Me revoilou avec un petit chapitre tout chaud :D

Comme j'étais bien partie dans l'histoire, j'ai préféré continuer sur cette fic avant de changer, j'espère que ça vous plaira.

Chapitre très important, et désolée pour la fin... euh... comment dirais-je... un poil sadique XD

Un grand merci a toutes pour vos reviews et mise en favs/alertes : Le nombre de reviews a diminué mais j'espère que pour ce chap : vous ferez exploser le compteur :D

C'est le meilleur moyen de me motiver hihi

Merci à mes keupines : Skléri et Elo pour leurs avis et conseils :D

J'arrête de causer, place à la lecture. Je vous retrouve en bas... ou pas.


- Chapitre 10 – Maladresse -

Pov Bella

Il était 6h30 quand la radio me réveilla, comme chaque matin, les jours où j'avais cours. Et comme chaque matin, je n'avais qu'une seule envie : me rendormir. Cependant, à la différence des autres jours, je me levai rapidement pour aller me doucher. Une fois prête, je me rendis dans la cuisine pour me préparer un petit-déjeuner.

-Tu as l'air de bonne humeur ce matin ! s'exclama mon père en entrant dans la pièce, une tasse de café à la main.

-Ouaip, répondis-je distraitement. J'ai bien dormi, je me sens d'attaque pour une nouvelle semaine de cours.

Il me sourit, déposa son mug dans l'évier et retourna dans le salon.

Malgré l'heure tardive à laquelle Morphée m'avait accueillie les bras ouverts, je me sentais reposée. Je n'avais pas rêvé, cependant, le visage d'Edward était la première chose à laquelle j'avais pensé en me réveillant.

Je devais bien avouer que mon empressement à aller au lycée n'était du qu'au fait de le revoir. J'aimais l'idée d'être la seule à savoir, d'être sa confidente.

Après le départ de mon père, je fis rapidement ma vaisselle et me rendis compte que j'étais en avance. Je décidai toutefois de partir, je pris donc mes affaires, mes clés et sortis de la maison.

-Mais, qu'est-ce que… balbutiai-je après avoir refermé la porte d'entrée.

À la place de la voiture de patrouille, se trouvait un autre véhicule que je connaissais bien. Son propriétaire était adossé à la carrosserie, les bras croisés sur le torse et un irrésistible sourire illuminant son visage aux traits si parfaits.

-Je t'emmène, si tu veux ? me lança Edward, de son mélodieux ténor. Le covoiturage est très bon pour la planète !

J'étais scotchée sur place, incapable de bouger, ni de prononcer le moindre mot. Je devais vraiment avoir un air bizarre car son expression changea et il s'approcha de moi, l'air inquiet.

-Bella ? Tu vas bien ?

-Euh oui, pardon… Pou… pourquoi es-tu venu me chercher ? demandai-je en reprenant mes esprits.

-Hier, quand je suis parti, tu semblais si déçue, fit-il, les yeux pétillants de malice. Je me suis dit que tu serais contente de me voir, alors me voilà !

-Oh, je vois ! Ok alors, je te suis.

Nous rejoignîmes sa voiture et il m'ouvrit galamment la portière passager, avant de se mettre au volant.

-Bien dormi ? fit-il en démarrant.

-Oui, très bien, souris-je alors. Et toi ?

Il rigola mais ne me raconta pas sa nuit. Je mourrais d'envie de savoir pourtant, mais je ne voulais pas être impolie et n'insistai pas davantage.

Nous arrivâmes au lycée bien plus vite que prévu, et cela était uniquement du à la vitesse excessive de mon chauffeur d'un jour. Cependant, sa conduite était tellement souple que j'étais restée parfaitement détendue tout le long du trajet.

-Merci de m'avoir conduite, lui dis-je en descendant.

-De rien. C'est des choses qui se font entre amis, non ?

Il m'adressa un sourire éblouissant qui me fit rougir encore une fois. Fichue réaction épidermique !

-On se voit au self, ce midi ? lui lançai-je alors qu'il avançait déjà vers le bâtiment principal.

-Ok, à tout à l'heure.

Il s'éloigna, juste après m'avoir adressé un dernier signe de la main. Je me dirigeai vers ma classe, sans prêter attention à ce qui m'entourait, quand soudain, je sentis une main me tapoter l'épaule. Je repris pied dans le monde réel et reconnus immédiatement la voix qui m'interpelait.

-Alice ! Euh, excuse-moi, j'étais un peu dans la lune.

-Un peu ? chantonna-t-elle malicieusement. Moi, j'aurais dit complètement plutôt… Alors dis-moi, comment s'est passé ton week-end ?

-Je… euh… On a cours, Alice là… Ce n'est…

-Non, non, non… Tu ne vas pas te défiler, les cours sont dans…

Elle jeta un rapide coup d'œil à sa montre.

-… sept minutes trente exactement. Donc vas-y, je t'écoute.

-Elle a du boire trop de café au petit-déj ! pensai-je, juste avant que je ne réalise mon erreur.

J'avais trouvé étrange qu'elle veuille me parler dès le matin, de cette façon… Mon cerveau m'envoya alors les informations comme un télégramme… Juste des mots, les uns à la suite des autres.

