Disclamer : Les personnages est l'univers de St Seiya appartiennent à Masami Kuramada, l'univers et les personnages de Bleach à Tite Kubo

Bonne lecture à tous et à la semaine prochaine


Chapitre 11

Pendant ce temps, à la Soul Society

Camus avait emménagé de nouveau dans la chambre qu'il avait quittée peu de temps auparavant dans la demeure Kuchiki. Dès qu'il eut rangé son sac de voyage, il se hâta vers le jardin intérieur où l'attendait Byakuya. Enfin seul. Depuis qu'il était arrivé ici, ils n'avaient pas eu un moment en tête à tête. Dès qu'il y pénétra, le noble, debout, se tourna vers lui. Leurs regards s'accrochèrent avant qu'ils ne se retrouvent dans les bras l'un de l'autre, s'embrassant passionnément. Leurs langues se cherchaient pour se découvrir et se redécouvrir encore, se caressant, se goûtant, se mêlant dans un ballet sensuel et magique, pour finir par les laisser essoufflé mais profondément heureux :

- Tu m'as manqué tu sais, murmura Camus reprenant doucement son souffle au creux de son cou.

- Toi aussi, souffla le noble en fermant les yeux, terriblement…

Ils prolongèrent ce moment autant que possible, s'accordant enfin les retrouvailles qu'ils n'avaient pu avoir devant les autres. Quelques instants de tendresse dont ils avaient besoin tous deux, comme pour se prouver qu'ils n'avaient pas fait fausse route, que cette séparation était bien quelque chose qui les avait profondément blessés. Mais irrémédiablement, ils sentirent qu'ils ne pouvaient en rester là. Non, pas ce soir. Ni même les prochains.

- Viens, souffla Byakuya au bout d'un long moment.

Et ce n'est pas vers la chambre où il avait déposé ses affaires que le noble le guida mais vers la sienne. Ils en franchirent le seuil main dans la main. Lentement Byakuya referma le panneau coulissant derrière eux, ne le quittant pas du regard.

- Tu es certain ? demanda Camus le cœur battant.

- Plus que cela, répondit le shinigami en l'enlaçant. Et toi ? Une fois une nuit passée ici, tu seras officiellement mon compagnon. Ma famille y mettra un point d'honneur tu comprends. Tu es un chevalier qui vit et côtoie une Déesse au quotidien, il ne leur en faudra pas plus ! Et ils peuvent être très insistants. On peut encore…

Mais le chevalier le stoppa par un baiser. Peur importe ce qui se passerait après cette nuit, Camus était prêt à affronter la terre entière s'il le fallait.

La pièce était sobrement meublée comme toute la demeure. Un futon traditionnel les attendait, ils ne furent pas longs à le rejoindre mais sans toutefois s'y précipiter. Ils n'étaient pas intimidés, non loin de là, mais c'est comme s'ils voulaient savourer ce moment, encore prendre le temps de se regarder, de réaliser peut-être, et ce malgré l'impatience grandissante qu'ils ressentaient en eux.

Ils glissèrent à genoux dans un premier temps, face à face. Pas question de domination entre eux, ils n'avaient pas besoin de ce genre de choses. Ils s'aimaient et étaient prêts à toutes les concessions pour satisfaire l'autre. Les mains glissèrent, un peu maladroites parce qu'impatientes peut-être et encore un peu retenues car l'émotion était à son comble. La chemise que Camus portait encore fut déboutonnée et tomba sur le futon dans un doux son qui galvanisa Byakuya qui osa alors poser ses lèvres sur la peau à sa portée.

Le gémissement du français sembla résonner dans la chambre comme si la pièce elle-même accueillait ce bruit et le propageait, l'amplifiait pour les encourager à poursuivre. Camus frissonna et glissa ses mains autour du cou de celui qui ce soir allait devenir son amant. Un être qu'il vénérait au-delà même des mots. Avec des gestes doux, il écarta la veste du capitaine pour la faire également glisser sur le lit.

Ils auraient aimé continuer à ce rythme mais ne le purent. Les longues nuits qui les avaient séparés avaient également rendu leurs corps plus que frustrés. Byakuya glissa sur le futon entrainant Camus dans sa chute. Leurs mains devenaient moins innocentes, leurs bouches plus gourmandes, les poussant à accélérer là où ils auraient aimé prendre le temps. Mais qu'importait, du temps maintenant, ils en avaient alors demain, ou peut-être même tout à l'heure, ils savoureraient un peu mieux cette découverte de l'autre.

