Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.

Note : Bonjouuuur !

Merci à Scriboulette pour le dessin ! :)

Un grand merci à Neliia pour être une super alpha, Plurielle pour sa bétatisation, Celikwi pour sa relecture et MlleStilinski pour avoir toujours été partante pour WW.

Il va falloir que je le fasse un peu plus grandiloquent :

Un grand merci à vous PiccolinaSandra, didinou, Plurielle, Angelyoru, Neliia, Triskelle Sparrow, et Watanabe Kumiko pour avoir laissé une review !

Big up aux fantômes qui lisent avec assiduité !

Où Stiles reprend est bad-ass mais on craint un peu pour ses fesses ! Un long chapitre plein d'action !

Enjoy !

.II.

Règle 11 : un ennemi est considéré comme mort lorsque tu as pu danser sur son cadavre. [3345]

Il lui fallut quelques heures pour rejoindre la ville. Quelques heures qu'il passa à penser à toutes sortes de scénarios. Il devait d'abord la trouver, trouver où ils se cachaient. Étudier les lieux pour pouvoir utiliser la meilleure stratégie. Et enfin, mettre fin à tout ça.

Il s'arrêta prendre un café dans un petit bar de quartier. A discuter avec le cafetier, il réalisa un plan mental de la ville : la partie industrielle, les commerces, la partie bourgeoise, la partie banlieusarde et la partie craignos.

Il finit par s'installer dans un coin du bar et rechercha des informations sur internet, en priorité sur la partie industrielle et ses locaux vides et sur les différents business du quartier craignos. Il regarda aussi les informations pour essayer de voir s'il y avait eu une augmentation de la violence, où à l'inverse, sa disparition. N'importe quel élément qui aurait pu prouver qu'un groupe de mercenaire s'était installé.

A force de fouiller internet, il finit par tomber sur une brève qui parlait d'un blessé par balle. Cela avait attiré son attention parce que la balle récupérée n'était pas un calibre habituel. Pas issu d'une arme utilisée dans ce genre de cas, dans ce genre d'endroit. C'était peut-être un coup d'épée dans l'eau. Mais il avait décidé d'attendre 18h pour aller faire un tour dans la zone industrielle. Il voulait voir s'il y avait des hangars à l'abandon qui montraient une trace d'utilisation. En attendant, il pouvait aller voir le quartier où avait eu lieu la fusillade.

Il paya ses consommations et en profita pour demander l'itinéraire. A l'expression du cafetier, il en conclue que le lieu avait vraiment mauvaise réputation.

Il quitta les lieux et se dirigea vers sa voiture, toujours alerte par rapport à son environnement. Son arme était à portée de main et son couteau était dans sa poche. Il avait l'impression qu'il marchait vers le dénouement final et cela faisait frissonner son corps d'excitation et de terreur.

Grâce aux indications du cafetier, il trouva plutôt facilement l'endroit en question. Il gara sa voiture à quelques rues pour être sûr que personne ne s'y intéresse de trop prêt et rentra dans le quartier à pied. Il tenta d'être le plus attentif possible tout en se faisant discret. C'était un quartier comme tant d'autres, qui puait la misère et la tristesse. Les hautes tours en béton, jamais rénovées depuis leur construction il y a des décennies, étaient entourées par de grands espaces gris où la seule verdure qui poussait était les mauvaises herbes à travers le goudron fendu. Des jeunes étaient assis ici ou là, en bandes alors que des petites vieilles rejoignaient leur destination avec de grands sacs de courses.

Un monde où on pouvait mourir sans que personne ne se pose trop de questions. Un monde où on pouvait installer une artillerie sans que cela ne choque.

Il errait de rue en rue, tentant de trouver un indice. Il espérait aussi de ne pas attirer l'attention mais il était un inconnu dans un quartier où personne ne se perdait. Aussi finit-on par venir l'encercler.

Il leva les mains en signe de paix. Un jeune d'environ 17 ans, vraisemblablement le chef, le regardait méfiant.

- Qu'est-ce que tu fais là ?

Stiles décida d'être honnête. En tout cas, en partie.

- Je cherche un travail.

Tous les jeunes rirent.

- C'est pas un truc qu'on trouve ici !

- Un travail, particulier. On m'a dit que je pouvais être employé dans le coin.