« Café – Edward – Vampire ».

Alice était un vampire. Edward me l'avait dit, mais c'était la première fois que je le réalisais vraiment, alors qu'elle était là, en face de moi. Maintenant, je comprenais son attitude et pourquoi elle voulait savoir pour mon week-end.

-Tu… tu sais tout, n'est-ce pas ? murmurai-je. Edward, t'a tout raconté…

Son visage se crispa légèrement, et elle devint sérieuse.

-C'est… plutôt à toi que je devrais dire ça. Il t'a tout dit.

Ce n'était pas une question, mais plutôt une constatation. J'acquiesçai de la tête, ne sachant quoi lui répondre et malheureusement pour moi, l'expression qu'elle arborait était indéchiffrable.

-Il a bien fait, sourit-elle enfin. Je suis contente que tu saches la vérité, on va pouvoir être amies maintenant.

-Amies ? Oui, bien sûr mais… Ce n'est pas pour surveiller Edward ou un truc dans le genre ?

-Non…

Elle n'avait pas l'air très convaincue elle-même.

-Tu peux me faire confiance, Alice… Je ne dirais rien. Votre secret est entre de bonnes mains.

-Je sais ça, Bella… Ce qui m'ennuie…

Elle soupira, sans en dire plus, mais ses yeux la trahissaient, cette fois. Quelque chose l'embêtait et je devais savoir quoi.

-Dis-moi, s'il te plait, la suppliai-je en posant ma main sur son bras.

-Tu es certaine de vouloir aller à ce cours ?

-Euh oui… enfin…

-C'est important, Bella et j'ai besoin de plus de deux minutes pour te dire ce que j'ai à te dire.

-Ok. Je te suis.

Nous sortîmes en douce du lycée et nous nous installâmes sur un banc proche du parking, hors de vue du personnel enseignant.

-Tu me fais un peu peur, Alice, là ! dis-je inquiète.

-Il ne faut pas, me rassura-t-elle doucement. Du moins, pas pour l'instant.

-Que veux-tu dire ? Tu as… vu mon futur ? Il va m'arriver un truc ? Ce n'est pas Edward qui…

-Stop ! me coupa-t-elle sèchement. Arrête de te faire des films. Non, je n'ai rien vu sur toi et non, Edward ne va pas te faire de mal. Mais je dois t'avertir cependant…

-M'avertir ?

-Oui, il est dangereux, Bella. J'aime mon frère malgré ses choix mais, il faut rester réaliste. C'est pourquoi tu dois être consciente qu'il représente un réel danger pour toi.

-Hmm… Il… Il m'a dit qu'il ne s'attaquait qu'à des criminels, fis-je apeurée.

-C'est la vérité, ne t'en fais pas. Son don lui permet, d'une certaine manière, de garder une part d'humanité en lui. Mais, pour toi c'est différent. Ton sang l'obsède, ça doit être très dur pour lui de résister en ta présence. Il fait preuve de beaucoup de volonté…

-Je sais, il me l'a dit. Mais, il a aussi dit, qu'il souffrirait encore plus de ne plus me voir.

-Oui, c'est normal, Bella. Il t'apprécie beaucoup, tu comptes énormément pour lui, mais… Il y a un autre aspect que tu dois prendre en compte, tu agis comme une drogue sur lui, il est en manque quand tu es loin de lui.

Je pris quelques secondes pour assimiler tout ça. Je ne pensais pas avoir une telle influence sur lui. Le doute s'installa alors dans un coin de mon esprit.

-Tu veux dire que… S'il veut être avec moi, c'est uniquement pour… mon sang ?

Mes propres paroles m'horrifièrent et des images horribles apparurent dans ma tête : Edward, me plantant ses dents dans le cou. Je frissonnai en secouant la tête, pour faire partir ses pensées ridicules.

-Bella ? Hey… Excuse-moi, je ne voulais pas te faire peur. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Il va me tuer pour ça, mais tu dois savoir qu'il a de vrais sentiments pour toi. Il veut être ton ami et pas seulement pour ton sang, je t'assure.

-Je te crois, la rassurai-je d'un sourire.

-Cependant, je dois te mettre en garde. Bien qu'Edward n'ait pas envie de te faire du mal, tu ne dois en aucun cas rester seule avec lui. Jamais. Pour votre bien à tous les deux.

-D'accord, Alice. Je te le promets

Le reste de la matinée ne fut pas terrible pour moi, les paroles d'Alice raisonnant dans ma tête, comme dans un écho perpétuel. Je redoutais un peu de retrouver Edward au self, comme prévu.

Je le sentais grandir en moi… le doute. Cette infime petite possibilité qu'il puisse être uniquement guidé par ses instincts primaires, par l'appel du sang. Je me rendis compte qu'Alice avait raison, je ne devrais plus me retrouver à nouveau seule avec lui, tout du moins pas avant d'être sûre de ses véritables intentions.

La pause de midi sonna finalement, je sortis de ma classe et vis avec surprise qu'Edward m'attendait dans le couloir. Il était souriant et… toujours aussi beau. Mes joues s'enflammèrent, comme à leur habitude, ce qui sembla lui plaire. Nous rejoignîmes la cantine en silence, ce n'est qu'une fois assis l'un en face de l'autre, qu'il prit la parole.

