Voici la suite ! Un jour plus tôt que prévu ! J'espère qu'elle va vous plaire !

Remerciements : MERCI à ma bêta AUDREY pour son travail efficace ! Et bien sûr à tous les revieweurs *o* Je vous adore :D

Note d'auteur : Normalement il devrait rester encore un chapitre, voire plus un épilogue…mais c'est encore en construction et en décision ! J'essaye de les finir au plus vite pour vous les donner :D

Bonne lecture


INFILTRATION

Chapitre ONZE : Accident et avancée

- Impossible de mettre la main dessus ! C'est comme si elle s'était envolée ! remarqua Blaine en passant une main dans ses cheveux toujours libres de leur gel.

Le flic grimaça en passant au-dessus de sa cicatrice encore sensible. Kurt lui attrapa la main et la serra dans la sienne.

- Et si elle avait vraiment quitté le pays ? intervint Beiste.

- Cela m'étonnerait beaucoup. En plus de ne pas être assez intelligente pour passer les barrages de police et l'avis de recherche, elle en veut tellement à Schuester et à ce lycée qu'elle fera tout ce qu'elle peut pour l'anéantir.

Sue fit une pause et ajouta :

- Je dois avouer que j'admire sa détermination. Mais personne ne s'en prend à mon lycée et encore moins à cet imbécile de Schuester sans mon autorisation !

Depuis qu'elle avait découvert leur véritable identité, la Coach s'était impliquée dans l'affaire avec un grand intérêt. Surtout depuis l'accident de Blaine et la fuite de Terri Del Monico. Cela faisait trois semaines qu'ils recherchaient l'ex-femme de Schuester et celle-ci était toujours introuvable.

- Il ne nous reste plus qu'une seule solution, tenta Kurt.

Les trois paires d'yeux de la pièce se braquèrent sur lui et le policier expliqua sa pensée.

- J'y pense depuis quelques jours et je me dis que lui seul peut nous aider.

Sue sembla comprendre immédiatement et elle secoua la tête.

- On n'implique pas des civils dans une mission de cette importance Porcelaine ! claqua Sylvester.

- Laissez votre ressentiment de côté et voyez le côté pratique ! Qui la connaît mieux que quiconque ? Qui a été marié à cette femme pendant plus de dix ans ?

- Will ? devina Beiste.

- Monsieur Schue ? comprit Blaine.

- C'est notre seule piste et nous avons besoin de Schuester. Pour le moment, seules les forces de l'ordre sont au courant et savent qu'elle est un suspect potentiellement dangereux mais imaginez deux secondes : monsieur Schuester est tranquillement assis dans son salon en train de boire une bière et elle vient frapper à sa porte. Elle a l'air désespérée, elle a besoin d'une maison pour quelques temps. Elle lui invente un mensonge et crédule comme il est, il va tout gober ! Et nous on aura perdu la possibilité de mettre la main sur elle parce que vous êtes tellement en colère contre Schuester que rien que d'imaginer qu'il puisse nous aider vous met en rogne !

Kurt était debout face à Sue dès la fin de sa tirade. Il était rouge et essoufflé mais son regard bleu était déterminé et fixé droit dans celui de la Coach.

- Si tu es prêt à faire sauter votre couverture à la moindre occasion et bien vas-y ! Mais ne viens pas te plaindre si ça ne se passe pas comme dans ton parfait petit plan.

La Coach s'assit dans son fauteuil et croisa les bras sous sa poitrine.

- Mais avant de crier sur tous les toits que vous êtes des flics, je te conseille quand même d'appeler votre Chef. Et je ne pense pas que tu aies parlé de ça avec ton Hobbit ?

Kurt tourna la tête vers Blaine qui était toujours assis et sentit la honte le submerger. C'est vrai qu'il n'avait pas pensé à discuter de son idée avec son collègue. Mais quelques minutes plus tôt, ce n'était qu'une vague idée et rien de bien concret. Le comportement de Sue l'avait poussé dans ses retranchements et…

- Vous ! s'exclama soudainement le flic faisait sursauter Beiste et Blaine. Vous avez fait exprès de…

La Coach haussa un sourcil et un sourire narquois prit place sur son visage.

