Bonjour à toutes et à tous !

Voici un nouveau chapitre dans les aventures de Bella et Edward. J'espère que vous n'avez pas trop attendu, mais comme j'avais un travail à rendre pour la fac, je n'ai pas pu poster le chapitre ce week-end comme j'ai l'habitude de le faire.

Enfin bref, je voudrais dire un grand merci à tous ceux qui ont laissé des reviews, je parle de : Grazie, Cassy-chou, Kozarcanka, mlca66, larosesurleau, LFM'Ines, Karima, Jasper Edward21, Phika17 et. Ciale.

J'ai vu que la discussion Bella/Jacob vous avez fait réagir, chacun à sa façon, mais ça fait plaisir. Je ne sais pas encore si je vais faire revenir Jacob dans un autre chapitre, pour un second round, c'est fort probable.

En tout cas j'espère que ce chapitre va vous plaire, mais je pense que oui. Il y a une scène d'hôpital, et je tiens à préciser que je n'y connais strictement rien si ce n'est avec les série urgence et grey's anatomy, donc soyez indulgente.

Et pour me rattraper du cour PDV d'Edward, en voici un plus long.

Bonne lecture !

Chapitre 11- Drôle de nuit

POV Edward

Dimanche était arrivé, enfin ! Après avoir passé un week-end avec ma famille entière pour l'anniversaire de mariage de mes parents, j'avais hâte d'aller travailler. Non pas que je ne les aimais pas, mais ils n'avaient pas arrêté, tous autant qu'ils sont de me parler de Bella. Et Bella par-ci, et Bella par-là ! Et des « c'est qu'elle est vachement bien cette fille, tu devrais en profiter » de la part d'Emmett, ou des « Je l'aime bien Edward, invite-là à diner » de celle de ma mère et de mes sœurs. Non mais je ne pouvais même plus faire un pas sans entendre ce prénom à leur bouche. Je savais que ma collègue leur avait fait forte impression, mais de là à me jeter dans ses bras. Enfin, tout cela pour dire que j'avais vraiment hâte d'aller travailler. Je savais très bien que Bella Swan y serait aussi, nous avions les même gardes de nuit, à croire que c'était fait exprès !

Une minute ! Est-ce que mon père aurait… ? Non, il n'aurait pas osé ! N'est-ce pas ?

Je ne préférais même pas y penser, je souhaitais un dernier « au revoir » et « bon voyage » à mes sœurs et leur mari, fis un gros bisou à ma nièce adorée avant de rejoindre l'hôpital.

La nuit commençait tranquillement à l'hôpital de Forks, quelques déshydratations d'enfants vomissant dû à un virus de grippe intestinale. Un bébé amené par des parents inquiets dû à une poussée de fièvre chez un nouveau-né. Aucun appel de la part de la maternité et de l'obstétrique, et j'ignorais si cela me soulageait ou pas.

Le souvenir de Bella en train de pleurer à cause de Jacob Black me serra la gorge. Je ne voulais pas me mêler de ses affaires. Lorsque je l'avais rejointe pour m'assurer que ça allait pour elle, je voulais rester professionnel et juste être sûr qu'elle allait bien et partir aussi tôt. Seulement, j'avais croisé ses yeux chocolat remplis de larme et je n'ai pas pu me convaincre de partir, je lui ai donné un mouchoir et je suis resté un peu plus longtemps, lui parlant de son père qui s'inquiétait. Lui disant que JE m'inquiétais pour elle. Bella avait essayé de me rassurer, me disant que ça allait et que son père était un peu trop protecteur, ce que je cru sans le moindre doute. Lorsqu'elle me fit un triste sourire de remerciement et que je voulu la réconforter je pris peur et je parti aussi vite que possible. Seulement quelque chose m'en empêcha, j'ignorais encore quoi, mais je mettais retourner vers elle pour lui dire que je savais pertinemment qu'elle essayait de paraitre forte, mais que ça ne marchait pas avec moi. Son père avait raison de s'inquiéter pour elle, ses larmes en étaient la preuve et je voulais qu'elle sache que…en fait j'en savais rien, je voulais juste qu'elle sache que je voulais que ça aille mieux pour elle.

Je fus interrompu dans mes pensées par un appel des urgences, m'informant qu'un enfant ayant était blessé dans un accident de voiture arriverait en ambulance d'ici quelques minutes, avec sa mère. Je me dépêchais de rejoindre le service des urgences, pour me préparer à n'importe quelle situation médicale. À peine une minute plus tard, je vis les ambulanciers arriver avec deux brancards : sur le premier il y avait une femme enceinte d'à peu près 8 mois, les cheveux châtains et sur le deuxième un petit garçon de 6 ans à priori qui pleurait sa maman. Pour ne pas faire encore plus peur à l'enfant, je demandais à pouvoir m'occuper de lui dans la même salle que sa mère au médecin urgentiste qui la prenait en charge. Cela ne le dérangea pas, il semblait même s'en moquer.