-Je sais qu'Alice est venue te parler.

Il n'avait pas l'air fâché, juste inquiet.

-Oui, en effet. Nous avons discuté pendant presqu'une heure.

-Alice est du genre bavarde… J'espère qu'elle ne t'a pas dit d'horribles choses sur moi.

Sa voix avait tremblé en disant ces mots, lui qui possédait une diction si parfaite, en temps normal. Inconsciemment, ma main se posa doucement sur la sienne, arrêtant de ce fait, les tortures qu'il faisait subir au morceau de pain qui trônait au milieu de son plateau.

Nos regards se croisèrent irrémédiablement et à cet instant, tous les doutes, toutes les questions qui me hantaient depuis sa révélation, s'effacèrent comme par magie.

Il ne parla pas. Il n'y avait pas besoin de mots, de toute façon. En cet instant, je m'en voulus terriblement d'avoir douté de lui et de ses intentions, je savais qu'il était mon ami et qu'il ne me ferait jamais de mal.

-Elle s'inquiète juste pour nous, dis-je en rompant le silence qui s'était installé.

-Hmmm… Elle t'a demandée de ne plus me voir, c'est ça ? répliqua-t-il blessé.

-Non, Edward, pas du tout, m'empressai-je de répondre.

Il me regarda étonné.

-Elle m'a juste conseillé d'éviter de rester seule avec toi.

-Et c'est tout ?

-En gros, oui…

-Bon… Je suppose qu'elle veut seulement nous protéger, fit-il, visiblement soulagé.

-Je le pense aussi.

L'heure de la reprise des cours arriva et nous nous séparâmes à regret, pour rejoindre nos classes respectives. Le soir venu, je le retrouvai sur le parking, à côté de sa voiture.

-Est-ce que tu comptes passer me prendre demain matin ? me lançai-je après de longues secondes d'hésitation.

-Euh non, je ne préfère pas prendre de risques. Alice à raison, nous devons éviter de nous retrouver seuls, au moins pour l'instant.

-Ah… fis-je déçue, mais résignée.

Il ne resta pas, ne descendit même pas de voiture. Je lui adressai un dernier signe de la main, sur le pas de la porte, auquel il répondit avant de partir rapidement.

Les semaines passèrent, puis les mois. Les vacances de Noël furent difficiles à vivre car ma mère m'avait suppliée de venir passer les fêtes avec elle et son nouveau mari. Charlie était invité chez les Black, j'avais donc accepté à contrecœur.

Deux semaines sans voir Edward, je croyais ne pas être capable d'y survivre. Heureusement, que nous avions les sms. Je lui manquais également, et ça m'aidait à tenir. Dans certains messages, je m'imaginais même y voir autre chose que de l'amitié, il m'arrivait d'ailleurs, la nuit, de rêver à une vraie relation.

À ma grande surprise, ce fut Edward et Alice qui vinrent me chercher à l'aéroport, car mon père avait été retenu par le travail. Depuis ce jour-là, nous passâmes énormément de temps tous les trois. J'appréciais de plus en plus Alice et elle semblait être la seule Cullen à s'intéresser à Edward.

Nous formions désormais un trio inséparable, au lycée, mais aussi en dehors. Chaque week-end, nous sortions au cinéma ou faire du shopping. Ce n'était pas mon activité préférée, mais Alice adorait et ça nous permettait de parler, rien que toutes les deux.

-Alice, je peux te poser une question ?

-Oui, Bella, je t'écoute.

-Tu crois qu'il serait possible que… enfin… Tu crois qu'Edward et moi, on…

-Bon accouche, Bella ! rigola-t-elle alors.

-Oui, mais ce n'est pas évident, boudai-je.

Je pris une grande inspiration et me lançai.

-Tu crois que nous pourrions sortir ensemble ? Je veux dire… Comme un couple normal, pas en tant qu'amis…

-Pas besoin de dessins, Bella, j'avais compris !

Elle fit une pause et sembla réfléchir.

-Je pense que oui, dit-elle finalement. Pas tout de suite, c'est encore trop tôt pour lui, il faudrait qu'il accepte de changer son… régime alimentaire, mais c'est une possibilité.

-Donc, tu crois qu'il a des sentiments pour moi ?

Elle leva les yeux au ciel.

-Si tu en doutes encore, c'est que tu es aveugle, ma pauvre Bella ! À ton avis, pourquoi il passe autant de temps avec toi ?

-Tu l'as dit toi-même : il est accro à mon sang…

-Il n'y a pas que ça, Bella… Plus à ce stade. S'il voulait seulement ton sang, il t'aurait attaquée depuis longtemps, ou aurait essayé du moins. Il n'aurait jamais accepté de renoncer à être seul avec toi, il aurait trouvé un moyen, n'importe lequel, pour t'isoler et planter ses dents dans ta carotide, lâcha-t-elle en laissant glisser ses doigts fins, le long de son cou.

Ses paroles me firent frissonner, mais en même temps me réjouirent.

-Donc je dois attendre, tu crois ?

-Oui, lorsqu'il sera prêt, il t'en parlera, j'en suis sûre, fit-elle avec un sourire chaleureux.

