Voici donc le chapitre 9 !
Bonne lecture !
Lily se réveilla vers sept heures trente dans le dortoir des filles, se leva, s'habilla et descendit dans la salle commune des Gryffondor pour y retrouver son frère, qui, comme d'habitude, s'était réveillé au même moment qu'elle.
- Allons petit-déjeuner, lui dit-elle, on retrouvera sans doute Andrew dans la grande salle.
James approuva, et ils descendirent tous deux par le portrait de la grosse dame.
Les jumeaux empruntèrent alors les escaliers. Teddy les avait avertis au sujet de leur ''caractère", mais ils n'avaient pas compris le sens de ses mots.
Comment des escaliers pouvaient ils être têtus ?
C'est alors que les marches sur lesquelles les jumeaux se tenaient se mirent à bouger. Lily sentit le marbre trembler, et vit avec effroi la marche se dérober sous les pieds de son frère. Elle le retint par le bras et ce fut tout, mais James était furieux.
- Comment peuvent-ils mettre, sans le dire, dans un château où des centaines d'élèves insouciant se baladent chaque jour, des escaliers dont les marches disparaissent ?
Lily approuvait totalement son jumeau, mais son attention était dédiée à autre chose que la colère de James. Elle observait maintenant l'escalier tout entier se déplacer et pivoter pour leur donner l'accès à un nouveau couloir que ni l'un ni l'autre des jumeaux Potter n'avait remarqué auparavant.
De plus, le palier n'était desservi par aucun autre escalier.
- Que peut-il bien y avoir là bas ? Demanda James
Ils s'engagèrent prudemment dans le couloir. Il était sombre et étroit, mais on pouvait distinguer au fond, la lumière du jour. Elle semblait cachée par quelque chose, ce qui intrigua les jumeaux et les incita à se diriger vers cette chose.
Arrivés à moins d'un mètre, ils purent constater que c'était en réalité une statue de pierre, représentant un sorcier, assez jeune, qui pointait sa baguette devant lui, comme pour se protéger de quelque chose.
Une voix retentit alors.
- Ah ! Enfin ! Il en aura fallu, du temps, pour que quelqu'un me trouve !
James et Lily échangèrent un regard interloqué. La voix semblait venir de la statue elle-même !
- Libérez-moi, je vous en conjure ! Continua la voix. Je suis enfermé ici depuis si longtemps !
- Mais comment faire ? Se risqua à demander Lily
- Prenez ma baguette, et enfoncez-la dans mon orifice nasal ! C'est le seul moyen !
James s'exécuta, et la statue fondit peu à peu pour laisser place à un fantôme blafard qui s'écria :
- Enfin libre !
Il se tourna vers les jumeaux et leur dit :
- Merci ! Merci du fond du coeur !
- Mais qui êtes-vous, au juste ? demanda Lily
- Je me présente : je suis Anthony McDougall, enfin, ce qu'il en reste. Je suis né en l'an de grâce 1482, et je suis mort en 1499.
- Vous... tenta d'articuler James. Vous êtes... Un fantôme ?
Le spectre parut vexé.
- Oh ! dit-il, ça se voit tant que ça ?
- Mais comment peut-on enfermer un fantôme ?
- On ne peut pas, et là est bien le problème... Je vais vous raconter mon histoire.
Anthony se racla la gorge et commença :
- J'étais élève à Poudlard, en septième année, lorsque je me querellai avec un jeune garçon de ma promotion. Il était à Serdaigle. Nous venions de recevoir nos diplômes, et il n'avait pas supporté que j'obtienne la mention Optimal - avec les félicitation du Jury Magique - et m'a provoqué en duel. Nous nous sommes battus dans ce couloir, et il a alors utilisé un sortilège que je ne connaissais pas. C'était certainement de la magie noire ! Je me suis longtemps dit que je n'aurais jamais dû accepter un duel avec ce dépravé ! Mais bref, continuons : Il invoqua alors une forme vague et pâle qui prit la forme d'un aigle gigantesque et devint brusquement matière. J'avais face à moi un Roc, cet oiseau immense crachant un liquide qui transforme en pierre tout ce qu'il touche !Je fus dès lors pétrifié, et transformé en statue de pierre. Mais j'étais toujours conscient, et je pouvais ainsi voir et entendre tout ce qu'il se passait. Ce félon de Serdaigle usa alors de nouveau de magie noire pour m'empêcher de m'échapper de la statue de pierre que j'étais devenu. Il s'éloigna ensuite, et je l'entendis alors jeter sur le couloir entier un sortilège de détournement. Tous ignorèrent à présent l'unique palier d'accès à ma prison, et ceux qui le connaissaient en oublièrent l'existence. Mais je fus moi aussi soumis à ce sortilège, et ce fut comme si je n'avais jamais existé. Mais aujourd'hui, vous m'avez libéré ! Merci ! Je vous suis redevable, jeunes enfants. Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour vous ?
