Voici un nouveau chapitre, je m'excuse encore du retard et j'espère qu'il vous plaira.
Les autres chapitres sont écrits et l'histoire est terminée, je n'ai plus qu'à finir de les taper afin de vous les mettre en ligne.
Chapitre 10
Réponses
KAGA
Quand je me réveille, je comprends que l'on m'a soigné après l'attaque d'Octave.
Regardant autour de moi, je comprends que je ne suis pas chez mes frères. Ils m'ont peut-être emmené voir Athéna pour mes blessures.
Oh mon Dieu ! Si Athéna m'a soigné alors elle a vu mes bandages et surtout ce que je cachais en dessous.
J'entends des voix dans la chambre, mais peu proche du lit, je dirais au fond de la pièce. Je me lève prudemment et me dirige vers les voix.
- Elle porte des marques de coups et des cicatrices sur tout le corps, mis à part la cicatrice dont vous m'avez parlé, ainsi que des traces de ligatures aux poignets et aux chevilles, traces qui ne sont pas récentes.
- Je vous avoue que je n'y ai pas fait attention, fait Kanon, surtout que…, mais bien sur, s'exclame-t-il en se frappant le front, elle ne porte que des manches longues, sous cette chaleur et même pour dormir. C'est pour mieux les cacher.
- Je pense que ces marques ont un rapport avec son amnésie, avec cette personne, ce chevalier Octave, et le fait qu'elle ait disparu depuis 4 ans, mais qu'elle ne soit à Athènes que depuis 3 ans. Hélas, sans sa mémoire, elle ne pourra pas nous donner de réponses, il va falloir attendre.
- Je crois pourtant que je vais pouvoir répondre à toutes vos questions, du moins sur ce qu'il s'est passé avec le chevalier Octave, car le reste est encore flou.
Ils se retournent tous vers moi et Saga et Kanon accourent vers moi.
- Comment te sens-tu ? me demande Athéna.
- Mieux, merci.
- Et ta mémoire ? me demande Saga inquiet.
- Une partie m'est revenue, mais…
Je sens mes jambes chanceler, mais deux bras sont là pour me rattraper.
- Merci Kanon, fais-je.
- Il vaut mieux que tu te recouches avant de nous donner des réponses.
- D'accord.
Kanon passe alors un bras sous mes genoux et me porte vers le lit où il me dépose doucement. Je me cale au fond des oreillers afin d'être le mieux possible pour commencer mon douloureux récit.
- Je vais vous dire ce dont je me souviens. Si je me suis placée devant Saga, c'est parce que cette attaque m'a semblé familière et très dangereuse. Et elle l'est en effet, puisque c'est cette attaque que j'ai subi il y a 3 ans et qui m'a fait perdre la mémoire.
Mais je vais commencer par le début, du moins ce dont je me souviens, car ma mémoire est fragmentée sur certains points.
Ca commence, il y a 4 ans, lorsque j'étais la disciple de la Grande Prêtresse de Zeus. Ce chevalier, Octave, venait souvent au temple et me faisait des avances que je refusais. Je ne sais pas depuis combien de temps il me pourchassait de ses assiduités, mais ce jour-là, il en a eu marre d'attendre et que je me refuse à lui, alors il a essayé de me violer.
Je fais une pause dans mon récit car je sens les larmes monter, je ne veux pas pleurer maintenant.
Je sens le regard effaré de mes frères suite à la fin de ma phrase. Saga a la mâchoire crispée et Kanon sert les poings tellement forts que les jointures en deviennent blanches. Je leur prends les mains pour les rassurer, mais je sais qu'au moment où j'aurais fini de leur raconter mon histoire, des envies de meurtres se feront sentir dans leurs cosmos.
- Je me suis débattue, fais-je en reprenant mon récit après avoir pris une grande respiration, ce qui a eu pour effet de les calmer du moins pour un temps. Il s'écarta de moi mais il se mit à rire. Son rire était démoniaque. J'ai eu peur de lui d'un coup, si peur que je ne vis pas la suite venir. J'ai fermé les yeux et j'ai sentis une violente douleur au niveau de la nuque et ce fut le trou noir.
Kanon me fait boire un peu d'eau et me reprend la main. Je le remercie d'un sourire. Je regarde aussi Saga qui me serre la main un peu plus fort pour m'encourager à raconter la suite. Je n'avais pas remarqué qu'ils n'ont pas lâché mes mains depuis le début de mon récit et ça me rassure, je sais qu'ils me soutiennent. Je reprends donc mon récit.
- Quand je me réveillai, j'étais attachée aux chevilles et aux poignets. La pièce était froide, humide et sombre, comme une grotte.
Flash Back
- Tu es réveillé, à ce que je vois, me fait Octave avec un mauvais sourire.
- Où suis-je ?
- Là où personne ne te retrouvera, pas même Zeus.
- Comment ? Mais pourquoi ?
Il se met à rire, toujours avec ce rire démoniaque.
- Pourquoi ? Mais c'est très simple. Je te veux et je t'aurais. Prêtresse ou non, tu n'en ressortiras pas indemne d'ici. Je t'aime et je te déteste.
Il se passe quelques instants avant que je ne puisse avoir un début d'explication. Il me regarde d'un œil mauvais et reprend.
- En fait, Kaga, je te hais car tu as volé la place de ma sœur auprès de la Grande Prêtresse, mais en même temps, je suis fou de toi, et toi, tu oses me résister. Je ne supporte pas que l'on me résiste comme tu l'as fait, je suis un chevalier et pas n'importe lequel, un chevalier de Zeus. Je suis l'élite, rien que pour ça tu devrais m'aimer. Mais non, au lieu de cela, alors que je t'ai fait la cour gentiment, tu m'as rejeté. Alors maintenant, je peux me venger sans personne pour te protéger.