-Merci, Alice, tu es une vraie amie.

Le printemps pointa enfin le bout de son nez, et les premiers rayons de soleil réapparurent.

-On va au ciné, ce week-end ? proposa Edward en me rejoignant sur le parking.

-Pas possible pour moi, répliqua Alice avec une petite moue. Jazz' m'accompagne faire du shopping.

-Et moi, j'ai mon livre à finir pour mon devoir de littérature.

-Oh ! Roméo et Juliette, tu veux dire ? Je l'ai fini depuis longtemps, moi, me nargua-t-elle, en me tirant la langue. Tu n'es pas sérieuse, Bella !

-Ah ah ah, très drôle, boudai-je.

Il était vrai que depuis que nous sortions tous les trois, j'avais quelque peu délaissé mes études, et mes notes en subissaient les conséquences.

Edward n'insista pas plus, mais je voyais bien qu'il était déçu. Il savait que l'absence d'Alice, ce samedi, signifiait que nous ne nous verrions pas. Plusieurs mois étaient passés, toutefois, son attirance pour mon sang était toujours aussi forte. Alice et Edward avaient d'ailleurs eu une discussion houleuse, lorsque ce dernier avait proposé de venir me chercher chez moi, sans la présence de sa sœur. Elle n'avait rien cédé, et il avait finalement accepté sa condition : s'il voulait être seul avec moi, il devait renoncer au sang humain.

Il avait donc essayé… et avait tenu trois semaines.

Le samedi arriva rapidement. Je me levai tôt et ouvris mes rideaux. J'eus alors la bonne surprise de voir que le soleil brillait, ce qui me mit de bonne humeur.

Je fus prête bien plus vite que d'habitude et descendis embrasser mon père.

-Tu sors aujourd'hui ? me demanda-t-il.

-Non, j'ai un livre à finir et un devoir de littérature à faire dessus.

-Tu vas rester enfermée avec ce beau temps ? s'étonna-t-il. Ma fille est décidemment trop sérieuse.

-S'il avait vu mes dernières notes, il ne dirait pas ça ! pensai-je alors.

Il partit peu de temps après, rendre visite à son ami Billy. Une fois seule, je réalisai qu'il n'avait pas tort : le soleil se faisait si rare à Forks, qu'il serait dommage de ne pas en profiter. Je pris donc un plaid, mon livre, mon portable et je sortis, après avoir laissé un mot pour Charlie, pour qu'il ne s'inquiète pas.

Je me rendis prudemment à la clairière, et découvris avec émerveillement, qu'elle avait quelque peu changé. En effet, une multitude de fleurs rose et parme avaient fleuri, l'herbe avait poussé et on pouvait entendre les oiseaux chanter. Je m'installai rapidement sur le tapis de verdure et commençai ma lecture.

Deux heures plus tard, mon portable sonna. Ma première intention fut de l'ignorer, tant j'étais prise dans l'histoire d'amour impossible de Juliette.

-Et si c'était mon Roméo, songeai-je brusquement.

Je jetai alors un œil sur l'écran : c'était bien lui. Je décrochai, un sourire aux lèvres.

-Salut Bella, je ne te dérange pas, j'espère ?

-Euh non… Enfin, j'étais en train de lire. Tout va bien, Edward ? Tu as l'air bien sérieux…

-Je peux passer te voir ?

-Alice est avec toi finalement ? dis-je en sentant une joie démesurée m'envahir.

-Non. Mais, j'ai quelque chose de très important à te dire Bella, et… ma sœur n'a pas à l'entendre.

Ma joie retomba alors comme un soufflet, remplacée par un sentiment de malaise, que je n'arrivais pas à m'expliquer.

-Elle ne va pas apprécier, marmonnai-je alors.

-Je suis assez grand pour me passer d'une baby-sitter, ironisa-t-il. Mais si toi, tu ne souhaites pas que…

-Non Edward, m'empressai-je de dire, l'empêchant de finir sa phrase. Je serais ravie de te voir, surtout si c'est important.

-Tant mieux, je te rejoins chez toi dans pas longtemps…

-Non, attends… Je ne suis pas chez moi, je suis à la clairière… à notre clairière.

-Ok, j'arrive.

Il raccrocha et je repris ma lecture, mais bizarrement, Juliette et son Roméo ne m'intéressèrent plus autant. Je dus relire plusieurs fois la même phrase, avant d'en comprendre le sens, tant mon esprit divaguait sur les mots d'Edward.

Une chose importante à me dire.

Alice n'avait pas à l'entendre.

Est-ce qu'enfin, il allait me dévoiler ses sentiments ?

Je n'eus pas à attendre longtemps, car comme promis, à peine dix minutes après son appel, il était là. Il me prit dans ses bras, huma mes cheveux et déposa une bise sur ma joue. C'était devenu notre rituel du matin, c'était sa façon de me dire bonjour.

-Que voulais-tu me dire de si important ? dis-je lorsqu'il s'éloigna légèrement, gardant mes mains dans les siennes.

Il me regarda alors intensément et un large sourire illumina son visage.

Pov Edward

Tout était devenu tellement plus simple, depuis que Bella savait mon secret. Tout… Enfin, à part une exception qui répondait au doux nom d'Alice. Sa présence quasi-constante auprès de Bella me pesait parfois, mais elles étaient devenues amies, je ne pouvais donc rien dire.

