Le feu et la glace chapitre 11.

N.M : Salut tout le monde ! Me revoilà (enfin) avec un nouveau chapitre des aventures de Maria au Rohan.

Merci à Melior pour sa review. C'est d'ailleurs la seule… Les autres, s'il vous plaît pensez à écrire une ptite review de temps en temps, même si c'est pour dire que cette fic vous déplaît, et si oui, qu'est-ce qui ne vous plaît pas, parce que là, on sait pas trop si ce qu'on fait est apprécié ou pas, et si vous avez des suggestions à faire, on serait très heureuses de les lire : ).

Mini précision : N.M= note de l'auteur Maria/Meldawen. NdD= note de l'auteur Diane.

En avant pour le chapitre, mais avant ça, le disclaimer: Tout appartient à Tolkien, sauf Maria et Diane (qui nous appartiennent en quelque sorte puisque c'est nous… et oui, pas très original, mais comme on l'avait dit au premier chapitre, c'est parti d'une délire de potes).

En fait, pour le rêve, la traduction des dialogues se trouve en bas de page. Et puis si après avoir lu ce rêve vous vous inquiétez pour ma santé mentale, je ne vous en voudrai pas. (et au fait, si vous vous demandez qui c'est les gens cités dans le rêve, c'est les acteurs qui ont joué dans les films du SdA. La raison pour laquelle ils sont là: Maria n'a jamais vu les personnages dont elle rêve en 'vrai' donc elle les imagine comme dans les films, comme elle les a vus au mois 10 fois chacun.). En plus de ça, je vous demanderai d'être cléments pour les cours d'équitation étant donné que je ne sais pas du tout comment ça se passe en vrai, et que je me base sur des notes dans un site web.


Je me trouvais dans une forêt près d'une rivière, et devant moi se trouvait Kate Blanchet dans son costume de Galadriel, en train de parler à quelqu'un qui me semblait être familier. Je compris un peu plus tard que c'était Vigo Mortensen en Aragorn. Je regardai un peu autours de moi et vit le reste de la communauté telle qu'elle est dans le film. Il s'inclina et murmura des remerciements à la Dame de la Lórien. Elle se tourna vers moi et avec un sourire ravissant et légèrement sinistre à la fois (oui, Galadriel a des sourires qui sont tellement beaux que ça fait un peu peur, enfin, c'est ce que j'ai toujours pensé), et elle me parla

« As for you, Maria, you shall now be named 'Meldawen' among my people, for not only is it the meaning of your name, but you are loved among most of those who know you well."

"Thank you my Lady." répondis-je.

"It is not all. I have also one gift to bestow on you."

Galadriel sortit de nulle part une espèce de tube métallique bizarrement formé d'une trentaine de centimètres de long avec deux boutons: un rouge et un noir.

« What is it?» demanda Billy Boyd en Pippin qui apparemment était à côté de moi.

Elle se tourna vers lui. « I know not, Peregrin Took, but it was found on the outskirts of the Woods…" elle se retourna vers moi "and I have foreseen the moment I would give it to you. We had never seen anything like this before. I trust you know what this is."

Bien sûr que je savais ce que c'était. Mais comment est-que ce truc a bien pu atterrir en Terre du Milieu?

« I do, but…A lightsaber? How did this get here?»

Je le pris en main et appuyai sur le bouton rouge. Un faisceau de lumière bleue sortit du tube. Tous avaient l'air assez étonnés, et je ne leur en voulais pas. Franchement: une épée-laser en Terre du milieu?


Je me réveillai en sursaut. Franchement, quel rêve stupide. Y a vraiment que moi pour rêver en V.O en plus. En fait, c'était explicable: trop de temps passé à lire 'Le Seigneur des anneaux' et des fics sur ce livre en Anglais… et aussi le manque de mes films et livres préférés. Mais vraiment, un sabre-laser en Lórien, là, pour un rêve bizarre, c'était vraiment un rêve bizarre. Si je continuai comme ça, je ne tarderai pas à voir les Pevensie (Susan, Peter, Edmund et Lucy, les enfants dans Narnia) à Poudlard, ou Eragon sur un bateau pirate, Gwaihir survoler l'Empire Romain, ou Jack Sparrow parti en croisade, enfin bref, vraiment n'importe quoi… (NdD : ne t'inquiète pas maria, tout vas très bien. Tu est juste en train de péter un câble)

Une fois l'étonnement de ce rêve pour le moins inhabituel passé, je ressentis l'anxiété et l'excitation liées au programme de ma journée: leçons d'équitation et duel amical avec une des meilleures épéistes du Rohan.

