Titre : Pour être avec toi
Auteur : Memelyne
Couple : Jasper/Bella
Disclamer : Les personnages du monde de la saga Twilight ne m'appartiennes pas (malheureusement pour moi surtout pour Jasper ;)). Ils appartiennent à la très grande Stephenie Meyer. Seulement l'intrigue de l'histoire ainsi que Gary et Thiberias m'appartienne.
Pour ce qui est du titre de ce chapitre la chanson My immortal appartient au groupe Evanescence.
Blabla de l'auteur : Kikou tout le monde ^_^
Alors je sais que je devais poster ce chapitre plutôt, et je pensais le faire avant de partir en vacance mais je n'ai pas pu, je suis désolé^^. En plus celui-ci m'a donné beaucoup de fil à retordre, surtout pour les descriptions vestimentaires qui ne sont vraiment pas ma tasse de thé. Mais pour me faire pardonner, celui –ci est nettement plus long que les précédent puisqu'il représente 16 pages Word à lui tout seul. Alors je suis pardonnée ??? ^_^
Sinon je voulais dire un gros merci à tous ceux qui m'ont laissé des review et mon mis en Alerte et Favoris^^
Réponses aux reviews anonymes :
TressmanixX' :Tout d'abord merci pour ta review, elle m'a beaucoup touchée et je suis très heureuse que m'a fic t'ai plu à ce point ! Pour ce qui est de Thiberias et de son secret autant pour son passé que pour son don tu le découvriras d'ici quelques chapitres. En attendant j'espère que celui-ci sera tout autant que les précédent. Biz ^^
Morgane : Je suis ravie que ma fic t'ai plus et j'espère qu'il en sera de même avec ce chapitre. Biz et merci pour ta review !! ^^
Abby915 : Merci pour ta review et pour apprécier ma fic, et ne t'inquiète pas même si parfois je suis un peu longue entre mes post, je n'ai nullement l'intention de l'abandonner, elle me tien trop à cœur pour ça. J'espère que ce chapitre te plaira aussi. Biz ^^
Evid3n-ce : Merci pour ta review et je suis ravie que ma fic te plaise, j'espère que la suite te plaira tout autant. Biz ^^
Geky14 : Kikou ma gégé, merci de m'avoir laissé une review sur le site, ça m'a trop fait plaisir, même si tu as déjà lu une bonne partie du chapitre en avant première, j'espère que la fin de celui-ci te plaira. Biz ma grande ^^
Charlotte : Je suis désolée de ne pas t'avoir prévenue pour la parution du chapitre précédent, promis ça ne se reproduira plus^^ Et promis je vais aller faire un tour sur ton blog c'est juste que ces derniers temps je n'ai pas eu beaucoup de temps libre. En tout cas, j'espère que ce chapitre te plaira tout autant que les précédent ! Biz et merci pour ta review !!
Lilinette : Tout d'abord merci pour ta review qui m'a beaucoup touchée,et pour ce qui concerne tes questions sur le bal, toutes tes réponses se trouve dans ce chapitre. J'espère qu'il sera à la hauteur de tes espérances. Biz ^^
Camillee : C'est vrai que le début est un peu long et difficile à accrocher mais c'était surtout pour pouvoir mettre en place la situation et un peu expliquer l'état d'esprit de Bella à ce moment là. En tout cas je suis ravie qu'elle te plaise désormais comme tu m'as dit que tu étais assez difficile concernant les Jella. J'espère que la suite te plaira tout autant ! Biz et merci pour ta review !!^^
Chris : Je suis assez d'accord avec toi et question jalousie tu vas être servis, j'espère que le chapitre suivant te plaira tout autant. Biz et merci pour ta review !!^^
Méganne3 : C'est vrai que c'est une possibilité j'avoue y avoir pensé, en tout cas ta question trouvera sa réponse dans ce chapitre. J'espère qu'il te plaira^^. Biz et merci pour ta review !!^^
Il ne me reste plus qu'a vous souhaitez bonne lecture !! ^_^
Chapitre 11 - My immortal
Une fois rentrée dans ma demeure, mon frère m'accueillis avec un certain étonnement. Il est vrai aussi qu'Alice et moi n'étions parties que depuis une heure environ et que même si nous aurions peut-être eu le temps bien que je me demandais comment, je revenais les mains vides. De plus, l'expression que devais arborer mon visage avait de quoi l'intriguer.
Aussi, alors que je me dirigeais vers ma chambre dans le but de réfléchir moi aussi à tout ça, il m'y suivit aussitôt. Une fois entrée, je laissais donc la porte ouverte et m'affala sur le canapé en poussant un soupir, mes coudes sur mes genoux et mes mains soutenant ma tête.
Gary, remarquant l'état de lassitude dans lequel j'étais, s'installa près de moi et me pris dans ses bras comme il en avait pris l'habitude lorsque mon moral était au plus bas. Il resta silencieux, attendant que je me décide à lui révéler la nature de ma préoccupation. Après quelques minutes de silence, je pris mon courage à deux mains et lui racontait ainsi le déroulement de mon tête à tête avec Alice.
Pendant la durée de mon discours, il ne fit pas de commentaire, se bornant à écouter mon récit jusqu'à son terme ainsi que mon point de vue sur tout cela. Une fois terminé, il pris enfin la parole :
- Ecoute, je sais que tu te demandes si tu as bien fait de tout lui révéler, surtout dans l'état dans lequel elle était, mais à mon avis je pense que c'est plutôt un mal pour un bien. Et je pense même que tu as fais le bon choix en lui avouant enfin la vérité. Après tout, un mensonge ne dure pas éternellement, surtout dans notre cas et au vu de la situation entre toi et Jasper. Il était inévitable qu'elle finisse par le savoir à un moment ou à un autre et il valait mieux que ce soit toi qui le lui aies dit plutôt qu'elle l'apprenne par elle-même.