« Alors jeune homme, comment tu t'appelles ? » J'essayais avant tout de rassurer l'enfant et de créer un lien de confiance avec lui pour qu'il me laisse l'ausculter tranquillement. Il s'appelait Thomas, mais il préférait Tommy, il avait 6 ans et demi, et il s'inquiétait beaucoup pour sa maman, mais je le rassurais en lui disant qu'un médecin s'occupait d'elle, ce qu'il put voir de ses propres yeux.

L'accident ne semblait pas avoir été très grave, Tommy se plaignait seulement de son poignet droit qu'il avait dû mettre devant lui pour se protéger et qui s'était cogné à l'air bag, cela arrivait souvent. Je l'envoyais donc faire des radios pour m'assurer que rien n'était cassé. Je prévins sa mère et pour ne pas l'inquiéter encore plus je descendis avec lui. Aucun autre patient ne m'attendait et mon interne était en train de remplir des dossiers. Tommy fut très calme lors de sa radio, pour détourner son attention je lui parlais de son sport préféré, le base-ball, à croire que c'était le sport fétiche de cette bourgade. Puis nous sommes remontés aux urgences rejoindre sa mère, la radio n'avait montré aucune fracture, juste une lésion au niveau du poignet, mais pour m'assurer de son bon rétablissement et éviter que des micros fractures que je n'aurais pu voir à la radio n'empirent, je préférais le plâtrer.

Lorsque je ramenais Tommy dans la même salle d'examen que sa mère, mon collègue urgentiste était parti, et sa patiente attendait patiemment le retour de son fils.

« Est-ce qu'il va bien ? » me demanda la mère de Tommy avant même que j'ai pu le remettre dans son lit.

« Il va bien, je n'ai vu aucune fracture, mais je préfère le plâtrer au cas où il y aurait une micro-fracture invisible aux rayons X. Et vous ? » Je voulais que mon « petit patient » soit rassuré. Je souris en m'apercevant que j'avais repris l'expression de Swan.

« Le médecin dit que tout va bien ! Bon sang, j'aurais dû faire plus attention, j'ai voulu éviter un renard sur la route et j'ai perdu le contrôle du véhicule, heureusement ce n'était pas trop grave. » Je lui souris pour lui répondre et continuais à m'occuper de son fils. Avec Tomy nous avions décidé d'un plâtre bleu, et je décidais de m'atteler à la tâche. Je fus interrompu quelques minutes plus tard par Mme Stuart, la mère de Tommy qui semblait ressentir des douleurs au ventre.

« Mme Stuart, que se passe-t-il ? » Je pris son pouls, et écoutais son cœur et celui de son bébé, ils battaient rapidement.

« J'ai mal, je…je crois que j'ai…des ….contractions » Je fis un bref examen de son ventre arrondi et je compris qu'elle était en travail, l'accident avait dû le déclencher et elle avait été trop choqué pour ressentir les toutes première contractions. Je hélais rapidement une infirmière pour qu'elle appelle le médecin qui s'était occupé de cette patiente et pour qu'elle demande à une sage-femme de descendre ici le plus vite possible.

« Je veux que vous vous calmiez Mme Stuart, respirez calmement. Vous êtes effectivement en travail mais ne vous inquiétez pas on va s'occuper de vous. Une sage-femme va vous prendre en charge. En attendant je vais mettre votre fils dans une autre salle, votre mari a été appelé ? » Elle me fit signe que oui essayant comme elle pouvait de gérer la douleur, puis je conduis son fils à l'extérieur essayant de le rassurer du mieux que je pouvais.

« Mme Frantz, où est le Dr Sadi qui s'occupait de Mme Stuart ? » Je ne voyais le médecin nulle part, et c'était urgent, je commençais à m'inquiéter.

« Je ne sais pas Dr Cullen, je l'ai bipé mais pas de nouvelle » Génial, un collègue déserteur manquait plus que ça !

« Alors Dr Cullen on me fait appeler aux urgences ? L'obstétrique ne vous convient plus ? » Je souris discrètement en entendant la voix de Bella Swan derrière moi. Je quittais rapidement le jeune Tommy afin de nous éloigner de lui et expliquer à ma collègue ce qui se passait.

« Une femme enceinte de 8 mois, je dirais, qui a eu un accident de voiture. Aucune blessure, mais le travail à commencer » Lui résumais-je sommairement.

« C'est votre patiente ? » Je grognais parce que non ce n'était pas ma patiente et que mon abruti de collègue avait disparu

« Non, celle du Dr Sadi, qui est aux abonnés absents » Je la vis faire une grimace, ça ne devais pas être la première fois. Il faudrait que j'en parle à mon père.