Comme rien n'était prévu avant le repas de midi, je décidai de prendre mon temps pour me préparer et de m'installer confortablement sur mon lit en lisant un livre que j'avais sorti de mon sac. C'était un de ces matins ou l'on a envie de rien faire d'important, pas même manger, juste rester dans sa chambre. J'étais donc couchée en train de lire tranquillement mon livre sur les premiers intendants du Gondor, essayant d'ignorer les grondements de mon estomac qui lui, n'avait pas compris que je voulais rester allongée (et pas sortir pour le nourrir), quand quelqu'un toqua à ma porte.

Je me levai donc et lui ouvrit. C'était Boromir, il avait l'air légèrement inquiet.

« Bonjour Boromir. Comment vas-tu?»

« Bien, et toi? Tu n'étais pas au petit-déjeuner. Tu n'as rien?» me demanda-t-il.

Ah… c'était donc ça… C'est vrai que j'aurais pu prévenir… Je me promis de le faire la prochaine fois que je voulais faire la moule dans ma chambre.

« Non, tout va bien. Je voulais juste lire un peu au calme.» répondis-je.

Il me regarda droit dans les yeux, comme pour me défier de lui mentir, puis, voyant que je ne n'avais vraiment pas l'air malade, il changea de sujet: « D'accord. Il est presque la mi-journée, et nous n'allons pas tarder à manger.» à ces mots, un gargouillement sonore se fit entendre. Je baissai les yeux vers mon estomac, exaspérée. Il sourit, puis continua:« Voudrais-tu te balader un peu avant d'aller nourrir la bête sauvage qui semble te tenir lieu d'estomac?» Il avait l'air tellement amusé que je me sentis obligée de lui donner un coup de poing dans le bras (pas trop fort bien sûr, et qui me fit plus mal à moi qu'à lui), puis j'acceptai.

Nous marchâmes un peu dans Meduseld puis voyant ses yeux gris pétiller et réprimer difficilement un sourire, je lui demandai « Qu'est-ce qui vous met donc de si bonne humeur ce matin, seigneur Boromir?»

« Toi.»

« Comment-ça, moi?»

« Et bien, j'ai entendu dire que tu affronterais la princesse Eowyn à l'épée cet après-midi et il me tarde de voir ça.»

« Ça t'amuse, en fait, de me voir mordre la poussière, c'est ça?» demandai-je avec un faux air blessé.

« Non, pas du tout, c'est juste que je suis étonné et impressionné que tu ais osé accepter de te mesurer à elle. »

« Je ne sais toujours pas pourquoi je l'ai fait. Je sais pourtant parfaitement bien qu'elle est très douée et expérimentée… peut-être que c'était parce que c'est la première femme combattante, autre que moi, que je rencontre.»

« En tout cas, je suis fier que tu ais relevé le défi.» Haaa… c'était donc ça : la fierté du maître.

« Même si je vais me faire massacrer?» demandai-je.

« Surtout si tu te fais massacrer. Tu seras au moins massacrée dans l'honneur. »

« QUOI?!»

« Mais non ! Et puis, cela te fera connaître un style de combat différent de celui de Gondor. Les Rohirrim on des épées plus courtes et plus légères que les épées Gondoriennes. Leur façon de combattre est donc totalement différente. »

« Intéressant. Peut-être pourrais-je en essayer une?»

« Peut-être. Maintenant allons manger.»


Après un bon repas (mon estomac vide prenant enfin le contrôle de mon corps, sous-entendu: ou je mangeai comme un hobbit), Éowyn vint me trouver et m'emmena aux écuries.

