Hello!

Bon, et bien d'après vos réactions le dernier chapitre vous a semblé plutôt cruel x). Je sais que c'était méchant de couper là (je suis secrètement une psychopathe mouahah), mais je vous préviens que ce n'est pas la dernière fois que je coupe un chapitre à un moment plutôt crucial (désolée xD). Sur-ce, enjoy! :)

Réponses aux reviews

Sissi1789 : Désolée, je sais que c'était cruel de couper là xD Comme je le disais, ce n'est pas la dernière fois que ça arrivera, mais les chapitres qui suivent celui-ci vont être un peu plus calmes :)

louloumpu : Oh oui Brooke! ça fait très longtemps que je n'ai plus vu OTH mais je me rappelle que j'adorais ce personnage! J'aime beaucoup Maggie de TWD aussi ^^ ahah, oui, les sorciers n'étaient pas très sympas dans le derniers chapitre. Mais bon, ils sont nerveux à cause de l'absence de leurs enfants (ce qui n'excuse pas tout, bien entendu). Je suis heureuse que le chapitre t'ait plus, j'espère que tu aimeras autant celui-ci! :)

ChefPopo : Oui, pauvre Emma :/ Tu verras si tout va bien pour elle dans ce chapitre, j'espère que tu aimeras! :)

Guest : Désolée de l'attente après le dernier chapitre haha x) Mais voilà le nouveau, j'espère qu'il te plaira! :)

HEA-captainswan : Et oui, j'adore le drama! x) Ce n'est pas la dernière mésaventure qui va arriver à Emma sur cette fic, malheureusement ^^ J'espère que tu aimeras ce chapitre, et je suis heureuse que le précédent t'ait plu! :)


Les sirènes de l'ambulance finirent par se faire entendre à l'extérieur de la maison après ce qui me parut comme une éternité. Je pleurais toujours en sanglots incontrôlables, et la douleur continuait à pulser dans mon ventre. J'avais tellement peur que quelque chose arrive au bébé. Je ne pouvais pas le perdre, je ne le supporterais pas, je le savais.

Killian était toujours à côté de moi. Il avait les larmes aux yeux, et avait attrapé ma main, que je serrais avec force. Sa présence me réconfortait un peu, comme toujours. Il suffisait qu'il soit à côté de moi pour que je me sente un peu moins mal. Il se dégagea de mon emprise en entendant le véhicule approcher, et il me dit d'une voix étouffée par les larmes :

- Je vais te porter jusqu'à l'ambulance.

Je hochai la tête sans répondre, toujours complètement recroquevillée autour de la douleur. Je savais que j'étais bien incapable de marcher, et je ne pensais pas une seconde à protester. J'avais bien trop mal. Killian se retourna vers mes parents pour demander :

- Vous surveillez Liam, hein ?

- Ne te tracasse pas, on vous retrouve à l'hôpital, assura mon père, qui se mordait l'intérieur de la joue avec anxiété.

- Courage, chérie. Tiens le coup. Ça va bientôt être terminé, me dit ma mère avec douceur en déposant un baiser sur mon front toujours brûlant de fièvre.

Hook s'approcha de moi, et je pris sur moi pour me redresser un peu, et passer mes bras autour de sa nuque afin de lui faciliter la tâche. Il me souleva comme si je ne pesais rien, et je poussai un gémissement de douleur, la mâchoire serrée à m'en faire mal. Le mouvement avait réveillé un énorme lancement dans mon bas ventre, et une larme brûlante dévala mon visage.

- Je suis désolé, love. Ça va aller, d'accord ? Me dit-il en m'embrassant sur la tempe pour me réconforter.

Je m'accrochai à lui et enfouis ma tête dans le creux de son cou en espérant que tout serait bientôt fini, et que j'arriverai rapidement à l'hôpital. Tout allait bien se passer. Killian ne pouvait pas avoir tort. Il avait dit que tout allait s'arranger, et il ne me mentait jamais. Je ne pouvais pas faire une fausse couche, je ne pouvais pas.

Il m'amena à l'extérieur d'un peu un peu hésitant, marchant lentement pour essayer de ne pas me faire trop mal. Tout semblait flou autour de moi, et toujours cette douleur qui me déchirait le bas-ventre. J'avais peur, j'avais mal, je n'aurais jamais dû accepter de pratiquer la magie. J'aurais dû écouter Killian. Si quelque chose arrivait au bébé, c'était de ma faute. Je m'en voulais tellement, je ne pouvais pas avoir fait du mal à mon bébé. Je ne m'en remettrais pas s'il mourrait à cause de moi.