Le jeune était sceptique.

- Quel genre de taf ?

- Agent de nettoyage pour plus offrant.

Alors qu'une partie des gamins pouffaient face à cette description, les plus vieux se regardèrent. Stiles eut une pensée pour son père qui aurait une crise cardiaque s'il savait qu'il se faisait passer pour un mercenaire.

- Alors t'es au bon endroit. Le lieu est dans la rue d'à côté, tu devrais trouver facilement.

Un jeune à côté de lui ricana et murmura à son pote :

- Il devrait trouver du travail facilement, ils se font dézinguer comme des lapins en ce moment.

Stiles hocha la tête et s'en alla sans demander son reste. C'était déjà un miracle qu'il s'en soit sorti sans souci, il n'allait pas pousser sa chance.

Il marcha vers ladite rue et une fois dedans, observa. Bien sûr, il ne comptait pas arriver comme une fleur et sonner à la porte. Mais il voulait repérer les lieux et voir ce qu'il pourrait utiliser à son avantage.

Comme le jeune lui avait dit, il trouva facilement l'endroit. Devant la porte se trouver une berline, le genre de voiture que l'on ne gare pas dans ce quartier. Pourtant, son propriétaire ne semblait rien craindre. Sûrement parce qu'il était assez redouté pour ne pas avoir peur pour ses propriétés. Il évita de rester statique et commença à marcher, même s'il ne savait pas où aller et quelle attitude prendre.

Il vit un roux sortir du bâtiment et rentrer dans la voiture. Il ressemblait à la photo que Peter lui avait envoyée. C'était une confirmation suffisante. Il ne passa pas devant le bâtiment – trop dangereux mais resta un instant dans l'entrée d'un immeuble où il avait une bonne vue sur sa cible. Il essaya de déterminer quel appartement Sidonie Mallone occupait mais rien à travers les fenêtres ne lui permettait de trouver une réponse.

Tant pis. Il ne pouvait pas rester plus longtemps ici. Après avoir visité les autres rues – la configuration était la même partout – pour prendre des repères, il fila.

Une fois en sécurité dans sa voiture, il démarra et conduisit jusqu'à un parking de supermarché pour pouvoir réfléchir calmement. Tout se terminait ce soir.

Il allait attendre que la nuit tombe et retourner dans le quartier. Le mieux serait de pouvoir attirer les mercenaires un par un dehors pour les descendre. Mais Stiles ne se faisait pas d'illusion, il arriverait peut-être à faire sortir un gars mais c'était tout. Si la berline était devant, il pourrait déclencher l'alarme. Il utiliserait son couteau. Il était presque sûr qu'un coup de feu n'attirerait personne dans ce genre d'endroit mais il ne voulait pas prendre de risque. Il tuerait l'homme, le cacherait près de la voiture et rentrerait dans l'immeuble.

Comme tous les bâtiments ici, l'interphone était HS et la sécurité, inexistante. Il devrait monter dans les étages et trouver le bon appartement, ce qui pourrait être difficile. Il n'avait pas le droit à l'erreur. Son effet de surprise était sa principale arme et il ne pouvait pas faire sans. Il ne savait pas comment il allait faire ça et espérait de tout son cœur qu'il y aurait une différence notable qui lui permettrait de s'arrêter au bon endroit.

La porte serait sûrement verrouillée. Frapper ou sonner gâcherait la surprise. En fonction des fixations, il ne pourrait pas la défoncer. Stiles se résigna, il n'aurait pas le choix. A part de la chance qui lui permettrait de trouver une porte ouverte, il devra sonner.

Il sonnerait, on ouvrirait la porte – il trouverait bien quelque chose à dire pour qu'on lui ouvre – et il dézinguerait son hôte d'une balle dans la poitrine ou dans la tête. S'il n'y avait pas eu d'embauches depuis que Peter lui avait envoyé la liste, il ne resterait plus qu'un mercenaire et le chef. Deux personnes. Le coup de feu aura forcément attiré leur attention, il n'aura plus l'effet de surprise de son côté.

Il devra se cacher et repérer ses ennemis. Après, tout se ferait à l'improvisation.

Ses mains tremblaient d'appréhension. Tout serait fini ce soir. Et demain, soit il reverrait les siens. Soit il ne verra plus jamais rien.

