Ce que je n'ai pas dis dans mon précédent chapitre c'est... Merci beaucoup ! Vous avez été géniaux vis à vis de vos commentaires qui m'ont recentré sur la relation RoyEd. A vos risques et périls, héhé !
Mais aussi je vous remercie car visiblement cette fic à attisé beaucoup de curiosité et la suite est attendue. La venue à été longue ? Non... Pas du tout !
Pour m'expliquer un peu, bien qu'il n'y ai aucune excuse, je n'avais plus l'inspiration. Les années passant, je relis et ? Tiens, l'inspiration se gonfle comme un ballon et se percute sur mes doigts !
Je tiens compte que les délais sont très très longs... J'espère cependant que les anciens lecteurs apprécieront de pouvoir, un jour, poursuivre cette histoire et aux nouveaux de la lire avec moins d'attente. Un de ces jours, je compte corriger les anciens chapitres et en attendant j'espère vous en servir des meilleurs vis à vis de l'orthographe.
Encore un grand merci à vous. Je vous souhaite une bonne lecture.
PS: Le plus frustrant étant de se relire et de constater qu'une fois le chapitre en ligne, quelques mots sont déformés... J'ignore si pour quelques écrivains sur fanfiction cela est déjà arrivé. Ou si c'est moi qui, à force d'écrire à trois heures du matin, ne vois vraiment rien...
PS n°2: La remarque n'a jamais été faites et je le rajouterais en début du tout premier chapitre mais j'ai commencé cette fiction sans avoir vu la fin de Brotherhood. Edward Elric à donc encore son auto-mail au bras droit et il peut utilisé l'alchimie.
Pendant que Roy et Edward étaient dehors, Jean Havoc et Breda se regardaient d'un air déconcerté. L'ange du silence agonisait par terre, détruit par la rage d'Edward un peu plus tôt et l'ambiance était pesante. Rien ne semblait vouloir éclaircir le brouillard d'incertitude qui s'imprégnait sur chaque visage.
Après avoir bidouillé la radio, Riza déposa délicatement le casque audio sur la table et pivota sur sa chaise afin de regarder les deux militaires assis sur le canapé. Elle soupira avant de contempler le tapis rouge au sol.
"- Il faut leur parler, fit-elle en perçant le silence"
Jean attrapa sa cigarette du bout des doigts et posa ses coudes contre ses genoux en se redressant en avant. Il observa sa bague de fiançailles fièrement dorée à son annulaire gauche et déposa un regard tendre sur sa fiancée;
"- Tu t'occupes de Roy. Tu sais comment faire... Et je pense que, bien que je le connaisse que très peu, je vais avoir une petite discussion avec mon patron numéro deux."
Il faisait bien-sûr allusion à Edward. Breda se leva tout en s'étirant, faisant ressortir sa bedaine;
"- Je ne veux pas être rabat-joie, mais il ne faut pas oublier que nous sommes en mission, rétorqua t-il d'un air très sérieux en rebaissant les bras.
- Ne t'en fais pas, lui répondit Jean en esquissant un sourire penaud, tout ce passera bien. Je pense qu'il fallait s'y attendre un jour ou l'autre. Ce que ces deux-là ne voient pas (il indiqua la porte d'entrée du bout de sa cigarette avant de la remettre dans sa bouche), c'est que ça se voit comme le nez au milieu de la figure qu'ils s'aiment...
- Et qu'ils sont les seuls à ne pas vouloir l'admettre, termina Riza en souriant amoureusement à son compagnon"
Il lui répondit par une expression nostalgique et joyeuse. Soudain, Alphonse fit irruption dans la pièce. Le jeune homme, fulminant, retira sa doudoune de ses épaules et la percha sur le porte-manteaux. Son geste, lourd et brusque eut raison du pauvre qui s'arracha au mur de bois dans un crépitement et finit par terre.
Sous les regards médusés des trois militaires, il contempla son méfait, d'abord silencieux puis ramassa la carcasse du porte-manteaux et tenta de réparer sa faute.
"- Désolé, parvint-il à marmonner"
Jean rattrapa de justesse sa cigarette qui allait s'écraser au sol et esquissa un sourire. Alphonse, qui avait toujours été enfermé dans une armure de métal sans émotions le surprenait toujours par sa manière d'être si... Humain. Pour tout le monde, il était d'abord une figure de calme, de sagesse et de force.
Il montrait rarement sa colère, mais dès lors qu'elle apparaissait, personne ne parlait. Il avait une aura magnifique. Il pouvait passer inaperçu quand il le souhaitait, mais dès lors qu'il voulait se faire entendre, il savait y faire. Le plus rigolo, c'était sa force. Alphonse avait toujours été très fort. Habitué à combattre dans une armure, il détenait en lui une capacité brutale hors du commun. La manière dont il venait de détruire aisément le porte-manteaux donnait l'impression qu'il était encore fait de métal.
