le rythme des coups faisant courir un frisson léger sur ma peau. Pitié... Pas lui... Hélas, la voix enjouée retentit derrière la porte, annonçant qu'il doit passer un message urgent à papa. Si ce n'était pas ça... Arf...

Traînant des pieds je vais ouvrir, tombant directement dans le giron de ses prunelles couleur de friandise. Il sourit, et son sourire me rappelle à quel point je ne lui fais pas confiance car pour moi, c'est clair. L'être humain cache son vrai visage derrière ses sourires. Et il n'est certainement pas une exception.

« Tu veux lui dire quoi, à mon père ? » Je demande alors qu'il se faufile à l'intérieur. « J't'ai pas dis d'entrer. »

« Ohh... Sois pas si froid... » Soupire-t-il en me tendant une main que je ne serre pas. « J'suis content de te revoir, Law ! Dans un sens, tu m'avais manqué ! »

Pardon ?

J'ai l'air assez con pour croire à une daube pareille ?

Fronçant les sourcils, je le mitraille tandis qu'il enfouit une de ses mains dans une poche de son jean grenat, l'autre jouant avec le lacet de son sweat à rabats rouge. Quel style pourri... J'ai envie de lui faire une réflexion cinglante, mais faudrait pas qu'il parte sans laisser son fameux message – au cas où ce serait important.

« Bon, t'as quoi à lui dire ? »

« Baaaah... » Il se frotte l'arrière de la tête et je sens mes nerfs monter. « Sans ça, t'aurais pas ouvert... »

Putain d'enfoirééééééé... Mais j'ai beau bouillonner de colère, il ne s'en formalise pas.

« Allez... Fais pas cette tête ! » Rit-il « J'voulais juste discuter un peu ! »

Au même moment, son regard se tinte d'une étincelle de curiosité qui ne me dit rien qui vaille.

« Tiens mais... On n'porte pas de bonnet à l'intérieur, mon p'tit Law ! » Lance-t-il et avant que j'ai eu le temps de réagir, ses doigts le retirent et se frayent un chemin parmi mes mèches, électrisant mon corps d'un bout à l'autre. D'un pas brusque je m'écarte et repousse sa main, mes yeux lui jetant des éclairs.

« Ton p'tit rien du tout ! » Je gueule, tandis que sa mine se défait peu à peu. « Tu t'prends pour qui ?! Tu m'touches pas ! Espèce de crétin ! Si t'as rien à dire à papa tu dégages ! »

« Law ! »

Revenu de sa consultation, mon père intervient d'un air affligé et me foudroie des yeux. Aussitôt, le blond rigole pour détendre l'atmosphère mais contrairement à l'autre jour, je sens que son sourire n'est pas sincère. Sans comprendre pourquoi, je devine que mes mots lui ont fait de la peine et ça a beau être ce que je voulais... je regrette, plus encore lorsqu'il s'en va, tête baissée, comme si vraiment... il avait voulu me revoir.

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Corazon a été... est... sera toujours...

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« Tu n'es coupable... de rien Law... Par pitié... ne pense...
ne pense jamais ça... »

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Putain...

Le souvenir de cette nuit perçant à travers ceux de mon enfance, je laisse tomber le cahier par terre et quitte la pièce sans même songer à ranger.

Tout n'est qu'apocalypse dans ma tête lorsque je sors du cottage, respirant l'air du dehors comme s'il pouvait enrayer la marche du train qui dévaste tout dans mon esprit, effacer ton visage à cet instant précis. Gagnant mon pick-up, je démarre en trombe en dépit du mauvais temps, de la boue qu'il faudra affronter sur le chemin et du fait de n'avoir aucune idée d'où me rendre. J'ai trop... bien trop besoin d'air.

Juste pour cette fois... face à ce souvenir... besoin d'oublier.

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Plus tard...

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C'est avec ce seul et unique souhait que je franchis l'entrée du Pumpkin où quelques quinquagénaires jouent aux cartes en buvant un coup. Me jetant un rapide regard ils reprennent très vite leur partie, mon état les renseignant sur les risques et périls qu'ils encourent à faire ne serait-ce qu'une réflexion sur mon compte, aussi insignifiante soit-elle. Occupé à ranger des verres, Pagaya me jette une œillade alarmée et je pousse une chaise du comptoir pour m'y installer tandis que Barbe Brune part d'un sourire avant de se raviser.

