Voilà un chapitre chaud bouillant, mais ne rêvez pas, Draco ne se laissera pas avoir si facilement. Il est plus long parce que j'ai pas mis de lemon, alors j'ai mis deux chapitres ensemble (j'aime pas écrire des lemons en fait...). J'espère qu'il vous plaira autant qu'il m'a plu de l'écrire!

Bonne lecture! ^^


Autre lieu, autres mœurs. Draco avait pris l'habitude d'être enfermé et sa pâleur pouvait témoigner aisément le nombre de jour qu'il passait sans voir un rayon de soleil. De toute façon, en cet hiver vigoureux, ce dernier ne se montrait pour ainsi dire jamais. Depuis la veille, le Noble errait dans les couloirs, sans but précis. Il avait trouvé la tapisserie de la famille Black, avait repoussé toutes les créatures qui se nichaient dans les pièces vidées depuis quatre ans, s'était même aventuré dans les chambres des membres de l'Ordre et de ceux de la famille de sa mère.

Mais si voir des photos et des allusions de Narcissa dans les décors de ses cousins avait amusé le jeune homme, le reste n'était qu'ennui et inconnu. Loin des yeux loin du cœur, Draco ne s'était pas attaché à cette branche de sa famille. Incapable de s'occuper utilement, il finit par s'étendre sur le canapé poussiéreux d'une chambre de trois lits. Les yeux fermés, il voulut s'offrir une sieste. Pourtant le sommeil ne vint pas, dérangé par le grattement d'une énième bestiole dans l'armoire à ses pieds.

Draco rouvrit les yeux lentement et tourna la tête en soupirant. Son regard s'arrêta alors sous le baldaquin du lit en face de l'armoire grinçante. Les sourcils froncés, il scruta les parchemins et autres morceaux de gazettes qui recouvraient le tissu intérieur. Papiers de mauvaise qualité qui parlaient de grenouilles lunaires et de Ronflaks cornus, gribouillis de créatures plus invraisemblables les une que les autres : Le Chicaneur. Draco reconnut même les étranges lunettes qu'arborait Loufoca Lovegood lors de son arrivée à Poudlard.

Il s'approcha du second lit, se mettant en tailleur sur les draps, et vit surtout les photos et posters de Quidditch. Parmi toutes ces pirouettes, il distingua néanmoins des photos des Weasley et de Potter griffonnées de cœurs. Les cheveux roux qui restaient sur l'oreiller ne firent place à aucune hésitation : Ginevra Weasley-Potter.

Draco passa par-dessus le lit et s'allongea sur le troisième, le plus proche de la fenêtre. L'utilisation massive de Post-It moldus où courraient d'une écriture fine des formules, des dates et des ingrédients paraphaient exactement l'identité de la dernière propriétaire du lit. Le monstre qui servait de livre de chevet n'aurait d'ailleurs pas pu intéresser une autre que Granger : "La Magie jusqu'à sa dernière rune".

Retroussant les manches trop grandes de sa chemise (celle de Potter), il se leva pour quitter la pièce. Mais sa poitrine lâche depuis le matin le dérangeait. Et puisqu'à être dans une chambre de fille, il se dit que fouiller un peu dans leur vieilles affaires ne les dérangerait pas. Malheureusement, les deux plus âgées n'avaient rempli leurs armoires que de vêtements moldus et les brèves visions que Draco avait eut de la dernière en disaient long sur les goûts douteux de Loufoca.

La curiosité fut cependant un moteur de motivation. Draco farfouilla les étagères, fit glisser les cintres, explora les tiroirs. Il s'exaspéra des motifs plastifiés sur les T-shirts, s'étonna des formes étranges d'un sarouel mais rit surtout de la taille restreinte des soutiens-gorge de ces demoiselles. Il appliqua alors un sortilège d'agrandissement et enfila tant bien que mal le résultat, bien plus adéquat.

Mais la curiosité et l'ennui l'incitèrent à essayer les tenues qui lui paraissaient les plus étranges. Profitant de la psyché coincée entre l'armoire et le mur, il porta tour à tour les habits qu'il changeait à sa taille et jetait aussitôt sur le lit le plus proche. Il remarqua que si le style restait pauvre chez les deux filles, elles avaient aussi des habits qui avaient dû leur faire monter des rougeurs aux joues et des idées dans la tête. Granger aurait presque pu être attirante (presque) si elle n'avait pas laissé cette robe courte pourpre et ces bas d'argent sombre dans le placard mais la petite Weasley n'aurait pas pu être sortable, même avec l'ensemble chemisette-pantalon mauve et bleu dont le décolleté montrait largement tout ce que ne cachaient pas les sous-vêtements.