En voyant que j'allais répliquer, il reprit aussitôt :
- Oh je ne te juge pas pour avoir mis en place ce mensonge. Quand on voit dans l'état dans lequel tu étais, je me demande même comment tu as fais pour trouver une excuse rapidement face à la situation qui venait de se passer sous tes yeux. Une chose est sûre cependant, s'eut moi qui aurait été à ta place, tu peux être sûre que je n'aurais pas eu d'égard pour les sentiments de chacun. J'aurais tout d'abord été pétrifié par ce que je venais de voir puis j'aurais tabassé l'homme qui avait osé me ravir ma fiancée jusqu'à ce que je m'en sente satisfait. Et enfin en partant, j'aurais jeté un regard lourd de sens à mon ex-fiancée pour bien lui faire comprendre ma façon de penser. A savoir qu'elle se sente chanceuse d'être une femme car sinon elle aurait subit pareil châtiment.
Je ricanais à sa réponse en pensant que cette réaction le caractérisait bien. Lui tellement impulsif. Pour ma part, même s'il m'arrivait de l'être, j'étais surtout du genre à analyser la situation avant d'agir. En tout cas au vu de nos caractères, nous pouvions dire que nous nous complétions assez bien. D'ailleurs tout cela avait tendance à accentuer la croyance des humains sur notre gémellité, ce qui était un moindre mal.
- Je suppose que tu as raison sur le bien fondé de ma révélation à Alice. Nonobstant, je me demande comment vont réagir les Cullen si elle leur dit tout elle aussi. Oh Rosalie je m'en contrefiche, mais pour ce qui est des autres surtout Jasper. Tu crois qu'il m'en voudra que j'aie mis fin à toute cette mascarade ? Et Edward, après tout il aime Alice plus que tout. Si ça se trouve il va m'en vouloir aussi de l'avoir mis dans cet état et surtout la grande question étant de savoir maintenant si ce que j'ai dis à Alice ne va pas mettre à l'eau son plan.
- Ne t'inquiète donc pas de tout ça, de toute manière on verra bien demain comment ils réagiront. De plus, je ne pense pas que ces deux là t'en veuille tant que ça. Pour ce qui est d'Edward, ça ne lui donne que d'avantage d'occasions de se rapprocher d'Alice. Et pour le cas de Jasper, je pense que lui aussi se sentira soulagé de ne plus avoir à mentir continuellement de la sorte. Et puis, si il ose te faire le moindre commentaire déplacé, tu me le dis tout de suite que je lui remette les pendules à l'heure à celui-là.
Comme d'habitude, Gary avait su trouver les mots juste pour me rassurer.
- Merci Gary, merci d'être là, de m'écouter, me rassurer. Je ne sais pas ce que je serais devenue sans toi. Lui avouais-je sincèrement.
- Oh mais de rien ma petite poids plume, la famille ça sert à ça, au moindre problème tu sais que je serais toujours là pour t'écouter et te conseiller. Me répondit-il en me serrant un peu plus fort dans ses bras.
Puis il repris son air jovial et se leva en reprenant :
- Et puis je sais que je suis indispensable, et irremplaçable comment ne pas l'être d'ailleurs face à ma magnificence et mon charisme naturel ! Plastronna-t-il en bombant le torse.
Je ne pu m'empêcher de rire face à tant de fanfaronnage même si le « poids plume » me fit grincer quelque peu.
- Tant de modestie me sidère, et sinon tes chevilles ne sont pas trop enflées ? Ne pus-je m'empêcher de lui demander en rentrant dans son jeu.
Il ne se laissa d'ailleurs pas démonter par ma répartie et rétorqua au tac o tac :
- C'est là ma chère, un des plus grands avantages de notre condition. A savoir que ma tête peu enfler tant qu'elle le veut, mes chevilles n'auront aucun mal à la porter, donc n'hésite pas à me louanger autant qu'il te plaira, je suis entièrement paré !
Face à cette réponse nous éclatâmes tout les deux de rires et sortîmes de ma chambre tous les deux en continuant de nous chahuter gentiment.
Alors que nous nous garâmes, le lendemain, sur le parking du lycée ; je pus remarquer que les Cullen étaient déjà présent et situés comme à leur habitude près de la voiture d'Edward. Enfin presque tous les Cullen puisque je n'apercevais pas Alice en leur compagnie. Ils discutaient, certains en s'appuyant sur la Volvo ou assis sur le capot, jouant à la perfection la comédie humaine.
En revanche, dès qu'ils nous virent arriver, ils cessèrent de suite leur discussion et nous fixèrent avec intensité. Plutôt moi que Gary je dirais, même si je ne suis pas de nature paranoïaque. De toute évidence, Alice leur avait dit. Ne sachant pas trop comment ils prenaient la nouvelle, puisqu'ils agissaient comme d'habitude y compris Jasper. Je préférais être en retrait et laissa mon frère les saluer brièvement avant de nous rendre tous les deux devant nos salles de cours respectives.
En passant non loin d'eux, j'envoyais un message silencieux à Edward où je lui expliquais que j'en discuterais avec lui plus tard. Pour toute réponse il hocha imperceptiblement de la tête pour me signifier son accord. Les autres le regardèrent, attendant sans nul doute qu'il leur révèle ce que je lui avais dit en pensée, mais il ne décrocha pas un mot se bornant à me fixer d'un regard neutre.
Je ne revis Edward qu'en fin de matinée où nous avions tous deux une heure de libre avant l'heure du déjeuner. C'est lui qui se manifesta à moi. D'un simple regard, il me signifia de le suivre ; ce que je fis, non sans réticence en prévision de la discussion qui se profilait. Pendant le chemin, il resta silencieux, ne faisant aucun commentaire des multiples pensées qui se bousculaient dans ma tête.
Nous nous dirigeâmes vers la salle de musique qui d'après mon ouïe était vide et ouvrit la porte en me laissant passer la première. Une fois m'avoir rejointe, il ferma la porte et pris la parole d'une voix suffisamment basse dans le but évident d'éviter que d'éventuelles oreille indiscrètes ne puisse capter notre conversation :
Tu peux me dire la raison pour laquelle tu lui as subitement tout révélé ? Me dit avec un énervement certain, puis il continua d'une voix plus mesurée. Même si je sais que c'est une bonne chose en soit qu'elle sache enfin le fin mot de l'histoire, mais tu verrais l'état dans lequel elle s'est mise ! Elle toujours si vive et souriante, s'est désormais enfermée dans sa chambre en ne sortant dans le seul but de se nourrir. Après votre entrevue, elle n'a voulu parler à personne. Même Jasper, d'après ce que j'ai compris à eu du mal à lui arracher un mot. Elle lui a juste demandé de dire la vérité aux autres sur sa relation passée avec toi en lui faisant comprendre qu'elle ne lui en voulait pas de le lui avoir caché. Qu'elle avait juste besoin de faire le point.