Malgré tout, je ne pouvais m'empêcher de penser que c'était aussi un moyen pour ma sœur, de me surveiller. Oui, j'avais promis, mais je n'avais pas pensé que mes visites nocturnes à Bella, feraient parties du pacte.

Mes nuits étaient alors devenues longues et ennuyeuses. Je ne passais presque plus à mon appartement, juste pour me doucher et me changer, ce qui avait le don d'agacer ma colocataire. Au moins, j'avais du temps pour réfléchir. Penser à ce que je voulais vraiment, à ce qui était important.

Au bout de plusieurs semaines, plusieurs mois même, je pris finalement ma décision : je voulais être avec elle, et pour cela je devais remplir la condition qu'Alice m'avait imposée : me sevrer de sang humain.

J'essayai donc une première fois… et échouai lamentablement au bout de trois semaines. Je repoussai alors l'idée d'avoir un peu d'intimité avec Bella, dans un coin de ma tête, jusqu'à ce fameux jour.

-On va au ciné, ce week-end ? avais-je lancé comme une évidence.

Lorsqu'Alice pensa à Jazz', je compris tout de suite qu'elle allait refuser. Je ne pouvais pas lui en vouloir, elle ne pouvait pas passer tout son temps libre à jouer les baby-sitters. Elle confirma ce que je redoutais, en nous annonçant qu'elle devait passer la journée avec son amoureux, mais Bella avait de toute façon, un devoir à faire.

Une journée sans la voir, je devais pouvoir survivre ! Je n'aurais qu'à en profiter pour aller chasser. En quittant Bella sur le parking, le vendredi soir, je ne pus m'empêcher de lui glisser à l'oreille qu'elle allait me manquer.

Longues, furent les heures qui suivirent. J'étais totalement désœuvré et la nuit était déjà bien avancée quand je me rendis compte de l'endroit où j'avais atterri. Inconsciemment, mes errances m'avaient conduit à l'unique endroit où je ne devais pas me trouver. Mon regard se porta immédiatement sur la fenêtre par laquelle j'étais passé de nombreuses fois. Je descendis rapidement de voiture et hésitai un instant au pied de l'arbre.

Mon envie de la voir fut la plus forte et je grimpai agilement sur mon perchoir habituel. Les rideaux étaient tirés et même si mes yeux pouvaient voir dans le noir, ils ne pouvaient pas encore voir à travers les objets.

Je m'aventurai alors plus près de la fenêtre, conscient que la branche pouvait céder à tout moment sous mon poids. Mes efforts furent récompensés, car je pus l'apercevoir entre les pans du tissu épais, paisiblement endormie.

Je savais que je ne pouvais pas entrer, même si j'en brûlais d'envie. En fait… si bien sûr, j'étais physiquement capable d'entrer, mais je ne le voulais pas. Je ne voulais pas la mettre en danger, surtout ce soir… Alors que la brûlure dans ma gorge se faisait de plus en plus présente, jusqu'à en devenir douloureuse.

Je pris plusieurs inspirations profondes, pour me calmer et décidai de rester là cette nuit. Je ne quittai mon perchoir qu'au lever du jour. Le ciel était clair, sans aucun nuage… Ce qui me promettait une journée fort ennuyeuse, jusqu'à ce que le soleil se couche. Je regrettai alors quelque peu de ne pas avoir profité de la nuit pour chasser.

Je rentrai en passant par les bois, pour éviter de me faire remarquer. Je courrais à vive allure, évitant les arbres avec précision, quand soudain, le vent qui fouettait mon visage apporta une alléchante fragrance qui me fit stopper net.

J'analysai rapidement le fumet… Ce n'était pas humain. Dommage… Mais, j'étais tellement affamé que n'importe quel animal conviendrait. Je me mis donc en chasse et attrapai sans problème ma proie.

Une fois partiellement rassasié, je rentrai à mon appartement et filai sous la douche. L'eau chaude coulant sur mon corps de pierre, me fit un bien fou et me permit de mettre un peu d'ordre dans mes idées. Au bout de quelques minutes de réflexion, une évidence me sauta à la figure, j'avais la solution sous le nez depuis le début. La raison de mon échec, lors de ma première tentative pour me sevrer de sang humain, était évidente : je n'étais pas assez motivé.

Maintenant, je savais précisément ce qui me donnerait la motivation nécessaire à ce changement important : Bella… Ou plus exactement son amour.

Je n'étais toujours pas sûr de ses sentiments pour moi, mais j'avais besoin de savoir si elle était prête pour une vraie relation, et la meilleure façon de savoir était de lui demander.

C'était décidé. J'allais lui dire que je l'aimais, comme si… toutes ces années, je n'avais vécu que dans l'attente de la trouver. J'étais certain que si elle répondait favorablement à mes attentes, je réussirai à changer… à devenir meilleur. Et peut-être que je pourrai même réintégrer ma famille.

Je sortis de la douche et m'habillai en vitesse. Il était encore tôt et je ne tenais plus en place. Une petite chasse me ferait sûrement le plus grand bien, je pris donc la direction de la forêt et me mis en quête d'une proie.