Draco s'habillait depuis longtemps en femme désormais, mais ces tenues étaient loin des déshabillés et autre robe d'intérieur qu'il enfilait au manoir. Il était presque déçu de ne pas avoir sous la main une boîte à maquillage et se contenta d'un collier et des bottines qui traînaient pour jouer à la même coquetterie dont s'amusait Astoria. Mais l'allusion de la traitresse n'eut pas le temps de l'irriter qu'il vit à côté de son reflet, dans l'encadrement de la porte, apparaître le visage de Potter.

En huit centième de seconde, Draco s'en voulut de lui avoir dit la veille qu'il était inutile de beugler son nom à tous les étages et qu'il ferait mieux d'utiliser ses lunettes et ce qu'il y a derrière (le cerveau avec… si existant).

- Ah, tu es… s'arrêta l'intrus. Là…

- Tu es déjà rentré? Dit Draco dans un air faussement dégagé.

- J'ai bouclé l'affaire. Elle te va bien cette tenue.

- J'en suis réduit à m'occuper avec des accessoires moldus pour tromper mon ennui, expliqua Draco.

- Ça te va bien quand même. Mais comment es-tu rentré dans cette chambre?

- J'aurais bien essayé par la fenêtre, mais je crois que le trou dans mur, là - il indiqua l'encadrement -, c'est un raccourci.

- Pas pour moi, dit Potter en tapotant la barrière qui apparut à son contact. Hermione craignait que nous venions dans leur chambre. Je n'ai jamais réussi à défaire le sortilège.

Draco regarda Potter pousser de toutes ses forces sur le sort, sans succès. Il s'approcha, un sourire aux lèvres. Alors que Potter ne pouvait avancer un doigt dans la chambre, Draco sortit et rentra sans la moindre résistance.

- Amusant.

- Lève le sort !

- Oh, mais non! Trancha Draco. Me voilà dans un sanctuaire où tes petits yeux fouineurs ne pourront pas m'espionner. Tiens, je vais m'installer ici et plancher sur un plan de magie noire machiavélique.

Et il referma la porte sous les protestations de l'Élu. En observant un reflet sur le linteau et le haut de la porte de plus près il y lut un texte :

" L'Augurey a beau chanter, je danserai durant toute la pluie"

Devant tant de coups et de protestations, Draco finit par ouvrir à nouveau.

- J'ai déjà donné, repassez l'an prochain! déclara-t-il.

- Je ne fais pas l'aumône, pesta Potter.

- Dans ce cas-là, inutile de repasser!

Draco fit une pichenette sur le front balafré de Potter, mais c'était sous-estimer l'attrapeur le plus rapide de Gryffondor. Ce dernier saisit son poignet et le tira hors de la pièce avec force, si bien que le pauvre noble se retrouva coincé entre les bras de son assaillant sans possibilité de se dégager. Une vague de chaleur se répandit dans tout son corps, l'étourdissant presque quand elle atteignit son visage. Les joues rouges, le cœur tambourinant et les membres faibles, il tenta toutefois de se libérer de l'emprise de Potter.

- L… Lâche-moi, ordonna-t-il.

- Non, répondit Potter catégorique.

En levant les yeux, Draco vit le visage posé de Potter, s'attendant presque à ce qu'il lui tire la langue. Ce n'était décidément pas le moment qu'il fasse un caprice. Il se débattit encore, risquant de laisser échapper un soupir à chaque friction de son corps contre celui qui le maintenait fermement.

- Elle te va vraiment bien cette tenue, Malefoy.

- Potter, ôte tes sales pattes de moi!

- On dit "s'il vous plaît".

- Je vais m'énerver! Tenta Draco.

- Même pas peur, répliqua Potter.

- Merlin, t'as passé l'âge, non? Arrête de jouer au gamin et lâche-moi!

- Veux pas.