« Très bien je vais voir la patiente, venez avec moi » Elle n'attendit même pas ma réponse qu'elle me trainait à la salle d'examen par le poignet. Un frisson me parcouru lorsque je senti sa peau sur la mienne, mais je préférais en faire abstraction pour m'occuper de la patiente.

« Mme Stuart, je vous présente Bella Swan, la sage-femme qui va s'occuper de vous. C'est l'une des meilleures, alors ne vous inquiétez pas. » Je fis un sourire rassurant à la patiente, pendant que Miss Swan s'occupait déjà de l'examiner. Elle avait le visage impassible, mais je vis dans ses yeux que quelque chose la contrariait.

« Bon, le travail avance rapidement, vous êtes déjà à 8 cm, il est trop tard pour vous monter en obstétrique et pour vous faire une péridural Mme Stuart, je suis désolé. » Quoi 8 cm, déjà ? « On vous laisse un léger instant avec le Dr Cullen pour tout préparer, mais ne vous inquiétez pas on revient. » ajouta-t-elle

« Quoi ? Non, je ne peux pas accoucher ici et maintenant ! J'ai encore 4 semaines avant d'accoucher ce n'est pas le moment ! » Bon, si la mère commençait à paniquer on était mal.

« Mme Stuart, regardez-moi » lui demandais-je, puis je repris quand elle me fixait « Mlle Swan est la meilleure sage-femme, je peux vous l'assurer, et vous êtes aux urgences d'un hôpital, on sait aussi bien faire naître les bébés ici qu'en salle de naissance. Je sais que le bébé arrive trop tôt mais le fait est qu'il arrive, l'accident à juste accéléré les choses, il n'y a aucune raison de paniquer, faites-moi confiance, d'accord ? » Il fallait absolument la rassurer sinon on risquait que le cœur du bébé ne s'emballe de trop. Son rythme cardiaque fini par ralentir, et nous pûmes sortir de la salle d'examen avec Bella.

« Bravo Dr Cullen, j'ai eu peur qu'elle nous fasse une crise de panique ! Bon, je dois joindre le gynécologue de garde, le fait qu'elle est eu un accident peut avoir causé des lésions internes ce qui a déclenché le travail. Vous voulez bien rester dans les parages, au cas où ? » Sa voix était calme et posée, sa respiration normale, aucune signe de stress et de panique n'était visible, une vrai professionnelle. Je voyais pourtant dans ses yeux tout l'inquiétude qu'elle avait pour cet accouchement.

« Ne vous en faites pas je ne compte pas partir d'ici avant de m'assurer que tout aille bien. » la rassurais-je en posant ma main sur mon épaule. Elle me remercia d'un regard avant de partir appeler le gynécologue de garde. Pour ma part, je me décidais à rejoindre mon interne dans un coin des urgences. Je lui demandais de lâcher ses dossiers pour le moment et de répondre aux appels de la maternité et de l'obstétrique pour moi et qu'il m'appelle qu'en cas d'urgence. J'avais beau l'avoir critiqué depuis un mois que j'étais là, j'avais confiance en lui, je jouais juste à l'enfoiré avec lui, histoire de lui mettre un peu la pression.

« Bon mauvaise nouvelle, le Dr Cerbert est au bloc pour une césarienne d'urgence, et son interne s'occupe de sortir un bébé avec les forceps. » Mais c'était quoi cet hôpital où les médecins disparaissent ou deviennent tous occupés par une urgence en même temps ? Ils le faisaient exprès ou quoi ?

« C'est une blague ? Il n'y a aucun médecin pour vous seconder en cas de problème ? » Il faudrait vraiment que je parle de cela à mon père, ce n'était pas possible. « Mon père, on peut l'appeler, il pourra être là dans 15-10 minutes à tout cassé » Oui, voilà, mon père était la solution, le seul médecin sur qui on pouvait compter à l'heure actuelle.

« Et vous alors ? Vous êtes médecin ? Vous avez déjà mis des bébés aux mondes, non ? » Elle me regardait comme si j'étais un idiot qui avait oublié que j'étais médecin

« Euh oui, j'ai déjà mis des enfants aux mondes mais c'était lors de mon stage en obstétrique, il y a un an. » Je pourrais l'aider mais s'il y avait des complications je préférais qu'un gynéco ou mon père soit là.

« Parfait alors vous et moi, on va s'occuper de ce bébé, une infirmière nous aidera ! Mais je vais demander à ce qu'on appelle votre père aussi, on ne sait jamais, vous avez raison » Parfait, il valait mieux prendre tout en considération et se préparer au pire. Un hurlement venant de Mme Stuart nous interrompit. Nous la rejoignîmes en courant, le bébé arrivait.