Leurs épidermes se rencontrèrent faisant naitre au plus profond d'eux une étincelle qui s'enflamma comme un fétu de paille. Ces deux êtres si froids en apparence laissèrent alors le feu du désir qu'il maintenait encore un peu s'emparer d'eux.

Ils se battirent un peu avec leurs derniers vêtements car maintenant l'impatience les gagnait. Ils voulaient tout, roulaient l'un sur l'autre, s'attardaient parfois sur une épaule pâle éclairée par quelques rayons de lune ou sur un ventre aussi blanc que l'albâtre. Camus laissa ses lèvres glisser sur une perle de chair qu'il tortura juste pour le plaisir d'entendre son propriétaire gémir et en réclamer davantage. Mais le shinigami n'était pas en reste, loin de là. Sa bouche goûtait la saveur d'une goutte de sueur glissant sur le ventre du chevalier, ses mains caressaient les fesses fermes. Mais la séparation où ils n'avaient pu que rêver à ce moment était bien trop intense. Leurs bassins glissaient l'un contre l'autre et ils ne purent que laisser leurs corps une première fois prendre le contrôle.

- Byakuya… gémit Camus qui sentait monter en lui irrémédiablement la vague de jouissance.

- Viens… murmura ce dernier qui sentait pulser contre son sexe celui de son amant et qui tout comme lui ne maîtrisait plus rien.

Le français, au-dessus à ce moment, céda le premier en s'arquant contre le corps du shinigami qui le suivit dans un râle rauque en le maintenant serré contre lui.

Ils demeurèrent enlacés pendant un long moment. Camus avait glissé sa tête au creux du cou de son amant et déposait ça et là quelques baisers papillons, Byakuya laissait ses mains se promener sur le dos du chevalier dans de douces et tendres caresses.

Puis, peu à peu, ils s'animèrent à nouveau. Un long baiser tout d'abord puis quelques mains qui devinrent vite indécentes, s'attardant dans des endroits encore peu ou à peine explorés plus tôt. Et ils avaient le reste de la nuit pour découvrir le corps de l'autre maintenant. Ils ne se privèrent pas, devenant tour à tout bourreau ou victime consentante au gré de leurs envies. Mais encore une fois, ils ne purent lutter contre l'impatience grandissante de leurs deux corps. Ils avaient allumé un feu en eux qu'ils avaient bien du mal à maitriser.

Byakuya glissa lentement sur le corps offert de son amant pour venir à nouveau goûter au sexe de son amant. Lentement, il passa sa langue le long de la hampe de chair fièrement dressée devant lui. Camus se redressa pour le regarder, leurs regards s'accrochèrent un instant, se fondant presque l'un dans l'autre, et soudainement, sans le quitter des yeux, le shinigami l'englouti dans son entier. Un cri s'échappa de la gorge de Camus dont la tête retomba en arrière alors que ses mains agrippaient les draps pour tenter de retenir le plaisir qui montait en lui. C'était plus que divin, c'était… il aurait été incapable de trouver des qualificatifs pour ce qu'il ressentait. Tout son être frissonnait de plaisir, jusqu'à la moindre de ses cellules. Mais pas question qu'il soit le seul à en profiter.

Byakuya stoppa ses mouvements juste avant l'inéluctable et laissa ainsi au français le temps nécessaire pour reprendre assez ses esprits pour qu'il renversa la situation entre eux et puisse à son tour profiter du corps splendide qui s'offrait maintenant à lui.

- Jaloux ? demanda le shinigami un rien moqueur qui se retrouvait maintenant allongé sur le dos dominé par le français.

- De ton ancestrale expérience ? A mort ! Mais laisse-moi te montrer ce qu'un simple humain comme moi sait faire…

- Je suis tout à toi…

Et Dieu qu'il savait y faire pour un simple humain, songea Byakuya quelques instants plus tard en retenant à grand peine des sons qu'il n'aurait jamais pensé pouvoir émettre tout en découvrant des sensations qu'il ne n'aurait même pas imaginées ou qu'il avait depuis bien longtemps oubliées. Après tout la dernière personne qu'il avait aimée de tout son être était morte depuis des décennies.