Ce discours n'eut tôt fait que d'accentuer ma culpabilité, mais pour ma défense et pour qu'il comprenne les circonstances qui m'y ont poussées, je défis le gant de ma main droite et lui présentait celle-ci.
Au départ, il me regardait avec les yeux ronds, ne voyant pas ou je voulais en venir. Je lui expliquais donc que mon pouvoir contrairement à ce qu'il semblait croire ne se limitait pas seulement à voir le passé des autres mais permettre aussi, si le désirais, de montrer le mien à celui que mes mains touchaient. Ainsi il serait sûr que ce que je lui montrais ne serais que l'exacte vérité et non un souvenir manipulé par mes pensées pour mon propre bien. Après quelques secondes, il acquiesça et me tendit sa main.
De mon côté, même si je paraissais sûre de moi, intérieurement je ne pouvais m'empêcher de ressentir une certaine anxiété poindre dans mon esprit. Après tout, la seule personne sur laquelle j'avais exercé mon pouvoir était mon frère. Cependant, après une brève hésitation, je me saisissais tout de même de sa main et choisissais les images que je voulais lui montrer. Ainsi je lui présentais la quasi-totalité de notre entretien, en insistant bien sur la déclaration d'Alice qui m'avait convaincu que le mensonge ne pouvait plus durer.
Contrairement à Gary, il n'eut pas de sursaut quand les images se sont introduites dans son esprit. Je suppose que la raison en était qu'avec son don de télépathe, il devait commencer à y être habitué avec le temps.
Suite à celles-ci, il ne dit mot pendant quelques minutes. Le visage marqué d'une réflexion intense, laissant planer entre nous un silence assez pesant. Quand il revint à lui, sans doute aidé par mes pensées anxieuses quant à sa réaction, il reprit la parole d'un ton beaucoup plus doux que précédemment :
- Ne t'inquiète pas je ne t'en veux pas, comme je te l'ai dit la décision en elle-même était bonne. J'étais simplement agacé que tu lui révèles cela à ce moment là et non plus tard. Mais bon, d'après ce que je viens de voir, tu n'avais pas vraiment d'autres alternatives et je dois reconnaitre qu'Alice est assez douée pour obtenir ce qu'elle veut.
Il laissa quelques secondes de silence puis repris :
- Il est clair que ce qu'elle vient d'apprendre l'a chamboulée, mais elle s'en doutait, du moins pour une partie, cela ne l'a pas trop surprise. Et puis le fait que tu lui as bien fait comprendre que tu ne lui volerais pas Jasper pour autant, l'a un peu rassurée. Je dois bien avouer que tu sais choisir tes mots.
- En même temps, ce n'est pas comme si je lui avais mentis, lui répondis-je doucement, je ne le lui volerais jamais et ce pour deux raisons. La première et plus importante étant que Jasper n'est pas un objet, mais une personne bien pensante et libre de ses choix. Ensuite, la deuxième raison étant que dans le plan, c'est à Alice elle-même de se détacher de Jasper en prenant conscience de ses sentiments pour toi.
- Je sais bien et je tiens à te présenter mes excuses pour ne pas t'avoir parlé de façon très correcte tout à l'heure.
- Ne t'inquiète pas, ta réaction était normale, après tout tu en es amoureux et je crois que j'aurais réagis pareillement si nos situation avait été inversées. Lui dis-je dans un sourire rassurant. Sourire d'ailleurs qu'il me rendit.
- Alors ça veut dire que nous continuons ?
- Mais bien évidement, après tout même si Alice n'est pas là aujourd'hui, nous avons tout de même un Jasper à rendre jaloux et je suis d'ors et déjà impatiente d'entendre tes petits rapports sur ce qui se passe dans sa tête. Dis-je avec un air de sadisme à l'état le plus limpide peint sur mon visage.
- Alors hâtons nous d'entrer en scène, je pense tout de même que je suis un peu masochiste quelques part. Me hâter d'entendre les multiples envies de meurtre de mon propre frère à mon égard, non mais tu imagine ?
Je riais avec lui tout en le prenant par le bras tandis que nous nous dirigeâmes vers le réfectoire, sous les yeux assassins de Jasper et exorbité du reste de la famille Cullen quand nous leur passâmes devant tout en discutant joyeusement.
Les jours passèrent et celui du bal approchait inexorablement lui aussi à mon plus grand désarrois. De plus, comme je ne m'étais toujours pas rendu à Port Angeles pour choisir ma robe, il fallait que je trouve la motivation nécessaire pour m'y rendre. Ce qui représentait pour moi, un effort des plus démesurés. Je me consolais néanmoins en pensant qu'au prix de toute cette « torture », j'aurais peut-être comme récompense quelque chose dont l'importance dépassait de loin tous les sacrifices que j'aurais fais pour y parvenir.
Forte de cette idée (et aussi parce que le bal était ce soir), je décidais donc d'y aller immédiatement pendant que j'avais encore assez de motivation. Je regardais rapidement ma montre et vis qu'il n'était seulement que 07h30 du matin.
C'était certes un peu tôt mais comme je sais que la boutique ouvrait ses portes à 08h00 et si je ne roulais pas trop rapidement, j'arriverais pile à l'ouverture. Me retirant ainsi les risques que je ne change d'avis si je devais patienter devant ce fichu magasin. De plus, en y allant le matin et si tôt, j'étais quasiment sûre que les clients ne serait pas trop nombreux, surtout pour un samedi matin.
De toute manière la quasi-totalité de la gente féminine du lycée avait déjà leur robe. Angéla et Jessica m'avait même invité à me joindre à elles il y a deux jours mais j'avais rapidement trouvé une excuse pour décliner celle-ci. Elles acceptèrent mais en contrepartie, Jessica voulu que nous passions l'après-midi toutes les trois à nous préparer dans ma demeure.