Excédé, Draco fusilla Potter de ses yeux embrumés. Mais le regard de son persécuteur se rapprocha soudain et Draco, fermant les yeux, sentit ses lèvres frôler son visage et sa nuque. Plus rouge que ne le permet le corps humain, il sentit la main de Potter remonter le long de son dos, le faisant frissonner et se mordre la lèvre. Il se sentit presque content que Potter tienne fermement ses mains, sans quoi il lui aurait sûrement déjà sauté dessus. Ce dernier laissa échapper un souffle au creux de son oreille en passant sa main sous le col de Draco, l'écartant de sa nuque, avant de dire d'une voix surpris.

- C'est à Ginny?

Draco s'exaspéra. Comment pouvait-il faire des gestes si sensuels pour vérifier l'étiquette de sa chemise? L'envie de fracasser son visage brun contre le mur d'en face déclara un duel enflammé à celle de se laisser prendre contre la porte.

- Ça traînait dans son armoire, évidemment que c'est à elle!

- Mais elle ne l'a jamais mise… pourquoi tu la portes, d'ailleurs?

- … je me faisais chier, alors je m'occupe comme je peux. Lâche-moi!

- Ça ne fait que deux jours que t'es là et tu t'ennuies? Ça te dit de sortir, alors?

- Dans ce corps? S'énerva Draco, réprimant l'envie de nicher sa tête dans le cou tendu de l'Auror.

- Et même dans cette tenue! Ajouta Potter. T'as beau être une star sorcière, aucun moldu ne connais ton visage.

- Hors de question de me retrouver entouré de moldus dans un lieu moldu et avec toi en particulier, rugit-il en cherchant à se libérer d'un Potter décidément très prenant.

- Oh! Allez! Fit ce dernier. On va s'amuser! Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas fait de sortie! Dis oui!

- Grr! D'accord mais tu me lâches!

- Génial!

Potter desserra instantanément son étreinte et s'éclipsa dans sa chambre, laissant Draco recouvrer un semblant de calme. C'était quoi, ça? Après avoir fait un caprice digne de maternelle, le grand sauveur du monde sorcier jubilait à l'idée de sortir dans un endroit moldu. Quel… gamin!

Potter réapparut soudain, changé en moldu et avec en main un trousseau de clés on ne peut plus suspect. Il lui fit un grand sourire innocent.

- On y va?

- Où?

- Je ne sais pas encore, mais on va sûrement trouver notre affaire!

- Je regrette déjà d'avoir accepté…

- Ah, non! Pas maintenant!

Il saisit le poignet de Draco et l'emmena pratiquement de gré ou de force jusqu'à l'entrée. Il sortit de nulle part un manteau de cuir épais pour chacun et emprunta une petite porte dérobée sous l'escalier. Draco le suivit dans ce qui nous autres, moldus, nous apparaitrait immédiatement comme un garage, mais ne représenta alors aux yeux du blond que comme une pièce de débarras où s'entassait outils et ustensiles moldus. Au milieu trônait pourtant un objet détourné, une moto connue car ayant appartenu au grand Sirius Black en personne. La grande porte de la pièce s'ouvrit sur une cour sombre mais spacieuse où Potter fit avancer l'engin.

Il s'assit sur le siège et invita du regard le pauvre Draco, déjà tétanisé à l'idée de monter sur le bolide.

- Pas question, souffla-t-il.

- Mais si! L'assura Potter en prenant son bras pour le faire s'asseoir. Les moldus risquent de nous remarquer si on transplane.

- Et maintenant, je peux regretter?

Il démarra le moteur et parcouru la cour jusqu'à la route. La vitesse obligea Draco à se tenir à la taille de Potter pour ne pas perdre l'équilibre et risquer la chute.

- Potter, t'as un permis pour le conduire?

- Bien sûr, le rassura-t-il en souriant. Je fais des virées avec, de temps à autres. Mais Ginny n'est encore jamais montée avec moi.

- Je la comprends, blêmit Draco en s'accrochant autant qu'il pouvait.

Mais malgré sa peur à leur départ Draco finit par se détendre un peu en sentant l'air froid nocturne lui fouetter le visage. Potter conduisait vite mais il ne ressentait plus vraiment de crainte. À la lumière d'un lampadaire isolé, il vit même le motard sourire en apercevant une ville éclairée.

Ce n'était d'un petit patelin, mais une foire s'y déroulait et Potter était vraiment d'humeur à jouer. Il força son compagnon de soirée à monter dans plusieurs manèges à sensation, lui fit essayer les tirs à la carabine et ils firent même un tour de grande roue. Draco avait en horreur ces moldus qui le fixaient et priait Dieu et Diable qu'aucun sorcier ne les voie et encore moins ne le reconnaisse. Il fusillait autant que possible son bourreau qui lui rendait un sourire amusé.