Ils avaient tous appris à connaître le "nouveau" Alphonse. Celui qui se réveille du pied gauche et qui ne supporte pas qu'on lui adresse la parole avant d'avoir bu son lait. Celui qui, une fois douché, se transformait en apparition divine, tout sourire et plein de tendresse. Celui qui faisait des pompes en fin de soirée afin de garder un corps en pleine santé. Celui qui embrassait Winry avec douceur et la maintenait par la taille dans une ferme étreinte. Jean écarquilla les yeux et fixa le cadet Elric.
Un homme. Voilà ce qu'il voyait. Alphonse n'était plus un enfant mais un homme. C'est en le voyant ainsi qu'il se leva pour le rejoindre;
"- Alphonse, si tu le permet, je souhaiterais parler à ton frère, seul à seul"
L'interpellé fut surpris par cette demande très sincère. Le fumeur attendait sa bénédiction ? Cela le surprenait et à la fois lui faisait très plaisir. Il cligna des yeux et répondit;
"- Que veux-tu lui dire ?"
Jean posa sa main contre l'épaule d'Alphonse avant de lui répondre, complice;
"- Tu sais comme moi que l'amour est très compliqué. Je sais que tu en connais quelque chose..."
Alphonse devint pivoine de la tête aux pieds. Il ne s'attendait pas à ce qu'on fasse allusion de son couple avec Winry. Il ne s'y attendait plus. Edward lui même n'était pas au courant et pourtant, Jean l'était. Alphonse voulait tellement parler de ce genre de choses avec son frère mais cela semblait impossible en ce moment. Edward ne voyait rien d'autre que le grand brun et le chagrin qu'il lui prodiguait.
Jean fut amusé de sa réaction et lui tapota l'épaule;
"- Ecoute, je veux simplement faire comprendre à Edward que... Tout n'est pas fini. Que la vie continue. Que les couples ne se font pas en un jour. Nous en savons tous quelque chose ici et ...
- Pas moi, rétorqua Breda en baillant"
Jean se tourna rapidement en direction de son coéquipier et lui répondit d'un ton plaisantin;
"- Bon sang, avoue lui que tu la trouve jolie à cette pauvre Shieska qu'on en finisse !"
Breda s'étrangla avec sa salive avant de hurler;
"- Comment tu sais ça, toi ?!"
Jean ricana avant de se focaliser sur le cadet Elric.
"- Est-ce que je peux lui parler ?"
Alphonse soutenait son regard plein de certitudes. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi il lui demandait sa permission mais ça lui faisait très plaisir qu'on vienne
chercher son avis. Il esquissa un sourire confiant et lui répondit "Oui", plein de conviction !
A peine eut-il finit de répondre que des voix se firent entendre dehors. Edward et Roy se chamaillaient de nouveau. Alphonse perdit son sourire et baissa la tête. Il parvint à entendre la fin de la phrase de son grand-frère ("- ... Bouffon Lunatique !" ) et aussitôt il se poussa de la porte d'entrée, suivit par Jean.
Leurs allures confiantes se sont figés. Ils attendaient de voir la porte d'entrée s'ouvrir sur un blond fou de rage. Ce qui fut le cas. L'ainé Elric claqua la porte derrière lui en retirant son manteau qu'il voulut aussitôt rangé à sa place. Surpris que sa veste s'écrase au sol plutôt que d'être pendue au porte-manteaux, il constata les trous dans le mur qui devait le soutenir et ledit porte manteaux à ses pieds. Edward balaya l'assemblée d'un regard surpris et remarqua son frère, rouge, dont les yeux fixaient le plafond d'un air magnifiquement innocent.
Pendant sa conversation avec le Sous-lieutenant, il l'avait complètement oublié celui-la.
"- Où est le Colonel ? demanda Riza d'un voix ferme
- Dehors. répondit abruptement le blondinet en ramassant son manteau."
Il inspira longuement et observa l'ange du silence dans sa profonde agonie.
"- Où est-ce qu'on en est, avec la radio ? demanda t-il en se raclant la gorge"
La jeune femme se releva de son siège et souleva une malle rectangulaire très impressionnante. Elle la déposât sur la table du salon et l'ouvrit délicatement. Son fusil était démonté à l'intérieur et elle commença par prendre une des balles entre deux doigts.
"- Pour l'instant, notre rôle est de rester ici et d'être discret"
Elle fixa Edward d'une manière très intense et fit rouler la balle entre ses doigts. Le message était clair. Ils avaient déjà fait trop de grabuge. La seconde fois, ils se feront abattre sans sommation...
