Retrouver mon frère, retrouver ma vie.

Chapitre 11.

Point de vue d'Isabella :

Lorsque je me réveillai plusieurs heures plus tard, je me rendis compte qu'il était encore très tôt et que Ginny était encore endormie. Sachant que je n'allais plus pouvoir dormir, je me redressai dans une position assise, tout en me frottant les yeux afin de faire partir le reste de sommeil de mes yeux, puis, une fois que ce fut fait, je jetai la couette sur le côté, balançai mes jambes du lit, puis je sortis du lit en faisant attention à ne pas faire trop de bruit. Je pris alors ma baguette en main et je fis mon chemin vers la salle de bain afin de démêler mes cheveux. Cette tâche accomplie, je mis mes cheveux en queue de cheval et je m'emparai du peignoir émeraude accroché à la porte de la salle de bain.

Ne préférant pas réveiller Ginny par le bruit de la douche, je sortis de la salle de bain, puis je m'éclipsai de la chambre et je descendis par la suite les escaliers menant au rez-de-chaussée et la cuisine.

En entrant dans la cuisine, je fus surprise de voir la présence d'une tête familière, le dos tourné, occupée à la cuisinière.

« Andy ! Marraine Andy ! » Dis-je dans la joie et l'incrédulité, presque en sautillant sur place tellement je fus excitée de la voir. Cela faisait maintenant un moment que je n'avais plus eu l'occasion de le faire.

« Je vois que tu es toujours matinale, mon Isa… Viens me faire un câlin. » M'accueilli-t-elle en se retournant et en ouvrant les bras dans ma direction, tout en me regardant avec affection maternelle.

« Je ne peux pas changer les vieilles habitudes. » Fis-je avant de marcher vers elle et d'entrer dans ses bras.

« Toi et moi, nous allons avoir une sérieuse conversation… » Murmura-t-elle plus sérieusement.

« Laisse-moi deviner qui a vendu la mèche… » Dis-je en tournant ma tête vers la coupable assise à côté de son père en faisant semblant de boire son café du matin. « Un certain Auror aux cheveux changeant de couleur avec ses émotions, peut-être ? » Demandais-je sarcastique.

« Elle ne peut rien me cacher. Il parait aussi que tu as lâché en partie ce que tu avais dans ton sac et la pauvre victime était Remus Lupin… » Dit-elle avec un sourire moqueur.

En réponse, j'haussai les épaules, pour ensuite rouler les yeux.

« Et ne roule pas les yeux à moi, Isabella Potter ! » Dit-elle taquine en pointant son doigt sur moi d'une façon menaçante, mais je pus voir son sourie ludique, me montrant qu'elle ne fut pas entièrement sérieuse.

« Isa ? » Demanda une voix encore endormie.

Je me retournai pour voir mon frère se tenant près de la porte et regarder Andy avec confusion et curiosité.

« C'est Andy, Harry… » Lui expliquais-je en souriant et en marchant vers lui, pour finalement le serrer dans mes bras.

« Oh ! Bonjour… » Déclara-t-il avec un sourire en coin.

« Bonjour, Harry… Tu as bien changé depuis la dernière fois que je t'ai vu. Je ne pense pas que tu te souviennes. Tu n'avais que 7ans. » Répondit Andy avec un sourire bienveillant et maternel.

« Ais-je entendu la voix merveilleuse de ma cousine préférée ? » Demanda une voix, pour qu'ensuite je voie Sirius entrer dans la pièce avec nous.

« Je suis ta seule cousine préférée ! » Répliqua-t-elle en connaissance de cause.

« Pas ma faute si tes sœurs sont deux psychopathes ! » Se justifia-t-il en mettant ses mains en l'air.

En le remarquant, je détournai mes yeux en le voyant seulement dans un bas de pyjama et un peignoir entre-ouvert, donnant une vue partielle sur son torse défini et dessiné en muscles. Me remarquant faire, Harry eut un sourire en coin et je le coudoyai pour ce fait, puis j'allai m'installer en face de Ted et de Tonks comme si de rien n'était et que je n'avais pas été distraite par Sirius à moitié nu.

« Hey, Oncle Ted, Tonks ! » Dis-je joyeusement en souriant largement.

En réaction, ils me sourirent tous les deux. Si j'avais bien appris une chose à propos d'eux deux, c'était que les deux Tonks n'étaient pas du matin.

Un instant plus tard, Harry vint s'installer à côté de moi et Sirius à sa place en bout de table, qui était aussi à côté d'Harry. Quelques minutes plus tard, une assiette apparue devant moi, d'Harry ainsi que devant Sirius, puis Andy s'installa à côté de Ted, lisant la gazette, et elle me regarda de façon insistante. Je sus dès lors qu'elle m'examinait attentivement.

« Quoi ? » Demandais-je en levant les yeux de mon assiette.

« Est-ce que tu manges assez ? » Demanda-t-elle avec des yeux plissés.

« Oui. » Roulais-je des yeux, mais en souriant tout de même de façon rassurante et amusée pour sa préoccupation maternelle.

XXX

Une heure passa lorsque le reste des occupants du square commença à arriver dans la cuisine. Lorsqu'ils arrivèrent au complet, j'étais occupé à discuter avec Andy de tout et de rien. Je m'arrêtai lorsque je vis Fred et George, trempés de la tête aux pieds.

« Qu'est-ce qui vous est arrivé ? Non, mieux. Qu'avez-vous encore fait ? » Demandais-je en me tournant vers eux, tout en riant.

« Qui te dit que nous avons forcement fait quelque chose ? » Demandèrent-ils en cœur et d'une même voix, prouvant leur lien de jumeaux.

« Parce que je vous connais par cœur et que vous ne pouvez pas résister à faire des farces, importe l'endroit ou le moment. » Déclarais-je avec suffisance.

« Ces deux-là ont cru amusant d'essayer de me réveiller avec un hurleur. » Expliqua simplement Ginny avec des yeux dans des fentes visant les jumeaux, ne leur laissant pas le temps d'en placer une afin de se justifier comme eux seuls savaient le faire.

« Et ces deux idiots ont été victimes de ta baguette… » Conclus-je en ricanant. « Quand allez-vous apprendre de ne pas réveiller votre sœur de la sorte ? Vous devriez pourtant le savoir en me l'ayant fait. » Dis-je moqueuse.

« On ne pensait pas - … » Commença à se justifier Fred.

« … qu'elle allait réagir comme tu l'as fait. » Termina George.

« Ça, par rapport à ce que, moi, je vous ai fait. Ce n'est rien du tout. » Contrais-je.

« Qu'as-tu fais ? » Demanda Charlie en mettant un morceau de croissant dans sa bouche, tout en se moquant ouvertement de l'état des jumeaux.

« Durant tout une semaine, je les ai réveillé non seulement avec de l'eau glacée, mais aussi avec des hurleurs imitant la voix de Molly. J'ai peut-être fait en sorte que tous leurs vêtements disparaissent mystérieusement afin qu'ils aillent en cours qu'en pyjama. » Dis-je en souriant béatement.

