Disclamer: Je ne possède pas Harry Potter.
Note: Merci à tous pour vos reviews, ça m'encourage beaucoup! Bonne année à toutes (tous?) ^^
Beta: Blues-moon.
- En fait, elle n'a rien de bien palpitant cette filature... Constata Yohakim en attrapant un biscuit dans la boite posée sur le tableau de bord.
- En même temps, on suit une famille en vacances, pas la mafia russe non plus.
- On ne suit pas, on surveille ! Tu préférerais rentrer au poste? Je suis sûr que tu manques énormément à la petite Lyli et surtout à Monsieur moustaches... Ajouta le roux avec un doux sourire moqueur.
Le plus petit leva les yeux au ciel avant de pester un vigoureux:
- Au diable Monsieur moustaches!
Son ami ne put s'empêcher d'éclater de rire devant la bouille boudeuse du brun.
Monsieur moustaches était un magnifique Sacré de Birmanie, certes absolument adorable, mais qui aimait plus que tout monter à la cime des arbres. Et n'arrivait jamais à en descendre seul...
La petite Lyli, charmante fillette blonde de six ans, venait donc régulièrement au poste demander de l'aide pour récupérer son chat coincé tout en haut des plus grands arbres de la ville.
Comme c'était le plus souvent Stan' qui s'y collait, elle le voyait comme le plus grand héros de tous les temps. Ou plus exactement comme son prince charmant...
- Tu crois réellement qu'il y a un risque ? reprit le brunet. Avec les Dursley je veux dire...
- Je n'sais pas. Mais ils ne m'inspirent aucune confiance...
Sirius et Severus étaient réveillés, mais ne bougeaient pas. Pas encore...
A la maison, ils dormaient tous les deux ensemble dans le même lit, mais ici c'était différent, et les deux petits garçons n'appréciaient pas vraiment.
Si le châtain ne voyait pas vraiment d'inconvénient à avoir son propre lit, il en voyait un énorme dans le fait d'abandonner l'ancien serpentard. Ce dernier était terrifié par le noir. Peur qu'il avait appris à gérer en se collant tout contre Sirius dès que la veilleuse s'éteignait, mais dans un autre lit, la tâche se révélait beaucoup plus difficile...
Le frisé s'était très vite rendu compte du malaise du petit ténébreux, dès le premier soir en fait, quand ce dernier s'était mis à pleurer doucement dans son coin, et il s'était empressé de le rejoindre dans son lit au milieu de la nuit. Depuis, c'était tous les soirs la même chose, leurs parents venaient les coucher, leurs racontaient une histoire, les embrassaient pendant de longues minutes et quand ils fermaient la porte Sirius rejoignait Severus pour qu'il puisse retrouver la sécurité de leur étreinte.
Celle qu'ils connaissaient depuis le début...
- Va voir papa et maman? demanda l'ancien Gryffondor au bout de quelques minutes.
Le petit ténébreux tourna la tête vers lui et lui fît un grand sourire, que l'on devinait tout de même malgré le pouce dans la bouche et le doudou frotté contre le nez, et hochât la tête.
Sirius s'empressa de descendre, et d'aider le petit brun qui avait moins l'habitude de sortir seul de son lit, pour filer vers la chambre attenante.
Leurs parents dormaient encore, mais plus pour longtemps.
Les deux garçonnets escaladèrent chacun un côté du lit, grimpèrent chacun sur un des adolescents et s'engouffrèrent sans ménagement sous les couettes entre les deux étudiants.
Bien sûr, tout ce remue-ménage avait totalement réveillé ces derniers...
- Non, mais dites donc ! s'exclama Draco en essayant de cacher un sourire. On ne se prive de rien !
Les petits garçons se contentèrent d'éclater de rire, avant de se blottir plus confortablement contre les torses musclés des jeunes adultes.
Ce moment de tendresse dura plusieurs minutes sans que personne n'ajoute rien, profitant simplement du silence, et écoutant le rythme lent et rassurant des respirations.