- Je ne vois pas de quoi tu parles Porcelaine. Et si tu veux que l'enquête avance, à ta place je commencerais par appeler mon Chef.

Kurt serra les poings, bouillonnant. Il détestait être manipulé. Il sentit une main sur son avant-bras et baissa la tête vers Blaine.

- Je suis d'accord avec ton plan et même si je n'ai pas tout suivi entre toi et la Coach, tu as le droit d'avoir des idées et de les garder pour toi.

- Ce n'était pas intentionnel. Avant il y a quelques minutes, commença Kurt en foudroyant Sue du regard, ce n'était même pas un plan.

- C'est bon Kurt. Je te fais confiance, sourit Blaine.

Kurt sentit son cœur se gonfler et s'il n'y avait pas eu deux paires d'yeux les fixant, il se serait baissé pour embrasser son petit-ami. Blaine sembla le comprendre car il déposa un tendre baiser sur sa main avant de lui tendre son téléphone.

Le geste fit rouler Sue des yeux mais elle n'ajouta rien.

Kurt composa le numéro du Chef et attendit qu'il décroche. La conversation ne dura que quelques minutes car une réunion attendait l'homme et il donna son accord en finissant par cette phrase :

- Je me fie à votre jugement Hummel ! Vous ne m'avez pas encore déçu donc continuez comme ça !

Le Chef raccrocha et Kurt lança un regard triomphant à la Coach.

- Ouais ouais ouais Porcelaine ! Garde ton air de triomphe pour le moment où on aura bouclé l'affaire, suggéra la Coach. Becky !

La jeune Cheerleader arriva en trottinant et Sue l'envoya chercher Schuester.

Quelques minutes plus tard, William arriva et, en remarquant les différentes personnes dans la pièce, fronça les sourcils avant de demander :

- Que se passe-t-il ? Mes élèves t'ont-ils causé des soucis ? Qu'as-tu à leur reprocher cette fois ?

- William assieds-toi. C'est une affaire sérieuse à propos de laquelle on aimerait s'entretenir avec toi, commença Sue.

Le prof d'espagnol observa chaque personne de la pièce et remarqua les regards sérieux de chacun.

- Porcelaine je te laisse la parole, ajouta Sue une fois que Schuester fut assis.

Kurt se tourna vers l'homme.

- Il y a un an, un ado a fait une overdose avec une toute nouvelle espèce de drogue. Peu de personnes ont pris l'affaire au sérieux et comme notre brigade n'avait pas d'enquête en cours, deux agents ont été envoyés sous couverture pour enquêter et tuer le poussin dans l'œuf.

Kurt raconta. A la fin de son histoire, Schuester semblait sonné.

- Terri aurait…non ce n'est pas…elle ne peut pas…nia le prof.

- Et pourtant votre ex-femme est une criminelle qui vend de la drogue à des ados. Et si on vous a raconté tout ça c'est pour que vous nous aidiez à la retrouver.

- Je ne peux pas croire que Terri soit…Okay, elle a eu ses moments de folies mais elle n'irait pas jusqu'au point de…Impossible.

- Et la blessure de Blaine ? L'étagère lui serait tombée toute seule sur la tête ? grogna Kurt, les yeux plissés.

- Monsieur Schue, commença Blaine après avoir serré la main de Kurt dans la sienne pour le calmer, je sais que c'est difficile à croire mais si les dires de Rachel et du reste du Glee Club sont exacts, votre ex-femme leur a donné de la vitamine D l'année dernière.

William se passa une main dans les cheveux et tenta d'expliquer :

- Elle ne pensait pas à mal.

- Mais ça suffit bon sang ! Voyez la vérité en face et ouvrez les yeux ! Terri Del Monico est dangereuse et elle se promène en liberté dans l'espoir de vous nuire !

Kurt s'était redressé et se tenait face à Schuester.

- Elle n'est plus la femme que vous avez connu au lycée ! Les gens changent !

- Où est-elle William ? intervint Sue en posant ses deux coudes sur le bureau, mains croisées et tête posée dessus.