Les minutes qui suivirent furent intense en stress, mais en tant que professionnel nous savions gérer la pression. L'infirmière Gladys Frantz soutenait la patiente dans ses poussées, et lui essuyait le front, pendant que Bella s'occupait de faire venir cet enfant au monde, moi juste à côté pour m'assurer que tout se passait bien. Nous faisions abstraction des hurlements de la mère. Dans un accouchement, tout pouvait basculer en une seconde, je devais me sentir prêt.

Le bébé sorti finalement du ventre de sa mère, violassé, plein de sang, mais rien d'anormale à cela. Bella le posa sur le ventre de sa mère, afin qu'elle puisse voir sa petite fille. Je m'apprêtais à récupérer le nouveau-né pour m'assurer que tout aller bien, je devais prendre ses constantes, après tout, lui aussi avait subi un accident de voiture. Seulement Bella m'en empêcha. Elle me retint par le bras, sourcil froncé, il y avait un problème.

« Mme Frantz prenait le bébé et faites-lui les premiers examens » Je ne voulais pas faire paniqué la nouvelle maman, mais elle ne réagit même pas au fait qu'on lui enlevait son bébé. Elle commençait à sombrer dans l'inconscience, ce qui n'était absolument pas bon signe. Je retournais auprès de Bella, et je vis tout son avant-bras plein de sang, ce qu'on redoutait arriva : une hémorragie interne.

« Je ne peux pas retirer ma main, il y a trop de sang » me chuchota-t-elle. J'interpellais à nouveau l'infirmière Frantz pour qu'elle laisse le bébé au soin d'une de ses collègues et qu'elle vienne nous aider.

« Mettez-lui 2 culots de O-, maintenant ! Bella, vous allez faire tout ce que je vous dis. » Ne pouvant agir moi-même à cause d'une trop grande perte de sang, qui empêchait Bella de retirer sa main, je la guidais pour qu'elle stoppe l'hémorragie. Je lui indiquais ce qu'elle devait sentir du bout des doigts pour repérer l'hémorragie, lui tendais les instruments, et lui disait ce qu'elle devait en faire. Elle suivit toutes mes instructions, m'indiquant à son tour le moindre de ses gestes et ce qu'elle distinguait avec ses doigts me permettant ainsi de mieux visualiser ce qu'il fallait faire.

« Bien maintenant, enlevez votre main, si nous avons bien fait notre travail elle ne devrait plus saigner » Bella enleva sa main le plus lentement possible s'apprêtant à stopper l'hémorragie au moindre signe de saignement, mais il n'en fut rien. Mme Stuart avait perdu beaucoup de sang, mais l'hémorragie avait été arrêtée et la patiente était hors de danger.

« Vous avez réussi Bella ! Mme Frantz, je veux que vous veilliez aux constantes de Mme Stuart et rajoutez encore deux poches de sang. Je vais demander au Dr Cerbert de descendre pour examiner notre patiente et je vais m'occuper du bébé. Appelez-moi dès la moindre soucis » Je leur tournais le dos pour me rendre dans la salle à côté, examiner le nouveau-né. Je mis à peine un pied dehors qu'un homme un peu plus petit que moi, brun et au visage inquiet s'avança vers moi.

« Excusez-moi je suis Mr Stuart, c'est vous qui vous occupez de ma femme ? Comment va-t-elle ? J'ai vu une infirmière sortir avec le bébé mais je n'ai pu ni le voir, ni avoir des nouvelles de ma femme. » Je passais une main dans mes cheveux pour reprendre mes esprits et être le plus professionnel possible.

« Votre femme a eu un accident de voiture ce qui a déclenché le travail, rapidement. Nous n'avons pas pu l'amener en salle de naissance pour qu'elle y accouche, et avons dû mettre au monde votre bébé ici aux urgences. Après la naissance de votre fille, nous avons remarqué une hémorragie interne chez votre femme, elle a perdu beaucoup de sang mais nous somme parvenu à la maitriser avec la sage-femme. Elle est hors de danger désormais, mais elle devra rester hospitalisée plus longtemps que prévu. Je vais m'assurer que votre fille va bien désormais. Vous devriez rejoindre votre fils pendant que nous nettoyions votre femme. Elle dort pour le moment donc occupez-vous de Tommy. » J'espérais que mon interne se soit occupé du plâtre du petit garçon, puis j'entrais dans la salle où était le nouveau-né.