L'ambulance était garée devant la maison. Killian me déposa avec douceur sur le brancard, et les ambulanciers me prirent directement en charge. Toutes ces têtes qui tournaient autour de moi me donnaient des vertiges. Je fermai les yeux pour essayer de me calmer, consciente que ma panique ne ferait qu'accentuer mes malaises. J'entendis vaguement une voix que je ne connaissais pas dire :

- On va lui administrer un anti-douleur.

- Elle est enceinte, ce n'est pas mauvais pour le bébé ? Demanda Killian d'une voix inquiète.

- C'est mieux d'éviter, d'habitude. Mais vu la situation, il vaut mieux la faire se sentir mieux. Je ne suis pas sûr qu'elle tiendra le trajet dans cet état là.

- D'accord, alors, répondit Hook d'une voix crispée par la peur. Vous savez ce que vous faites.

Je sentis un léger pincement dans mon bras et essayai de me forcer à respirer calmement en espérant que tout allait bientôt être fini. Après quelques minutes, enfin, la délivrance. Je poussai un long soupir de soulagement, et sentis tout mes muscles se décrisper d'un coup. Je rouvris les yeux. Tout semblait flou autour de moi à cause de le peur et des médicaments. J'avais l'impression de flotter à l'extérieur de mon corps, et même si la sensation était étrange, je ne m'en plaignais pas. Au moins, je n'avais plus mal. L'ambulance avait démarré, et Killian se rapprocha de moi et me prit de nouveau la main. Je vis que ses digues avaient fini par céder, et que son visage était mouillé par les larmes :

- Ça va ? Demanda-t-il avec une douceur infinie.

Je me passai une main sur le front. Je ne savais pas ce qu'ils m'avaient donné, mais j'avais déjà l'impression que ma température avait baissée. C'était une bonne chose, parce que j'étais tellement brûlante quelques minutes auparavant que j'avais plusieurs fois été au bord de l'évanouissement. Vu mon état, c'était même un miracle que je sois restée consciente.

- Ça va, répondis-je d'une voix rauque. J'espère juste que… J'espère que le bébé va bien.

-Moi aussi, dit-il en clignant de paupières, et une larme roula sur sa joue.

Je portais la main à son visage pour sécher ses larmes, peinée de le voir dans cet état. Ce geste me demanda un effort inouï et je sentis ma tête basculer sur le côté sans pouvoir l'en empêcher. Je sentais déjà mes yeux se fermer à cause du produit qu'on m'avait injecté. Mais j'avais peur de m'endormir au cas où il se passait quelque chose, et puis je voulais rassurer un peu Killian, aussi. Si je m'endormais, j'avais peur qu'il soit encore plus inquiet.

- Tu peux te reposer, dit-il alors, répondant à mes pensées. Je reste près de toi, c'est promis.

Je n'eus pas la force de répondre, et laissai retomber la main qui était sur son visage. Alors que je basculai dans un sommeil médicamenteux, il me sembla l'entendre me dire qu'il m'aimait d'une voix lointaine.


J'entendis d'abord des voix que je n'arrivais pas à différencier les unes des autres, puis elles devinrent de plus en plus réelles alors que je sortais difficilement de mon sommeil sans rêve. Je finis par ouvrir les yeux, la lumières des néons qui se trouvaient au-dessus de moi m'aveuglant au passage. J'étais couchée dans un lit d'hôpital, mais il me fallut plusieurs secondes pour reconstituer les événements dans ma tête embrouillées par la fatigue et les produits qu'on m'avait administré.

- Emma ? Tu m'entends ?

Je tournai brusquement la tête vers Hook, qui était assis au pied de mon lit. Il me tenait la main et la caressai gentiment de son pouce. Il avait toujours l'air aussi inquiet. Je me souvins enfin, et dis d'une voix pâteuse, l'esprit toujours à moitié endormi :

- Le bébé ? Est-ce que le bébé va bien ?

- On ne sait pas, love, dit-il avec douceur. Ils vont t'emmener passer une échographie d'ici quelques minutes.

- Comment tu te sens ? Demanda la voix familière de ma mère, provenant de l'autre côté de ma chambre.