"- Nous effectuerons des tour de garde cette nuit. Je commence."
Elle déposa la balle sur la table et entreprit de remonter son fusil. Jean déglutit, malgré le sourire qui restait fixe sur ses lèvres.
*Quelle femme terriblement sexy !*
Pendant ce temps, Edward entreprit d'aller se cacher dans sa chambre. Il l'a partagerait avec Alphonse.
Le Sous-Lieutenant Havoc croisa les regards de ses compagnons. "Va-s'y", disaient-ils. Ce qu'il fit. Il toqua doucement à la porte close et entendit un vague "ouais !" derrière celle-ci. Il rentra dans la pièce et observa le blondinet qui sortait des bouquins d'alchimie de son sac et les déposaient sur le petit bureau au fond de la chambre. Il était assis en face de celui-ci et ses gestes étaient très rapides. Il ne daigna pas relever la tête pour regarder qui venait d'entrée. Havoc identifia les titres des livres entreposés violemment sur la table ("l'alchimie médicinale", "L'alchimie à travers le pays", ...) et fronça les sourcils;
"- Je croyais que vous aviez arrêtés vos recherches en alchimie.
- On en apprend tout les jours, répondit Edward d'une voix qu'il voulait aussi douce que possible malgré sa colère"
Jean esquissa un sourire et vit qu'Edward s'acharnait sur son sac pour faire sortir le dernier livre, plus volumineux que les autres. Il s'avança vers le jeune homme et posa sa main sur son épaule. Le blondinet se figea dans son geste et entreprit de se calmer. Il fixait un point invisible devant lui en fulminant de rage. Le fumeur s'accroupit pour être à sa hauteur et pencha la tête sur le côté;
"- On en apprend tout les jours, en effet..."
Résigné, Edward se tourna vers lui;
"- Vous saviez ? demanda t-il
- Je crois qu'il n'y a pas une personne dans le groupe de Mustang qui ne soit pas au courant, répondit Havoc le plus simplement possible"
Edward inspira difficilement et cligna des yeux en direction du plafond. Il passa sa main de chair contre son front et ses épaules se mirent à trembler. Il se retenait de pleurer. Jean restait impassible. Il s'assit par terre, en face de lui, les mains derrière le dos et les jambes croisés.
"- Nous sommes du genre discret, continua Jean, car même si nous savions, je crois que dans l'enceinte du QG, personne d'autre n'a remarqué. En fait, je crois plutôt que nous l'avons remarqués car nous sommes attentifs à nos amis..."
Cette phrase remua Edward qui baissa la tête pour regarder Jean dans les yeux. Il attendait qu'il poursuive.
"- Et les amis... Bah... Ça s'entraident."
Jean se redressa en pliant les jambes devant lui. Il tira une bouffée de nicotine, les yeux dans le vague et continua;
"- Tu sais, un duo comme le vôtre, toi et ton frère, c'est très dur à obtenir. Votre confiance mutuelle l'un envers l'autre était juste incroyable. Après avoir vécu assez de guerres, je ne supporterais pas de garder le dos tourné à qui que ce soit...Mais toi ou Alphonse, vous combattez carrément l'un derrière l'autre."
Il releva son regard sur le blondinet;
"- Ne détruit pas ça."
A ces mots, Edward sembla captivé par les sons qui sortaient de la bouche de son aîné. Il venait apparemment de comprendre combien il s'était éloigné d'Alphonse depuis quelque temps. Coupable, il baissa la tête. Mais Jean n'avait pas terminé;
"- La confiance, comme l'amour, ça ne se façonne pas en quelques jours seulement. Il faut du temps pour chaque chose. Et ne pas céder au désespoir."
Jean se releva, comblant le petit blond de toute sa hauteur et lui sourit;
"- Après tout ce que tu as vécu, je pensais que tu serais plus optimiste. Je savais bien que tu allais te mettre en colère à un moment ou à un autre, mais..."
Le Sous-Lieutenant déposa de nouveau sa main réconfortante sur l'épaule de son cadet;
"- C'est vraiment dommage de ne plus entendre vous chamailler gentiment. C'était vraiment plus amusant et plus joyeux. Vous voudriez pas refaire ça ?"
Edward esquissa un furtif sourire et sentit la poigne de Jean se dissiper sur son épaule. Il l'entendit s'éloigner vers la porte de la chambre. Il trouvait les mots de son aîné plutôt apaisant. La confiance... Oui, c'est justement la confiance qu'il n'avait plus en Roy. Et lui, Edward Elric, n'avait plus la confiance d'Alphonse. Il se sentait terriblement bête. Il devait absolument aller s'excuser auprès de son petit frère. Mais avant, il songeait encore à Roy. Au temps que cela pouvait prendre pour qu'un jour, ils redeviennent ce qu'ils étaient. Des proches, malgré les apparences. Sans violence.