« Ce qui va nous faire gagner beaucoup de temps, » commença Éowyn une fois que nous fûmes arrivées là-bas. « C'est le fait que vous sachiez déjà monter…»

« Je ne sais pas vraiment monter…»

« En tout cas, » m'interrompit-elle « vous savez rester assise sur un cheval en marche plusieurs heures de suite sans tomber, ce qui n'est pas trop mal.» d'accord, j'ai compris : ne pas ennuyer Éowyn quand elle est en mode prof. « Nous allons donc rectifier vos positions pour que votre chevauchée soit plus agréable, et aussi, chose très importante, vous devez apprendre à avoir un lien plus fort avec votre cheval, s'occuper de lui et le traiter avec respect. »

J'ouvris la bouche pour lui dire que techniquement, ce n'était pas vraiment mon cheval, quand elle ajouta « Et ce quelque soit le cheval.» Oki, j'ai compris: on s'occupe plus du dada parce que les chevaux sont très importants dans la culture Rohirrim… c'est pas une mauvaise chose, c'est juste que j'y suis pas habituée: quand on voyageait, c'était trois où quatre gardes qui s'occupaient des chevaux. C'est donc la première fois que je vais le faire moi-même. (NdD : j'aimerais bien voir maria parler à son cheva, mouarf !....Méchante diane !)

« Au fait, quel est son nom?» me demanda-t-elle.

« Il s'appelle Arroch.» répondis-je en me rappelant le jour où nous somme partis de Minas Tirith et qu'on me dit son nom en me tendant sa bride. Moi évidemment je l'ai prise et je suis restée là, comme une idiote, sans bouger, à regarder cet immense cheval de guerre (pas que je sois petite, mais si un cheval fait un peu moins que ma taille (soit 1m76) au garrot, il mesure bien au moins 2m 20 tête comprise (même si normalement on compte jamais la tête), ce qui pour moi est gigantesque, surtout que j'ai le vertige assez facilement.). Boromir m'avait aidé à monter en selle et j'avais essayé de trouver une position pas trop inconfortable tout en restant en équilibre sur son dos.

Elle m'apprit comment m'occuper du cheval, puis, nous sortîmes avec Arroch et Windfola, la jument d'Éowyn, et elle m'emmena juste à l'extérieur de la ville pour qu'on puisse avoir de l'espace.

« Evidemment, il existe des moyens à la fois plus pratiques et en accord avec la pudeur pour une femme de chevaucher autre qu'en amazone, avec une selle normale. » me dit Éowyn.

« Oui, mais je n'ai ni selle normale, ni robe d'équitation… » à mes mots, elle sourit légèrement.

« Je crois que nous pourrons y remédier dans le futur. Pour l'instant, montrez-moi comment vous vous en sortez. »

Je réussis donc à me hisser (péniblement) toute seule sur les dos d'Arroch et Éowyn m'aida à trouver mon assiette et mon rythme.

Après encore une demi-heure de cours, elle mit fin à la torture et nous emmenâmes les chevaux aux écuries.

« Vous vous débrouillez assez bien sur un cheval pour quelqu'un qui n'avait jamais vraiment chevauché il y a un mois. » me complimenta-t-elle.

Je souris « Merci. Et puis, une des raisons pour lesquelles je suis aussi douée, maintenant, c'est grâce à votre aide. Merci beaucoup. »

« Ne me remerciez pas trop vite, il nous reste encore à voir si vous êtes aussi douée avec une épée que ce que l'on dit.»

Je sentis tout de suite mon humeur retomber. Mine de rien, j'étais encore super stressée de devoir me battre avec elle, et si j'avais oublié le duel pendant qu'elle m'apprenait à monter. Elle venait de me le rappeler pour de bon.

Voyant l'effet de ces paroles sur moi, Éowyn essaya de se rattraper « Ne craignez rien. Je ne vais pas vous hacher en petit morceaux. Il s'agit d'un duel amical. »

Elle me raccompagna jusqu'au palais puis, une fois dans la salle du trône (qu est la première salle dans laquelle on arrive en entrant par les portes principales), elle se tourna vers moi et me dit « Rendez-vous dans une demi-heure ici même. Cela vous laissera le temps de vous rafraichir et de vous changer pour être plus à l'aise. Nous ne nous battrons naturellement pas ici, mais je préfère vous donner rendez-vous dans un endroit que vous connaissez déjà. » J'acquiesçais et elle partit vers ses quartiers. Juste avant de sortir, elle se retourna vite et me jeta un rapide : « N'oubliez pas votre épée!», ce qui fit que tous ceux qui étaient présents levèrent la tête et regardèrent Éowyn, puis moi. Génial, maintenant, tout le monde allait être au courant !