« C'était toi ce coup-là ! » S'exclamèrent à l'unisson Fred et George, complètement choqués de cette révélation.

« Ça a du bon d'avoir un elfe de maison dans sa poche. » Dis-je avec suffisance. « Il s'est bien amusé à le faire. » Riais-je.

« Ce qu'elle ne dit pas, c'est que, par la suite, les vêtements ont été remplacés par d'autres, mais beaucoup plus hideux. Tu pouvais être sûr de repérer Fred et George à des kilomètres, tellement ils étaient voyant de loin. Non seulement dans les couleurs, mais dans les motifs. Je me souviens de cette chemise affreuse qui était jaune canari avec des poids vert fluo. » Ajouta Harry en riant hystériquement.

« Merde ! Tu es effrayante et diabolique ! » S'exclama Bill en faisant un geste avec sa baguette sur les jumeaux afin de les sécher, étant donné que personne ne sembla vouloir le faire et qu'eux-mêmes n'y avaient pas penser, même si, à présent, ils avaient tous les deux 17ans.

« Oh, c'est rien par rapport à ce qu'ils ont fait à la salle commune des Serpentard ! » Dit Ginny en ajoutant une couche afin de démontrer aux autres à quel point je pouvais être diabolique. « Je pense que ça a été le plus grand coup. Tout le monde en a parler pendant des semaines et des semaines. Personne n'a jamais su comment quelqu'un avait réussi à pénétrer dedans. » Intervint-elle.

« Comment vous avez fait ? » Demanda Bill intéressé.

« La carte Maraudeur m'a beaucoup aidé bien sûr, ainsi que la cape d'invisibilité. Nous avons attendu que tout le monde était hors des quartiers Serpentard. Nous avions espionné les parages plus tôt afin de connaitre le mot de passe. Après ça, nous avons agi. Les dortoirs des garçons ont été repeints en rose bonbon et leurs vêtements ont été remplacés par des robes. La salle commune, nous l'avons rempli avec des boules explosives. » Ricanais-je au souvenir d'à quel point les jumeaux et moi, nous nous étions amusé à le faire. « Bien sûr, si Drago Malfoy et sa bande ne m'aurait pas provoqué, je n'aurais rien fait. » Ajoutais-je innocemment.

« Et tout le monde dans le château sait qu'il ne faut pas provoquer Isabella Potter, à moins d'en payer le prix. » Chantonna Ginny avec malice.

« Merde ! Juste ! » Dis-je en affirmation.

« Dis-moi… Combien de fois mon neveu s'est retrouvé à l'infirmerie par tes soins ? » Demanda Andy avec un sourire amusé.

« Euh… J'en sais rien, mais beaucoup de fois et pour des raisons différentes. Je l'ai même momifié une fois, tellement je trouvais sa voix agaçante et que j'en avais marre de l'entendre se vanter ou parler de lui-même. » Me contentais-je de répondre.

Ce petit bout d'information eut le don de faire rire Sirius, Charlie et Bill aux éclats.

« Tu es certainement la fille de ton père. » Affirma Sirius, toujours en riant et en essayant de se calmer.

« Oui, mais je me pavane pas comme il le faisait pour attirer l'attention. » Roulais-je des yeux

« Juste. » Confirma-t-il en secouant la tête.

« Regardez… Le courrier ! » Annonça Hermione en voyant deux chouettes pénétrer par la fenêtre magique.

En effet, deux chouettes étrangères vinrent se poser sur la table. Une devant Sirius et l'autre devant moi-même. Fronçant les sourcils, je détachai le parchemin de la patte de la chouette, lui tendis un morceau de bacon de l'assiette de Ginny, puis je déroulai le parchemin et le lu.

« Que se passe-t-il ? » Demanda Harry.

« Il semble que le Ministère a enfin décidé que j'avais droit à un procès ainsi que la chance de me défendre contre les accusations pour lesquelles j'ai été injustement enfermé. » Dit Sirius en fronçant les sourcils dans l'incompréhension.

« C'est surement grâce à Isa. » Intervint Hermione de sa place à l'extrémité de la table.

« Comment ça ? » Demanda Sirius avec un sourcil relevé en question.

« Lorsque Isa est revenu de son affrontement avec Tu-Sais-Qui, elle n'est pas revenue seule. » Répondit-elle.

« J'ai peut-être attrapé ce sale traitre de Pettigrow. Je l'ai assommé, pétrifié et attaché afin qu'il ne puisse pas s'échapper. Après ça, je l'ai rendu au Ministre. » Murmurais-je en haussant des épaules.

« Et toi ? C'est quoi ? » Demanda Ron en désignant de sa tête le parchemin dans ma main.

« Ils me demandent de témoigner pour la capture de Pettigrow et je sens que quelques têtes vont tomber. » Dis-je simplement.

« Quand est le procès ? » Demanda Andy.

« Dans deux jours. » Répondit Sirius.

« Ils ne pourront rien faire contre toi. Ils ont pris les souvenirs de Pettigrow et ils ont une copie des miens. Ils vont surement te faire prendre du Veritaserum. » Dis-je en essayant d'être rassurante. « C'est dingue ! Il m'a suffi d'un bon coup de gueule sur Dumbledore pour qu'il bouge ! » Dis-je en secouant la tête.

« Que veux-tu dire ? » Demanda Bill.

« J'ai peut-être péter un câble sur lui. » Dis-je en levant les yeux.

« Je ne sais pas si je dois plaindre ce pauvre homme ou si je dois te remonter les bretelles pour ce fait. » Déclara simplement Madame Wesley avec un doux sourire, mais je pouvais tout de même voir l'amusement dans ses yeux.

« Bon… » Changea de sujet Charlie. « Qui est pour un match de Quidditch ? » Demanda-t-il en se frottant les mains avec impatience.

« Nous on est avec Harry et Isa ! » Dirent les jumeaux et Ginny en se levant et en venant près de nous.

« Que dites-vous de la jeune génération et des vieux ? » Proposa Sirius en se levant en même temps que moi et Harry.

« Tu te places dans quelle catégorie exactement ? » Répliquais-je innocemment avant de sortir de la pièce, tout en riant avec les autres.

« Je vais te montrer si je suis vieux, moi ! » Rétorqua-t-il faussement indigné.

« Nous avons l'un des meilleurs poursuiveur de notre époque, ainsi que le meilleur attrapeur ! » Chantonnèrent les jumeaux ensemble pour narguer encore plus Sirius.

XXX

« Tu nous diras ce qui se passe ? » Demanda Harry lorsque je me levai de la table pour aller dans la pièce où allait avoir lieu la réunion de l'Ordre.

« Tu sais que je le ferais et que je ne vais rien te cacher. » Souris-je avec un clin d'œil en ébouriffant ses cheveux avant de sortir de la cuisine et de me rendre vers l'étage supérieur.