J'acceptais, je n'avais pas vraiment le choix, de toute manière c'était ça ou le shopping entre copine, et de cela, il en était hors de question. Si je devais faire du shopping, autant le faire seule, de cette manière en deux temps trois mouvements, ce serait fini, contrairement à si j'aurais décidé d'y aller avec elles. Car je suis sûre que cela m'aurais pris, non sans exagération, au moins une demi-journée, si ce n'était pas la journée entière. De plus, Gary et Thiberias n'y verraient aucun inconvénient, tellement habitué que nous étions à nous mêler aux humains.
Comme je l'avais pensé, c'est au moment où je garais ma FD que je vis l'employée de la boutique déverrouiller la vitrine pour ensuite tourner le panneau de façon à faire apparaître à la future clientèle un cadre vert où était inscrit un « Open » bien visible. Je soufflais alors un bon coup et me dirigeais enfin dans « l'antre du diable »…
Après avoir essayé deux ou trois robes sur le conseil de la vendeuse. Celle-ci dont le comportement à mon égard était passée miraculeusement de l'ignorance la plus totale à la serviabilité la plus condescendante dès qu'elle entraperçût, de son œil de lynx, la si convoité carte de crédit de couleur noire.
Je me désespérais de trouver quelque chose de convenable, quand, alors que je laissais mon regard vaguement parcourir le magasin, j'aperçue une robe qui même avec mes goût assez particuliers me semblait parfaite. Je la désignais alors à la vendeuse qui s'empressa de me l'apporter et une fois m'en être saisie, je disparaissais dans la cabine d'essayage. Une fois revêtue, je me dirigeais vers le miroir le plus proche et je me contemplais. Cette robe était magnifique et m'allait à merveille. Comme si elle avait été conçue pour moi.
C'était une robe en satin dont la coupe était très évasée vers le bas avec un joli décolleté en V. Les bretelles étaient pourvues de motifs en fleurs et le bustier était drapé et un peu rembourré. Enfin, un long ruban partait du décolleté et se terminait à hauteur de mes chevilles. Sa couleur d'un bleu électrique faisait un peu ressortir la pâleur de ma peu rendant le tout presque irréel.
Je n'hésitais alors pas une seconde et prit celle-ci. Enfin, pour compléter ma tenue, je pris un châle fait de texture vaporeuse de la même couleur que ma robe ainsi que des gants et des escarpins blancs. Je me regardais avec une pensée pour Jasper quand il me verrait dans cette tenue. Il faut dire que je n'avais jamais, même lorsque nous étions humain, revêtis une robe de la sorte. J'espérais alors que je puisse lui plaire ainsi affublée.
Une fois terminés, je payais mes achats et retournait avec un état d'esprit nettement meilleur que celui dans lequel j'étais pour l'aller.
L'horloge sonnait 14 heures, quand j'entendis de loin la voiture de Jessica se diriger dans notre allée. Mon frère posa sa main sur mon épaule avec un air compatissant devant les heures de tortures qui m'attendais et fila dans sa chambre rapidement. Lâche ! Enfin, je fis bon gré mal gré et attendit que le carillon résonne puis quelques secondes avant de me diriger à vitesse humaine à la porte pour les accueillir.
Comme bien évidement elles n'étaient jamais venues, elle contemplèrent avec des yeux écarquillés chacune des pièces de ma demeure que je leur faisait visiter. D'ailleurs, une heure auparavant, ma famille et moi-même avions sorti nos lits qui se trouvaient dans le débarra et réarranger nos chambre dans le but de cette même visite.
Une fois entrée dans ma chambre nous commençâmes rapidement les préparatifs en discutant de tout et de rien, mais dont le thème récurant était bien évidement le bal de ce soir. Jessica avait, comme je l'avais prévue, répondue par la positive à la demande de Mike et Angéla s'y rendait avec pour cavalier Ben. Je l'appréciais beaucoup lui aussi. A l'image d'Angéla, il était plutôt de nature calme et avait de l'humour sans pour autant parler pour ne rien dire. De plus, d'après ce que m'en avait dit Edward, il était complètement sous le charme de la jeune fille.
En ce qui me concernait, la nouvelle selon laquelle Edward serait mon cavalier s'était rapidement répandue à travers le lycée et pendant qu'elle s'occupait de mes cheveux, Jessica ne cessait de me demander des détails croustillant sur notre « couple » en bonne commère qui se respectait. Je me contentais de répondre par des réponses évasives tout en ne cessant de lui signifier qu'Edward et moi ne formions pas un couple, sans grand succès je dois dire. Angela, elle, était en charge de mon maquillage.
Alors qu'elles sentaient ma peau glacée, je leur servi comme excuse selon laquelle j'avais un peu froid et que j'avais tendance à avoir une mauvaise circulation sanguine (dans un sens ce n'était pas totalement un mensonge quand on y réfléchissait). Si Jessica prit mon excuse pour argent comptant, Angela en revanche m'avait regardé suspicieusement mais n'alla pas chercher plus avant.
C'est ce que j'aimais chez elle, même si elle était assez perspicace, il n'empêchait, au contraire de Jessica, que quand elle voyait qu'un sujet ne voulait pas être abordé, elle respectait le silence de la personne.
Une fois terminé, je me levais en fermant les yeux comme elles me l'avaient demandé, puis elles me dirigèrent devant le grand miroir de ma penderie. Quand elles me donnèrent le signal de rouvrir les yeux je vis dans le reflet d'une fille que je ne reconnu qu'à peine tant l'accoutrement, le maquillage et tout cela ne m'était que peu familier.
Jessica m'avait remonté les cheveux dans un chignon compliqué auquel quelques mèches s'échappaient. Deux mèches pourvues d'anglaises m'encadraient le visage et le maquillage très léger que m'avait fait Angela, avaient tendance à faire ressortir l'or de mes yeux.
- Tu es a coupé le souffle Bella, Edward ne pourra pas te résister crois en mon expérience. Me lança Jessica avec un sourire en coin.
- Elle a raison Bella tu es magnifique ! Ajouta Angela
Je décidais de ne pas relever pour Edward et me tournais vers mes amies, un sourire timide sur le visage. Angela avait une robe prune qui laissait ses épaules nues. Sa robe lui ressemblait, alliant simplicité non sans être magnifique. Jessica elle avait une robe de couleur rose fushia qui mettait en valeur l'ensemble de ses formes et fendu sur le côté. De plus, son décolleté remontait outrageusement sa poitrine imposante.