(N.M: Je précise qu'au départ, Maria était seule dans un couloir avec Éowyn quand elles avaient convenu qu'elles allaient s'affronter.)


Après m'être rapidement tressée les cheveux, avoir enfilé une robe brune qui me permettait plus de mouvement tout en étant légèrement plus courte que mes autres robes (un grand avantage) et m'être préparée psychologiquement, il me restait un quart d'heure, et je me dépêchais de trouver Boromir (ben quoi ? c'était pas ma faute si c'était lui qui avait mon épée!). Heureusement, je le trouvais dans la salle du trône, en train de parler avec Éomer. Il était aussi là quand j'étais arrivée avec Eowyn et avait donc déjà amené mon épée. J'allais la lui prendre quand il la tira vers lui.

« Je te la donnerai à une condition. » dit-il en souriant machiavéliquement.

« Et pourrais-je savoir laquelle ? »

« Que tu nous laisse venir voir ton combat.»répondit mon traitre de maître. Je vis le visage d'Éomer s'éclairer d'un sourire complice.

« Et qui veux-tu dire par 'nous'?» demandai-je avec un faux sourire.

« Et bien Éomer, Théodred et moi, bien sûr.» Génial, tout ce qu'il me manquait: mordre la poussière devant un public. (Quoi ? Moi ? Stressée? Mais pas du tout, voyons). (NdD : maria n'est jamais stressé. Elle nous fait juste une ou deux petites syncopes dues à une légère peur. Décidément, qu'est- ce que je peux être méchante et mesquine quand je m'y mets !)

J'essayai de me calmer pendant les dix minutes qu'il me restait avant qu'Éowyn ne vienne me chercher.

Calme-toi, ce n'est pas la fin du monde. Ce n'est même pas un vrai combat !!! me disait une partie de moi-même (oui, c'était la partie logique, celle qu'il vaut mieux écouter en général)

Calme-toi, calme-toi… facile à dire! on va quand-même se battre contre Éowyn !

Mais enfin! Qu'est-ce qui te dérange tellement ?

…………………………………J'en sais rien!

Alors ça fait une raison de plus pour te calmer.

Pfff… okay… je vais me calmer.

Je réussis donc à me calmer (enfin !!!) juste au moment ou Théodred arriva dans la salle et se dirigea vers son cousin et Boromir en souriant. (N.M: désolé pour tout le caca nerveux que je fait, mais il ne faut pas oublier que pour moi, c'est pratiquement le même stress que de devoir par exemple devoir faire lire un livre qu'on a écrit à son écrivain préféré ou un truc stressant de ce genre)

(NdD : ou un examen ! Ca, c'est super stressant !)

Eowyn ne tarda pas à arriver elle aussi.

« Allons-y. Suivez-moi.» dit-elle en souriant légèrement.

Je pris l'épée à Boromir avant qu'il ne puisse continuer d'exercer son chantage sur moi, et quand les garçons firent mine de nous suivre, Éowyn les fit rester derrière (niark ,niark) et nous entrâmes dans une salle pratiquement vide.

Après avoir soigneusement fermé les portes, Éowyn se mit en face de moi et sortit son épée de son fourreau. Boromir avait raison : l'épée d'Éowyn était plus courte que la mienne d'au moins une trentaine de centimètres, et elle était plus large et courbée vers la pointe que les épées gondoriennes. De plus, Éowyn la tenait à une main, la poignée étant fait seulement pour cela, pas comme mon épée bâtarde (pommeau et poignée (ensemble) de longueur d'une main et demi, ce qui permet de la prendre à une main ou à deux). Bon, espérons que le style de combat gondorien vaut celui du Rohan…

Je n'osais pas trop m'approcher d'elle. Elle choisit donc de porter le premier coup visant ma tête et je me baissai pour esquiver. J'essayais donc de riposter et découvrit que si Éowyn se déplaçait plus vite et avec plus de grâce que moi, je n'arrivais pas trop mal à me défendre et qu'elle devait utiliser de la force pour parer directement mes coups (moi, j'avais besoin de force pour les porter, mais bon…).