Après seulement une dizaine de minutes, je traversai le hall principal de la maison Black, tout en ignorant le tableau, et je me dirigeai vers la porte, où je savais de Sirius était la pièce où allait se dérouler toutes les réunions concernant l'ordre. Il allait vraiment falloir que je demande à Sirius pourquoi ce tableau était caché par des rideaux.

Haussant les épaules, j'ouvris la porte de la pièce de réunion, provoquant tous les regards à se tourner vers moi. Je roulai simplement des yeux à ce fait.

« Quoi ? » Demandais-je agacé, tout en m'avançant plus profondément dans la pièce.

« Désolé… Vous paraissez si jeune pour être un membre de l'ordre. » Dit poliment une vieille dame.

« Je peux vous assurer que j'ai bien l'âge légal pour y adhérer… Mais… Excusez-moi, qui êtes-vous au juste ? » Demandais-je d'un ton respectueux, ne voulant pas l'offusqué par manque de manière.

« Augusta Londubat. » Répondit-elle.

« Ahhhh… La grand-mère de Neville. » Souris-je plus amicalement.

« Vous connaissez mon petit fils ? » Demanda-t-elle curieusement avec étonnement.

« Bien sûr. Tout le monde le connait. Mon frère est dans son année et ils sont amis. » Répondis-je en plaisantant.

« Pardonnez-moi, mais je n'ai pas saisi votre nom… » M'invita-t-elle à me présenter.

« Bien sûr. Je suis Isabella Potter, mais je préfère Isa… A se demander ce qu'avaient en tête mes parents à m'appeler ainsi. À mon avis, ils avaient surement bu un peu trop. » Dis-je ludique avec un clin d'œil, provoquant les rires de Sirius et Remus.

« Neville a beaucoup parler de votre frère et de vous, mais surtout de vous et de votre -… Comment l'appelle-t-il déjà ? Ah, oui ! Votre tempérament de feu. » Me taquina-t-elle.

« Je n'ai pas un aussi mauvais tempérament. » Dis-je en faisant la moue, faussement indignée.

Attends un peu que je mette la main sur Neville et que je lui montre mon tempérament. Peut-être avec une ou deux farces. Peut-être que les cheveux roses lui iront à merveille. Je me demande ce qu'il allait penser de son nouveau look. Il était certain que moi, j'allais adorée.

« Bien sûr, bien sûr ! » Dit Charlie avec sarcasme.

« Tu veux voir à quel point mon tempérament est de feu, Wesley ! » rétorquais-je en tournant un regard de braise vers lui.

« Non, non… Fait déjà assez… » Dit-il précipitamment en déglutissant et en reculant plus profondément dans sa chaise, essayant de se cacher de ma vue.

« C'est ce que je pensais. » Dis-je béatement en faisant un clin d'œil à Bill, se moquant de son frère, pour qu'ensuite j'aille m'assoir entre Severus et Tonks.

Une fois que je fus installé et que je vis Dumbledore à l'un des deux bouts de table, je plissai les yeux. Comment osait-il ? C'était la maison de Sirius, c'était Sirius le Seigneur de cette famille.

Finalement, je pris une profonde inspiration afin de me calmer et j'observai les autres occupants de la longue table. À priori, il devait y avoir une vingtaine de personnes. Certains que j'avais déjà rencontré et, d'autres, qui m'étaient complètement inconnu.

Envie d'ennuyer un peu Charlie et, étant donné qu'il ne faisait pas attention, trop occupé à bavarder avec Bill, je posai discrètement ma baguette sur la table, tout en la mettant de façon à ce que l'extrémité soit dirigée vers Charlie. Cela sous les regards curieux, mais aussi amusés de Tonks, Severus et Sirius, qui m'observait d'où il était en bout de table vers gauche. Bien vite, je lançai un sort silencieux sur Charlie et, en voyant le résultat, je ricanai bruyamment en me retenant difficilement de rire, tandis que d'autres n'eurent pas la même délicatesse, retenue ou discrétion, car ils éclatèrent de rire en voyant la tête de Charlie avec des cheveux bleus fluo, tout en étant dans tous les sens et dressés sur sa tête comme s'il y avait eu une explosion dedans. Aussi rapidement, je rangeai ma baguette et je fis comme si de rien n'était.

« Que - … ? » Commença-t-il à se tourner de chaque côté, tout en observant chaque membre de l'Ordre présent, se demandant ce qui se passait pour les mettre tous dans un état pareil.

« Isabella… Je suppose que c'est votre fait ? » Dit Minerva en souriant, gâchant mon plaisir de voir Charlie si paumé.

« Moi ? » Dis-je faussement offensé en mettant une main sur mon cœur pour faire bonne mesure et de manière dramatique, jouant à la perfection la comédie. « Jamais. » Ajoutais-je avec un sourire rempli de méfaits et de malice en montrant mon véritable jeu.

« Bon… Maintenant que Miss Potter est arrivée, nous allons commencer notre réunion. » Déclara Dumbledore avec une note irritée dans sa voix, me faisant plisser les yeux.

Après cela, Dumbledore commença la réunion en relatant tout ce qui s'était passé durant la première guerre sous le règne de Voldemort et j'écoutai que d'une oreille parce que je connaissais tous ces faits pour les avoir lu dans les journaux de mon père, mais aussi pour en avoir vécu personnellement avec mon frère.

« Où est la preuve réelle qu'il est vraiment de retour ? » Demanda un homme de petite taille à côté d'Alastor.

« La preuve c'est moi ! » Dis-je en plissant les yeux. « J'ai combattu cette pourriture. J'ai enduré le maléfice Doloris, ainsi que d'autres sorts de magie noire. Je peux affirmer qu'il est bien de retour. Je l'ai vu de mes propres yeux. Mon sang a été utilisé pour pratiquer ce rituel. » Fulminais-je en me levant et en serrant mes poings sur mes côtés. « De toute façon… Qui diable êtes-vous ? » Demandais-je sèchement sans retenue.

« Mondingus Fletcher. » Ricana Severus sur mon côté, portant un air de dégout et de mépris.

« Je serais toi, Sirius… Je vérifierais que rien n'est manquant dans cette maison une fois que la réunion est terminée. Tout le monde sait que Mondingus est un voleur sans scrupule et un ivrogne à ça. » Dis-je en tournant ma tête vers Sirius, pour ensuite la retourner vers Dumbledore. « Et vous… Vous avez complètement perdu votre esprit ! Pouvez-vous me dire quel est son rôle au sein de l'Ordre ? » Demandais-je incrédule, ne comprenant pas son raisonnement quant à l'utilisation de cet homme, cet escroc.

« Il est un espion. Il écoute et espionne ce qui se passe sur le Chemin de Traverse, ainsi que dans les pubs afin de nous renseigner et de garder un œil sur les mangemorts. » Déclara Dumbledore d'une voix calme.