Fin du Flash Back
- Mon calvaire commença à ce moment-là. Certes, il ne me viola pas mais il commença à me battre, petit peu par petit peu, d'abord des gifles, puis des coups de fouets. Je pense qu'il attendait que je sois complètement à sa merci pour me violer. Ce qu'il ne savait pas, c'est qu'avec toutes les disputes que j'avais eu avec Saga et Kanon, je m'étais forgé un sacré caractère et que j'étais devenue relativement résistante.
Je resserre un peu plus ma pression sur leurs mains, ils me font tous les deux un sourire triste auquel je réponds.
- Parfois je ne le voyais pas, je pense qu'il devait être en mission pour Zeus. Mais quelqu'un l'aidait, car j'ai toujours eu à manger. Cette personne portait un masque, mais elle ne me frappait pas. C'était mes moments de répit, car en plus, elle me détachait les mains pour manger, alors qu'Octave me nourrissait directement. J'ai même essayé de me suicider en me tranchant les veines mais à chaque fois, la personne arrivait à temps, elle devait me surveiller derrière la porte. Les coups qui en résultaient étaient encore plus fort.
Un jour pourtant, j'ai fait celle qui allait me trancher encore une fois les veines pour attirer la personne masquée dans la cellule. Je l'ai frappé fortement pour l'assommer, j'ai tranché les liens de mes chevilles et je me suis échappée. De penser à vous, mes frères, m'a aider à retrouver des forces. Je me disais que si j'en réchappais, j'irai vous rejoindre au Sanctuaire pour me protéger. Je vis alors où j'étais enfermé, dans une grotte profonde. Je me suis mise à courir vers la sortie, mais au bout se trouvait une falaise très haute, ce qui stoppa mon élan.
Un ricanement me fit alors me retourner. Octave se tenait là, cette grotte devait avoir plusieurs entrées et sorties, et je n'avais pas pris la bonne.
« - Alors, tu as réussi à t'échapper, moi qui allait être indulgent envers toi. Pour la peine, tu vas mourir. »
Il me lança cette attaque « Amnesia » qui me projeta par-dessus le vide. C'est à ce moment-là que j'ai perdu la mémoire. Cette attaque est fulgurante puisqu'il a tout pouvoir après sur la personne qui la reçoit car elle ne se souvient de rien.
Quand je me réveillai la première fois, j'ai marché sur la plage complètement détruite physiquement, mais je sombrai dans l'inconscience une nouvelle fois. Quand je me réveillai la deuxième fois, j'étais chez Nikos, qui m'avait trouvé sur la plage. La suite vous la connaissez. Je ne sais par contre pas exactement combien de temps je suis restée enfermé.
Je m'enfonce encore un peu plus dans les oreillers, je sens la fatigue revenir à vitesse grand V. Raconter mon calvaire a été éprouvant, mais il fallait qu'ils sachent. Je ferme les yeux un instant, puis je regarde tour à tour mes frères et Athéna. Mon récit leur a causé un choc.
SAGA
Nous restons sans voix à la fin de son récit. Dès qu'elle a commencé à raconter, je savais que ce que l'on allait entendre serait dur mais à ce point-là, je n'arrive pas à trouver mes mots. Je ne m'attendais vraiment pas à ça.
Je regarde Kanon et sens qu'il est dans le même état que moi. La colère et le dégoût sont présents en nous. Comment a-t-on pu faire une chose pareille à notre sœur.
- Laissons-là se reposer, nous fait Athéna.
Je regarde Kaga et m'aperçois qu'elle s'est endormie. Des larmes coulent sur ses joues, ça a dû être encore plus éprouvant pour elle que pour nous. Une partie de sa mémoire lui revient après 3 ans et elle nous l'a raconté d'un bloc.
Nous sortons de la chambre après que Kanon et moi l'ayons embrassé doucement pour ne pas la réveiller.
- Je comprends mieux la souffrance qu'elle cachait au fond d'elle, nous fait Athéna. Elle est très forte en tout cas. Une autre aurait perdu pied rapidement. D'avoir vécu avec vous lui a forgé un caractère très solide.
- C'est vrai, même si on n'est pas très fier de cela, fait Kanon.
- Ne dis pas ça, dis-je. On a fait des erreurs certes mais Athéna n'a pas tord. A notre contact, Kaga s'est drôlement endurcie et s'est forgée un sacré caractère. Elle n'est pas du genre à se laisser faire.
- Maintenant, que devons-nous faire ? demande Kanon à Athéna
- Dans un premier temps, vous restez avec Kaga. Après on avisera selon si ce chevalier décide de revenir ou non. J'ai fait renforcer la sécurité autour du Sanctuaire.
- Très bien, fais-je.
- Veillez bien sur elle, nous fait Athéna comme dernière recommandation avant de s'en aller.
Je regarde Kanon à nouveau et nous retournons auprès de Kaga.
- Saga, me fait Kanon, si ce chevalier se pointe à nouveau, je ne donne pas cher de sa peau. Quittes à en mourir, je ne le laisserais pas s'en prendre à Kaga à nouveau. Je vous en fais la promesse.
- Je suis comme toi, Kanon. Ne t'inquiètes pas, on la vengera.
Oui, on la vengera, quitte pour cela faire appel à mon double démoniaque. Nous ne laisserons plus personne s'en prendre à toi, Kaga. Nous te le promettons, sur nos armures de chevalier et au nom de la Déesse, cet acte ne restera pas impuni. Je sais en plus que les autres chevaliers nous soutiendront dans cette démarche.
Octave, tu vas mourir de notre main !
J'espère que cette histoire continuera à ne pas vous décevoir. On commence à comprendre certaines choses mais je ne vous en dis pas plus.