Je me retournai vers la provenance du son, surprise. Mon père était assis sur l'appui de fenêtre, ma mère était installée sur une chaise, et Henry me regardait d'un air inquiet depuis la table sur laquelle il était appuyé. Je ne m'attendais pas à les voir ici, et je dis donc sans répondre à la question :

- Qu'est-ce que vous faites ici ? Où est Liam ?

- On l'a laissé avec Regina et Robin. Il est avec les autres enfants, on voulait lui éviter le stress de l'hôpital, répondit mon père d'une voix qui se voulait rassurante, mais je voyais bien qu'il était lui aussi terrifié. Ne t'en fais pas, il est entre de bonne mains.

- Vous avez bien fait, le remerciai-je en me passant une main sur le front pour constater que ma fièvre était presque complètement retombée.

- Tu as mal quelque part ? S'inquiéta Killian en me lâchant la main pour poser la sienne sur mon visage et vérifier si j'avais de la température.

- Non, ça va. Les antidouleurs doivent jouer. Je veux juste savoir si le bébé va bien.

La peur m'écrasait l'estomac, et je ne savais pas si j'allais me mettre à pleurer ou à hurler d'angoisse. J'avais la nausée, et essayai de ne pas me mettre à pleurer de nouveau. Killian hocha la tête d'un air tracassé et enlaça de nouveau ses doigts aux miens, me montrant ainsi qu'il partageait mes sentiments.

Nous restâmes plongés dans un silence inquiet durant quelques minutes, moi trop fatiguée pour parler, mes proches effrayés à l'idée de dire quelque chose qu'il ne fallait pas. Enfin, je vis la porte s'ouvrir et laisser passer Whale, qui poussait une chaise roulante devant lui. Il me jeta un coup d'œil soucieux en s'approchant de mon lit :

- Comment tu te sens ? Demanda-t-il sans préambule.

- Ça va, dis-je précipitamment, désirant plus que tout savoir comment allait le bébé. On peut aller faire l'échographie ?

- On t'y emmène tout de suite, dit-il en me faisant signe de monter dans la chaise.

Je me relevai avec l'aide de Killian, et m'installai dans le fauteuil roulant, essayant de trouver une position confortable. Malgré ce que j'avais assuré à ma famille, j'avais toujours un peu mal, et les médicaments qu'on m'avaient donné me donnaient des vertiges à présent que je n'étais plus allongée.

- Tu tiens le coup ? Murmura Killian en posant sa main dans mes cheveux.

Je déglutis pour essayer de cacher ma douleur, et hochai vaguement la tête. Je voulais juste savoir si mon bébé allait bien. Pour le moment, c'était tout ce qui comptait. Si je leur disait que je me sentais mal, j'avais peur qu'on commence à mes poser des questions alors que tout ce que je voulais était m'assurer que le petit bout était toujours en vie. Je passai en deuxième plan.

- Je ne vais pas te cacher que c'est une situation inhabituelle, reprit Whale après une minute de silence alors qu'il me conduisait à travers les couloirs de l'hôpital.

- Tu crois que c'est grave ? Demanda Hook, qui marchait à côté de la chaise roulante, et qui avait l'air particulièrement nerveux.

- Je ne sais pas, avoua Whale avec un petit soupir. Je pense que la magie lui a demandé trop de force, et elle est allé chercher dans ses réserve pour la pratiquer. Le mal de ventre vient peut-être du faite qu'elle dû aller puiser de l'énergie dans ses organes vitaux. On espère juste que ça n'a pas touché le bébé.

Je fermai les paupières et essayai d'empêcher le sanglot qui entravait ma gorge de franchir la barrière de mes lèvres. Ma faute, c'était ma faute. J'aurais dû écouter Killian, je n'aurais jamais dû céder aux demandes des sorciers. Si mon bébé ne survivait pas…

- Killian, je… commençai-je d'une vois étouffée par les sanglots.

- Je t'interdit de t'excuser, me coupa-t-il comme s'il avait lu dans mes pensées. Tu n'y peux rien.

Je hochai la tête et ravalai les mots qui me brûlaient les lèvres, posant une main tout contre mon ventre. S'il te plaît, accroche-toi, je t'en supplie. Pardonne-moi.