Ils continuèrent ensuite leur route jusqu'à ce que la faim les fasse s'arrêter à un chinois d'une ville plus grande, une gargote aux yeux du blond. Draco, qui n'avait jamais mangé ce genre de cuisine, eut toutes les peines du monde à trouver un plat. Mais finalement, Potter commanda pour eux deux tout un assortiment de mets qu'il l'obligea à gouter. Loin d'être ravi, Draco fut pourtant surpris des saveurs qu'il découvrait, délicieuses et épicées. Même s'il refusait de l'admettre, il se régala des nems, du riz cantonnais et autres rouleaux de printemps et savoura un thé riche et parfumé.

Alors qu'il se croyait enfin libéré de cette sortie affreusement gênante, Draco vit le regard de Potter s'illuminer d'une idée qu'il n'allait sans doute pas apprécier. Remontant pour la troisième fois sur la moto, ils s'arrêtèrent devant un bâtiment d'où s'échappait des halos de lumières colorées et une musique qui faisait vibrer les murs. Deux colosses à l'entrée les firent entrer dans un océan de son diffusé à un volume dangereux pour la santé. Plaquant ses mains sur ses oreilles, Draco hurla aussi fort qu'il le put.

- Potter! Où est-ce qu'on est? C'est quoi ce vacarme?

- Ça s'appelle une discothèque, on va danser!

- QUOI? POTTER! TU AS VU LE MONDE QU'IL Y A?

- Bah, on va être un peu serré, voilà tout!

- POTTER!

Mais avant d'avoir pu ajouter un mot, il fut littéralement porté sur la piste de danse où se défoulait près d'une vingtaine de moldus. Potter entama quelques pas de danse en empêchant Draco de fuir.

- Je ne connais même pas cette danse, essaya Draco.

- Tu suis le rythme de la musique et tu te laisse aller, répliqua Potter.

- Je me ridiculise, oui!

- Écoute, t'es plus ridicule en restant droit comme un piquet alors fond-toi dans la foule, et ôte le balai que tu as dans le cul!

Offusqué, Draco n'avait aucune envie de danser. Il imita pourtant les pas d'une fille un peu plus loin, ce qui fit rire Potter. Il se concentra sur la musique et fit mouvoir son corps selon l'inspiration, et entama une première danse. Les musiques se suivirent sans interruption et Draco se retrouva au bout d'un moment assoiffé. Ils se posèrent un moment sur une table libre et Potter commanda des boissons. Elles étaient très sucrées, mais leur fraîcheur fit un bien fou au Noble, abruti par la moiteur ambiante. Finalement, la soirée n'était pas si mal. Il avait pu sortir un peu, s'amuser et se défouler sur la piste. Et Potter n'avait pas été aussi détestable qu'il l'avait imaginé.

Au son d'un nouveau rythme, il sentit Potter l'entraîner à nouveau parmi les danseurs et ils continuèrent à danser. Il se sentait léger et ondulait sur une musique aux accents orientaux. Les yeux ronds de Potter face à son relâchement le firent éclater d'un rire franc et clair. Il se mouvait avec souplesse, laissant ses longs chevaux suivre ses gestes en les accentuant. Pour s'amuser un peu, il profita de son corps de femme pour se rapprocher d'un groupe de filles, apparemment en plein enterrement de vie de jeune fille. Il alla jusqu'à danser un zouk très poussé avec la fiancée, sous le regard médusé des autres. La demoiselle, fascinée par ses mouvements et un peu ivre, se laissait totalement conduire. Draco décida de finir leur danse plus qu'indécente par un langoureux baiser, photographié par les amies hystériques de la jeune fille.

Sans complexe, il continua à danser, inconscient de l'attention que lui portait la foule. Un grand noir aux yeux brillants et aux dents blanches s'approcha de lui, esquissant une invitation une bière à la main. Il n'en fallut pas plus pour que Draco s'accroche à son cou et lui dérobe une gorgée à son verre glacé, ne faisant aucune manière en voyant ses grandes mains glisser sur son corps brûlant et dans ses cheveux platine.