Camus prit son temps pour le torturer, surveillant chacune de ses réactions, prenant garde à chacun de ses soupirs. Le shinigami avait des expressions quand il se retenait de crier qui le rendait encore bien plus sexy et excitant. Mais le français avait envie de plus, il voulait posséder ce corps splendide, le faire vibrer sous ses coups de reins, l'entendre hurler son prénom dans la jouissance ultime.

De la poitrine, il descendit au ventre. Puis il glissa lentement sur l'aine et jusqu'au membre dressé de son amant qu'il titilla à plaisir, presque jusqu'au supplice. Ses mains glissèrent alors sous le corps du shinigami alors que sa bouche venait goûter à des parties encore plus intimes du capitaine. Ce dernier sursauta en sentant la langue se promener sur ses testicules ou sur l'intérieur de ses cuisses. Il avait pourtant eu des amants au fil des siècles mais jamais un encore n'avait osé s'approprier son corps comme Camus le faisait maintenant. Mais le français le respectait, mieux encore l'aimait et ça, ça faisait toute la différence. Il souleva son bassin comme pour l'encourager à poursuivre son exploration plus loin encore. Il le voulait, il désirait plus que tout que Camus ce soir le possède.

Ce dernier hésita un instant devant une telle invite et remonta un instant à sa hauteur comme pour s'assurer qu'il avait bien compris.

- Tu es certain ? demanda-t-il après l'avoir embrassé passionnément. J'aurais pensé que…

- Je me vengerai demain… ou après-demain… ou peut-être même demain matin, fit le shinigami en le coupant d'un baiser. Mais ce soir, je t'appartiens… je t'aime Camus.

Un baiser enflammé lui répondit. Le français était plus qu'ému. Son amant s'offrait entièrement à lui ce soir. Il se promit de ne pas lui faire regretter ce cadeau. Et il y mit tout son savoir et tout son amour. Il le cajola et le tortura tour à tour pour mieux le préparer à sa venue. Entre deux soupirs à fendre l'âme, Byakuya lui désigna un discret tiroir dans le meuble voisin où le chevalier trouva du lubrifiant.

Quand il lui releva les jambes pour le pénétrer, il eut un instant d'hésitation mais le regard du shinigami se planta dans le siens pour l'encourager, mieux encore lui intimer de mettre fin à son supplice. Byakuya le voulait en lui. Il s'empressa de lui obéir et perdit toute notion de réalité dès qu'il le fit. Il ne fut pas le seul, le shinigami eut comme l'impression que le monde s'arrêtait de tourner. Seul comptait cet homme qui lentement, pénétrait en lui. Il manqua d'air, tenta d'en happer en ouvrant grand la bouche sans qu'aucun son n'en sorte. C'était tout simplement magique, une évidence que son esprit n'osait encore formuler. Il avait trouvé son âme sœur.

Mais il n'eut pas le temps d'approfondir cette pensée que déjà leurs corps reprenaient leur danse. Incontrôlables et ils ne songèrent même pas à tenter de le faire. Ils se laissèrent porter par eux, par ce besoin impérieux de mieux encore ressentir l'autre, de s'aimer tout simplement. Aucun des deux n'auraient été capable de dire combien de temps cela dura, Camus donnait des coups de reins de plus en plus puissants et Byakuya s'arquait pour encore mieux le recevoir, le sentir au plus profond de lui. Leurs mains se cherchaient, s'agrippaient pour se lâcher et mieux se chercher à nouveau. Leurs corps étaient feu, la sueur les inondait et rendait l'échange encore plus électrique. Leurs bouches se rejoignaient de temps à autre pour échanger un baiser plus que brûlant. Jusqu'à ce que le capitaine ressente l'ultime coup de rein qui déchaina une vague tellement puissante en lui qu'il ne put la retenir.

- Camus… je…

- Ensemble…

Ce fut dans un ultime cri qu'ils jouirent tous deux, en osmose parfaite. Camus retomba dans les bras de celui qui s'était ainsi offert à lui cette nuit, et ce dernier le recueillit au creux de ses bras. Ils étaient épuisés mais comblés bien au-delà de tout ce qu'ils avaient pu imaginer. Ils prirent encore le temps de savourer les ultimes soubresauts de leurs corps et les dernières étincelles du plaisir qui couraient encore en eux avant de s'endormir dans les bras l'un de l'autre.

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Pendant ce temps, à la treizième division

- Comment ça je suis interdit de rentrer chez moi ? demandait Kanon un peu surpris au capitaine Unohana qui était venu visiter son malade comme chaque soir.