Harry avait une mains posée sur le ventre de Severus, qui entre temps avait retrouvé avec bonheur sa tutute, et l'autre passait et repassait avec douceur dans les mèches noires corbeau. Sirius commençait à somnoler sous les délicates caresses que Draco lui procurait sur le nez et les joues, et tétouillait inconsciemment le tee-shirt du blond.
- On devrait leur couper les cheveux... Dit soudainement le sauveur.
- Humm?
- Je les trouve un peu longs, tu ne crois pas?
Le serpentard posa son regard sur les cheveux des enfants avant de déclarer :
- Oui, tu n'as pas tort. On ira faire un tour cette après-midi, si tu veux...
A nouveau, le silence repris sa place dans la chambre, tel un chat qui se roule en boule sur vos genoux et dont l'on apprécie la présence.
- On devrait peut-être descendre manger... Reprit le brun après une dizaine de minutes.
Malgré la faim, aucun des deux adolescents n'avait envie de quitter ce cocon de douceur.
Draco appréciait la chaleur du lit, la vision des enfants somnolant, la sensation de tranquillité et surtout, bien qu'il ne comprenait pas vraiment pourquoi, la vue d'Harry encore groggy par le sommeil.
Il savait bien au fond de lui qu'il trouverait sans peine la réponse à ce "pourquoi" s'il réfléchissait un minimum, mais il s'y refusait catégoriquement. Il avait peur de ce qu'il pourrait découvrir...
- Si on appelait le Room Service? proposa l'aristocrate. Après tout, un petit-déjeuner au lit de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Ajouta-t-il avec un doux sourire.
Harry se sentit fondre sous ce sourire et s'empressa d'acquiescer en cachant son rougissement derrière Severus...
Il ne faisait vraiment pas chaud ce matin-là dans le parc de Poudlard.
Les pâles rayons du soleil d'automne peinaient à traverser l'épaisse brume se levant du lac noir et à réchauffer l'atmosphère.
Malgré tout cela, une jeune fille emmitouflée dans une cape et une écharpe rouge et or avançait dans l'herbe humide. Sans s'apercevoir qu'un jeune homme la suivait en gagnant du terrain.
- Bonjour, Granger. S'exclama-t-il en arrivant derrière elle.
- Oh ! Théodore ? Quel bon vent t'amène dehors si tôt le matin?
- Je cherchais Blaise. J'ai un livre assez important à lui rendre, mais il n'est pas rentré hier soir.
- Je m'en doutais : Ron aussi a découché. Et donc, pour toi, l'endroit le plus logique pour trouver ton ami est un parc, mi-novembre à sept heures du matin ? Blaise nourrirait-il une passion inavouée pour le camping sauvage?
- Non, je ne pense pas. Rigola le jeune homme. Non, je passais dans un couloir quand je t'ai aperçue alors je me suis dit que Blaise allait attendre. Et toi, que fais-tu ici?
La jeune fille sortit d'une de ses poches un tout jeune boursouflet.
- C'est Hypolite, l'animal de Severus. Il a l'air un peu patraque... Je pensais aller demander conseil à Hagrid.
Le jeune serpentard s'amusa un peu avec la petite créature avant de déclarer :
- Je pense que notre ancien professeur lui manque tout simplement. Bien que sa maîtresse de remplacement est des plus charmante. Ajouta-t-il avec un petit sourire.
Hermione cacha ses joues rougies dans son écharpe avant de reprendre le petit animal dans ses mains pour s'éloigner.
Mais le jeune homme l'attrapa doucement par la main.
- Cette après-midi...pour la sortie à Pré-au-Lard... Tu ne voudrais pas...venir avec moi...?
La petite famille sortit tranquillement de chez le coiffeur.
La jeune fille qui s'était occupée des enfants n'avait eu, comme toujours, aucune difficulté avec Severus. Le petit ténébreux s'était laissé faire comme une poupée de chiffon, ne protestant aucunement sous les nombreux coups de ciseaux, se contentant de jouer patiemment avec son doudou en attendant que ça se passe.