"- Sous-Lieutenant Havoc ? appela t-il en relevant la tête"
Il constata que celui-ci n'était pas encore parti. Une main sur la poignée de la porte, il se retourna vers lui. Edward inspira de nouveau, mais cette fois-ci, il avait meilleur mine;
"- Combien de temps ça vous a prit à vous et ... Le Lieutenant ?"
Jean leva les yeux au plafond pour faire semblant de réfléchir et esquissa un sourire énigmatique;
"- Six ans."
Après quoi il resta le temps de constater la réaction du FullMétal. Celle-ci fut brusque. Il se figea sur place comme s'il s'imaginait devoir attendre encore six ans avant de peut-être se retrouver avec Roy, heureux. Il déglutit. L'image de Roy ayant une quarantaine d'années et lui n'en ayant même pas vingt-cinq le décourageait.
Jean se retira discrètement, le laissant cogiter. Roy était attablé avec Riza. Ils venaient visiblement de finir de parler eux aussi car le grand brun était silencieux. Alphonse souriait ce qui laissait présager que le message était passé avec douceur. Breda observait tout ce beau monde, enfin soulagé que l'ange du silence soit définitivement mort.
Soudain, la porte de la chambre Elric s'ouvrit en trombe et Edward apparut au milieu de la pièce comme une fusée. Il dévisagea tout le monde de ses yeux perçants.
Roy releva la tête vers lui, ainsi qu'Alphonse et Riza. Ils étaient surpris de cette soudaine réaction. Jean encore plus car il était certain de l'avoir quitté en très bon terme.
Edward serrait les poings de long de son corps et il redressa le menton. On aurait dit une bombe prête à exploser. Puis, il s'inclina doucement et de sa voix enfantine et mature à la fois, il dit;
"- Je vous demande pardon."
La surprise se lisait dans les regards de ses compagnons.
"- Je m'excuse d'avoir foiré votre soirée de fiançailles et je vous promet de vous faire un cadeau de mariage qui compensera !"
Il se releva un peu. Son visage était clair, ses yeux brillaient d'excitation et son sourire... Son sourire était gêné mais il semblait apaisé.
Il se tourna vers Alphonse et se rapprocha de lui;
"- Je suis désolé de ne pas t'écouter depuis quelques temps. Excuses-moi, frangin, t'es décidément le meilleur."
Alphonse resta bouche bée quelques secondes avant de cligner des paupières pour retenir quelques larmes de joie et l'étreignit sans sommation. Sans s'en rendre compte, il étouffa quelque peu son grand-frère. Edward hoqueta de surprise qui fut vite suivit d'un grand sourire.
Enfin... Il se tourna vers le Colonel. L'ange du silence tenta de se relever et de recoller ses ailes, mais Edward l'écrasa sous sa semelle quand il s'approcha de la table afin de casser la distance qu'il y avait entre lui et son supérieur. Il plaqua ses mains contre la table et se pencha vers Roy.
Celui-ci l'observait en silence, tendu. Il ne savait pas du tout à quoi s'attendre après leur conversation dans la neige. Et le baiser...
Le baiser...
Il se sentait coupable de l'avoir fait. Encore et toujours, ses gestes le trahissaient. Edward esquissa un sourire sadique, très enfantin et souffla;
"- Colonel Flemmard."
Tout le monde était tendu. Roy soulevait le regard de son cadet sans cligner des paupières. Il voyait chez Edward une pointe de malice. Cette même malice avec laquelle ils plaisantaient souvent autrefois. Alors il comprit.
Edward ne l'excusait pas puisqu'il n'avait pas formuler de désolation comme avec les autres personnes présentes. En revanche, il lui sous-entendait un séjour meilleur. Peut-être que... C'était de l'espoir. Roy esquissa un sourire, tout prêt du visage d'Edward et lui répondit tout aussi malicieusement;
"- Sale Nabot."
Cette réponse avait réussit à détendre toute l'assemblée. Chacun souriait à sa manière. Breda était satisfait. Jean se sentait ravi d'avoir réussit à convaincre le blondinet. Alphonse était impatient de parler à son grand-frère. Riza était attendrie.
Edward souffla au visage de Roy et commença tout doucement;
"- Qui est si petit qu'..."
Il inspira et se cambra en arrière avant d'hurler. Mais Alphonse lui plaqua sa main contre la bouche, étouffant la suite de sa phrase qui s'annonçait brutale. Tout le monde éclata de rire.
Même Roy.
"- On est désolé ! riait Alphonse, un peu gêné."