- Eh bien, ma soeur et moi sommes en première année à Gryffondor, et nous avons un ami qui est à Serpentard, commença James. Connaîtriez-vous...
Le fantôme le coupa.
- Ah... Les amitiés aux dépends des maisons...
Il s'arrêta et dévisagea les jumeaux. Longtemps. Trop Longtemps. Lily se sentit scrutée de la tête aux pieds, ce qui ne l'enchantait guère.
- Qu'y a-t-il ? Demanda-t-elle
- Vois-tu, jeune fille, j'ai été cloîtré dans cette statue pendant cinq cents ans, mais j'ai, au bout de trois siècles, découvert que je pouvais observer l'étage inférieur. J'ai pu voir et entendre de nombreux élèves au fil du temps, ce qui m'a sans doute permis de ne pas perdre la notion du temps. Et vos visages me rappellent étrangement ceux de deux élèves de Gryffondor, qui avaient votre âge, il y a environ... Cinquante ans, dit le spectre. James Potter et Lily Evans, cela vous dit-il quelque chose ?
- Ce sont nos grands parents ! S'exclama James, euphorique. Vous les avez vus ?
- Oui, et j'ai eu l'occasion de suivre leur scolarité, puis celle de leur fils, Harry Potter. Il serait donc votre père ?
- Oui, dit Lily, tout aussi excitée que son jumeau.
- Eh bien, mes enfants, sachez que votre père et votre grand-père étaient étriqués d'esprit. Ils ont toujours entretenu la plus grande rivalité entre les maisons. Et pourtant, sachez que les maisons n'ont pas toujours été rivales, malgré ce que l'on peut croire de votre temps.
- Ah bon ? demanda James.
- Je vais vous le dire, les maisons ont autrefois été bien plus unies que vous ne pouvez l'imaginer...
Les jumeaux regardèrent avec avidité le fantôme, qui continua à parler :
- Quand les quatre fondateurs de Poudlard, Godric Gryffondor, Salazar Serpentard, Helga Poufsouffle et Rowena Serdaigle, comprirent que leur amitié était sur le point de sombrer, ils refusèrent que la fin de cette amitié détruise l'équilibre, l'entente et les liens forts qui existaient entre les quatre maisons. Ils créèrent alors les Gardiens.
- Les Gardiens ? répéta Lily. Quel rôle avaient-ils ?
Le spectre reprit :
- Les Gardiens étaient sept. Ils avaient un rôle similaire à celui des préfets aujourd'hui, à l'exception près qu'ils n'appartenaient pas tous à une maison. Six d'entre eux appartenaient à deux maisons : Il y avait ainsi un gardien Serpentard/Serdaigle, un gardien Gryffondor/Serpentard, un Poufsouffle/Gryffondor, un Gryffondor/Serdaigle, un Serdaigle/Poufsouffle et un Poufsouffle/Serpentard.
- Et le septième gardien, alors ? demanda James, qui suivait avec attention depuis le début.
- Le septième gardien, lui, était aussi appelé Gardien-en-chef. Il n'appartenait à aucune des maisons, et à toutes à la fois. Chaque gardien avait le pouvoir de retirer des points aux élèves, comme le peuvent les préfets aujourd'hui. Mais le Gardien-en-chef avait également le pouvoir d'en accorder, et surtout, il était le seul gardien à pouvoir retirer des points aux autres gardiens.
- Mais qu'est-il arrivé pour que les Gardiens disparaissent ? demanda Lily
- Les Gardiens furent un jour décrétés trop influents, et leurs pouvoirs furent supprimés, ainsi que leur appartenance à deux maisons. Mais aujourd'hui, ils persistent encore, à travers les Chapeauflous. J'étais alors en cinquième année.
- Mais que devint le Gardien-en-chef ? demanda James. Il n'appartenait à aucune des quatre maisons !
- Le gardien-en-chef n'ayant pas de maison attitrée, il fut autorisé à terminer sa scolarité sans maison, mais fut toujours méprisé par ses camarades.
Le spectre se retourna alors doucement et regarda, à travers la fenêtre, la cabane de Hagrid.
- Je suis le dernier Gardien-en-chef. Je suis aussi le dernier Gardien.
- Waouh ! s'écrièrent en coeur les jumeaux.