Après avoir enfin étanché ma soif, plus que nécessaire, je pris mon portable et hésitai un moment avant d'appeler Bella. D'un côté, je ne voulais pas la déranger dans ses devoirs, mais d'un autre, elle devait savoir… JE devais savoir. Je me décidai enfin, en réalisant que de toute façon, je n'aurai pas la patience d'attendre encore une ou plusieurs heures, pour lui parler.

Elle fut surprise, mais accepta ma proposition de venir la voir. Je devais la retrouver à la clairière : c'était l'endroit parfait pour lui révéler mes sentiments. En cet instant, je me sentis léger, libre… heureux.

Je la rejoignis en quelques minutes et la pris dans mes bras, ma façon à moi de lui dire bonjour.

-Que voulais-tu me dire de si important ? me dit-elle doucement, laissant ses mains dans les miennes.

Bien que ses pensées me fussent toujours inaccessibles, à ce moment précis, j'eus l'impression de pouvoir lire en elle. Sa voix et les traits de son visage m'indiquèrent clairement son état d'esprit : elle était impatiente de savoir et n'avait nullement l'air effrayée, ce qui me rassura.

Une idée germa alors dans ma tête. Je n'aurais pu dire si c'était le discret chant des oiseaux ou seulement le fait d'être heureux, mais j'eus soudain envie de jouer, de lui montrer enfin le morceau qu'elle m'avait inspiré. Il résumait assez bien mes sentiments et si cela ne suffisait pas pour qu'elle comprenne, je ne pouvais rêver meilleure introduction pour une déclaration.

Toutes ces réflexions me prirent à peine une seconde et je lui adressai alors un sourire éclatant, tout en pressant légèrement ses mains.

-Ça ne t'embête pas si l'on rentre chez toi pour parler ? Ton père n'est pas là, non ?

-Non, mais… Je pensais que tu aimais bien cet endroit.

-Bien sûr que oui ! L'endroit où j'ai cessé d'avoir des secrets pour toi, sera toujours spécial.

Elle ne protesta pas plus et se laissa entraîner en direction de sa maison. Je passai devant afin de lui dégager le chemin, mais apparemment, j'avais du oublier quelque chose, car…

-Aïe ! s'exclama-t-elle brusquement, au moment où je me retournai, alerté par le bruit de sa chute.

Elle était agenouillée par terre et se frottait les mains, pour enlever la terre et les débris végétaux, qui les salissaient. Je m'en voulus de ne pas avoir été assez rapide pour la rattraper avant qu'elle ne se blesse. J'étais trop pris dans mes pensées…

Je la rejoignis en une demi-seconde pour vérifier qu'elle allait bien.

-Bella, ça va ? demandai-je inquiet.

-Euh… Oui, je crois, fit-elle en s'essuyant les mains sur son jean. Apparemment, rien de cassé !

-Tant mieux, dis-je rassuré, tu…

-Je ? Edward ? Qu'y a-t-il ?

Sa voix ne semblait être qu'un murmure… Le message olfactif que je venais de prendre en pleine figure, avait bloqué mes autres sens, pour intensifier mon odorat. J'eus une espèce de vertige, tant la douce fragrance était envoutante. Je n'arrivais plus à réfléchir, un seul mot revenait encore et encore dans ma tête, comme une énorme enseigne à néons clignotants :

« SANG ».

Mes yeux se posèrent irrémédiablement sur l'origine de l'odeur alléchante et tout mon corps se raidit d'un coup.

-Edward ! Réponds-moi… Je n'ai rien, je t'assure…

-Ta main… réussis-je à marmonner, en fixant toujours les fines gouttelettes écarlates qui s'échappaient de sa blessure.

Elle regarda ses paumes de plus près et remarqua la coupure, peu profonde d'après elle.

-Ce n'est pas grave, c'est juste un peu de sang, je… OH ! Désolée, Edward… Mais quelle idiote, je fais ! se sermonna-t-elle en s'éloignant de moi. Je suis la reine des bourdes, hein ?

Le fait qu'elle s'éloigne me fit reprendre quelque peu mes esprits, mais il était trop tard : le monstre avide de sang… de SON sang, venait de se réveiller.

Il fallait que je fasse la seule chose censée dans une telle situation : me sauver aussi loin que possible, mais… Mes yeux accrochèrent son regard implorant et anéantirent mes dernières volontés. Je ne voulais pas partir… Je la voulais elle, en fait non… Je le voulais lui : son sang ! Ce précieux nectar qui me maintenait en « vie », je ne pouvais pas y résister… Il m'appelait inexorablement. Il chantait pour moi, tel le chant des sirènes…

Bella ne bougea pas, gardant son regard chocolat ancré au mien, pendant que je luttais pour ne pas lui sauter dessus. C'était mon amie… Je ne pouvais pas lui faire ça, je devais me contrôler.

Un silence de plomb s'était installé, j'étais incapable de dire quoique ce soit. L'entêtant parfum me faisait tourner la tête, m'empêchant de réfléchir. Je pris soudain conscience que, si je restais une seconde de plus ici, avec elle, le monstre allait gagner. Il fallait que je parte, et tout de suite, pendant que j'étais encore moi-même.