« L'alcool le plus fort... que vous ayez ici. » Je lâche et sans poser de question, le gérant s'exécute.

En moins de deux, un verre glisse devant moi et il y verse le whisky spécial de la Maison, d'après ce qu'il m'explique et que j'entends à peine. Peu importe c'que c'est, du moment que ça m'fasse décoller loin du pire moment de ma vie. Sans attendre qu'il ait terminé sa description, j'entame et achève le contenu, savourant l'incendie qu'il sème sur son passage.

« Un autre, le charabia en moins. » Je demande, lorsque mon voisin s'éclaircit la gorge pour attirer mon attention.

« Heart... » Se risque-t-il. « J'sais pas c'que vous avez et j'sens bien qu'c'est pas l'moment... mais... faut qu'on parle. »

Avalant une nouvelle gorgée, le liquide me brûle la langue, la gorge et l'estomac, jetant un voile sur mes souvenirs pour les étouffer.

J'esquisse un rictus en lui faisant face.

« Ben vous savez quoi ? C'est votre jour de chance. » Je souffle. « J'ai besoin d'me changer les idées alors me passez pas les détails, Brown. J'veux tout savoir du passé palpitant d'cette petite ville. »

Dehors, la pluie faiblit sans pour autant s'arrêter. L'hippie demande une autre bière histoire de m'accompagner, puis me répond.

« J'vais faire comme si j'avais pas capté vot' sarcasme et profiter d'l'occasion qu'vous m'offrez, hein. » Lance-t-il en cognant sa bouteille contre mon verre. « J'espère qu'avec ça... vous comprendrez pourquoi la cérémonie est si importante pour nous. »

« Ouais, ouais... » Je lâche, grognant contre Pagaya pour que le whisky reste à portée de ma main. « Embrayez. »

Le barbu avale alors une gorgée, le regard perdu dans un horizon invisible, brusquement plongé dans les cendres de son passé et tandis que je fais danser l'alcool cuivré dans mon verre, il débute son récit sur les événements d'il y a deux ans... La catastrophe du bled paumé qu'on appelle City 44...

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POV Ace

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La pluie s'est légèrement calmée quand je passe la porte du cottage.
Il y fait noir. L'air est chargé d'humidité.
Law n'y est pas.

Tout n'est que silence, solitude comme avant son arrivée et j'avance vers le vieux sofa, le bruit spongieux de mes godasses mouillées agressant le calme des lieux. Trempé jusqu'aux os, je me laisse glisser au sol, dos à l'assise, mes doigts s'aventurant jusqu'au plaid avec lequel il se couvre pour dormir. Sans surprise, le tissu embaume de son parfum puissant, alliance d'arabica corsé, de cacao et d'épices. Un cocktail unique, sauvage. Des nuances bien chaudes pour un type aussi froid.

Telle la houle s'écrasant sur les rochers mes souvenirs affluent et je le revois, ses prunelles anthracites brûlant de fureur à la simple évocation de "Corazon". Je ressens sa poigne se refermer sur mes mèches, son poing percuter ma mâchoire dans un élan irréfléchi, féroce. Je revois sa confusion... une part de moi regrettant d'avoir autant tiré sur la corde, de lui avoir, j'en suis sûr, fait autant de peine que de mal. Surtout qu'au final... je n'ai rien obtenu de plus. Aucune réponse. Aucune confidence. Comme si c'était possible, d'ailleurs...

Devant moi, siégeant sur la table basse comme la gouvernante des lieux, la boîte à musique semble attendre qu'il rentre pour lui faire jouer sa désolante ritournelle et sans réfléchir je m'approche et l'attrape, hésitant avant de finalement tourner sa manivelle, la reposant dès qu'elle disperse ses notes dans la pièce, le fameux « Liebesträume N°3 » - « Love Dream » de Franz Listz.