Enfin, nous arrivâmes dans la salle d'examen, et je parvins tant bien que mal à me coucher sur la table froide avec l'aide de Killian. Mon cœur s'emballa, et je levai des yeux remplis de larmes vers lui. Si Whale m'annonçait que notre bébé était mort…

Hook me saisit la main, que je serrai si fort que je manquai de la broyer. Je savais qu'il avait aussi peur que moi, mais qu'il essayait de me le cacher. Je le voyais à sa respiration beaucoup trop rapide, et à ses yeux brillants d'appréhension et de tristesse. Nous aimions déjà cet enfant tellement fort. Il ne pouvait pas être mort. C'était un survivant, comme ses parents.

Je relevai mon t-shirt, dévoilant ainsi mon ventre très légèrement bombé. Il avait commencé à s'arrondir durant la semaine, mais le changement était presque invisible si on n'y faisait pas attention. Je me mordis la lèvre inférieur et me disant que c'était peut-être le seul changement que j'aurais jamais la chance de voir.

Je frissonnai. Il faisait froid dans la pièce, et j'avais peur. Je serrais encore un peu plus fort la main de Killian en voyant Whale s'approcher de moi avec la sonde. Je fermai les yeux. Si je n'entendais pas le cœur… alors il était mort, et c'était de ma faute. Alors, je l'avais tué, et je ne pouvais m'en vouloir qu'à moi-même.

Je sursautai à peine quand le gel froid rentra en contact avec ma peau. Je sentis la sonde bouger contre mon ventre. Il y eu une seconde de flottement, une seconde interminable, et je manquai de me mettre à hurler. Est-ce que ça voulait dire que c'était fini ? Juste comme ça ? Notre bébé était mort, et il n'y avait rien à faire ?

Mais, enfin, des battements de cœur rapides et réguliers se firent entendre, semblant rebondir contre les murs de la pièce. J'ouvris les yeux et me remis brusquement à respirer. Je n'avais même pas remarqué que j'étais en apnée. Je levai les yeux vers Killian. Il était vivant, et je voyais dans son regard qu'il était aussi soulagé que moi. Il était vivant, et, s'il n'avait pas de séquelle, tout ça ne serrait bientôt qu'un mauvaise souvenir.

- Il va bien, assura Whale après quelques secondes. Tout me semble normal.

J'eus un hoquet de soulagement, et me mis presque immédiatement à pleurer. Il allait bien, il était vivant. J'avais eu tellement peur, et je gémis en posant la main sur mon estomac, essayant en vain de me calmer alors qu'une bouffée de chaleur me saisissait toute entière.

Whale enleva la sonde de mon ventre, et je me dégageai de l'emprise que Killian avait sur ma main pour la coller contre ma bouche et étouffer les sanglots incontrôlables qui secouaient mes épaules. J'avais été terrifiée, et pleurer me permettait de me débarrasser de la peur. Mais je n'arrivais pas à ma calmer, et j'avais l'impression que mon cœur battait tellement fort qu'il pouvait briser mes côtes à tout moment.

- Tout va bien, dit Killian d'une voix étouffée en dégageant une mèche de cheveux qui était tombée devant mon visage. Calme-toi, tout va bien…

- J'ai eu… tellement peur… hoquetai-je en ayant du mal à reprendre ma respiration.

Whale dû voir l'état dans lequel je me trouvais, car il saisit mon poignet pour prendre mon pouls, les sourcils froncé. Au bout d'une trentaine de secondes, il finit par dire :

- Son cœur bat trop vite, elle fait une crise d'angoisse.

- C'est grave ? Demanda Killian d'un air profondément inquiet. Chut, ajouta-t-il en me caressant la joue pour essayer de m'apaiser. Respire, ma belle, calme-toi…

- Elle a eu trop d'émotions contradictoires d'un seul coup. Vous en avez vécu beaucoup en une seule journée. Je vais lui donner un calmant.

Je ne répondis pas, j'avais mal à la poitrine tant mon cœur tambourinait fort. Toutes les émotions que j'avais ressenti en si peu de temps se pressaient dans mon ventre, et pleurer était le seul moyen de les évacuer.

Je vis Whale injecter quelque chose dans le cathéter qu'on m'avait posé, et après seulement quelques secondes, tout devint flou et je sentis ma tête basculer sur le côté pendant que je sombrais dans un sommeil sans rêve.


J'ouvris les yeux, et papillonnai des paupières pour m'adapter à l'obscurité qui régnait dans la pièce. Je jetai un coup d'œil par la fenêtre pour constater qu'il faisait nuit noire. Je poussai un long soupir et posai une de mes mains sur mon ventre. Je me sentais toujours patraque, et j'avais l'impression que j'avais de nouveau un peu de fièvre, mais je n'avais plus mal. Le bébé allait bien. C'était tout ce qui comptait.