Une demi-heure plus tard j'étais rassuré sur le bébé Stuart, il allait très bien. J'en informais rapidement le père qui était avec son fils. Tommy avait bien un nouveau plâtre et j'en profitais pour remercier mon interne de s'en être occupé, je serais moins salaud avec lui à partir de maintenant. De loin, je vis mon père discuter houleusement avec le Dr Sadi et le Dr Cerbert. Je ne savais pas ce qui se disait mais la manière dont Mme Stuart avait été prise en charge n'avait pas dû plaire à mon père. Je décidais de m'en préoccuper plus tard, après avoir vérifié les constantes de la nouvelle maman. Lorsque j'entrais dans la salle d'examen, Bella était toujours là, seule, avec la patiente.

« Bella ? Vous allez bien ? » Je venais de remarquer que j'avais appelé ma collègue par le surnom qu'elle se donnait, je transgressais ma propre règle mais je m'en fichais. J'avais le sentiment que ce n'était pas le moment de l'appeler par son nom de famille.

« Ça va ! Je…j'avais juste besoin de prendre un peu de temps pour me remettre, ce n'est pas tous les jours qu'on a un accouchement pareil ! Enfin je veux dire, où je dois me prendre pour un médecin » Je souris à sa réplique, elle avait de quoi être secoué. Son boulot était de mettre les bébés au monde, et s'il y avait une complication, elle appelait le gynécologue. Là elle avait dû faire sans, seulement avec mes connaissances et son assurance. Ça n'avait été facile pour personne.

« C'est normal. En tout cas vous avez été fantastique, vous avez fait du bon boulot » J'étais un peu gêné de lui faire ce compliment. Je l'avais déjà fait pour rassurer Mme Stuart et je le pensais, mais là j'étais seul avec elle. Enfin avec la patiente, mais elle était inconsciente.

« Merci ! Sans vous je n'y serais pas arrivé, heureusement que vous étiez là ! Finalement on fait une bonne équipe ! » Elle s'était retournée vers moi, m'offrant toute son attention, et je ne sut quoi répondre. Oui, nous formions une bonne équipe, une excellente même mais cela me donnait une étrange sensation de picotement le long de ma colonne vertébrale.

« En effet ! Allez, venez Bella, vous avez besoin de prendre l'air ! Un café vous fera du bien » Je guidais Bella vers la salle de repos des urgences lorsque mon père vint à notre rencontre, suivi des Dr Sadi et Cerbert avec leur air de petit garçon qui vient de se faire disputer.

« Edward, Bella, vous avez fait du très bon travail ! Sans vous j'ai bien peur que l'heureux évènement de Mme Stuart se soit transformé en cauchemar, aussi bien pour sa famille, que pour l'hôpital. Vous formez une bonne équipe ! Il y aura une enquête interne sur ce qui s'est passé pour en arriver à ce qu'une sage-femme et un jeune résident en pédiatrie, pas encore titulaire, soit voués à eux-mêmes dans un accouchement à risque. J'aurais besoin de vos dossiers complets et signés dès demain matin» J'acquiesçais à sa demande, je savais que mon père avait pour habitude de résoudre les problèmes aussi bien à la maison qu'au travail le plus rapidement possible. Il refuserait de remettre ça à plus tard pour son confort personnel alors que la bonne prise en charge des patients était en jeux.

« Il n'y a pas de problème Dr Cullen, un café et je m'y mets dès que possible » répondit Bella. Mon père nous remercia d'un sourire et d'un signe de tête, avant de demander aux deux autres médecins de le suivre pour continuer leur conversation dans son bureau, ce qui les fit grimacer.

« Je n'aimerais pas être à leur place » murmura Bella en jetant un dernier coup d'œil à mes collègues

« Oui mon père est doué pour faire la morale aux autres, et je suis bien placé pour le savoir » lui dis-je en riant bêtement. Je me rappelais des nombreuses bêtises que j'avais faite avec ma sœur Alice, sans elle aussi, et mon père qui me faisait la leçon. Je fus interrompu dans mes souvenirs par Bella, qui riait à mes côtés. Ma nostalgie attendrait, je suivais ma collègue à la salle de repos des urgences. Elle s'assit à la table la plus proche, sa tête dans ses mains, cet accouchement avait vraiment dû la bouleverser, bien qu'elle fut professionnelle jusqu'au bout. Je lui servis du café dans la première tasse propre à portée de main et m'assit en face d'elle.

« Ça ne vaut pas le café de l'obstétrique, mais ça vous remettra les idées aux clairs…enfin j'espère » Bella sorti finalement sa tête de ses mains pour prendre la tasse que je lui tendais. Nos doigts se frôlèrent légèrement, et les picotements le long de ma colonne vertébrale réapparurent, mais je ne m'y attardais pas, je ne voulais même pas y penser.

« Merci, j'en avais bien besoin !... Vous devez me prendre pour une idiote, je veux dire que je suis sage-femme, des accouchements à risque j'en ai déjà vu des dizaines » S'il y avait bien une chose que je ne pensais pas d'elle, c'était qu'elle était une idiote.