Profitant de cet éclair de lucidité, je me retournai et fis un pas, mais une nouvelle fois, ma fragile résolution vola en éclat, lorsqu'elle me retint de sa voix tremblante.

-Edward, attend… Ne me fuis pas…

Ses mots me touchèrent en plein cœur, me coupant dans mon élan.

-Regarde-moi Edward… S'il te plait ! m'implora-t-elle.

Je savais que je devais partir… pour son bien, mais… Je n'y arrivais pas. Les poings serrés et le regard tourné vers le sol, je luttais intérieurement contre le démon avide de sang qui grandissait en moi. J'entendis Bella faire un pas vers moi. Combien lui en fallait-il pour me rejoindre ? Deux, trois ? Je devais partir, maintenant !

Je réussis juste à émettre un faible grognement pour l'avertir de ne pas m'approcher.

-Edward, tourne-toi… Je n'ai pas peur de toi.

Sa voix était de plus en plus suppliante… irrésistible. Mécaniquement, je tournai la tête vers elle, mon regard plongeant immédiatement dans le chocolat liquide de ses prunelles. Nous restâmes un temps indéfini à nous regarder, mais qui me parut une éternité, puis elle parla.

-Peut-être que… commença-t-elle, en me tendant imperceptiblement sa main blessée.

Je lui fis face complètement, curieux de savoir ce qu'elle pensait.

-… si tu… goûtais mon sang, tu serais moins tenté après, lâcha-t-elle, d'une voix mal assurée.

-Tu… Tu peux répéter ? fis-je totalement abasourdi, par ce que je venais d'entendre.

Elle fit un nouveau pas vers moi, en me tendant, sans ambigüité cette fois, sa paume d'où coulait un mince filet de sang.

Plusieurs pensées se bousculèrent dans ma tête, en une fraction de seconde. Était-elle suicidaire ou juste idiote ? Et si elle avait raison, finalement ? J'en avais tellement envie… Juste un peu… Juste une fois, pour goûter.

-NON ! grognai-je en rassemblant le peu de volonté qu'il me restait. Tu veux mourir ou quoi ?

J'espérais que le ton menaçant de ma voix, lui ferait suffisamment peur pour lui ôter cette idée de la tête.

-Ça vaut la peine d'essayer non ?

-Bella, j'ai dit non ! grondai-je, à bout de force.

Elle abaissa son bras, et alors que je pensais qu'elle s'était résignée, une étrange lueur de défi éclaira ses yeux.

-Tu ne me feras rien ! dit-elle avec aplomb, en soutenant mon regard.

-Je ne serais pas si catégorique à ta place, répondis-je d'une voix sombre.

Elle ne se démonta pas et continua à me défier du regard.

-J'ai confiance en toi ! Si cela peut t'aider, ça en vaut la peine !

Son inconscience me mit en colère car au fond de moi, je sentais que j'étais à deux doigts d'accepter sa proposition.

-Tu ne devrais vraiment pas, fis-je sur un ton glacial.

-Bien sûr que si, Edward ! Tu es fort, tu as toujours été capable de te contrôler jusque là, non ?

-Jusque là, ton sang restait à l'intérieur de ton corps, Bella ! fis-je sarcastique.

Son regard s'adoucit alors et elle avança vers moi. Je n'avais plus qu'à tendre le bras pour la toucher.

-Edward… J'en ai envie… S'il te plait, essaye au moins, murmura-t-elle d'une voix cajoleuse.

-Tu as envie de mourir ? explosai-je en l'attrapant par les poignets. Ce n'est pas un jeu, Bella ! On ne joue pas avec un vampire. Si je goutte ton sang, je ne vais pas avoir envie d'arrêter. Comprends-tu ça ?

Enfin, son expression changea, elle n'était plus aussi sûre d'elle. Je venais d'être odieux avec elle et maintenant, elle avait peur de moi.

L'odeur du sang me sortit brutalement de mes pensées moroses et je vis sa main. Je tenais toujours son poignet, un peu trop fort d'ailleurs, ce qui avait renforcé le saignement.

-Excuse-moi, je… je ne voulais pas te faire de mal, dis-je en la lâchant.

Je relevai la tête pour observer sa réaction et vis avec étonnement qu'elle pleurait. Des larmes silencieuses avaient coulé le long de ses joues.

-Ne pleure pas, l'implorai-je doucement, en réprimant une furieuse envie de la prendre dans mes bras.

Elle essuya ses larmes d'un revers de manche et essaya de sourire.

-Je ne comprends pas pourquoi tu refuses, bafouilla-t-elle la voix cassée.

Je laissai échapper un petit rire nerveux.

-Pourquoi ? grinçai-je avec un sourire sans joie. Parce que je tiens beaucoup trop à toi pour risquer de te perdre. Tu es bien plus importante que cette stupide obsession pour ton sang.

-Oh ! s'exclama-t-elle surprise. Ecoute, moi aussi je tiens à toi et je ne veux pas te voir souffrir… J'ai envie de passer plus de temps avec toi… rien qu'avec toi.

-Ne me demande pas ça, Bella, gémis-je, lassé de me battre.

Elle se rapprocha encore et posa sa main indemne sur ma joue, dans un geste infiniment tendre et doux.