- Je crois surtout que c'est Mike qui ne va pas pouvoir te résister ! Lui rétorquais-je en désignant mon propre décolleté.
- Mais c'est le but de la manœuvre ma chère ! Répondit celle-ci en riant.
Et toi aussi tu es magnifique Angela.
Lui dis-je dans un sourire puis repris sur le ton de la confidence :
Je suis sure que Ben sera de mon avis.
A ces mots, elle détourna le regard, embarrassée et une légère teinte rosée vint parcourir ses joues.
Fin prête pour la soirée, nous sortîmes de ma chambre tout en discutant quand je surpris mon frère situé au bas de l'escalier qui me regardait intensément, la bouche légèrement entrouverte, je crois d'ailleurs que si j'aurais eu la possibilité de rougir je crois que mon visage serait assorti à la robe de Jessica. Mais il ne mit que peu de temps à se reprendre et nous déclarâmes à toutes trois d'un ton théâtral prenant une pose digne des plus grandes représentations :
- Mais que vois-je de mes yeux éveillés, trois belles sirènes enchanteresses dans ma demeure. Eh dire qu'aucune ne m'est destinée. Ah pauvre de moi !
Jessica gloussa telle une dinde, et Angela et moi nous regardâmes d'un œil rieur devant la prestation et surtout vis-à-vis de la réaction de la dite « dinde » qui semblais voir dans le discours de Gary, une tentative déguisée pour séduire sa personne. Nous voulûmes répliquer à la boutade de mon frère quand le carillon se fit entendre.
Quand Gary ouvrit la porte nous pûmes constater que nos trois cavaliers étaient arrivés en même temps. Mon frère les fit entrer tout en regardant Edward intensément. Mon amis hocha affirmativement la tête répondant à ce qui me semblait, une question silencieuse que Gary lui aurait posé.
Je remarquais du coin de l'œil que Ben regardait Angela d'un œil admiratif, un sourire rêveur peint sur son visage. Sourire qu'elle lui rendit timidement laissant un petit rougissement parcourir ses joues. Il portait un costume beige qui lui allait à merveille et avait mis un peu de gel dans ses cheveux dans le but évident de discipliner sa chevelure un peu rebelle de nature.
Mike quand à lui avait écarquillé les yeux en posant son regard sur Jessica. Regard qui avait « légèrement » tendance à descendre d'un étage. Remarquant elle aussi la « déviance malencontreuse » de Mike, sourit triomphalement. Apparemment en reprenant ses propres termes « le poisson était ferré ». Celui-ci portait un smoking à la James Bond et avait coiffé ses cheveux en un espèce d'effet coiffé-décoiffé. Visiblement, il avait tenté de reproduire la coiffure si unique d'Edward, mais n'y était pas entièrement parvenu.
Quand je posais ensuite mes yeux sur Edward, celui-ci me regardait avec son habituel sourire en coin. Il portait lui aussi un smoking mais sans cravate et avait les premiers boutons de sa chemise ouvert, laissant ainsi deviner une musculature fine et parfaite. Si je n'étais pas aussi éprise de Jasper, je crois que serais tombée sans nul doute sous son charme.
En l'observant plus attentivement, je remarquais qu'il avait jetait de temps à autres des coups d'œil dégouté du côté de Mike. Je n'osais m'imaginer à quoi celui-ci devait penser, surtout s'il se faisait des images mentales et soutenait mon ami en pensée pour cette dure épreuve.
A peine eussè-je pensé cela qu'Edward dirigea son regard vers moi, un regard qui en disait long sur la torture mentale qu'il devait subir. Aussi, pour le sauver de cela je faisais mine de regarder l'horloge et informa mon entourage que nous allions finir par être en retard si nous ne nous hâtions pas. Tout le monde se mit alors d'accord pour partir immédiatement.
Alors que nous arrivâmes sur le parking du lycée, je ne pus que reconnaître que celui-ci avait été magnifiquement décoré pour l'occasion. De chaque côté du sentier que nous devions parcourir se trouvais un ornement floral dans les tons rouge-oranges et des citrouilles décorées était placées ici et là. Citrouilles bien évidement aussi entreposées dans le gymnase où se déroulait la soirée.
Des fausses toiles d'araignées étaient disposées au plafond et des fresques peintes à la main par le conseil des élèves représentaient zombies, fantômes, sorcière et vampires drapés de capes aux pointes de leurs canines luisantes d'une couleur carmine. Le tout accompagné d'une musique moderne sur laquelle la jeunesse de Forks se déhanchait avec plaisir.
Edward et moi nous regardâmes, nous sourîmes machiavéliquement, puis d'un commun accord enclenchâmes la phase finale de notre plan…
Nous cherchâmes des yeux nos cibles, que nous ne mîmes que peu de temps à repéré. Celles-ci se trouvèrent près des gradins, en pleine discussion avec le reste des enfants du clan Cullen, un verre de punch à la main. Les yeux de ceux-ci se tournâmes alors vers nous, peut-être du aux chuchotis présents depuis que nous sommes entré dans la salle.
Jasper avait ouvert grand les yeux et eu une réaction à peu près similaire à celle de Gary précédemment, me détaillant de la tête aux pieds comme si il ne pouvait en croire ses yeux. Puis ceux-ci s'encrèrent dans les miens pendant quelques secondes. En revanche dès qu'il s'aperçue de la personne à mes côtés, son visage se ferma d'un seul cou, à l'image de celui d'Alice quand elle nous a aperçu.
Je pus distinguer le ricanement de Gary, que nous avions emmené avec nous, qui n'avait rien manqué de la scène et se délectais de l'expression de Jasper avec un plaisir non feint. Apparemment, depuis que je n'avais plus de prétendants humains potentiel, ils en étaient revenus comme ils l'avaient prévue à la guerre civile. Sauf que contrairement à Jasper, Gary, lui connaissait notre plan. Celui-ci nous quitta d'ailleurs dès qu'il aperçu un ami humain qu'il s'était fait dans sa classe et parti le rejoindre. Un certain Taylor Crowley je crois.
Quoi qu'il en soit, Edward me pris par la taille et nous nous mîmes à arpenter le gymnase en direction de l'endroit où était distribuer les boissons. Saluant et discutant ça et la avec quelques unes de nos connaissances sous le nez et à la barbes de Jasper et Alice, qui nous avaient eux aussi repéré, et dont nous étions maintenant sous le joug de leur regard laissant aisément transparaître une jalousie très prononcées.