Au bout d'un moment, les portes s'ouvrirent et Éomer, Théodred et Boromir entrèrent pendant qu'Éowyn et moi continuions à nous battre, ce qui détourna mon attention, et lorsque je me tournai légèrement pour les voir, la lame d'Éowyn effleura ma main gauche. Elle commença à baisser son épée pour qu'on arrête le combat, mais je la rassurais. Après tout, ce n'était qu'une légère entaille et j'en avais eu besoin pour me rappeler une règle essentielle: ne jamais se laisser distraire par son environnement pendant un combat.

« Qu'est-ce que vous êtes venus faire ici?» leur demandais-je sans quitter Éowyn et son épée des yeux « Ce n'est pas un spectacle!»

« Si, c'est justement très divertissant et intéressant.» me répondit Boromir.

Nous décidâmes Éowyn et moi de ne pas faire attention à eux, chose difficile quand ils essayaient de nous donner des conseils. (NdD : eh oui ! Ce sont de pauvres et innocentes victimes… Ne faîtes pas attention à moi, et continuez votre lecture)

Malheureusement je me fatiguais assez vite, comme d'habitude, et commençais à faire des erreurs, ce dont profita Éowyn. Elle me fit tomber et envoya mon épée valser un peu plus loin en un coup, puis mit sa lame près de ma gorge sous les acclamations de son frère et de son cousin (et aussi de Boromir, le traître… il était sensé être de mon côté, non?).

Elle me sourit légèrement et me dit doucement « vous avez perdu.»

Je regardais discrètement autours de moi pour voir s'il y avait moyen de ne pas me rendre et, voyant une échappatoire, sourit à Éowyn avant de lui répondre «pas encore.»

Je profitai du fait qu'elle était proche de moi pour lui faire un croche-pied avec ma jambe droite, et m'élançai vers mon épée pendant qu'Éowyn tombait. Une fois en main, je me retournai et la plaça en dessous du menton d'Éowyn. « Vous avez gagné, Éowyn, mais ne baissez pas votre garde, même contre un adversaire au sol.» (NdD : qui êtes vous ! Qu'avez-vous fait de MA Maria !) Passé le moment de surprise, elle se mit à rire doucement.

Je l'aidais à se relever quand j'entendis derrière mois un « Elle a des ressources, cette petite.» amusé. Je me retournais pour voir qui avait dit ça et vit Théodred me sourire. Eomer avait l'air surpris et Boromir, lui, avait l'air fier…

« Voir ma cousine en difficulté dans un combat n'est pas chose commune,» dit Théodred« et si cette façon de terminer n'était pas vraiment dans les règles, elle n'empêche pas que c'était un des entraînements les plus intéressant que j'aie vu ces derniers temps.» puis il dit à Éowyn « Maria a raison, tu ne devrais pas baisser ta garde aussi facilement. En situation réelle, cela aurait pu te coûter la vie... »

Éomer répondit au fils du roi avant que sa sœur puisse dire quoi que ce soit « Il n'y aura pas de situation réelle.» Je vis l'expression du visage d'Éowyn s'assombrir. Éomer dut le voir aussi, car il décida de dévier la conversation « Depuis combien de temps apprenez-vous à vous battre ?» me demanda-t-il.

« Depuis à peu près cinq mois.»

« Seulement?» s'étonna-t-il.

« Et bien, Boromir, quand vous disiez hier qu'elle était une bonne élève et qu'elle apprenait vite, je n'imaginais pas voir cela… cinq mois seulement…» dit Théodred.

« Oui, c'est une bonne élève.» dit-il avec un sourire « mais tu devrais plus protéger ton flanc gauche et te déplacer avec plus de légèreté.» rajouta-t-il à mon intention.

Nous sortîmes de la salle et je laissais passer les garçons d'abord, pour arriver au niveau d'Éowyn. « Est-ce que ça va ? J'ai remarqué que vous aviez l'air plus soucieuse après la remarque d'Éomer.»

« Il ne voit pas d'un bon œil mes rêves de liberté.»

« Il veut vous protéger. Le monde extérieur est dangereux, et même s'il sait que vous savez vous défendre, il ne veut pas courir le risque de vous voir blessée. » dis-je pour la réconforter.

« Je sais cela, mais en essayant de me protéger, il m'enferme encore plus…» dit-elle d'un air assez inexpressif, cachant ses blessures intérieures derrière un masque froid, comme d'habitude.