Il se força à penser aux siens. A ceux pour qui il faisait ça. Pour son père, fervent défenseur de la Justice, qui pourrait tout risquer pour lui. Pour Scott, son presque frère qui s'était révélé grâce au monde surnaturel et qui faisait tout pour les garder en sécurité. Pour Lydia, porte-parole de la mort à l'intelligence redoutable. Pour Derek qui commençait à vivre à nouveau après la tragédie qu'a été sa vie. Pour Peter que la douleur avait rendu fou.

Il fit la liste de toutes les choses qu'il ferait s'il était encore en vie demain. Dormir. Manger son poids en curly fries. Dire aux gens qu'il les aimait. Oser avouer certaines vérités à Derek. S'excuser auprès de Peter pour son comportement passé, quand il ne savait pas que la traque et la peur pouvaient rendre fou. Arrêter d'inquiéter son père. Rendre fière sa mère. Il avait tellement de choses à faire.

Cela lui prit une heure, de faire cette liste. Ça lui tordit l'estomac, lui donna la nausée et le fit espérer et craindre en même temps. Peut-être qu'il pourrait réaliser tout ça ! Peut-être que sa vie était déjà finie.

Il pensa un instant à aller acheter à manger, prendre des forces mais la faim avait déserté son corps. Il n'y avait rien à faire, juste à attendre. Il finit par attraper son arme pour compter les balles qui restaient dans les chargeurs. Il fit ça trois fois avant de se forcer à la ranger. Il finit par aller se promener dans le supermarché, jusqu'à la fermeture pour faire passer le temps.

Il était vingt heures quand il sortit et le jour commençait à baisser. Il prit le volant et roula vers le quartier. Cela lui prit une vingtaine de minutes. Il se gara et hésita de longues minutes à envoyer un message à son père ou à Peter. Peut-être qu'il pourrait retarder l'assaut à demain et appeler le loup en renfort.

Il s'y refusa. C'était pour protéger la Meute qu'il s'était lancé dans cette bataille, seul. Ce n'était pas au dénouement qu'il allait les mettre en danger. Il renonça aussi à envoyer un message à son père. Ça ne ferait que l'inquiéter. Il attendit encore une demi-heure que la nuit soit tombée, louant mentalement l'hiver qui permettait ces nuits prématurées. Il resserra les lacets de ses rangers, rajusta ses habits pour ne pas être embêté à un moment moins propice. Il attrapa l'arme au silencieux et son Beretta qu'il glissa dans son jean. Une à l'avant, l'autre dans son dos. Il mit son couteau dans sa poche, à portée de main et après une hésitation, mit le téléphone dans l'autre. Ainsi armé, il sortit de la voiture.

L'air était frais et la rue était vide. Il avait l'impression d'être seul au monde, dernier humain sur une terre dangereuse. Il secoua sa tête pour faire passer ces idées étranges. Il fallait qu'il se concentre, il s'apprêtait à risquer sa vie et il n'avait pas le droit à l'erreur. Il marcha d'un pas calme vers l'immeuble. Il stationna quelques instants à l'entrée de la rue pour voir si un des mercenaires n'étaient pas là. Cela lui aurait permis d'en tuer un de plus avant de rejoindre l'appartement. Malheureusement, la rue était vide si on exceptait la berline garée devant le bâtiment. Il regarda les fenêtres et nota les étages où l'on pouvait les voir illuminées. Il respira un grand coup et se mit en route.

Tout se terminait maintenant.

Il se dirigea vers la voiture, le cœur battant mais le visage concentré. Il attrapa une poubelle vide sur le trottoir et la lança contre l'avant dans la berline. Cette dernière se mit à sonner, un tumulte assourdissant qui sembla éveiller les gens derrière leurs fenêtres. Stiles en profita pour crever un pneu, au cas où quelqu'un tenterait de prendre la fuite. Ensuite, il se tint contre le mur, se fondant dans le décor noir et attendit qu'un des hommes descende pour s'occuper du boucan.