Visiblement, Alice commençais de plus en plus à se rendre compte de ses sentiments pour Edward. Je remerciais alors que ses yeux ne soit par remplacés par des désintégrateur sinon je serais morte depuis longtemps. Bien que techniquement je le sois déjà.
Edward n'était pas en reste non plus, il faisait comme si de rien n'était, mais je pus aisément remarquer qu'il se crispait quelques fois.
Verre en main, nous nous dirigeâmes vers le clan d'Edward en nous lançant mutuellement de temps à autres des œillades langoureuses. Malgré les apparences et notre expérience de plus d'un siècle dans ce domaine, il ne nous était pas si aisé de jouer la comédie de la sorte, la raison principale en était un certain empathe, qui grâce à son don détectait facilement le mensonge, surtout concernant les sentiments.
Alors, pour pallier à ce « petit » problème, Edward et moi avions trouvé une stratégie imparable à savoir que lors de nos prestations, nous nous imaginions plutôt avec la personne de nos pensée plutôt qu'a l'un et l'autre. D'ailleurs je dois dire que ça semblait marcher au vue des excès de jalousie de mon cher Jasper.
Quand nous arrivâmes à leurs côtés, Emmett eu un petit sifflement suivit d'un ricanement quand il nous lança un :
- Eh bien dites donc, on dirait qu'il y a de l'amour dans l'air ! Et vu les œillades que vous vous lancez, je peux vous conseiller le petit cagibi où ils entreposent le matériel sportif derrière le gymnase. Vous verrez vous serez tranquille et les profs ne vous chopperons pas. En plus c'est super confortable, il y a des tapis là bas. N'est ce pas ma Rose ? En tournant vers elle, le regard lubrique pendant que celle-ci gloussa, se rappelant sûrement certains souvenirs agréables.
Edward et moi prîmes une expression gênée, en détournant le regard dans une autre direction. Je crois d'ailleurs que j'en aurais rougis jusqu'aux oreilles si j'en avais été capable. On abordait que rarement ce genre de thème dans ma famille (enfin avec mon frère car personnellement je ne me voyais pas du tout le faire avec mon père), de plus de l'époque dans laquelle je suis née, c'était un sujet dont on ne parlait pas, mais ce qui était sûr c'est que la virginité était de mise jusqu'au mariage et je respectais scrupuleusement cette règle.
De toute manière dans mon esprit il était clair que mon seul et premier partenaire ne pourrait être que Jasper.
Quoi qu'il en fût, j'étais ce que les jeunes d'aujourd'hui considèreraient comme « coincée » sur le sujet, et le sous entendu d'Emmett me mettait mal à l'aise. Enfin, cela ne faisait que nous rajouter du crédit à Edward et moi pour notre comédie improvisée.
Mais comme nous nous étions mis d'accord pour seulement nous limiter à faire des sous entendu gestuel et sentimental, nous nous empressâmes de détromper Emmett et lui assurer que nous sommes seulement ami et rien d'autres. Ce qui parut le décevoir, mais je ne suis pas totalement sure qu'il nous est cru. D'ailleurs, à voir les mines renfrognées de Jasper et d'Alice, je jurerais qu'eux non plus.
Soudain la musique rock qui se jouait actuellement, laissa place à une musique d'un genre tout à fait différent c'est-à-dire Angela de Saïan Supa Crew ; et dès qu'Edward en entendit les premiers accords, celui-ci se tourna vers moi et me tendit la main en s'inclinant légèrement :
- Me feriez-vous l'honneur de danser avec moi gente demoiselle ?
Avant d'avoir pu émettre la moindre réponse, Jasper lui répondit aussitôt d'une voix plein de colère contenue :
- Non elle ne peut pas !
Nous tournâmes tous la tête dans sa direction éberlué, surtout Alice, par cette réponse claquant dans l'air de celle des amants jaloux (ce qui était certes le cas et je m'en réjouissais mais je me devais de continuer à jouer mon rôle).
- Et pourquoi je te pris ?
- Pour la simple et bonne raison que tu détestes danser et mais aussi et surtout que tu ne sais pas danser ! Dit-il fier de lui. Mais je n'avais pas dit mon dernier mot !
- Quelqu'un m'a dit un jour que tout était dans le partenaire mais je n'arrive pas à me rappeler qui, tu as une idée ?
Lui lançais-je d'un air mêlé d'espièglerie et d'amertume, faisant bien évidement référence à la phrase qui m'avait dit le jour de notre première rencontre. A l'entente de ma réponse, il serra les mâchoires, ne voyant pas trop quoi répondre sur le moment, tellement ma référence le pris au dépourvu. Pour finir je lui assénais un :
- J'ai changé en un siècle et demi d'existence, et la danse est l'un de ses changements. Je ne compte plus les danses que nous avons faîtes avec Gary au court des années !
Et je le plantais là, les yeux grands ouverts, gardant tout de même son air renfrogné au vu de la situation, et entraînait Edward par la main vers la piste de danse. Lui-même paraissait plus qu'étonné de ma répartie, surtout quand on sait que mon interlocuteur était Jasper, mais se laissa tout de même entraîner.
Arrivé au centre nous nous collâmes l'un contre l'autre en se regardant intensément et une fois en place, nous nous mîmes à nous déhancher de manière sensuellement érotique (tout en restant tout de même correcte) au rythme de la musique qui de part ses paroles était déjà bien assez explicite à mon goût. Je connaissais beaucoup ce genre de danse et musique car c'était les préféré de Gary et que par la force des choses, il avait finit par me convaincre des cours avec lui.
Un petit cercle autour de nous s'était formé pendant qu'il me faisait virevolté au rythme du refrain et me ramenait fermement à lui à chaque nouveau couplet. D'ailleurs, alors que pendant un mouvement où nous devions avoir nos tête l'une près de l'autre à se regarder faisant mine de s'embrasser sans le faire pour autant, nous entendîmes deux grognement bien distinct mais avec le même sentiment prédominant dans les yeux de leurs auteurs que nous avions reconnus sans mal : de la jalousie furieuse.