Un mouvement à ma droite me fit tourner la tête, et je souris faiblement lorsque mes yeux se posèrent sur Killian. Il était endormi, la tête posée sur le lit à côté de moi, les bras en guise d'oreiller. Il semblait sortir doucement de son sommeil, sûrement réveillé par le soupir que je venait de pousser. Je retins ma respiration pour voir s'il n'allait pas se rendormir (il avait besoin de repos après tout ce qu'on avait vécu), mais il finit par lever la tête en se frottant le visage de sa main. Il ne remarqua pas tout de suite que j'étais consciente, et ce n'est que quelques secondes plus tard qu'il rencontra mon regard. Il posa immédiatement sa main sur la mienne en disant :

- Ça va ? Comment tu te sens ?

- Ça va, dis-je en tentant un vague sourire dans sa direction.

- Tu nous as fait peur, tu sais, déclara-t-il avec douceur.

- Je suis désolée, répondis-je d'un air contrit. Pour tout t'avouer, je me suis fait plutôt peur aussi. Mes parents ne sont pas là ?

- Il sont retournés chez eux pour passer la nuit avec Neal. Liam est avec eux. Ils seront là à la première heure demain matin. Tu n'as plus mal ?

- Non, dis-je en essayant de paraître calme alors que j'étais de nouveau noyée dans une foule d'émotions. Par contre je crois que j'ai de nouveau de la fièvre.

J'étais tellement soulagée que le bébé aille bien, et je m'en voulais d'avoir ainsi fait peur à Killian et à ma famille. J'étais épuisée par tous les événements de la journée, et j'avais envie de me rendormir, mais pour une raison que je ne m'expliquais pas, j'avais de nouveau peur qu'il arrive quelque chose de grave, et j'avais envie de pleurer.

- C'est vrai que tu as l'air d'avoir de la température, dit Hook après avoir posé sa main sur mon front. Tu veux que j'appelle quelqu'un pour qu'on te remette des anti-douleurs ?

- Non, refusai-je d'une voix étouffée. Je ne veux pas qu'il arrive quelque chose au bébé.

- Whale a dit qu'il voulait te garder en observation pendant quelques jours, pour être sûr que toi et le bébé allez bien. J'ai dit que j'étais d'accord, désolé de ne pas avoir attendu ton avis, mais…

- Tu as bien fait, le coupai-je en essayant de ravaler mes larmes, ce qui devenait de plus en plus difficile.

- ça va, love ? Demanda Hook, se rendant compte que quelque chose clochait.

Je ne pus résister plus longtemps, et je me remis à pleurer. J'essayai de m'arrêter, sans succès, honteuse. J'avais écoulé mon cota de larmes pour les six mois à venir, il fallait que j'arrête de sangloter, c'était ridicule.

Saletés d'hormones, vous ne me laisserez donc jamais tranquille ?

- Oh, Emma, dit Killian en passant tendrement sa main sur ma joue pour m'apaiser, semblant profondément ému par mes larmes.

- Je suis désolée, dis-je d'une petite voix. Je ne sais même pas pourquoi je pleure.

- Après ce qu'on vient de vivre, c'est normal, répondit-il d'une voix douce.

Je hochai la tête, et voyant que je ne me calmais pas, il finit par venir s'allonger à mes côtés pour me prendre dans ses bras. Le lit était bien trop petit pour nous deux, mais je m'en fichais, profitant de l'occasion pour me coller encore un peu plus contre lui. Je plongeai ma tête dans son cou pendant qu'il me caressait les cheveux, et je finis par m'apaiser après un long moment.

- Merci, soufflai-je en sentant une dernière larme rouler le long de mon visage.

- Ce n'est pas complètement désintéressé, souffla-t-il en retour. Je suis content de t'avoir dans mes bras. Tu ne me refais plus une peur pareille, hein ?

- Je vais essayer, dis-je en me blottissant encore un peu plus contre lui, alors qu'il me déposait une traînée de baiser le long de ma mâchoire et de ma nuque.

Les battements réguliers de son cœur me berçant, je finis par sombrer de nouveau dans le sommeil, enfin apaisée.


Voilà voilà! J'espère que ça vous a plu! Les quelques chapitres qui vont suivre vont être un peu plus calmes. les pauvre, il faut bien leur donner le temps de se remettre de toutes leurs émotions haha x)

A bientôt! :)