Le regard perdu dans le tournoiement des petits chevaux et le miroitement des LED, je ne peux empêcher le réveil de ma mémoire et revois comme si c'était hier le festival où nous étions, un an avant que tout s'effondre...

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Sous un ciel étoilé, le centre-ville de Sevio est en effervescence.

Comme partout à Dressrosa lorsqu'il s'agit de faire la fête, les gens sont carrément euphoriques et au milieu des odeurs de sucre et de fritures gourmandes qui s'élèvent dans l'air, tout n'est que rires, musiques, danses et discussions animées par l'entrechoquement des pichets d'alcool.

Comme un poisson dans l'eau dans cette ambiance chaleureuse et communicative tu sautilles devant moi, une brochette de viande dans une main, des takoyakis dans l'autre, un immense sourire éclairant ton visage. Conquis par ton charme d'éternel enfant, je souris bêtement quand tu désignes quelque chose du doigt, me faisant stopper ma marche.

« Tu rigoles ? » Je lâche, incrédule. « C'est pour les mômes ! »

Mais bien entendu, tu n'écoutes pas.

Engloutissant tes victuailles, tu jettes les bâtonnets dans la première poubelle venue et t'élances vers le carrousel lumineux où des gamins s'amusent à chevaucher les petits étalons de bois. Je peste dans la barbe que je n'ai pas.

« Alleeeeeeez Ace ! » Tu t'exclames en récupérant deux tickets sous les rires des gamins à qui tu tires la langue, en adolescent mature que tu es. « Y a pas d'âge pour les p'tits ch'vaux ! »

« Luffyyyyyy... »

« Quoi ? » Tu interroges en saisissant mon bras, ricanant comme un bienheureux. « T'as qu'un an d'plus que moi ! »

« Et t'as quinze ans ! C'est d'jà trop... »

« J'veux rien entendre ! » Tu clames alors en m'entraînant à ta suite dès que le tour précédent s'arrête. « Let's go ! »

C'est ainsi que je me retrouve sur un cheval de couleur fauve tandis que tu t'accroches à un poulain noir à la crinière rosée, riant comme un gosse à la seconde où la musique retentit et que l'on commence à tourner, les petites montures s'élevant et s'abaissant sous le jeu des lumières multicolores, qui ne rivalisent en rien avec l'éclat de tes yeux et celui, troublant, de ton sourire. Me jetant un coup d'œil, tu ris de plus belle et je finis par te suivre, envoyant au diable les tristesses qui restent accrochées à mon cœur en dépit du bonheur que j'ai de vous avoir.

Au même moment, je capte son regard taquin lorsqu'il lance, tel un aîné observant ses frangins avec tendresse.

« So cuuuute ! »

Il se marre et j'ai envie de lui balancer une chaussure en pleine tronche tandis que le cherchant des yeux, tu serres ton cheval avec force. Gêné quand tu lui demandes de nous rejoindre, il ne peut toutefois rien te refuser lui non plus et grimpe sur le carrousel en pleine action, se faufilant entre les montures jusqu'à nous atteindre. Ton sourire s'élargit.

« Juste là ! Le cheval blanc ! » Tu choisis et on se retrouve tous les trois à tournoyer, bercés par ta bonne humeur et la mélodie de ton rire.

Vivre cet instant éphémère mais chargé de complicité avec vous est irremplaçable et j'ai rarement été aussi léger, heureux. Pourtant, je ne peux taire cette part de moi...
... celle qui se demande si ce choix signifie qu'à tes yeux... c'est lui, ton prince charmant.

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La réponse était pourtant si évidente...

La mélodie s'arrêtant, le ballet des petits chevaux prend fin, replongeant la pièce dans le silence et j'enfouie ma tête dans mes genoux en me mordant les lèvres, mon corps se balançant faiblement.

Peu importe la façon dont je regarde les choses, rien ne va.

J'ai l'impression que je ne pourrais jamais arrêter de penser à toi de cette façon, que les liens qui me relient à cet endroit ne seront jamais brisés. Tout se complique, s'embrouille et devient plus sombre, comme s'il n'y avait aucune lumière au bout du tunnel. J'ai beau lutter, je cède à chaque fois et l'arrivée de Law ne m'a apporté que des ennuis supplémentaires. Tout est si noir et maintenant... cette date incontournable qui approche...