Ceux-ci d'ailleurs s'étaient entre regardés avec étonnement après avoir entendu le grognement de l'autre, mais pas plus perturbé sur le moment s'avancèrent d'un même pas dans notre direction.
Alors qu'ils allaient arriver à nous, Gary alla à leur rencontre pour officiellement discuter d'un sujet quelconque avec eux et officieusement nous laissait à Edward et moi le temps de prendre la poudre d'escampette chacun de notre côté puisque d'après ce que j'avais compris notre objectif avait été atteint.
Maintenant, il ne nous restait plus qu'a attendre les retombées. La balle était désormais dans leur camp, à eux de s'en saisir ou non. De toute façon nous ne pouvions rien faire de plus…
Je me rendis hors du gymnase pour prendre l'air et décompresser un peu, j'en avais cruellement besoin. Je pouvais enfin arrêter de jouer la comédie et je devais dire que cela me faisait le plus grand bien.
A quelques mètres de là se trouvait un petit banc entouré de la verdure habituelle de Forks et à l'abri des regards indiscret et je décidais donc de m'y diriger et m'y asseoir.
Quelques minutes plus tard, je sentis une présence d'où une odeur qui m'était familière s'en dégageait, s'asseoir à mes côtés. Je restais silencieuse, attendant que la personne que je reconnu sans mal être mon ancien fiancé, prendre la parole en premier et décidais en attendant de continuer à contempler la lune, vierges de tout nuages, entourée de ses constellations diverses.
Comme il vit que je n'en démordais pas, il se résigna à prendre la parole en premier :
- Qu'est ce que tu as ces derniers temps, je ne te reconnais plus ! Ce n'est pas toi la personne que je viens de voir se déhancher à qui de mieux auprès d'une personne que tu connais à peine.
Il me connaissait trop pour mon propre bien, et en effet ce n'était pas moi qu'il avait vu, mais le rôle la fille amoureuse d'Edward, extravertie, ce qui n'était décidément pas moi, et de cela il le savait.
Je laissais alors le masque serein qu'arborais mon visage pour lui faire apparaître la vérité, un visage désespéré et rempli de lassitude. Car je devais bien l'admettre, j'en avais plus qu'assez de toutes ces mascarades où mon principal rôle était celui de la femme souriante, sur qui tous les problèmes glisses etc.
J'ai toujours été de nature assez fragile émotionnellement, et les diverses embûches qui se sont trouvées sur mon chemin à de trop nombreuses reprises n'ont évidement rien aidé, bien au contraire. Elles m'ont simplement aidées à apprendre à cacher mes peines de mieux en mieux aux yeux des autres et me forcer à les garder dans un coin reculé de ma tête pour avancer.
Mais dans une vie humaine autant que dans une vie de vampire, il y a forcément un jour où il y a un trop plein, d'autant plus quand on est un vampire et que les soucis enfermés dans son esprit sont souvent doublés voir triplé au regard de la place qui se trouve dans notre conscience par rapport à celle restreinte des humains.
Je savais que je m'étais promise de ne pas craquer devant Jasper, mais je ne pus me retenir d'avantage et éclata d'un seul coup en sanglots sans larmes, lourds et douloureux, prenant au dépourvu Jasper qui ne m'avait encore une fois jamais vu dans cet état là.
Pourtant je m'y suis déjà retrouvée, il y a bien des années de cela. A genoux, devant la tombe fraîche d'un certain soldat texan. Mais de cela, il n'en avait jamais rien su.
- Ce qui se passe ? Je n'en peux tout simplement plus. Tentais-je de lui répondre comme je le pouvais à travers mes sanglots intarissables.
En voyant et surtout sentant l'état de détresse dans lequel je me retrouvais, il sembla paniqué et tenta tant bien que mal de m'envoyer vague de calme sur vague de calme tout en me prenant brusquement contre lui et me serra d'une force incommensurable sans biensûr me faire le moindre mal mais me montrer de part cet enlacement qu'il était là.
Tout en se balançant d'avant en arrière, m'emmenant par la même avec lui, il me chuchota inlassablement ces mots dans le creux de mon oreille :
- Chuuuuttttt… calme-toi amour…je suis là, calme toi mon ange…
Je sanglotais depuis déjà une bonne heure contre lui sans qu'il ne m'ait lâché une seule fois tout en continuant ses chuchotements réconfortant. Etonnement, ce ne sont pas tant les vagues de calmes qu'il m'envoyait qui parvinrent à se faire tarir mes sanglots mais sa voix, le fait d'être dans ses bras, l'emploi des surnoms amoureux d'autre fois, son odeur aussi, sa peau sur la mienne. Tout autant de facteurs qui pourraient paraître certes classique pour le commun des mortel (ou immortel) mais qui pour moi ne l'était pas.
Je relevais doucement la tête pour contempler ses yeux magnifiques d'or en fusion identique aux miens. Nous restâmes ainsi pendant un certain nombre de temps, la musique qui battait son plein dans le gymnase en arrière plan.
Soudain une chanson bien connue entonna ses premières notes. Une chanson dans laquelle je me retrouvais : My immortal du groupe Evannescence.
I'm so tired of being here (Je suis si fatiguée d'être ici)
Suppressed by all my childish fears (Etouffée par mes craintes enfantines)
And if you have to leave (Et si tu dois partir)
Il se redressa se détachant par la même de moi, puis me tendis la main un sourire doux sur le visage, ses yeux m'invitant silencieusement à mettre la mienne au creux de la sienne. Le rejoignant dans une danse avec pour spectateur la nuit étoilée.
I wish that you would just leave (J'aimerais que tu partes tout simplement)
Because your presence still lingers here (Car l'ombre de ta présence persiste)
And it won't leave me alone (Et elle ne me laissera pas en paix)
Une fois l'avoir rejoint, il m'attira doucement à lui, gardant ma main dans la sienne, plaçant sa seconde au creux de mes reins, de sorte que nos deux corps puisse enfin accéder à ce pourquoi ils aspirèrent depuis longtemps déjà : se toucher enfin.
These wounds won't seem to heal (Il semble que ces blessures ne cicatriseront pas)
This pain is just too real (Cette douleur n'est que trop réelle)
There's just too much that time cannot erase (Il y en a simplement trop pour que le temps puisse effacer)
Je posais la mienne au niveau de son cou, dont je ressentais la tièdeur à travers mon gant. Et sans cesser de plonger dans les abimes dorés de l'autre nous nous mîmes à bouger enfin.