Celui-ci avait maintenant les cheveux courts et la coiffeuse s'était même amusée à lui faire des piques sur la tête.
Mais elle en avait vu de toutes sortes quand le tour de l'ancien Gryffondor fût arrivé.
Lui ne voyait absolument pas l'intérêt de rester assis plusieurs minutes sur une chaise inconfortable, pendant qu'une dame qu'il ne connaissait pas lui tirait les cheveux. En plus, elle lui avait lavé la tête, alors que maman leur donnait un bain tous les matins donc c'était totalement inutile ! Et puis le shampoing ici piquait les yeux.
La jeune fille avait réussi à maintenir le garçonnet en place pour quelques instants en lui faisant éplucher une orange. Elle profita de ces quelques minutes pour rafraîchir le carré du châtain de cinq centimètres. Ses cheveux lui arrivaient maintenant au-dessus des épaules.
Les adolescents, tenant chacun un des enfants par la main, se promenaient maintenant tranquillement dans la galerie marchande quand ils passèrent devant une boutique de vêtements. Draco ne put retenir un sourire radieux en se tournant vers son ami:
- Harry ? On va y faire un tour ?
- Pour quoi faire ? Tu as déjà plus de vêtements qu'il est humainement possible de porter...
Le sourire du blond s'agrandit en attrapant son camarade par sa main libre.
- Je n'ai jamais dit que c'était pour moi... Lui répondit-il en l'entraînant dans la boutique.
- Mais je n'ai pas besoin de nouveaux vêtements !
- Oh, que si! Fais-moi confiance !
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, l'aristocrate avait fait le tour de la boutique et avait enfermé Harry dans une cabine avec une dizaine de tenues différentes. En attendant que ce dernier se décide à sortir, il jouait avec Sévérus en ne quittant pas Sirius des yeux qui s'amusait à se cacher dans les pulls.
- Enfin, Draco ! protesta le brun de derrière le rideau. Je ne peux pas sortir comme ça ! Je suis ridicule !
- Et si tu me laissais en jugé par moi-même ?
Il y eut un grognement protestataire avant que l'étoffe ne s'écarte pour laisser voir le sauveur en pantalon noir droit froncé et un pull gris-vert en col en V.
C'est fou ce que des vêtements à votre taille peuvent changer l'image que vous donnez. Draco resta sans voix face à cette vision. Il se fît soudainement la remarque qu'il n'avait jamais vraiment fait attention à quel point son ancien ennemi était...beau. C'est vrai qu'ils dormaient ensemble depuis presque deux semaines, mais le blond n'avait jamais vraiment laissé son regard dériver sur le corps dénudé de son camarade. Il le regrettait presque à présent...
- Maman, t'es beau! Lui dit Sirius en lui fonçant dessus.
Harry rougit légèrement et, pour une fois, ne protesta pas à l'appellation.
- Je dois avouer que je me range totalement du côté du p'tit! affirma Draco, une fois le choc passé. Alors tu vas m'essayer tout ça ! Ajouta-t-il en choisissant cinq autres tenues, sous un gémissement plaintif du brun.
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Après trois heures interminables d'essayage en tout genre, la torture d'Harry prit fin.
Les enfants jouaient dans l'allée du magasin pendant que les ados payaient les courses en les surveillant de loin quand Sirius se mit à hurler. Le brun se précipita vers lui, mais c'était trop tard : le garçonnet venait de marcher sur son lacet et était tombé par terre.
- Allons, allons... C'est rien... Lui dit le Gryffondor en vérifiant qu'il ne s'était rien ouvert ou cassé.
Après être rassuré, il prit le petit dans ses bras et rejoignit son acolyte.
- Où est Severus? Lui demanda celui-ci
- Je croyais qu'il était avec toi...
Une lueur d'inquiétude s'alluma dans leurs yeux au même moment.
Ils auraient tout donné pour qu'à ce moment-là une tête brune s'extirpe de derrière un présentoir et se moque d'eux pour avoir si bien marché dans cette blague. Alors ils n'auraient eu qu'à le gronder pour leur avoir fait si peur et il aurait fait son petit regard d'excuse auquel Draco ne résistait pas.