Il s'en suivit un silence assez pesant, et après m'avoir rappelé de soigner ma main, Éowyn partit vers sa chambre. Je renonçais à essayer de la suivre et restait seule dans le couloir où nous nous trouvions. Enfin, c'est ce que je croyais…

« Mademoiselle,» dit une voix trainante venant de derrière. Je me retournai et vit Grima qui sortait de l'ombre du couloir « il est très aimable de votre part d'essayer de réconforter la princesse Éowyn, mais je crains qu'elle ne soit trop préoccupée pour écouter une simple enfant.»

En voyant l'expression de convoitise qui passa sur son visage à la mention d'Éowyn, je ne pus m'empêcher de sentir un dégoût profond pour cet être pâle au visage flasque, cheveux gras et yeux froids et calculateurs. Il était vraiment pire que ce que j'avais cru en le voyant la première fois, et il essayait déjà de m'empoisonner avec ses paroles…

« Et qui, si je peux me le permettre, est la cause de tous les peurs qui rongent Éowyn de l'intérieur?» demandais-je froidement en levant un sourcil.

Il comprit que je savais et son air doucereux devint menaçant « Qui vous croirait ? Vous n'êtes qu'une gamine qui n'est ici que par caprice, et moi, je suis le fidèle conseiller du roi.»

« Je ne doute pas une seule seconde de votre fidélité, monseigneur, mais je doute que vos allégeances aillent vers le roi.»

Il s'avança plus près de moi et susurra « A votre place, je ferais attention avant de mettre en doute la loyauté d'un sujet du roi Théoden. Il pourrait vous en coûter cher, et pas seulement à vous, car les effets de vos accusations sans fondements pourraient nuire aux relations entre le Gondor et le Rohan. J'ai le pouvoir de faire rompre l'alliance avec le Gondor pour cause de calomnies insultantes faites au roi et à son conseiller, et une fois que cela sera fait, qui pourra protéger le capitaine Boromir s'il arrive un accident? Sans compter que cela donnerait beaucoup de préoccupations inutiles à la pauvre princesse dont le cœur est déjà lourd, et rendraient le Rohan et le Gondor plus vulnérables à une attaque du Mordor... »

Langue-de-serpent avait réussi son coup : non seulement je ne pouvais rien faire contre lui sans que cela ait des répercussions immenses (et faire sérieusement regretter à Boromir de m'avoir amenée avec lui, sans compter que s'il lui arrivait quelque chose à cause de moi, je ne me le pardonnerai jamais), mais le poison de ses paroles avait réussi à me faire douter de moi. Il fit un petit sourire victorieux avant de partir, et ses paroles résonnèrent dans mon esprit durant toute la nuit.

« Une simple enfant…»

"Pauvre princesse…"

« Rompre l'alliance… »

« Le Rohan et le Gondor vulnérables à une attaque du Mordor… »

Inutile de dire que je ne dormis pas très bien cette nuit-là.


Les jours passèrent, et trois semaines plus tard, après moult entrainements d'escrime, d'équitation (avec les différentes techniques de chevaucher pour les femmes), et d'échanges de couteaux dans le regard avec Grima, arriva enfin pour nous le jour de repartir pour le Gondor.

J'étais dans ma chambre, en train de remettre mes livres dans mon sac (si vous vous demandez pourquoi je les avait amenés, c'est parce que la culture Rohirrim n'est pas très axée sur l'écriture et la lecture, donc, en bonne droguée de lecture que j'étais, j'en avais amené une «petite» demi-douzaine…) avant d'y ranger mes vêtements, quand quelqu'un toqua.

« Entrez!» dis-je en continuant à ranger sans lever la tête.

La porte s'ouvrit et j'entendis la personne qui avait toqué entrer.

« Maria?» demanda Éowyn (car c'était elle).

Je me retournais et esquissait une révérence « Princesse.»