When you cried I'd wipe away all of your tears (Quand tu pleurais, j'essuyais toutes tes larmes)
When you'd scream I'd fight away all of your fears (Quand tu criais, je combattais toutes tes craintes)
I've held your hand through all of these years (J'ai tenu ta main pendant toutes ces années)
But you still have (Mais tu as toujours)
All of me (Tout de moi)
Cependant qu'on de déplaçais à l'unisson comme un seul et même être, un sentiment de plénitude et de bonheur m'envahissais. Son bras réconfortant me serrant toujours plus près de lui comme si j'allais disparaître.
You used to captivate me (Autrefois, tu me captivais)
By your resonating light (Par ta lumière résonnante)
Now I'm bound by the life you left behind (Maintenant je suis restée prisonnière de cette vie que tu as laissée)
Je quittais momentanément ses yeux pour placer ma tête sur son épaule. Ma main ne quittant toujours pas la sienne, ma seconde lui caressant doucement le cou. Tout pour me prouver que ceci n'était pas un rêve éveillé mais la plus douce des réalités. Pendant que lui posait sa tête sur la mienne.
Your face it haunts (Ton visage hante)
My once pleasant dreams (Mes rêves autrefois agréables)
Your voice it chased away (Ta voix a chassé)
All the sanity in me (Toute la raison en moi)
En fermant les yeux, je me laissais m'imprégner des souvenirs heureux que nous avions eu ensemble : Notre première rencontre, la profondeur des ses yeux océan qu'il arborait à l'époque avec son sourire malicieux quand il m'avait dit qu'il venait au mariage de son ami, uniquement pour les petits fours ; nos balades sur le bord de la falaise alors que plus le temps passais, plus nous nous rapprochions l'un de l'autre pour finir par nous promener main dans la main ; notre premier baiser maladroit mais non dénuer de passion contenue ; sa demande en mariage sous le regard du soleil couchant…
These wounds won't seem to heal (Il semble que ces blessures ne cicatriseront pas)
This pain is just too real (Cette douleur n'est que trop réelle)
There's just too much that time cannot erase (Il y en a simplement trop pour que le temps puisse effacer)
Je me décidais à sortir de mes souvenirs et plongeais à nouveau dans ses yeux. Son front rencontra alors le mien, sans lâcher mon regard. Les blessures physiques et morales qui ont jonché nos passés ne se cicatriserons jamais totalement, mais un simple regard nous suffisait à panser bon nombre d'entres elles.
When you cried I'd wipe away all of your tears (Quand tu pleurais, j'essuyais toutes tes larmes)
When you'd scream I'd fight away all of your fears (Quand tu criais, je combattais toutes tes craintes)
I've held your hand through all of these years (J'ai tenu ta main pendant toutes ces années)
Durant le temps de cette danse, nous nous retrouvâmes tels que nous aurions toujours dû être. Deux âmes enfin entières de part la présence de l'autre à ses côtés. Nos regards conversaient par mots d'amours pas centaines.
I've tried so hard to tell myself that you're gone (J'ai tant lutté pour me convaincre que tu étais bien partie)
But though you're still with me (Mais bien que quelque part tu sois toujours avec moi)
I've been alone all along (Je suis seule depuis le début)
Sa joue, caressais la mienne alors que nous fermions de nouveau les yeux pour sentir plus encore la présence de l'autre. Nos mains faisaient de même entre elles, se redécouvrant, nos doigts se cherchèrent pour s'entrelacer et se détacher dans un jeu sensuel. Comme si par leur geste, elles voulaient ne jamais se quitter mais que le destin s'était mis sur leur chemin pour les séparer de nouveau. Mais elles parvenaient toujours à se retrouver et se lier.
When you cried I'd wipe away all of your tears (Quand tu pleurais, j'essuyais toutes tes larmes)
When you'd scream I'd fight away all of your fears (Quand tu criais, je combattais toutes tes craintes)
I've held your hand through all of these years (J'ai tenu ta main pendant toutes ces années)
But you still have (Mais tu as toujours)
All of me (Tout de moi)
Le chant qui nous avait bercé tout au long de notre danse, nous apparaissait pourtant d'autant plus clairement qu'il reflétait un peu notre histoire à nous, celle d'un amour déchiré par les obstacles que le destin avait mit sur sa route. Mais comme le disait la chanson, il aura toujours tout de moi et ce pour l'éternité. Car mon immortel était l'amour que je lui portais. Ses yeux laissant transparaître son amour d'une intensité réciproque à la mienne. Mon amour, mon âme sœur, mon immortel…
Sa tête se rapprocha doucement de la mienne presque timidement et la mienne en fit de même presque mue par une volonté propre. Et alors que nos lèvres allaient se toucher enfin, des éclats de voix nous parvinrent et brisèrent la magie du moment et nous nous écartâmes rapidement l'un de l'autre. Je ne distinguais pas réellement les propos entretenus trop occupée à revenir comme je le pouvais à la réalité.
Jasper semblait lui aussi dans le même état que moi, mais nous nous dirigeâmes tout de même vers l'origine des éclats de voix. Je pus enfin distinguer une voix féminine, celle d'Alice !
-… et j'en ai plus que marre de toute cette situation, je ne sais plus où j'en suis !
Nous parvîmes maintenant à distinguer leur silhouette, à elle et son interlocuteur que je reconnu de part sa stature comme étant Edward.
- Tout ce que je sais c'est que tout ce dont je rêve depuis un moment et dont je n'arrive pas à me retirer cela de ma tête, c'est de faire ça !
A peine eut elle finie sa phrase qu'elle se jeta littéralement au cou d'Edward et l'embrassa avec passion sous nos yeux éberlués…
Alors ce chapitre valait il le coup d'attendre ? Vous me trouvez sadique de couper à ce moment là ? Eh bien pour me le faire savoir cliquer sur le petit bouton vert juste en dessous et laissez moi une review^_^
Biz
Au prochain chapitre ;)
PS: Pour ceux qui veulent voir à quoi ressemble la robe que Bella porte au bal, j'ai mis le lien où vous trouverez sa photo dans mon profil ^^