« Seulement jamais en première ligne. Sur celui-ci c'est vous qui aviez la vie de cette femme entre les mains ! C'est normal qu'il vous faille du temps pour vous remettre de vos émotions. » J'essayais de la réconforter du mieux que je pouvais mais je n'étais pas très doué pour cela en général.

« Je n'arrête pas de penser à tout ce sang, j'ai vraiment eu peur de ne pas y arriver vous savez » Je la fixais un moment, elle était décoiffée, les traits de son visage tirés par la fatigue et le fort stress de cet accouchement, et ses yeux avait perdu de leur étincelle habituelle. Je comprenais ce dont elle parlait. Tous les professionnels de cet hôpital pouvaient le comprendre, on avait tous des moments où on avait peur de causer la mort d'un patient, seulement pas notre faute.

« Je sais. Lors de mon stage en chirurgie pédiatrique, il y avait un petit garçon de 9 ans, Dylan. Il ne faisait pas attention où il courait et il est tombé à son école, vous savez là où on creuse des fondations pour un nouveau bâtiment. Le pauvre il s'est empalé, les secours ont dû scier la barre de fer pour le transporter, à cause de l'hémorragie que cela pourrait créer. Et lorsque le chirurgien lui a enlevé cette barre, il y avait du sang partout, ça avait transpercé son foie, et moi sans réfléchir j'ai mis mon doigt pour stopper l'hémorragie. Je suis resté ainsi pendant 4 heures, le temps que le chirurgien arrive finalement à réparer tous les dégâts que cette chute avait faite à ce gamin. Et pendant tout ce temps, je n'arrêtais pas de me dire : tu bouges et ce gamin se vide de son sang. Je vous comprends Bella, mais il faut que vous compreniez que nous avons sauvé cette femme et son bébé, sans nous ils seraient tous les deux morts. Alors oui ce fut dure, laborieux et haut combien stressant mais nous avons réussi, vous avez réussi. » Ok, moi aussi je devais reprendre mes esprits. Je devais avouer que je pensais tout ce que je venais de dire à Bella, mais je venais de lui révéler le cas d'un des patients qui m'avait le plus marqué dans toute ma carrière de médecin, je venais de lui donner quelque chose de personnel, de trop personnel.

Je me stoppais dans mes pensées lorsque je senti de nouveau des picotements et de la chaleur sur une de mes mains, là où celle de Bella venait de se poser. Je n'arrivais pas à enlever mes yeux de ce geste qu'elle venait de faire. Etait-ce pour me remercier ? Ou alors parce qu'elle avait compris que j'avais failli à mes règles, que je venais de lui révéler quelque chose de moi ?

« Merci, j'avais besoin d'entendre cela. Je me doute que ça n'a pas été facile pour vous de me raconter l'histoire de Dylan, mais merci en tout cas ! Pour ça, le café….et pour ne pas m'avoir donné du Mlle Swan pendant toute cette affaire, je crois que ça m'a aidé. » Elle relâcha ma main, bu le reste de son café d'une traite et parti rejoindre son service. Je n'avais même pas remarqué que son bipper sonnait.

Le reste de la nuit fut bien plus calme, en même temps tout pouvait l'être après Mme Stuart…ou presque. Je refoulais au plus loin de mon esprit l'image de la main de Bella sur la mienne et les picotements que cela avait engendré. Je préférais me plonger dans mon travail, et notamment le dossier de Mme Stuart que réclamait mon père pour demain…ou aujourd'hui, tout dépend du point de vu. Je m'attelais donc à la tâche, lorsque je fus interrompu par des ambulanciers, à croire que c'était une manie dans cet hôpital.

« Hé, Dr Ed ! » Je grimaçais rien qu'à l'évocation de ce surnom, mais fis néanmoins mon plus beau sourire hypocrite à ses 4 mecs, lorsque je relevais la tête. « On vient aux nouvelles de l'accident de voiture, il paraît que la mère a accouché ? » C'était donc eux qui avaient amené Tommy et sa mère aux urgences.

« Oui, l'accouchement n'a pas été des plus simple mais la mère et le bébé vont bien, ainsi que le petit Tommy » répondis-je le plus vaguement possible, il n'était pas dans ma nature de dévoiler l'ensemble du dossier de mes patients même aux ambulanciers qui les avaient amené. Tout ce qu'ils devaient savoir c'est que tout le monde allait bien

« C'est vrai l'histoire comme quoi vous avez fait naître le bébé ici, aux urgences ? Et que c'est Bella Swan qui a dû arrêter l'hémorragie sous votre direction ? » Bah dis donc, les nouvelles allaient drôlement vite ici, je me doutais que ça aurait filtré, mais aussi vite et déjà auprès des ambulanciers, c'était à croire que certains n'avaient rien d'autre à faire. Je confirmais néanmoins la rumeur aux hommes, avant de retourner à mon dossier. J'espérais ainsi qu'il me laisserait tranquille, ce qu'ils firent, mais je n'avais pas prévu qu'ils entameraient une autre discussion juste devant moi. Et le sujet de leur conversation n'était autre que Bella Swan.