« C'est vrai que ça fait une grande différence. » Ricanais-je en levant les yeux.

« Qu'en est-il de la protection des élèves de Poudlard ? Quelle protection allez-vous fournir ? » Demanda une sorcière près de Madame Londubat et je la reconnu pour être Madame Bones.

« Les Aurors seront présents autour du château et il y aura des patrouilles durant la nuit. En plus, un champ magnétique sera installé. J'ai également fait appel à une vieille connaissance de la mienne et sa famille. Ils pourront nous aider, surtout à protéger Monsieur Potter. » Nous informa Dumbledore en tournant son regard sur moi pour la dernière partie.

« Qu'en est-il ? » Demanda Sirius en voyant mes yeux dangereusement plissés sur Dumbledore.

« Oui… Qu'en est-il ? » Demandais-je d'une voix trainante, faisant entendre que je n'allais pas prendre ses conneries et accepter tout ce qu'il demandait. « Pourquoi seraient-il plus qualifiés pour le poste qu'une équipe d'Aurors, qui ont été pour la plupart formé par le meilleur ? » Demandais-je en faisant un sourire et un clin d'œil à Alastor.

« Parce que ça ne sont pas des sorciers… N'est-ce pas, Albus ? » Dit Alastor en concluant la même chose que moi.

« Répondez à Alastor, Albus… » Le poussais-je dans un ton menaçant en perdant patience et priant silencieusement qu'il ne s'agissait pas des personnes que je pensais. J'avais vraiment trop trainé avec Alastor et Severus.

« Ce sont des vampires. » Lâcha-t-il précipitamment, me faisant me lever d'un bond de ma chaise et celle-ci tomba violemment sur le sol dans un bruit plutôt étourdissant, tout comme il y eu plusieurs exclamations outrées et indignées.

« Vous ne pouvez pas être sérieux ! Il s'agit de la protection d'enfants ! » S'indigna Madame Londubat en se levant à son tour et en regardant Dumbledore avec fureur et incompréhension. « Croyez-vous réellement que je vais laisser faire ça sans dire mon mot ! » Poursuivit-elle d'une voix cinglante. « Vous êtes peut-être le Directeur de cette école, mais vous devez rendre des comptes aux Gouverneurs dont je fais partie. » Grogna-t-elle furieusement, me faisant écarquiller les yeux dans la compréhension quant au fait que Neville la craignait en partie. Je comprenais mieux la raison maintenant en la voyant ainsi.

« Dites-moi que j'ai mal entendu ! » M'exclamais-je avec colère. « Vous avez complétement perdu votre esprit ma parole ! Vous croyez vraiment que je vais laisser ces vampires près de mon frère ! Il en est hors de question ! » Fulminais-je en resserrant le bord de la table avec force afin de m'empêcher d'utiliser ma baguette et de lui lancer un sort.

« Isabella… Calmez-vous, mon enfant… Il ne sert à rien de s'énerver de la sorte… » Tenta-t-il de me calmer et de m'amadouer avec une voix apaisante, mais il devrait savoir mieux que d'essayer cette tactique sur moi. Chez moi, ça avait l'effet inversé.

« Je ne suis pas votre enfant ! » Dis-je en ponctuant chaque mot et en utilisant une voix froide. « Comment osez-vous mettre la vie de mon frère en danger de cette manière ? Sans parler des autres élèves de Poudlard ? Les vampires sont dangereux pour la société. Ils sont volatiles, instables et incontrôlables.» Demandais-je de façon rhétorique en m'énervant de plus en plus au fil que les secondes s'écoulaient.

« Ils sont différents de tous les autres. Ils boivent du sang à partir des animaux. » Tenta-t-il de s'expliquer.

« Oh, oui ! Parce que ça fait une grande différence ! Par leur régime animale, ils sont encore plus dangereux et hors de contrôle ! » Dis-je avec sarcasme évident dans ma voix, tout en roulant des yeux.

« Isa a tout à fait raison ! » Grogna Remus en colère. « Vous êtes irresponsable. À tout moment, leur soif de sang leur fera perdre le contrôle d'eux-mêmes. Les élèves seront constamment en danger. Ce n'est pas un secret que le sang d'un sorcier est beaucoup plus alléchant et attirant qu'un autre à cause de notre magie. Il est encore plus avec un sorcier qui n'a pas atteint sa maturité et son âge adulte. » Continua-t-il avec des dents serrés.

« D'où viennent-ils ? » Demanda Alastor, tout en me regardant en connaissance de cause. En réponse, j'hochai la tête pour lui dire que je pensais la même chose que lui. Je sentais que j'allais tuer Albus Dumbledore.

« Etats-Unis. » Répondit-il évasivement sans entrer dans les détails, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde.

« Laissez-moi deviner… Je suppose que ces vampires ne sont pas le clan occupant de façon permanente l'Alaska ? » Dis-je avec un rictus méprisant en étant à la limite de mon point de rupture.

Je sentais que j'allais perdre le contrôle de moi-même d'un moment à l'autre et que j'allais éclater. J'étais en colère, énervée et c'était un euphémisme. J'étais littéralement furieuse contre cet homme dans lequel j'avais eu pleinement confiance dans le passé. Ce n'était évidemment plus le cas. Il m'avait trahi et menti. C'était des choses parmi d'autres, que je ne pouvais pas facilement pardonner. Je ne pensais pas d'ailleurs que je serais un jour capable de pardonner.

Remarquant mon état de plus en plus en colère et énervé, Severus mis une main sur mon bras le plus proche de lui et le tint fermement. Du coin de l'œil, je vis Sirius se lever également et venir près de moi, tout comme Alastor surveillait mes mouvements. Ils savaient, comme moi, comment ça allait se terminer.

« Comment sais-tu cela, Isabella ? » Demanda Kingsley, que j'avais rencontré la veille et avec qui je m'entendais assez bien.

« Il se trouve que durant ma sixième année à Poudlard, je suis partis aux Etats-Unis à la demande d'Albus puis-je ajouter. Il voulait que j'observe un clan de vampires végétariens afin que je lui rapporte certaines informations. Pour ce faire, j'ai dû me faire passer pour une moldue et m'intégrer à leur coven. J'ai fait la seule chose qui, je savais, allait me permettre d'entrer plus vite en contact avec eux. J'ai dû faire semblant d'être follement amoureuse du seul vampire célibataire du groupe. La plus grosse erreur de ma vie si tu veux mon avis. Il était si ennuyeux et contrôlant. Enfin bref, après un accident. Ils sont tous partis et je suis revenu à peu près au même moment que ma septième année allait commencer. Durant ce séjour, je n'étais pas seule. Alastor était avec moi et, tous les deux, nous étions sous Polynectar. » L'informais-je.

« Albus ! Comment avez-vous pu mettre sa vie en danger comme ça ! Les vampires sont les plus volatiles des créatures ! Elle ne pouvait même pas utiliser sa magie pour se défendre ! » S'indigna Madame Londubat.