- Pour le bien de mon patient et pour sa vie. Depuis qu'il est avec vous, il y a une amélioration de son état, je vous ordonne de rester ! fit-elle avec son calme habituel.

- Bien d'accord, je retourne au prés de lui ! fit tout doux Kanon, le regard de la capitaine de la quatrième division pouvait réellement être flippant.

Il croisa Rukia qui s'apprêtait à retourner chez elle.

- Le capitaine vous attend dans sa chambre ! l'informa-t-elle. C'est vrai que Camus est revenu aussi ?

- Oui, il doit être avec ton frère en ce moment.

- C'est une bonne nouvelle, sourit la jeune fille en le saluant.

Le grec lui sourit et se faufila doucement dans la chambre ne faisant pas de bruit, des fois que le capitaine soit en train de se reposer, mais ce n'était pas le cas, il était assis en train de regarder dehors par la porte coulissante restée ouverte.

- Le temps se rafraichit, il serait plus judicieux de fermer cette porte, fit doucement Kanon en prenant place à côté de lui sans pour autant fermer ladite porte.

- En effet, mais attendons encore un peu... Ton entretien avec le capitaine Unohana s'est bien passé ?

- Oui, ne t'inquiète donc pas de ça.

- Tu veux bien dormir avec moi, tous les soirs ? la question avait fusé sans qu'il puisse la retenir.

- Si tu me laisse un peu de couverture !

Le capitaine sourit, il n'avait dormi que quelques jours avec Kanon mais il aimait sa chaleur corporelle et la façon dont leurs deux corps s'épousaient parfaitement dans leur sommeil.

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De son coté Shaka laissa entrer Yachiru en premier tandis que lui filait en catimini vers la chambre du capitaine. Il n'eut pas le temps de poser son sac à terre quand le maitre des lieux défonça simplement la porte et le prit dans ses bras pour s'emparer de ses lèvres durement sans tendresse.

- Ne t'avise plus jamais de nous inquiéter de la sorte ! rugit le capitaine avant de refondre sur les lèvres du chevalier et de l'embrasser de toute son âme et de tout son cœur, approfondissant le baiser avant d'ajouter. Bienvenue à la maison Blondinette.

- Content d'être rentré Clochette, sourit l'indou en l'embrassant à nouveau.

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Une semaine plus tard, Sanctuaire

Kisuke travaillait, comme tous les après-midi avec Saga dans une pièce que leur avait attribuée le grand Pope. Si le passage était maintenant stable et sans danger, un problème demeurait, seul Kisuke, Saga ou Kanon pouvait l'ouvrir et il atterrissait forcément dans le sous-sol de son magasin. Il fallait donc que l'un des trois hommes se trouve forcément dans chacun des mondes, ce qui en soit pouvait poser problème dans le futur. De plus, Kisuke souhaitait obtenir un passage direct avec la Soul Society pour faciliter les choses à tout le monde et que tous les capitaines ou chevaliers puissent ouvrir, enfin si leur chef les y autorisait, bien entendu.

Mais ils avaient beau y mettre tous leurs savoirs et compétences, rien ne semblait marcher. Un nouvel après-midi s'achevait sans qu'ils aient fait l'ombre d'un progrès. Découragé le scientifique se laissa tomber à terre, s'allongeant sur le sol glacial, cherchant vainement dans son esprit ce qui clochait dans ses calculs. Saga, épuisé, s'était lui aussi laissé tomber à ses côtés :

- On n'y arrivera jamais, dit-il tout aussi découragé.

- Je ne comprends pas, murmura le shinigami fatigué.

- Mais vous êtes malade, cria Milo en entrant. Vous allez chopper la mort comme ça !

Il était suivi d'Aïoros qui se planta devant Saga :

- Allez debout ! On vous a préparé à dîner ! dit-il en tendant la main au Gémeau qui la prit pour se relever.

- Tous les deux ? Vraiment ? s'étonna Kisuke en regardant Milo qu'il savait pertinemment pas très doué pour la cuisine.

- Oui, enfin surtout Aïoros, précisa tout de même ce dernier. Allez viens Kisuke…

Ce dernier sourit en prenant la main tendue et en ressentant encore ce délicieux frisson le parcourir comme à chacun de ses contacts avec le Scorpion, et ce dernier n'en était pas avare. Obéissants, les deux travailleurs les suivirent jusqu'au temple du Sagittaire où ils mangeaient pratiquement tous les soirs depuis qu'ils travaillaient ensemble. Aïoros tenant à ce que Saga se nourrisse correctement en l'absence de son cadet et pour une tout autre raison que Kisuke avait devinée depuis bien longtemps.