« Cette fille est vachement sexy, même avec son habits d'hôpital » dis l'un d'eux, grand, châtain, bien baraqué.

« Tu m'étonne, Bill ! J'aimerais bien qu'elle vienne faire un tour entre mes jambes à moi aussi, mais pas pour les même raisons, si tu vois ce que je veux dire » Evidemment que tout le monde voyait ce qu'il voulait dire, il était loin d'être le maître de la subtilité, et de la délicatesse non plus.

« Oh, calmez-vous les gars, je vous signale que c'est la fille du chef Swan ! Elle a bien plus de jugeote que beaucoup de fille face à vos biceps et le mythe du héros. Je te pari tout ce que tu veux, Jo, qu'elle t'accordera même pas un café ! » Cette fois ce fut un homme roux avec une barbe de quelques jours qui répondit. Je devais avouer qu'il me semblait bien plus sympa que les deux autres. Le quatrième, lui, ne disait pas un mot donc je ne pouvais pas juger, mais au moins il ne déblatérait pas des idées salaces sur Bella. Non pas que j'en avais quelque chose à faire mais en tant que frère de deux sœurs et ayant eu l'éducation que j'ai eu, je détestais que l'on parle ainsi d'une femme…et de Bella.

« Ok, je prends le pari Gary ! 20 billets que j'ai un café, et la belle Swan avant ce soir ! » Vraiment charmant !

« Hé, les gars ! Vous n'allez comme même pas parier sur une femme, ce n'est pas un cheval ! » Je ne voulais pas me mêler des affaires de qui que ce soit dans cet hôpital mais là il faisait un pari sur une femme ! Et le fait qu'il s'agisse de Bella n'avait aucune importance ! N'est-ce pas ?

« Vous inquiétez pas Doc, elle en sera rien ! Vous n'allez comme même pas dénoncer un pote, n'est-ce pas ? » C'était bien dans mes intentions, si ! Et puis depuis quand on était pote ? Mais en même temps je ne voulais pas entrer dans les affaires de Bella, c'était sa vie, et j'ignorais comment elle réagirait en sachant que je m'occupais de ses RDV. Déjà que la dernière fois je lui avais proposé mon aide avec ce Jim, et elle ne s'était même pas servi de cette occasion, alors non finalement je ne dirais rien.

« C'est pas mes affaires » répondis-je sèchement, je n'aimais pas la mentalité de ce Jo.

« Je prends le pari Jo ! Et maintenant que la fille Swan arrive, c'est à toi de jouer ! » Je suivis le regard de Garry, et vis Bella sortir de l'ascenseur. Elle avait attaché ses cheveux avec une pince, mais quelques mèches en sortaient, ce qui la rendait encore plus belle. Je me secouais la tête pour m'enlever cette image dans ma tête. Oui Bella Swan était belle mais c'était tout. Je profitais du temps où elle parlait avec une infirmière pour me reculer des 4 ambulanciers, sur un bureau d'infirmière un peu plus loin.

« Oh, salut les gars ! Vous venez encore nous donner du travail ? Vous n'en avez pas assez ? » Je fis semblant d'être absorber par mon dossier, je ne voulais rien avoir affaire avec cette histoire de pari.

« Ouais, on voulait savoir comment allait Mme Stuart et son fils ! Il paraît que tu as fait un travail de chef cette nuit, Swan ! Sauver une mère et son bébé, waouh ! » Mon dieu quelle technique de drague !

« Oh je n'étais pas toute seule, on m'a bien aidé ! » Je restais concentré sur mon dossier, comme si je n'avais rien entendu, ce qui était tout à fait crédible au vu d'où je me trouvais par rapport à elle, mais je pouvais me douter qu'elle rougissait. J'avais remarqué ça chez elle quand elle se sentait gêner.

« Dis ça te dis d'aller prendre un café ? Toi, moi et une tasse bien chaude ? On pourrait fêter cet heureux évènement ? » Elle n'allait comme même pas accepter avec une telle réplique ? Si ?

« Ouais, pourquoi pas ? Je finis à 9h ça te va ? » Ah bah si, elle acceptait ! « Bon je dois aller voir comment va ma patiente, by les gars ! » Je comprenais vraiment rien là, elle avait dit oui, à un bourrin comme Jo ?

« File-moi tes billets Gary, Swan est à moi ! » Beurk ! Le dénommé Gary ne sembla pas avoir perdu tout espoir de gagner, car il répondit à son ami qu'il attendrait 9h pour le voir de ses propre yeux, et j'espérais que la chance serait de son côté.