« Qui sont-ils ? » Demanda Sirius en allant se réinstaller à sa place près d'Andy en remarquant que je n'étais plus énervé au point de vouloir attaquer Dumbledore.

« Les Cullen. » Répondit Dumbledore.

« Vous vous foutez de moi ! » Criais-je en frappant ma main sur la table. « Il est hors de question qu'ils s'approchent de mon frère ! » Ajoutais-je froidement en le regardant avec des yeux meurtriers.

« Je suis le directeur de Poudlard et vous ne pouvez rien faire ! » Répliqua-t-il plus durement qu'à la normale.

« Je ne peux rien faire ? » Me moquais-je en repositionnant la chaise comme elle l'était avant. « C'est là que vous avez tort, Dumbledore…. » Continuais-je en marchant vers l'endroit où Sirius se trouvait assis, tout en sortant un morceau de papier de la poche arrière de mon jean foncé.

« Que pouvez-vous faire ? » Me mit au défi Dumbledore.

« N'oubliez pas à qui vous vous adressez, Dumbledore. » Dis-je en ricanant froidement, lui faisant comprendre que mes menaces n'étaient pas viles et qu'elles n'étaient pas des plaisanteries. « Je ne suis pas seulement l'un de deux survivants, je suis aussi l'un des deux héritiers d'une très ancienne famille. Famille qui fait partie de la noblesse. À mes 17ans, j'ai dû entrer dans mon rôle, me revenant de droit. Je ne suis plus simplement Isabella Potter, mais aussi Dame Isabella Potter. Je pense savoir que vous savez ce que cela signifie. Je n'aime pas utiliser ce titre, mais je le ferais si vous me poussez trop loin. Il y a également autre chose. Ces documents regroupent un certain nombre de preuves contre vous, Dumbledore. Des preuves que je pourrais éventuellement offrir gracieusement au Ministère, mais aussi au conseil des Gouverneurs de Poudlard. En le faisant, votre parfaite image va voler en éclat. Je suis sûr qu'ils vont être très intéressés. » Dis-je en secouant les quelques parchemins dans ma main, pour ensuite les poser devant Sirius.

« Quel genre de preuves ? » Demanda Minerva en me regardant avec attention.

« Des preuves prouvant tous les crimes que Dumbledore a commis durant toutes ces années. Voyons voir… Il y a usurpation d'identité, tentative de vol et d'autres. » L'informais-je. « Ceci… » Dis-je en désignant le parchemin devant Sirius. « … est la copie du testament de James Godric Potter et Lily Sélène Evans-Potter, mes parents. Le testament n'a pas été respecté à cause d'Albus Dumbledore. Sirius, Severus, Andy, vous devriez le lire et il y a certaines choses intéressantes. » Dis-je innocemment en voyant les yeux écarquillés d'horreur de Dumbledore. « Surtout… Cette clause-ci. » Dis-je en pointant la clause dite à Sirius.

À cette information dite, Severus se leva et vint vers où j'étais avec Sirius et Andy, tandis que je me reculai de quelques mètres et que je me retournai afin de regarder par la fenêtre. Il n'y avait pas grand-chose d'intéressante, mais si je le faisais, c'était plus pour cacher mon sourire suffisant qui était à la limite de faire une apparition.

Après quelques minutes, j'entendis le grognement mécontentant et furieux non seulement de Sirius, mais aussi de Severus ainsi que le hoquet d'Andy. À cela, je me retournai et j'attendis l'explosion à venir.

« Je comprends mieux pourquoi vous n'êtes jamais intervenu pour que je reçoive un procès ou pour prouver mon innocence. Vous vouliez me garder éloigné de mon filleul ! » Déclara Sirius d'un ton sombre.

« Que voulez-vous dire, Sirius ? » Demanda Minerva intriguée et confuse.

« Je vais lire la clause. » Me proposais-je en m'avançant et en m'emparant du parchemin.

Avant de lire, j'observai l'écriture manuscrite de mon père et je ravalai la boule dans ma gorge ainsi que les larmes voulant se déverser de mes yeux. Ce n'était pas juste. Je ne devrais pas avoir eu l'occasion de lire ce document. Il n'aurait pas dû m'être remis.

Prenant une profonde inspiration, je lu la clause à voix haute, mais je lu d'abord l'introduction.

« Si ce document venait à être lu un jour, cela voudrait dire que moi, James Godric Potter et que ma femme, Lily Sélène Evans-Potter, nous ne sommes plus de ce monde et que nous ne sommes plus là pour prendre soin nous-mêmes de nos enfants, Isabella Hope Potter et Harry James Potter.

Lily et moi avons décidé de rédiger ce document, car nous savons que c'est la seule solution pour subvenir légalement aux soins de nos enfants. Nous voulons que nos souhaits soient respectés à la lettre. »

Lus-je à voix haute avant de m'interrompre un instant et regarder Dumbledore de façon significative.

« Nous voulons que nos enfants soient accueillis par Severus Rogue et Andromède Black-Tonks dans le cas de notre Isabella, tandis que nous voulons qu'Harry soit gardé par Sirius Orion Black ainsi qu'Alice Miranda White-Londubat. Si ces personnes ne pouvaient pas prendre soin eux-mêmes de nos petits pour une raison ou pour une autre, nous demandons à ce qu'ils soient placés ensemble dans les familles suivantes.

Famille Tonks.

Famille Londubat.

Famille Bones.

Famille Wesley.

En aucun cas, notre Isabella et notre Harry doivent être placé dans la famille Dursley, famille de Pétunia Evans, sœur de Lily. Nous ne voulons absolument pas qu'ils prennent soin de nos enfants. »

Après avoir terminé de lire cette partie du testament de mes parents, je repliai le parchemin et je le replaçai dans la poche de mon jean, puis je levai les yeux vers les membres de l'Ordre.

« Comme vous pouvez le constater, Dumbledore n'a jamais respecté les souhaits de mes parents. Il a réussi à convaincre tout le monde que c'était pour notre sécurité à cause des quartiers de sang faits avec le sacrifice de ma mère. Or, ces quartiers n'ont jamais existé. J'ai vérifié avec les Gobelins. Ils auraient été installés seulement si mon frère et moi avions vécu dans une famille qui prenait soin de nous. Dans un foyer aimant et attentionné. Ce n'était vraisemblablement pas le cas. Il n'y a donc jamais eu de quartiers de sang qui nous protégeaient. Pendant toutes ces années, nous aurions pu être attaqué ou enlevé et personne ne l'aurait jamais découvert. » Dis-je avec hargne, pour ensuite tourner mes yeux flamboyants de fureur vers Dumbledore. « Faites encore une seule erreur, essayez encore une fois de manipuler mon frère et ça sera terminer de votre carrière de directeur, mais aussi en tant qu'homme libre. Je vais accepter la venue des Cullen à Poudlard, mais les seuls que je vais permettre d'approcher mon frère sont Jasper, Emmett et Rosalie. Si l'un des autres approche d'un seul millimètre mon frère, je ne serais pas tenu responsable des conséquences. » Sifflais-je avant de marcher vers la sortie de la pièce et de claquer avec fracas la porte, attirant l'attention de mon frère, Ginny et les jumeaux installés sur les marches des escaliers.