Les deux chevaliers parlèrent, tentant de distraire un peu leurs compagnons de leur travail. Mais ils avaient beau y faire, rien ne semblait arrivé à sortir Kisuke de ses pensées. Ce dernier ne cessait de faire et refaire les calculs dans sa tête. Epuisé, Saga finit par s'endormir dans le canapé pendant qu'Aïoros et Milo se regardaient, se demandant comment tout cela allait évoluer. A ce rythme les deux hommes allaient y laisser leur santé.

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Dans le temple du Verseau, où Hyoga s'était installé en l'absence de Camus avec Toshiro, ces derniers finissaient de manger devant un DVD, le Cygne tendrement blotti contre le corps de son petit ami. Ils avaient tout deux le sourire.

La vie avait repris son cours au Sanctuaire et chacun tentait de profiter des moments de bonheur que leur accordait le temps.

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Dans le même temps, Soul Society

Shunsui essayait vainement de mettre la main sur Kilian pendant que son père se reposait après avoir de nouveau travaillé sur ses zanpakuto. Cet exercice l'épuisait toujours autant et il refusait que Kiki l'aide.

Mais où pouvait bien se trouver ce petit démon ? se demandait le capitaine en essayant de le localiser. Il l'adorait et le gâtait bien trop d'après son père, mais pour Shunsui, l'arrivée de cet enfant était avec celle de son père, son plus grand bonheur et un rayon de soleil dans sa longue vie.

Il le retrouva finalement en compagnie de Yachiru en train de manger des bonbons sous un pêcher. Il sourit et décida de laisser les enfants à leurs petits secrets et partir rejoindre Mu pour une petite sieste... Finalement la vie était belle.

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Kanon se plaisait beaucoup à la Soul Society, il s'y sentait bien. Ukitake y était pour beaucoup, la présence tranquille de cette force de la nature semblait calmer la tempête qu'il y avait encore en lui.

- Tu as bonne mine aujourd'hui Jûshirô ! lui dit Kanon en le voyant le rejoindre dans la salle à manger pour le dîner.

- Merci, je me sens vraiment en forme !

- Même pour faire un tour dehors ?

- Si je peux m'appuyer sur toi...

A la onzième division, tout le monde était heureux depuis le retour de Shaka et Kenpachi se réjouissait déjà de son prochain séjour au Sanctuaire où il pourrait faire comprendre à ces abrutis qui isolait sa blondinette dans son temple d'arrêter leurs conneries.

C'était par une belle nuit étoilée. Jûshirô et Kanon firent une longue ballade dans le seireitei alors que Byakuya et Camus prenaient un thé dans le jardin intérieur devenu le lieu où ils se laissaient enfin libre cours à leur amour réciproque.

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Sanctuaire

Kisuke regardait les temples. Tous étaient en travaux pour les rendre plus confortable. Il entra dans les appartements du Scorpion, prit une douche et rejoignit Milo.

- Hey ! Viens te reposer. Tu as travaillé dur aujourd'hui ! Du nouveau ? demanda le Scorpion.

- Oui, mais ce qui est énervant c'est que je ne trouve pas de solution.

- Il faut que tu pense à autre chose.

- Et a quoi ? Tu te rends compte que…

Le scientifique n'eut pas le temps de finir de parler que le scorpion s'était assis sur ses genoux et lui déposait un léger baiser sur les lèvres. Devant l'air ahuri du blond Milo tenta sa chance et approfondit le baiser.

Kisuke fut tout d'abord surpris mais dès que Milo l'approfondit il lui donna sans hésiter l'accès demandé bien volontiers et plutôt deux fois qu'une, oubliant pour un temps tous ses problèmes de calcul. Ce fut même lui qui revint à la charge quelques minutes plus tard, alors qu'ils reprenaient leur souffle, étroitement enlacés. Milo toujours sur les genoux du shinigami.

- Gourmand… se moqua ce dernier pas mécontent d'avoir réussi à le distraire de ses soucis.

- T'as pas idée à quel point, murmura Kisuke avant de s'emparer des lèvres si tentantes de son hôte.

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Dohko, de son côté, était toujours plongé dans les livres d'histoire de la Soul Society que le Sotaisho leur avait prêtés.