Mais ce moment n'arriva pas...
Dudley courait à travers les rayons du grand magasin.
Il avait patiemment guetté le moment propice pour se venger de son cousin et surtout du blond qui l'accompagnait.
Il était resté caché à leurs yeux tout en réfléchissant au meilleur moyen de faire de leurs vies un véritable enfer, quand la solution se présenta d'elle-même : le petit brun dont les deux adolescents s'occupaient s'était un peu éloigné d'eux.
Quoi de plus déchirant que la disparition d'un enfant ?
Son cousin essayait de consoler le châtain qui était tombé pendant que son ami payait les courses.
Profitant de cet instant d'inattention, l'obèse s'était saisi de l'enfant, l'avait bâillonné de son énorme main pour éviter tout risque de cris et était parti en courant avec le gamin sous le bras.
Il avait trouvé la vengeance parfaite...
Après plus d'une dizaine de minutes de course folle, le jeune homme avisa un coin reculé et à l'abri des regards. Parfait...
Il attendrait quelques heures, le temps que la tension retombe et que son père arrive, puis ils aviseraient ensemble...
Enfin, s'il avait assez de patience pour attendre, parce que pour l'instant le môme lui tapait sévèrement sur le système : il se débattait avec l'énergie du désespoir et pleurait tellement que sa main était trempée de larmes.
- Voilà un bien mignon petit garçon, monsieur Dursley, résonna une voix derrière lui. Dommage qu'il soit entre vos bras...
Malgré son énorme corpulence, Dudley fit volte-face pour tomber sur son interlocuteur.
Ou plutôt ses interlocuteurs...
Devant lui se tenaient les deux jeunes policiers qui l'avaient interrogé après son agression.
- Lâchez cet enfant, monsieur Dursley, reprit le roux en faisant miroiter son arme à sa hanche. Ne m'obligez pas à faire quelque chose que nous regretterons tous les deux par la suite.
Le jeune homme eut quelques secondes d'hésitation avant de déposer Severus à terre.
Le petit garçon courut immédiatement vers le policier brun pendant que son collègue menottait son ravisseur.
- Je veux...voir ma...ma maman... Sanglota le garçonnet.
- On y va tout de suite, mon bonhomme... Lui répondit Stan' en s'éloignant avec lui dans les bras.
- Quant à vous monsieur Dursley, lui dit Yohakim, vous allez devoir répondre au chef d'accusation d'enlèvement sur enfant.
De rage, le jeune obèse donna un énorme coup de pied dans une poubelle en jurant :
- Bordel de dieu!
- Dieu, mon cher, a très peu à voir avec tout ceci...
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De son côté, l'agent Stanislas rendait Severus à ses "parents".
- Nous étions dans le coin et nous avons assisté à l'enlèvement. Nous avons donc pu prendre en chasse le kidnappeur presque immédiatement expliqua-t-il aux adolescents qui ne l'écoutaient pas vraiment, trop à leur joie d'avoir retrouvé le petit.
Le Gryffondor tenait les deux enfants dans ses bras, un sourire radieux aux lèvres et une unique larme de soulagement roulant sur la joue.
Il avait eu si peur quand le petit garçon avait disparu et la demi-heure qui avait suivi avait été la plus longue de sa vie. Et maintenant qu'on venait de lui apprendre que c'était son cousin qui l'avait enlevé, son angoisse n'avait fait qu'augmenter en imaginant ce que sa famille aurait pu lui faire subir.
Harry s'était vraiment rendu compte, d'un coup, qu'à ses yeux les enfants n'étaient plus du tout son parrain et son ancien professeur : c'était ses enfants.
En voyant l'éclat de soulagement qui brillait au fond des orbes grises de son acolyte alors que celui-ci passait une main dans les cheveux de Sirius en embrassant le front de Severus, le Sauveur rectifia mentalement : ils étaient leurs enfants.
Et voilà :-)
J'espère que ça vous a plût ^^ la suite le mois prochain je pense...