Serrant mes mèches entre mes doigts, je sens une boule informe se démener dans ma gorge à la simple pensée de cette cérémonie que je déteste tant... tellement que j'en ai mal.

Est-ce que tout va de travers parce que je n'ai pas de chance ?

Est-ce que je serais en paix un jour ?

Celui qui a la réponse, qu'il se montre...
… j'supporterais pas qu'il se taise à jamais.

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Au même moment...

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POV Law

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Le récit achevé, je pose mon verre, vide, sur le comptoir.

Dehors, la pluie recommence à tomber brutalement, résonnant comme des tirs de mitrailleuse dans l'enfer voilant les prunelles du barbu, à présent silencieux. Le visage fermé, Pagaya est aussi perdu dans le passé lorsqu'il m'annonce, tout bas.

« La cérémonie aura lieu dans deux jours. »

« Heart... » Commence Barbe Brune, mais je l'interromps d'un geste.

Franchement, j'suis pas dans l'meilleur état pour décider quoi que ce soit.
Pas saoul, mais pas suffisamment posé.

J'ai pas les idées claires et la simple pensée d'être à ce genre d'commémoration m'épuise.
J'devrais commander un autre verre, rester sur mes positions et décuver tranquille, d'autant j'sais pas à quoi m'attendre avec cette bande d'arriérés.

Sans les mots de Decken... c'est sans doute c'que j'aurais fait.

« Pas la peine de sortir les violons, Brown. » Je souffle, laissant les dés au destin. « J'y vais... à vot' foutue célébration. »

Dans quoi j'm'embarque... je l'ignore...
… celui qui le sait, j'préfère qu'il se taise à jamais.

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« […] marionnettes invisibles de la Providence,
nous jouons, sans le savoir, dans une chambre obscure,
à colin-maillard avec l'inconnu. »

Henri-Frédéric Amiel, Grains de Mil, 1854.

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Réponses aux Guest :

Tresor : Hello vous deux ! :) Plein de questions à ce que je vois ! x) Oui, dans le chapitre 7, Ace voit le tatouage sur le torse de Law :) Concernant tes interrogations sur Luffy et Ace, je ne peux hélas rien te dire, mais les réponses viendront tout doucement ^^ De même concernant Ruby :) Oui, de nouveaux mystères apparaissent et hum... c'est pas fini X) Encore merci à toi de me lire ! ;) J'espère que la suite t'a plu ^^

Guest : Hello ! :) Je vois que la révélation te plait héhé ! Oui, Chimney s'inquiète d'avoir oublié et se pose des questions... A-t-elle raison ou pas de penser au surnaturel ? A voir ! x) J'espère que la suite t'a plu et encore merci de ta review pleine de joie ! *_*

GrapeFruit : Bien le bonjour à toi aussi :) Et Bienvenue au cottage ! Tout d'abord, un gros merci pour cette review pleine de compliments... c'est un pur bonheur de voir que tu apprécies les caractères (j'essaie de les garder fidèles au manga au maximum possible dans un UA comme tu le dis ^^), l'ambiance (je fais de mon mieux! Si tu as eu peur et bien... hihi je suis ravie !), et le choix des personnages ! :) Ta review m'a fait très plaisir ! J'espère que la suite t'a plu et... des bisous partout ? x) *gênée* hum... ben bah... que dire à ça ? XD Merci !

MissBananasplit : Hello ! :) Merci beaucoup pour tes compliments ! Je suis contente que le chapitre et ses révélations t'aient plus ! J'espère que c'est le cas aussi de celui-ci ;) Encore merci de me suivre !


Voililou ! :) Bien, bien... je pense que je vais aller me cacher quelque part *se glisse sous le lit* en attendant vos verdicts x)

J'espère que la suite vous a quand même plu et vous dis à bientôt pour la fameuse cérémonie ! X) Encore merci à vous de me lire ! *_* La date de publication du 12ème chapitre sera indiquée dimanche 05 juillet sur mon profil ! :) Plein de bisous sucrés !

Ever.