Soudain, en tournant la tête vers Potter, Draco croisa son regard presque criminel qui le paralysa. La greluche qui se collait contre lui n'y était pour rien, car il ne décrochait pas son regard de lui. Au diable le beau black, un serpent aux yeux d'émeraude incandescents l'hypnotisait désormais, usant d'un pouvoir plus puissant qu'un Imperio. Le corps de Potter caché par l'obscurité se découvrait parfois dans le halo d'un projecteur, le torse perlant sous la chemise à moitié ouverte, les bras puissants, les reins où il rêvait de rouler jambes écartées, et tant pis pour les moldus. Draco sentait tous ses sens et sa volonté attirés par Lui. Comment osait-Il danser avec une moldue quand lui ne voulait plus être qu'avec Lui? Comment cette idiote pouvait-elle se permettre de Le frôler quand Il n'appelait que lui?

Les deux couples se séparèrent. Draco se collant contre Potter, Potter le serrant contre lui. Sans détacher les yeux l'un de l'autre, ils dansèrent comme si leurs vies en dépendaient. Les sifflets et commentaires des autres n'arrivaient plus à leurs oreilles, qui ne captaient que la musique. Leurs pieds ne devaient plus toucher le sol tant l'émotion les tenait. Draco n'existait plus que dans le regard de Potter, dans ses mains et son corps qui le caressaient avec tellement de douceur et de… quoi d'autre? Il n'en savait rien, mais il adorait cette impression d'être unique à ses yeux, le seul qu'il regardait. Il ne ressentait pas du désir, cette nuit, c'était plus puissant, et à la fois plus doux, une force tranquille impalpable et omniprésente.

Un long moment passa avant que Potter les mène loin de la piste. Draco remarqua alors qu'il était épuisé. Mais il refusait de céder sous la fatigue. Il entoura ses bras autour du corps musclé de Potter. Sans échanger un mot, ils quittèrent le bâtiment, remontèrent sur la moto et filèrent. Le vent nocturne ne pouvait enlever à Draco la chaleur qu'il partageait avec Potter dans leur course. Loin des curieux, Potter fit décoller l'engin qui traversa le paysage et atterrit dans la cour plusieurs minutes plus tard.

Là, Potter se redressa et leva la tête vers la lune ronde, toujours assis sur la moto, Draco collé à son dos.

- Malefoy, murmura-t-il.

Mais Draco n'écouta pas. Il percevait les battements de cœur sous le manteau de cuir, rapides, sonores, aussi incontrôlés que les siens. Ses doigts sentirent ceux de Potter les toucher avec délicatesse.

- Draco, souffla Potter plus bas encore.

Là, il lâcha prise. Potter se retourna pour regarder le Noble en face. La lune, seule témoin, illuminait la monture des lunettes que Potter enlevait. Elle baignait le visage pâle de Draco, que l'ombre de la main qui le caressait vint obscurcir. Les doigts de Potter parcoururent les joues blanches, les lèvres glacées par le vent, n'osant s'approcher des deux orbes d'acier qui fixaient celles de jade.

Ce n'était pas leur premier baiser, mais il sembla à Draco que jamais on ne l'avait embrassé ainsi. Même s'il l'avait voulu, il n'aurait pas pu se rappeler son nom. Son esprit était rempli de pensées, mais pas celles qu'il avait habituellement, érotiques et sensuelles. La plus puissante lui hurlait les mots qu'il ne comprenait pas, mais qu'il savait exacts.

Loin de la brutalité de la première fois, ils prirent pour cette étreinte le temps de s'apprivoiser, de se toucher. Leur désir était moins bestial et moins violent. Draco sentit ce soir-là la puissance de Potter, celle qui avait dû le rendre invincible toute son adolescence et qui s'était magnifiée à l'âge adulte. Celle dont parlait Dumbledore. Il ne parvenait pas à lui donner un nom, mais il adorait cette puissance docile et attentionnée. Quand ils s'endormirent, ce fut dans les bras l'un de l'autre, enserré par l'autre, serrant le nouvel objet de leur affection.


Voui! l'alcool développe les effets de la potion de façon exponentielle, si bien qu'il a juste à regarder Harry pour être chaud comme un marron! Niark Niark! Quand à la puissance d'Harry, il s'agit forcément de l'amûr! mais Draco le verra sans doute plus tard!

Voilààààà! J'accepte les oeufs, les tomates pourries, le risotto de votre grand-mère (panzani AUssiiii!), mais pas les canettes et les bouteilles en plastique, c'est pas biodégradable!

M'enfin, moi j'aime bien, c'est déjà ça! ^^ Merci d'avoir lu et à la prochaine!