Cela prit une dizaine de minutes pour que quelqu'un arrive. La lumière faible du hall refléta une mèche rousse. Il n'en fallut pas plus à Stiles. Une fois l'homme sur le trottoir, penché vers la porte, il arriva derrière et envoya sa tête cogner contre le montant de la porte. La percussion du front contre le cadre en métal fut sonore dans le silence de la soirée. Stiles ne laissa pas le temps à son ennemi de comprendre ce qu'il se passait. De sa main gauche, il planta son couteau dans le flanc de l'homme, plusieurs fois jusqu'à sentir le sang ruisseler sur sa main et faire glisser sa prise sur son arme. Seulement alors, il retourna l'homme, qui s'écroula contre la voiture, et lui porta le coup fatal en attaquant le système respiratoire. Cœur ou poumons, il ne savait pas ce qu'il avait touché mais il savait que ce serait un coup mortel. L'homme tomba au ralentit, tentant dans un ultime sursaut de se tenir debout grâce à la voiture. Cela ne servit à rien. Ses plaies ruisselaient de sang.

Stiles combattit la nausée et l'horreur que cette scène lui inspirait. C'était lui qui avait fait ça. Lui qui avait poignardé un homme et le regardait mourir.

Incapable de regarder ça plus longtemps, il se détourna et laissa là, l'homme en train de se vider de son sang. Il essuya rapidement ses mains sur son pull noir et réaffirma sa prise sur le manche de son couteau. Ensuite, il prit une courte respiration et entra dans le hall.

Il monta les escaliers en faisant attention à ne pas faire de bruit. Il avait remarqué des appartements illuminés au premier étage à droite, à troisième et au quatrième à gauche et au cinquième, des deux côtés. Il élimina le premier étage, car le roux serait arrivé plus vite s'il avait été aussi près. Il monta au troisième étage et colla son oreille sur la porte de gauche. Il entendit deux enfants rire. Il passa au quatrième étage. La porte n'était pas celle d'origine, celle-là semblait plus solide et en regardant de plus près, les gonds étaient de meilleures qualités. Peu de gens pouvaient financer de tels travaux par ici. Il se colla à la porte et écouta. Il n'entendit rien à part une télévision en fond. Soudain, il entendit un bruit caractéristique. Celui d'une arme dont on enlève le chargeur. C'était un son qu'il connaissait bien, pour avoir entendu son père le faire à chaque fois qu'il rentrait à la maison après son service. Il était presque sûr d'être au bon endroit.

Il essaya d'ouvrir la porte mais bien sûr, elle était verrouillée. Elle était pourvue d'un judas et sûrement d'un entrebâilleur sécurisé. Stiles décida de tenter un coup classique. Il rabattit sa capuche sur la tête et sonna à la porte.

Il entendit un corps se déplacer derrière la porte. On regardait sûrement par le judas. Stiles essaya de tourner la tête de manière inopinée à ce moment-là. Une grosse voix lui répondit.

- C'est pour quoi ?

- Pizzas, monsieur.

- On n'a pas commandé de pizza.

Stiles inspira un grand coup.

- Ecoutez m'sieur. J'ai deux pizzas pour cette adresse. Vous les avez commandées, vous les payez.

Il entendit une autre voix s'élever dans l'appartement et l'entrebâilleur être retiré.

C'était maintenant.

La porte s'ouvrit et Stiles ne laissa pas un instant à son ennemi pour comprendre avant de dégainer l'arme dotée d'un silencieux et de tirer dans la poitrine.

Il hésita un instant, rentrer dans l'appartement ou rester sur le palier et attendre que les autres sortes. Mais des habitants pouvaient arriver et être blessés. Aussi Stiles décida de rentrer. Il poussa la porte du pied et enjamba le corps de ce qui devait être Gregor. Il se pencha rapidement pour attraper l'arme que ce dernier portait à la ceinture et la prit pour lui.

Il entra et scruta la pièce. Il était dans un salon. Deux encadrements de portes face à lui. Une donnant sur une cuisine, l'autre, un couloir. Il ne voyait personne mais il y avait au moins un autre mercenaire dans l'appartement et il ne savait pas où. Le seul meuble imposant qui pouvait lui être utilise dans le salon était un gros canapé. Il se demanda s'il devait se poser en embuscade derrière le sofa ou fouiller chacune des pièces, arme au poing.