Elle me fit signe de me relever et me tendit un paquet d'assez grande taille. « Ceci est pour vous. Ce n'est que peu de chose, mais j'avais pensé que cela rendra votre voyage de retour plus agréable et moins… » Elle ébaucha un petit sourire et ses yeux pétillaient d'amusement, chose assez inhabituelle chez Éowyn, « douloureux. »

Je la remerciai et pris le paquet, intriguée. Je l'ouvris et trouvais, enveloppé dans de la toile, une robe que je reconnus être une des vieilles robes d'équitation d'Éowyn pour l'avoir déjà mise pendant un des cours d'équitation. Elle était simple et marron, et elle était à ma taille. J'aimais vraiment cette robe malgré sa simplicité, et le fait qu'elle avait appartenu à Éowyn et que c'était ma première robe d'équitation ne la rendait que plus chère à mes yeux. Je regardais Éowyn et vit qu'elle souriait. « Merci. Vous ne savez pas combien cela me fait plaisir.»

« Ne me remerciez pas. Ou plutôt, remerciez-moi en la portant. À tout à l'heure.»

Elle sortit et je me remis vite à finir de tout emballer. Enfin presque: une fois changée et mon sac remplit à l'exception d'une feuille de papier et un bic (il en restait dans mes affaires qui fonctionnaient encore, et c'était plus facile à transporter qu'un encrier et une plume). Je me mis à écrire en Westron.

Éowyn,

Je serai probablement déjà partie quand vous lirez cette lettre.

Je connais les peines qui vous font souffrir, et ne peut que vous donner des conseils:

Premièrement, même si cela vous paraît difficile, ignorez tout ce que Grima Langue-de-serpent vous dit. Comme son nom l'indique, tout ce qui sort de sa bouche n'est que venin qui cause le désespoir chez qui l'entend.

Deuxièmement, soyez plus patiente avec votre frère. Il a peur pour vous et ne veut que votre bien.

Je sais que les temps qui courent sont difficiles, et cela peut encore empirer, mais mon troisième conseil, et le plus important de tous, c'est que vous gardiez espoir. Tout s'arrangera.

Je ne sais pas quand, mais j'ai le pressentiment que nous nous reverrons.

J'étais très honorée d'avoir pu vous connaître et vous considère, pour ma part, mon amie.

Maria.

P.S: encore merci pour les cours d'équitation et la robe. Je sens que mon postérieur sentira la différence avant longtemps.

Je pliai la lettre et écrivis le nom de sa destinataire dessus. Je finis de boucler mon sac, le jetai sur mon épaule et alla discrètement glisser la lettre chez Éowyn, avant de me précipiter vers l'entrée du château, où avaient lieu les au revoirs officiels.

Un soldat pris mon sac et je me mis à côté de Boromir. Le roi, Éowyn, Théodred, Éomer et, malheureusement, Grima étaient là. Boromir et moi devions dire au revoir à chacun d'eux. Je devais commencer par Grima. Je fis une légère révérence, et une fois relevée, il prit ma main pour l'embrasser et je dus m'empêcher de frissonner de dégoût et d'horreur et de retirer ma main lorsqu'il posa ses lèvres visqueuses dessus. Je lui jetai un regard haineux et il répondit par un sourire mauvais (JE LE HAIS, JE LE HAIS, JE LE HAIS, JE LE HAIS !!!!!). Je passais ensuite à Théodred, et réalisait que ce serai probablement la dernière fois que je le verrais vivant, puis au roi, avant de passer à Éomer, puis finalement à Éowyn, et là, n'arrivant plus à me retenir, je la pris dans mes bras, ce qui la surprit (disons que c'était pas vraiment dans l'étiquette…) mais elle réagit après un temps en me serrant aussi.

« Vous allez me manquer, Éowyn. Merci pour tout.»

« C'est moi qui vous remercie.» dit-elle dans un souffle.

Une fois sortis de Meduseld, nous montâmes à cheval et sortîmes d'Edoras accompagnés d'une éored dirigée par Erkenbrand, qui devait repartir en patrouille le jour même.

Je ne me laissais pleurer qu'une fois sortis de la capitale. Dire que beaucoup de personnes dont j'avais fait la connaissance allaient mourir dans moins d'un an : Théodred dans 10 mois, Théoden dans 11 mois, ainsi que Grimbold je crois, et sans oublier Boromir qui mourra un jour seulement après Théodred. J'avais toujours su que savoir le futur serait un fardeau, mais avec mon pouvoir je retenais tout encore mieux et plus précisément, et c'était encore plus difficile à supporter.