Il ne sentit pas son amant se coller contre lui jusqu'à ce que des lèvres taquines lui picore le cou et qu'une main coquine s'aventure sur ses abdominaux.

Shion, lui, était heureux. Depuis cet échange, ses chevaliers avaient enfin apaisé leurs cœurs et Mu l'appelait régulièrement. Seul ombre au tableau, son amant semblait encore préoccupé par le nouveau petit ami de Shiryu et passait son temps plonger dans les bouquins, sauf quand, comme ce soir, il arrivait à l'en distraire par des procédés aussi déloyaux qu'agréables. Et maintenant, il l'observait en train de reposer dans son lit, cherchant vainement à comprendre d'où lui venait cette inquiétude. Ichigo était pourtant un charmant garçon et bien agréable, alors quoi ? Vraiment, il ne comprenait pas…

Il soupira et se cala dans la chaleur du corps endormi dont les bras ses refermèrent instinctivement autour de lui.

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Quelques nuits plus tard, temple de la Balance

Le Dragon se sentait bousculer très doucement dans son sommeil.

- Shiryu... réveille-toi… Shiryu... appelait doucement le shinigami remplaçant.

- Qu'y a-t-il ? répondit-il sans ouvrir les yeux.

- Vas chercher Kisuke... fais vite, je t'en supplie...

Shiryu ouvrit brutalement les yeux toute fatigue envolée et découvrit son amour tout crispé, tremblant et transpirant.

- Tu es malade ?

- Pas le temps ! Vas chercher Kisuke… vite !

Le temps d'enfiler une tenue rapide et Shiryu partait en shunpo, s'il utilisait son cosmos il savait qu'il allait ameuter tout le monde, et il pressentait que c'était une mauvaise idée. Il arriva dans le temple du Scorpion fraichement rénové. Il s'introduit tel un ninja dans la chambre du scientifique et ne fut pas vraiment surpris de la trouver vide. Il fronça les sourcils, ce serait plus compliquer pour lui de le réveiller si Milo l'accrochait. Mais il n'avait pas le choix, car Ichi était au plus mal. Il fila dans l'autre chambre et tel qu'il l'avait prévu il repéra le bras du scientifique mais il ne répondit pas quand il tenta de le secouer doucement, ne perdant pas plus de temps il le pinça assez fort et le blond bondit du lit près à en découdre, mais retrouva son calme quand il vit qu'il s'agissait de Shiryu.

- J'espère que tu as une bonne...

- C'est Ichi, il va mal et il t'appelle, coupa le Dragon encore surpris par sa vivacité de réaction.

Il n'en fallut pas plus pour le scientifique qui partit chez la Balance suivit de près par Shiryu. Le scientifique mit un kekai autour du jeune homme qui avait un masque qui se formait sur le visage. Shiryu lui ouvrit les yeux d'incompréhension.

- Mais c'est un... commença Shiryu.

- Non rien à voir ! Je t'expliquerais plus tard, là la vie d'Ichi est en danger ! Il faut qu'il passe « la crise ».

Dohko se réveilla en un sursaut il avait senti l'inquiétude de son bébé, elle était tellement grande qu'elle lui coupa le souffle. Il s'extirpa des bras de Shion pour descendre sans réveiller la plupart des dormeurs. Quand il entra dans la chambre de son fils il faillit donner l'alerte.

- C'est Ichigo papa ! Ne fais rien ! lança Shiryu quand il sentit la petite montée de cosmos de la Balance.

- Shiryu, vas chercher Toshiro et Hisagi ! ordonna le scientifique.

Le jeune homme ne se le fit pas dire deux fois, en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, Shiryu revient avec les deux autres shinigami à moitié endormis mais quand ils virent l'état d'Ichigo ils se mirent au travail maintenant le kekai à tour de rôle laissant un Shiryu inquiet qui regardait la scène sans pouvoir y faire quelque chose. Dohko était dans le même état que son fils et il le prit dans ses bras le serrant fort lui murmurant des paroles rassurantes alors que lui même ne savait pas ce qu'il se passait car dans le kekai, Ichigo avait perdu sa couleur de peau pour devenir aussi blanc que la craie, ses cheveux avaient poussé, et son masque le recouvrait totalement et il avait même deux énormes cornes. Les shinigami eux suaient pour maintenir le kekai. Et leurs visages étaient très inquiets.