Il n'eut pas besoin de réfléchir longtemps. Une silhouette sortit légèrement de la cuisine et commença à lui tirer dessus. Par réflexe, il se jeta derrière le canapé, face contre terre. Il retint un cri de douleur quand son épaule, toujours douloureuse, frappa le sol. Il s'assit, dos contre l'arrière du dossier, genoux relevés, prêts à bondir pour attaquer ou se défendre. Les tirs cessèrent et Stiles voulut profiter de cet instant pour contre-attaquer.

Son plan se trouva bouleversé quand les lumières s'éteignirent. Il retint un juron. Ses ennemis savaient où il était et pouvaient se repérer dans les lieux. Lui, par contre, n'avait que la lumière faible des lampadaires pour tenter de trouver ses ennemis en évitant les obstacles.

Il entendit des pas. Il essaya de déterminer de quel côté son ennemi aller arriver. Il attrapa un pistolet dans chaque main et tendit les bras, près à appuyer sur la détente à n'importe quel moment. Un gaillard aux cheveux noirs coupé ras, Anthony, arriva sur sa droite. Stiles loupa son premier tir, la balle allant s'encastrer dans le plafond. La deuxième fut dans le genou mais cela n'arrêta pas le mercenaire. Il n'avait pas d'arme à feu mais une batte de baseball. Stiles eut une rapide pensée émue pour Betty avant de se reconcentrer. Il risquait sa peau, là. Il évita un premier coup en roulant sur le sol. Le deuxième tomba en plein entre ses deux omoplates, le renvoyant au sol violemment. Il hurla face à la douleur de son épaule. Mais il ne devait pas rester là où il allait se faire fracasser. Il se retourna et tira devant lui, sans même viser. Il vida son chargeur, sa vision trouble face à la douleur qui irradiait dans tout son corps. L'homme finit par s'écrouler et Stiles eut juste le temps de se pousser avant que le corps ne tombe vers l'avant, à côté de lui. La joue contre la moquette, les yeux papillonnant alors que la vie s'éteignait et que son sang coulait.

Stiles prit de grandes inspirations pendant quelques minutes. Il devait calmer son cœur face à la brûlure de son épaule. Mais il ne pouvait pas rester coucher là. Si Sidonie était ici, ou que quelqu'un d'autre, quelqu'un dont il n'avait pas connaissance, il allait se faire tirer comme un lapin.

Il pleurerait de douleur plus tard.

A l'aide de son bras gauche, il se releva. D'abord sur les genoux, il se laissa quelques secondes pour respirer. Puis, sur ses jambes. Il se tourna pour fixer les deux portes, prêt à se jeter à nouveau à terre si quelqu'un arrivait. L'arme avec le silencieux était vide, maintenant qu'il avait vidé le chargeur sur Anthony. Il la jeta par terre. Il attrapa l'arme de Gregor et apprécia de savoir qu'il avait toujours son Beretta contre lui.

Plus qu'une. Et après, il pourrait rentrer chez lui. Peut-être même appellera-t-il son père pour que la Meute vienne le chercher. Il ne savait pas s'il serait capable de conduire la longue distance qui le séparait de la maison, avec son épaule en souffrance.

Il inspira un grand coup et décida d'aller fouiller la cuisine. Il allait contourner le canapé quand un coup de feu retentit. Il sentit une balle frôler son épaule gauche avant qu'il ne se jette à terre. Il tourna la tête vers la porte ouverte, prêt à voir rentrer Sidonie. Il fût surpris de voir Gregor, toujours allongé par terre mais partiellement relevé, un petit pistolet dans la main.

Merde, il n'était pas mort. Stiles jura et s'aplatit à terre pour éviter d'être une cible trop facile. Ainsi couché, il allongea les bras devant lui, ferma un œil et visa la tête de Gregor. Deux balles plus tard, de la cervelle recouvrait les murs de l'entrée et Stiles était certain que son ennemi était mort. Par précaution, il mit une balle dans la tête d'Anthony, pour être sûr de ne pas avoir cette surprise deux fois.

Bordel, ce n'était pas d'une balle qu'il allait mourir mais d'une attaque cardiaque.

.II.

Voilà pour ce chapitre ! Il est long, il bouge (ça change des chapitres précédents) et la fin est proche, ça se sent ! J'espère qu'il vous a plu ! N'hésitez pas à laisser un commentaire !

Je vous souhaite de très bonnes fêtes et un joyeux noël !

Stilement vôtre,

Math'

PS : plus que 3 chapitres !