« Isa ! Qu'est-ce qui s'est passé ? » Demanda aussitôt mon frère en se levant d'un bond lorsqu'il vit mon état et ma mâchoire crispée ainsi que mes poings serrés de mes côtés, tout comme ma position tendue.

« Dumbledore ! Voilà, mon problème ! » Sifflais-je.

« Qu'a-t-il encore fait ? » Demanda Ginny en se levant à son tour, tout en venant à mon côté et caresser mon bras afin d'aider à me calmer.

« Il a fait appel à des vampires pour aider à la protection des élèves de Poudlard, mais surtout celle d'Harry. Comme si mon frère ne pouvait pas se protéger ! » Dis-je d'un ton cinglant, étant visé à Dumbledore.

« Mais il est malade ! » S'exclama-t-elle.

« Ce n'est pas le pire. Ces vampires ne me sont pas inconnus. Ce sont les mêmes que j'ai rencontré lorsque j'étais aux États-Unis. » Les informais-je en prenant une profonde inspiration.

Je ne pus aller plus loin dans mes révélations et explications parce que la porte s'ouvrit une nouvelle fois pour faire apparaitre les autres membres de l'Ordre avec Dumbledore et Sirius en tête, suivit par les autres.

« Une chose, Albus… Je ne veux pas de ces vampires dans ma maison ! » Déclara Sirius, pour ensuite marcher vers notre groupe en ignorant royalement Dumbledore.

« Et ne vous approchez plus de ma filleule aussi non, je vais vous montrer à quel point je suis une Black ! » Grogna Andy avant de tourner le dos à Dumbledore en jetant sa longue chevelure noire sur son épaule en même temps, pour ensuite marcher dans la direction de la cuisine, mais pas après m'avoir fait un clin d'œil. Elle fut très vite rejoindre par Tonks et Ted.

« Je suis désolé… » Murmurais-je à l'attention de Sirius. « Je - … J'ai besoin de me rafraîchir les idées. » Dis-je avant de marcher vers la porte arrière de la maison donnant sur le jardin-terrain de Quidditch caché des moldus.

« Attends, Isa ! J'arrive ! » Fit Harry avant que je l'entende me rejoindre.

XXX

Point de vue général :

« Quelqu'un sait où sont passé Isa et Harry ? Ils ont disparus depuis deux bonnes heures maintenant. » Demanda Molly Wesley. « En plus, ça va être l'heure du diner. » Ajouta-t-elle en découpant certains légumes d'où elle était occupée sur le comptoir de la cuisine, tandis que Ron, Hermione, Remus, Sirius, les jumeaux, Ginny, Bill et Charlie étaient tous assis à la table de la cuisine, tous occupés à leurs propres manières.

« Je sais où ils sont. » Dit simplement Ginny en se levant de la table, pour ensuite marcher vers la porte de la pièce.

« Je viens avec toi ! » Annonça Sirius en se levant à son tour.

« Nous aussi ! » Dirent Fred et George d'une même voix, pour ensuite rejoindre Sirius et Ginny à la porte.

« Lorsqu'Isa est en colère, elle fait deux choses. Ça m'étonne même qu'elle n'a pas arraché la tête de Dumbledore à la place. Elle va soit volé avec son balai ou elle s'entraine comme si elle était dans un duel. Si je suis correct, je pense qu'elle est allée pour la deuxième chose. » Déclara Ginny en montant l'escalier menant le groupe vers le rez-de-chaussée.

Un silence suivit cette révélation et les jumeaux ainsi que Sirius et Ginny firent le reste de la montée des marches. Bientôt, ils aboutirent au niveau du rez-de-chaussée, puis ils passèrent devant le tableau de la mère de Sirius, en essayant de faire le moins de bruit possible, et ils longèrent la cage d'escaliers, pour ensuite tourner vers la droite et marcher le long d'un petit couloir se faisant sur une vingtaine de mètres. À la fin de celui-ci, se trouvait une porte. Ils l'ouvrirent et ils purent pénétrer dans une pièce très éclairée grâce au soleil passant par les grandes fenêtres disposées sur les murs latéraux et celui du fond avec une porte menant au jardin. Sirius, les jumeaux et Ginny s'arrêtèrent lorsqu'ils furent devant le mur du fond et ils purent tous voir qu'Isabella et Harry s'entrainaient ensemble, ou plutôt, Isabella entrainait son frère en simulant un duel.

« Impressionnant… » Commenta Sirius avec émerveillement en voyant devant ses yeux l'interaction entre son filleul et sa sœur. « Ils s'emboitent comme une même et seule personne. Je n'ai jamais vu une chose pareille, à part pour vous les jumeaux. » Dit-il d'une voix impressionnée.

« Et là, Isa ne se donne pas à fond. » Ajouta Ginny avec un sourire.

XXX

« Isa n'a pas encore fini de prendre sa douche ? » Demanda Harry une demi-heure plus tard en ouvrant la porte de la cuisine, pour ensuite aller s'assoir près de Sirius.

« Non et il faudrait que quelqu'un aille la chercher. Le repas est prêt à être servi. » L'informa Molly Wesley en égouttant les pommes de terre.

« Je vais aller voir. » Dit Sirius en se levant, en faisant un clin d'œil à son filleul, puis en allant vers la porte, pour ensuite sortir de la pièce.

Personne ne dit quoi que ce soit dans la cuisine et Sirius fit son chemin vers les étages supérieurs où se trouvait Isabella.

Une fois devant la porte de la chambre qu'Isabella occupait, Sirius frappa plusieurs coups contre le bois de la porte, mais personne ne répondit. En fronçant les sourcils après quelques minutes à n'avoir aucune réponse, il mit sa main sur la poignée et, lentement, il l'abaissa, puis il fit glisser ouverte la porte. Il passa seulement la tête au même instant où Isa sortait de la salle de bain, portant uniquement une serviette de bain, tout en marchant vers son lit où était posé quelques vêtements et en essuyant ses cheveux avec une autre dans sa main. Isabella se stoppa dans son élan en remarquant la tête de Sirius. Avant qu'elle puisse faire quelque chose ou se couvrir, Sirius entra, tout en ayant ses yeux fixés sur le haut de son dos qui n'était pas couvert par la serviette.

« Isa… Qu'est-ce que c'est ? » Demanda-t-il en levant la main, comme pour toucher son dos, mais il se résigna au dernier instant.

Point de vue d'Isabella :

« Un souvenir. » Répondis-je amèrement en me laissant tombé sur le bord du lit, en prenant ma tête dans mes mains, ne voulant pas voir le dégout dans ses yeux.