Ichigo sembla pourtant se calmer. Il avança vers le mur invisible et se posta devant Shiryu, il le regardait fixement sans rien dire. Shiryu se détacha des bras de son père et s'avança jusqu'à lui, Ichigo posa sa main sur le mur au niveau du visage du dragon et bougea les doigts telle une caresse. Shiryu sourit et posa sa main sur celle d'Ichi. Le temps semblait suspendu et un bruit de craquement sinistre se fit entendre, le masque vola en éclat et le shinigami remplaçant tomba en avant, Toshiro brisa le Kekai et Shiryu rattrapa son petit ami avant qu'il n'atteigne le sol.

Dohko n'avait pas bougé, prêt à intervenir s'il le fallait. Mais les shinigami se relevaient, épuisés mais visiblement soulagés. Sur un signe de tête de Kisuke, Hisagi et Toshiro repartirent.

Kisuke examina rapidement Ichigo et le recoucha, il avait tellement lutté qu'il était maintenant éreinté lui aussi, pourtant il ne lâchait pas la main de Shiryu, cherchant à parler :

- Excuse-moi… réussit-il à prononcer difficilement.

- Repose-toi, lui répondit le Dragon, je reste là, je ne te quitte pas…

Rassuré, Ichigo ferma enfin les yeux et s'endormit aussitôt, bien au chaud dans les bras de Shiryu :

- Ça devrait aller, dit Kisuke.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Shion qui était arrivé pendant « la crise », réveillé par l'absence et le cosmos de son amant.

- Il se transformait en hollow n'est-ce pas ? rajouta Dohko inquiet de laisser son fils seul maintenant avec un tel danger potentiel. C'était donc ça cette force incroyable que je sentais tapie au fond de lui ?

- Alors, c'était pour ça que tu te sentais si inquiet ? interrogea Shion en lui posant la main sur l'épaule.

- Vous l'avez sentie ? Intéressant, laissons-les se reposer en paix, répondit Kisuke en leur faisant signe de sortir.

- Je refuse de laisser Shiryu seul avec cette… chose ! s'obstina Dohko sans bouger d'un pouce

- Père, s'offusqua le Dragon qui entendait tout, ce n'est pas une chose ! C'est Ichigo et je l'aime !

- Raison de plus pour ne pas te laisser !

- Allons, allons, ne nous énervons pas, intervint Kisuke. Je vous assure qu'il ne risque rien, Ichigo, même sous sa forme hollow a une volonté incroyable ! Je suis persuadé qu'il ne fera jamais de mal à Shiryu, c'est même grâce à lui qu'il est redevenu lui-même ! Je suis sûr qu'au contraire, il peut devenir celui qui réussira à catalyser cette force en lui, quand il la connaîtra mieux !

- Je n'y tiens pas tant que ça, maugréa Dohko.

- Papa !

- Ok, je vous laisse, mais au moindre signe de danger, promets-moi de me prévenir !

- D'accord ! Mais je suis sûr qu'il n'a jamais voulu me faire du mal, c'est lui qui m'a envoyé chercher Kisuke. Pourquoi l'aurait-il fait s'il me voulait du mal ?

Les yeux suppliants de son fils, la pression muette de Shion finirent par faire plier la Balance, non sans qu'il prévienne une dernière fois le shinigami :

- S'il lui arrive quoi que soit, je me fous royalement de déclencher une guerre contre votre monde !

- Dohko ! s'offusqua Shion cette fois.

Mais ce dernier ne l'écoutait plus, rageur, impuissant et inquiet, il remontait déjà vers le palais :

- Ne le grondez pas, dit Kisuke à Shion, je peux comprendre sa réaction, mais vous avez ma parole, il n'arrivera rien !

- Ne dis rien! dit Dohko alors que Sion le rejoignait. Que suis-je sensé faire ? Tu as vu cette force, il pourrait nous anéantir en moins de temps qu'il faut pour ne le dire...

- Faire confiance à ton fils par exemple... et tu l'as vu tout comme moi, il n'a rien fait à Shiryu... Bien au contraire.

- Quel contraire !? Il s'est approcher de lui et… et… et…

- Et il lui a caressé la joue.

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-T'étais passé où ? demanda Milo en se lovant contre Kisuke quand il se recoucha près de lui.

- Faire un p'tit tour…

- Part plus !

Kisuke sourit et l'emprisonna dans ses bras, provoquant un grognement de satisfaction.

A suivre…