Nous arrivâmes en vue de Minas Tirith le 16 mai. Voir la Cité Blanche me fit du bien, mais les nuages noirs à l'est me rappelèrent que la bataille que Boromir remportait à Osgiliath devrait bientôt arriver, et que mon repos à Minas Tirith serait de courte durée, car j'avais décidé que je suivrais Boromir à Fondcombe d'une manière où d'une autre. A partir du mois suivant tout s'enchaînerait beaucoup plus vite…


Et voilà pour le chapitre. Maintenant : NOTES DE L'AUTEUR TRES, TRES IMPORTANTES.

Traduction du rêve :

-"As for you, Maria, you shall now be named 'Meldawen' among my people, for not only is it the meaning of your name, but you are loved among most of those who know you well."

= Quant à vous, Maria, vous serez dorénavant appelée Meldawen par mon peuple (N.M: sous-entendu tous les elfes; pas « mon peuple » mais « le peuple dont je fais partie », ce qui englobe tous les elfes qui restent en Terre du Milieu), car non seulement c'est la signification de votre nom, mais car vous êtes aimée par la plupart de ceux qui vous connaissent bien.

(N.M: Ah oui : pour info, Maria vient de l'hébreux Miriam qui veut dire «aimée», et «melda» en Quenia veut dire exactement le même chose. J'ai juste rajouté «wen» à la fin du nom elfique pour avoir un suffixe féminin (wen= maiden, ce qui veut plus ou moins dire 'jeune fille'), et parce que «Melda», ça sonne comme si c'était un diminutif de quelque chose d'autre. Au moins «Meldawen» c'est beau et ça sonne complet.)) (NdD: pas d'accord, pas d'accord. Je tiens à signaler qu'elle est tyrannique avec moi, et qu'elle me torture, AU SECOURS! …. Mais non je rigole! Pas taper, pas taper!)

- "Thank you my lady"

= Merci ma dame.

- "It is not all. I have also one gift to bestow on you."

= Ce n'est pas tout. J'ai aussi un cadeau à vous offrir.

- « What is it?»

=Qu'est-ce que c'est ?

-« I know not, Peregrin Took, but it was found on the outskirts of the Woods…" elle se retourna vers moi "and I have foreseen the moment I would give it to you. We had never seen anything like this before. I trust you know what this is."

= « Je ne sais pas Peregrin Took, mais cela a été trouvé à la bordure de la forêt… »…. « et j'avais vu le moment où je vous le confierai. Nous n'avions jamais rien vu de pareil auparavant. Je suppose que vous savez ce que c'est. »

-« I do, but…A lightsaber? How did this get here?»

=Je le sais, mais… un sabre laser? Comment est-ce que ça a bien pu arriver ici?

Ah oui… pour ceux d'entre vous qui parlent Anglais, s'il y en a, j'ai écrit dans le style de Tolkien qui un peu différent de l'anglais normal et courant (mais ça, vous le saviez probablement déjà).

Petit sondage. Voilà : j'aimerais faire faire à Maria encore des rêves stupides autour de cette histoire de cadeaux de Galadriel (pas forcément en Anglais) ou faire des crossovers stupides dans n'importe quelle partie de l'histoire (toujours en rêve). Ces rêves n'auront aucun effet sur le déroulement de l'histoire, appart peut-être le fait que Maria se demande en se réveillant si elle ne devient pas complètement barge, et qu'elle se demande vraiment ce que Galadriel lui offrirait si jamais elle allait avec la communauté. J'aimerais savoir si vous croyez que ce serait une bonne idée. Si oui, et quelqu'un a une bonne suggestion, je serais ravie de l'entendre. C'est pas que je manque d'idée, mais peut-être que les vôtres sont meilleures que les miennes. Cette histoire de rêve pourrait vraiment devenir très drôle.

Précisions chronologiques et culturelles :

Pour cette histoire de littérature assez peu fournie chez les Rohirrim, c'est parce qu'ils étaient plus versés dans les chansons et les tapisseries pour raconter leur Histoire.

Théodred meurt le 25 février pendant la première bataille des gués de l'Isen, quelques jours avant que Legolas, Aragorn et Gimli arrivent au Rohan.

Théoden et Grimbold meurent tous les deux dans la bataille des champs du Pelennor, devant Minas Tirith, en mars de l'an 3019 du Tiers Age.