« Souvenir ? » Répéta incrédule Sirius en se rapprochant, puis en se posant à côté de moi sur le lit.

« Oui. Je ne mentais pas lorsque j'ai mentionné que j'ai été battu par les Dursley. Je l'ai été souvent et pour un rien. Souvent, ça été à cause du fait que j'avais protégé Harry de recevoir une correction. J'ai aussi été utilisé comme le sac de boxe personnel de Dudley. Lorsque ça a commencé, j'étais déjà à Poudlard, mais je ne pouvais rien faire parce que je ne pouvais pas utiliser de magie. Les autres fois où j'ai été frappé par Vernon et Dudley, c'était pour chasser ma magie de moi. Parfois, ça allait très loin et Harry était obligé de prendre soin de moi, de me soigner et de désinfecter les plaies. Ils ont essayé de le faire sur Harry, mais ils n'ont jamais pu le toucher. Inconsciemment, j'utilisais le même genre de magie que maman a fait lorsqu'elle est morte. Je me sacrifiais et, donc, il était protéger par ce fait. À chaque fois que ça se passait, une espèce de bulle apparaissait autour de lui. Elle le maintenait sûr. Ce que tu as vu, ce sont les cicatrices de toutes les fois où j'ai été battu. » Murmurais-je en glissant ensuite une main dans mes cheveux, tout en relevant la tête.

« Peut-être devrais-tu demander à Rogue qu'il jette un coup d'œil ? Il pourrait utiliser une crème cicatrisante ou quelque chose dans ce genre-là. Je ne porte pas particulièrement Rogue dans mon cœur, mais d'après ce que j'ai entendu, il est bon avec les potions. Je suis sûr qu'il pourrait trouver un remède pour aider. » Suggéra-t-il avec un sourire forcé.

« Je suppose que je pourrais le faire. » Répondis-je simplement en hochant la tête.

XXX

Point de vue d'Harry :

Après avoir laissé Sirius environ un bon quart d'heure à découvrir ce qui se passait avec ma sœur, j'avais décidé d'aller enquêter moi-même, étant donné que Sirius n'était toujours pas revenu et que je commençais vraiment à m'inquiéter.

Finalement, j'ouvris la porte de la chambre, mais je la refermai très vite lorsque je remarquai Isa et Sirius endormis sur son lit. En voyant l'état d'Isa, je savais de quoi ils avaient tous les deux parlés.

Faisant le moins de bruit possible, je descendis les escaliers et j'allai vers la cuisine. Une fois que j'ouvris la porte de la pièce tous les regards se tournèrent vers moi.

« Je pense qu'il faudrait mettre de côté les assiettes de Sirius et Isa. Ils mangeront certainement plus tard. » Informais-je Madame Wesley en m'installant à table entre les jumeaux.

« Que se passe-t-il, Harry ? » Demanda Hermione d'une voix prudente en sachant que j'étais toujours en colère contre elle et Ron.

« Sirius et Isa sont endormis. Je pense qu'Isa lui a parler de certaines choses qu'elle a tenue cachée de tout le monde à part Fred, George et moi étant donné que j'étais là quand ça s'est passé. » Expliquais-je d'une voix hésitante avec une mâchoire crispée.

« Tu veux dire qu'elle lui a révéler ce que nous pensons ? » Demandèrent Fred et George.

« Je sais aussi. Elle m'en a parlé. » Fit Ginny avec un sourire crispé, tout en serrant fermement ses couverts.

« De quoi parles-tu, mon chéri ? » Demanda Madame Wesley en s'asseyant près de Monsieur Wesley qui était rentré.

« Eh bien… Contrairement à ma sœur, je n'aurais que des souvenirs de ce qui s'est passé pour nous durant le temps que nous vivions avec les Dursley. Elle, elle aura non seulement ces souvenirs-là, mais elle aura aussi les cicatrices pour le prouver. » Dis-je, tout en craignant la réaction qu'allait avoir Isa de ma révélation.

« Cicatrices ? » Répéta Madame Wesley en se couvrant la bouche d'une main et me regardant avec horreur. « Tu veux dire qu'ils - … » Commença-t-elle sans terminer avec des larmes présentes dans ses yeux.

« Oui. Plus d'une fois. » Répondis-je d'une voix serrée.

XXX

Point de vue d'Isabella :

Je ne savais pas comment j'étais arrivé dans une position pareille avec Sirius. Vraiment, je l'ignorais. J'avais beau me torturé l'esprit, je n'avais aucune réponse me venant. En effet, il semblait que je m'étais endormi avec Sirius, mais la chose la plus troublante et la plus étrange, c'était que j'avais dormi pratiquement sur Sirius. J'avais ma tête sur sa poitrine musclée, ma jambe était entre ses jambes à lui et mon bras serpentait sa taille, tandis que le reste de mon corps était enfoui dans son coté, tout comme l'un de ses bras semblait me maintenir en place afin que je ne bouge pas. Voilà la position dans laquelle je m'étais réveillé il y avait un instant et je ne savais pas comme me sortir de la prise de Sirius puisqu'il était, apparemment, bien endormi.

Me mordant la lèvre nerveusement en cherchant une solution, tout en restant calme, je commençai à bouger tout doucement, puis je pris le bras de Sirius et le leva avec délicatesse afin que je puisse m'écarter de lui. Une fois la tâche accomplie, je roulai sur le côté, pour ensuite me redresser et sortir du lit. Aussi vite, je marchai, pris les vêtements laissés sur le lit et j'allai dans la salle de bain afin de m'habiller. Je ne pouvais pas croire que je m'étais endormi sur Sirius et, ça, en ne portant qu'une petite serviette de rien du tout, me couvrant à peine. En temps normal, ça ne m'aurait pas déranger étant donné que je n'étais pas quelqu'un de pudique ou qui avait honte de son corps, mais, là… Il s'agissait tout de même d'un homme auquel j'étais pas mal attiré physiquement, comme émotionnellement.

Attends que Ginny entende parler de ça… Elle allait me le rappeler tous les jours et, ça, jusqu'à la fin des temps… Pourquoi ce genre de situation devait arriver seulement qu'à moi ? Je pouvais être sûr que s'il y avait un problème, c'était d'office pour ma poire.

Me secouant, j'entrai dans la salle de bain et je ne perdis pas de temps pour m'habiller. Vite fait, j'enfilai mon jean bleu foncé, mon débardeur bordeaux ainsi que ma chemise à carreaux bleu foncé et bordeaux sans oublier mes sous-vêtements. Seulement, je restai pieds-nus. Une fois habiller, je me brossai les cheveux et les attacha dans un chignon négligé avec quelques mèches rebelles s'échappant. Cette tâche accomplie, je pulvérisai à un peu d'eau sur mon visage afin de me rafraichir de quelque peu et de m'aider à mieux me réveiller du reste du sommeil dans lequel j'étais encore un petit peu plongé.