9 h arriva bien vite, et j'ignorais où était passé ces 2 dernières heures. Je ne vis aucune trace ni de l'ambulancier, ni de Bella, mais il n'était pas obligé de passer par les urgences pour pouvoir prendre un café en même temps. Et puis j'en m'en moquais, ce n'était pas mes affaires, je ne voulais rien savoir. A 9h13, je mettais à jours mes derniers dossiers, dont celui de Mme Stuart et m'apprêtait à partir des urgences, où j'avais finalement passé toute la nuit.

« Gladys, je te libère de notre patiente préférée de la nuit ! Je la monte enfin en maternité, elle et son bébé ! » Entendis-je derrière mon dos

« Tu joues les brancardiers maintenant ? » interrogea l'infirmière Frantz

« Sous-effectif ! Il faut savoir être polyvalente Gladys, un vrai couteau suisse ! » Je me retournais et observais Bella en train de se débattre avec un lit à roulette sur lesquelles les patients étaient transportés.

« Miss Swan, j'ai l'impression que vous avez besoin d'aide, non ? » La taquinais-je, un demi-sourire aux lèvres.

« Et bien j'aimerais vous répondre que non, que je peux me débrouiller mais face à ce lit récalcitrant je suis obligé d'abdiquer » ça c'était une manière de dire merci de votre aide Dr, sans en avoir l'air. J'en avais pris l'habitude avec ma sœur Rosalie, la pince sans rire. Je vins néanmoins l'aider à guider ce lit vers la salle d'examen où Mme Stuart était restée toute la nuit pour qu'on soit certain que son état était stable avant de penser à la transporter.

« Vous…vous n'aviez pas quelque chose de prév ? » La question m'avait littéralement échappé. Je n'étais pas censé le savoir, je n'étais pas censé avoir écouter sa conversation. Quel idiot ! Bella me dévisagea un moment avant de sourire et de s'occuper de mettre la patiente sur son nouveau lit avec mon aide.

« Disons que j'ai eu mieux à faire » me répondait-elle finalement en allant chercher la petite qui dormait dans son berceau d'hôpital.

« Comme être polyvalente et remplacer un brancardier ? » Mais de quoi je me mêle Edward !

« Vous me croyiez assez idiote pour aller prendre un café avec un ambulancier vulgaire, qui ne m'invite que pour un pari, et qui espère juste me voir dans son lit ? » Oh ! Elle était au courant pour le pari ! Les murs de cet hôpital avaient des oreilles aussi grandes que celle de Dumbo ma parole ! Est-ce que ça voulait dire qu'elle savait que je savais ?

« D'ailleurs merci de ne pas être entré dans leur jeu et de leur avoir fait part que vous n'approuviez pas » Bah oui, elle savait, mais elle ne semblait pas m'en tenir rigueur.

« Je…j'aurais voulu vous le dire…mais je me suis dit que je n'avez pas à me mêler de vos affaires…non parce que ça ne me regardait pas…même si je désapprouve totalement ce genre de comportement… » Voilà que je me mettais à bégayer, bravo Edward !

« Je comprends. Solidarité masculine ! Et puis on est collègue, alors on ne mélange pas personnel et professionnel, je l'ai très bien compris, Dr Cullen ne vous inquiétez pas » Pourquoi j'avais l'impression que ce n'était pas ma meilleure idée ? « Bon et si nous amenions Ludivine et sa mère à leur nouvelle chambre ? »

« Ludivine ? J'aurais cru qu'il l'aurait appelé Bella » J'acceptais volontiers le changement de sujet qu'elle m'offrait car je n'avais aucune idée de ce que j'aurais dû répondre. Cette nuit m'avait déboussolé, je devais l'admettre.

« Oh, c'était ce que voulait le père mais je lui ai dit que les maîtresses d'école auraient beaucoup de problème si toutes les mamans dont je me suis occupé appelaient leur fille Bella » Je souris à sa petite plaisanterie et me mit à pousser le lit de Mme Stuart, pendant que Bella dégageait le chemin en portant la petite Ludivine.

Vraiment une drôle de nuit !

Qu'est-ce que vous avez pensé ? Edward se rend compte de son attirance pour Bella, bien qu'il se refuse encore à l'accepter ! Certaines d'entre vous vont me dire pourquoi ? Je vous promets l'explication dans le prochain chapitre, c'est promis ! Mais je sais que vous avez déjà une idée en tête, surement proche de la mienne.

Qu'avez-vous pensé de la scène d'hôpital ? Dois-je remercier mes séries médicales préférées et en écrire un peu plus ou pas ? C'est à vous de me dire !

Bonne semaine à tout le monde et gros bisou !