-Tiens, fit-elle en mettant son autre main bien trop près de ma bouche. Je sais que tu en as envie, je le vois dans tes yeux.

-Bella, c'est trop dangereux, lâchai-je, conscient qu'elle avait déjà gagné.

-Non, tu ne vas pas me mordre. Tu as juste à lécher le sang qui a coulé. Je te fais confiance !

Je pris sa main blessée, avec douceur, dans la mienne. Je devais rester calme, ce n'était pas le moment de perdre mon self-control. Mes yeux se fermèrent et je pris une grande inspiration avant d'approcher la blessure de ma bouche.

Je posai mes lèvres sur la fine déchirure de sa paume, comme pour y déposer un baiser, puis ma langue lécha doucement la trainée de sang. Il y en avait peu, mais ce fut suffisant pour que je sois sûr qu'il n'avait pas d'équivalent. Le sang de Bella se révélait à la hauteur de mes espérances… de mon obsession.

Ma langue passa ensuite lentement sur mes lèvres pour y essuyer la moindre molécule du précieux nectar. Le venin me monta à la bouche et tout mon corps se crispa. Ce n'était pas assez, il m'en fallait encore… Juste quelques gouttes. Il s'ensuivit une véritable bataille intérieure que je n'étais pas certain de gagner.

C'est ce moment peu opportun que choisirent mes lentilles, pour se désagréger. J'avais complètement oublié de les changer avant de venir. Cela n'allait pas arranger les choses.

-Edward… Tu peux me lâcher maintenant, fit une petite voix au loin.

Un grognement m'échappa, mais je me repris aussitôt et levai la tête pour la regarder, sans toutefois lâcher sa main.

-Oh mon Dieu ! s'écria-t-elle alors. Tes… tes yeux.

-Je porte des lentilles pour les cacher, lui expliquai-je.

-Tu commences à me faire peur, là ! Arrête, s'il te plait, lâche-moi la main.

Mes yeux faisaient la navette entre sa main, qui ne saignait plus, et son regard implorant.

-Je… je n'y arrive pas ! lâchai-je impuissant.

-Tu peux le faire, Edward, me supplia-t-elle, des sanglots dans la voix. J'ai confiance en toi.

-Je t'avais prévenue… J'essaye, mais… C'est plus fort que moi…

Là, sans prévenir, le monstre remporta la partie et je perdis totalement le contrôle de mon corps. D'un geste rapide et brutal, me dents percèrent la fine peau de sa main, faisant couler à nouveau le fluide vital dans ma bouche. J'aspirai goulûment alors que les protestations de ma victime, ne semblaient pas m'atteindre.

« … Non, pas ça… »

« Arrête, Edward… Je t'en supplie… »

« Pitié ! Non ! »

« … Tu me fais mal, je t'en prie… »

Cette voix…

Je m'arrêtai subitement de boire pour me concentrer sur la voix. Je la connaissais, mais ce n'était pas une voix dans ma tête… Pourquoi n'entendais-je pas les pensées de ma proie ? La seule personne qui… OH NON ! Bella…

Je relevai immédiatement la tête et ce que je vis, m'horrifia. C'était bien Bella, elle était en larmes et son visage exprimait la peur, mais aussi une intense douleur.

-Qu'est-ce que tu m'as fait ! hurla-t-elle alors en se débattant. Ahhh ! Ça brule !

Mon regard se posa alors sur la morsure que je venais de lui infliger. Qu'avais-je fait ? Non, ce n'était pas ce que voulais…

Je m'aperçus que je la tenais toujours par le poignet et la relâchai aussitôt. Elle recula de plusieurs pas, sans arrêter de crier sa douleur. Le venin avait déjà commencé son travail et elle allait se transformer. Devenir comme moi, sauf si…

Je devais faire quelque chose, je devais l'aider.

-Bella, calme-toi, essayai-je de la rassurer.

-Ne m'approche pas ! hurla-t-elle de plus belle. Va-t-en !

Cela ne servait à rien, je ne pouvais rien faire… Un seul nom me vint alors à l'esprit et je me mis à courir à travers bois.

-Alice ! pensai-je fortement.

J'étais complètement paniqué et horrifié par ce que je venais de faire.

-Alice ! hurlai-je à haute voix, cette fois.


Stop! Pas la peine de hurler... je sais... Je suis méchante...

En plus, le pire c'est que vous n'aurez pas le prochain chapitre tout de suite, car j'ai "Pour l'éternité" à continuer XD

Bref, pas la peine de me chercher pour me torturer : la seule manière d'avoir une info croustillante sur la suite : c'est de me laisser une REVIEW.

Petit sondage, ça faisait longtemps :

Si vous pensez que :

-Bella va se transformer : tapez 1

-Les Cullen vont réussir à la sauver à temps, tapez 2

-Un autre vampire va arriver et tuer la pauvre Bella (*rire sadique*), tapez 3

-L'option "tapez l'auteure" est toujours indisponible.

Je vous rappelle que nous vous accueillons avec plaisir sur notre forum consacré aux fanfics en tout genre :

http[:]/lasa-forum[.]1fr1[.]net sans les crochets, bien sûr.

à bientôt pour un nouveau chapitre ^^

Aly.