- Mais revenons-en à notre accord, dit Antony McDougall. Que puis-je faire pour vous ?
- Connaîtriez-vous l'existence de passages secrets dans le château ? Demanda James. Mon père m'a dit qu'il y en avait sept, il doit bien y en avoir un qui mène de la salle commune des Gryffondors à celle des Serpentards !
Le fantôme regarda les deux enfants Potter avec un sourire large.
- Il y a bien mieux que cela. Vois-tu, au temps de leur scolarité, votre grand-père et ses amis se faisaient appeler les Maraudeurs. Ils étaient quatre, et ont alors créé une carte magique de Poudlard, recensant les passages secrets et montrant les personnes en temps réel. Cependant, la carte du maraudeur, c'était son nom, était incomplète. Il existait en effet sept autres passages secrets, en plus des sept recensés sur la carte.
- Quels étaient-ils ? demanda Lily, qui était étrangement tout aussi excitée que James à l'idée de transgresser le règlement.
- Je pense que vous pouvez deviner certains d'entre eux, en comptant ce que je vous ai dit tout à l'heure...
James avait saisi, mais Lily ne comprenait pas. Le brun expliqua à sa jumelle :
- Il existait six gardiens, qui formaient les liens entre chaque maison. Pourquoi n'existerait-il pas six passages secrets reliant les salles communes entre elles ?
- Exact, jeune sorcier, répondit Anthony McDougall. Tu es très perspicace, dirait-on...
Le spectre semblait intéressé par James.
- Mais reprenons, continua-t-il. Il existe donc six passages secrets reliant les quatre maisons entre elles, mais le problème, c'est que ces passages secrets sont protégés par un mot de passe, et ce mot de passe était dans le temps donné par le Gardien-en-chef. D'ailleurs, seuls les Gardiens connaissaient l'existence et l'emplacement de ces passages, et leur secret s'est perdu avec le temps.
- Monsieur, demanda Lily, n'aviez vous pas parlé de sept passages ?
Le spectre rit.
- Ne m'appelle pas monsieur, jeune fille, dit-il, mais tu as effectivement raison. Le quatorzième passage secret est le mieux caché de tous. Il relie toutes les salles communes entre elle, ainsi qu'à la bibliothèque, à la Salle sur Demande, à la Grande Salle, ainsi qu'à la salle commune des Gardiens.
- Vous en connaissez l'emplacement ? Vous pouvez nous dire comment s'en servir ?
- Bien entendu, mes enfants, si tel est votre souhait...
- Oui ! s'écria Lily
- Bien sûr ! renchérit James
- Alors voilà : Dans chaque salle commune se trouve une tapisserie de son fondateur - excepté dans la salle commune des Gardiens, mais elle n'est accessible que par ce passage secret. Vous devez trouver, sur la tapisserie, un symbole. Il y en a quatre. On peut également trouver sur chaque tapisserie de fondateur les armoiries des autres fondateurs, ainsi qu'un symbole spécial : c'est un dragon entouré d'un cercle de flammes. Il vous suffit ensuite d'appuyer, avec votre baguette, sur le symbole de la maison où vous voulez aller, et de murmurer le nom complet de son fondateur. Pour le dragon, vous devez murmurer la devise de Poudlard : Draco Dormiens Nunquam Titillandus. La tapisserie vous aspirera alors, et vous aurez accès à un tunnel qui relie la salle commune dans laquelle vous êtes à la maison correspondant au symbole que vous avez touché.
- Mais, où doit-on chercher le symbole, dans les autres salles ? Demanda Lily.
- Question pertinente, répondit Anthony McDougall. Vous devrez chercher, dans ces salles, à proximité d'un objet qui constitue un lien entre les maisons. Un point commun, si vous préférez.
- Merci ! Lança James, euphorique. Mais... Ne pourriez-vous pas faire une dernière chose ?
- Laquelle ? Demanda le fantôme.
- Pourriez-vous lever les sorts qui dissimulent ce couloir, s'il vous plaît ? Compléta Lily, qui avait parfaitement compris où son jumeau voulait en venir.
- Bien entendu ! répondit le spectre, qui leva sa baguette et fit un ample mouvement.
Les jumeaux saluèrent Anthony McDougall et sortirent du couloir. Les escaliers se firent plus calmes, et ils purent descendre sans peine jusqu'à la Grande Salle.
Et voilà ! Merci d'avoir lu jusqu'au bout !
Un très grand merci à tous mes lecteur, et plus spécialement à ceux qui me laissent des reviews, qui m'aident à comprendre votre point de vue et à améliorer mon histoire !
Je vous incite donc à me laisser des reviews !