Lorsque tout cela fut fait et que je fus prête, j'ouvris la porte de la salle de bain, puis je sortis de la pièce. En entrant dans la chambre, je pus remarquer que Sirius s'était réveillé.

« Désolé de m'être endormi sur toi. » Dis-je penaud en grattant ma tête dans un geste mal à l'aise.

« Pas de quoi. » Répondit-il en se redressant et se frottant le visage, pour ensuite sortir complétement du lit et se tenir debout. « Faim ? » Demanda-t-il en marchant vers moi.

« Un peu. » Admis-je en haussant des épaules avec désinvolture, même si je crevais de faim.

« Je suis sûr que Molly a mis quelque chose de côté. Enfin, plus pour toi que pour moi. Elle ne me porte pas particulièrement dans son cœur. » Dit-il en haussant des épaules avant d'ouvrir la porte de la chambre et de sortir de la pièce.

« Je suis sûr que, dans un sens, elle t'apprécie d'une certaine manière, mais Molly a parfois des opinions différentes de tout le monde. Regarde un exemple… De tous ses enfants, elle favorise Ron, Ginny et Percy. Il y a une raison. Bill, Charlie, Fred et George sont tous plus rebelles et ne se laissent pas faire. Ils ne lui laissent pas l'occasion de les commander. Molly m'apprécie également, mais elle préfère Harry pour les mêmes raisons. D'après ce que j'ai entendu, elle était la même avec ses propres frères Fabian et Gidéon. » Dis-je en faisant un petit sourire en coin. « Elle sait très bien que lorsqu'elle dit quelque chose qui me plait pas ou agit de la même manière, je lui dis honnêtement, même si ça ne lui plait pas forcement. J'ai toujours été franche et directe. Cela ne changera pas. Parfois, ça m'a souvent posé des problèmes. Il faut dire que c'est à cause de ça, que la plupart du temps, je me retrouvais en détention. » Riais-je tout en plaisantant.

« J'ai l'ai entendu dire. » S'amusa Sirius, tout en marchant à côté de moi dans les escaliers.

« Que comptes-tu faire avec ces Cullen ? Pourquoi as-tu accepté que trois d'entre eux approchent Harry ? » Demanda soudainement Sirius au bout de quelques minutes de silence.

« Hmm… Bonne question en fait. Je n'ai pas vraiment réfléchis, mais je pense que ça a à voir avec le fait que c'est les trois seuls auquel j'ai confiance. Je sais qu'ils n'ont jamais su qui j'étais réellement ainsi que la façon dont j'ai agis. Je l'ai fait différemment de qui je suis réellement, mais ce sont les trois seuls qui ont véritablement été honnête avec moi. Ils n'ont pas joué avec l'humaine. Emmett est un grand farceur et il aime profiter de la vie. Il m'a immédiatement adopté comme sa petite sœur. C'était agréable et changeant de ne pas avoir le rôle de la responsable, de celle qui devait montrer l'exemple. Si j'aurais dû choisir une personne pour être mon grand frère, ça aurait été lui, ça aurait été quelqu'un comme Emmett. C'est un enfant dans le corps d'un homme. Il a cette joie naturelle de vivre. Il vit au jour le jour. J'adore ce grand dadet… Rosalie, sa compagne, elle a un passé des plus terribles et aucune femme ne mérite de vivre une telle chose. Elle peut être froide et se comporter comme une chienne, mais elle sera prête à tout pour protéger sa famille et ses proches… Jasper… Il est le plus complexe de tous. Il est le plus calme en extérieur, mais celui qu'il faut le plus se méfier. Il a été un soldat lorsqu'il était humain et il l'a encore été par la suite durant très longtemps. Jasper est un homme loyal et il sait quand une cause est juste. Je sais qu'il fera tout en son possible pour protéger Harry. J'ai une confiance totale et aveugle en lui. Il est un homme bon. Tous les membres de son clan le sous-estime, mais c'est l'homme le plus fort et courageux que j'ai connu. Sa famille pense qu'il est faible parce qu'il est le plus récent dans le régime animal, mais ils semblent oublier un détail important. Il ressent toutes les émotions autour de lui, pourtant pendant des années et des années, il n'a jamais eu de problème avec sa soif de sang. Le sang animal affaibli les vampires et quelqu'un avec un pouvoir comme Jasper encore plus qu'un autre. » Expliquais-je. « Les autres ont passés leur temps à mentir et à essayer de me manipuler lorsque je faisais semblant d'être une moldue. Ça me dit facilement quel genre de personnes ils sont vraiment. » Ajoutais-je avec dégout.

« Si tu leur fait confiance, je le respecte. J'ai confiance en ton avis et en ton jugement. Tu as été la seule qui a cru en mon innocence et tu n'as pas abandonné jusqu'à ce que tu connaisses la vérité de ce qui s'est véritablement passé. Merlin ! Même mon meilleur ami depuis des années n'a pas cru en moi… » Dit-il tout en secouant la tête avec déception et amertume.

« Je suis désolé. Je me doute que votre relation ne sera plus jamais la même. » Le réconfortais-je comme je le pouvais.

« Cette trahison m'a blessé trop profondément pour que ça soit comme si de rien n'était. Il a essayé d'agir comme si tout cela ne s'était jamais passé. S'il y a bien quelque chose que je ne supporte pas et que je ne peux pas pardonner, c'est la trahison et le mensonge. » Répondit-il en ayant un regard hanté devant lui.

Je ne répondis pas parce que je savais qu'il n'y avait rien que je dise ou que je fasse qui allait changer quelque chose. Remus avait montré l'importance de son amitié avec Sirius cette fois-là. Il avait eu en quelque sorte une trahison et, à présent, Sirius avait un manque de confiance. Ce n'était pas quelque chose qui se rétablissait du jour au lendemain. Une amitié sans confiance, ça n'allait jamais bien loin. Les dires de Sirius me confirmaient ce que je savais déjà, ce que j'avais pu observer. Les choses entre eux ne seront plus jamais les mêmes. Il y avait un fossé, un mur qui s'était installé et il n'y avait aucun moyen de le briser.

« Au fait… Harry m'a dit que tu as donné la récompense du tournoi à quelqu'un… Qu'en as-tu fait ? » Demanda Sirius afin de changer de sujet.

« Il se peut que je l'ai donné aux jumeaux afin qu'il réalise leur rêve… Ouvrir une boutique de farces et attrapes. » Dis-je avec un sourire mauvais et rempli de méfaits.

« Molly va te tuer lorsqu'elle va l'apprendre. » S'amusa-t-il avec des yeux brillants.

« Elle ne pourra pas… Je cours plus vite et je suis plus rapide avec une baguette. » Dis-je malicieusement avec un sourire effronté.

« Vrai. » Se mit-il d'accord en faisant un clin d'œil complice avant de mettre son bras sur mes épaules et de nous entrainer vers la cuisine où était surement les autres.