- Je…

- Vous l'avez vu ? s'étonna Blaine.

- Quand ? Vous êtes obligé de parler monsieur Schuester sinon nous serons dans l'obligation de vous arrêter pour entrave à une enquête de police, déclara Kurt, les bras croisés et le regard sévère.

- C'était il y a de cela trois semaines. Le jour où ton père a été admis à l'hôpital.

- Le jour de mon accident et de sa fuite, rajouta Blaine.

- Il était tard, je m'apprêtais à aller me coucher quand on a frappé à ma porte. J'ai ouvert et elle était là, en pleurs et tremblante.

- Et vous l'avez laissée entrer chez vous ? interrogea Blaine.

- Qu'étais-je censé faire ? Je ne suis pas un monstre ! Je l'ai hébergée cette nuit-là et quand je me suis réveillé le lendemain elle était déjà partie.

- Une idée de l'endroit où elle a pu aller ? demanda Kurt.

- Des amis ? Sa sœur ? On ne s'est pas beaucoup parlé ce soir-là et encore moins depuis notre divorce.

- Bien. Si jamais vous vous souvenez de quoique ce soit, n'hésitez pas à nous appeler ou à venir nous voir, précisa Kurt.

- Qui d'autre est au courant pour vous deux ? demanda subitement le prof.

- Au lycée ? Personne mis à part Finn mais c'est mon demi-frère donc c'est normal.

- Je suis étonné que Finn ait su tenir sa langue.

- C'est un sujet sérieux et il sait qu'il n'a pas intérêt à trébucher là-dessus.

Monsieur Schue se leva et se dirigea vers la porte. Avant de l'ouvrir il rajouta :

- Je tiens à dire que vous faites des ados incroyablement crédibles.

- C'est le but, sourit Blaine.

- Oh, Monsieur Schue ?

- Oui Kurt ?

- Pensez à vous comporter comme avant envers nous. Notre couverture ne doit pas sauter à cause d'une erreur de votre part, fit remarquer le policier.

Le prof hocha la tête et quitta la pièce.

- C'était rude comme fin de conversation, souligna Blaine.

- Je n'ai pas envie qu'à cause d'une remarque de sa part notre couverture soit compromise. Déjà que c'était mon idée de lui dire la vérité mais si en plus à cause de ça on perd notre identité lycéenne, je m'en voudrais pour le reste de ma vie.

- Puisque l'enquête ne bouge pas pour le moment, sortez de mon bureau avant que votre guimauve ne recouvre tous les murs ! déclara Sue.

Les deux garçons et Beiste quittèrent la pièce le plus rapidement possible.

- Bon, retour au point de départ dans la partie de cache-cache, remarqua Blaine après que la Coach Beiste soit retournée dans ses vestiaires.

- On a plus qu'à retourner à la filature de Tanaka et voir où ça nous mène.

Les deux flics retournèrent en cours, formant des plans dans leur tête en attendant de se retrouver dans un endroit plus sûr pour en discuter.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Kurt et Blaine étaient chez Shannon, dans le salon, en pleine écoute téléphonique de Tanaka quand la Coach rentra.

- Des nouvelles ? demanda t-elle en posant les boîtes de nourriture chinoise qu'elle avait ramenées.

- Toujours rien. Soit ils sont très prudents, soit ils attendent quelque chose avant d'agir. Déclara Kurt en attrapant une paire de baguettes.

- Cela fait quand même un mois depuis la fuite de Del Monico. Elle aurait dû contacter au moins Tanaka pour le tenir au courant. Ou inversement. Ce n'est pas comme s'il avait été au courant de l'histoire de Sheets N'Things, fit remarquer Blaine après avoir avalé sa bouchée.

Kurt le regarda soudainement.

- Et si justement il avait été mis au courant ? Si quelqu'un d'autre là-bas travaillait avec eux ?

Blaine secoua la tête.

- On a étudié les dossiers de tous les employés. Si c'était le cas on aurait remarqué quelque chose, non ?

- Il y a un truc qui cloche là-dedans mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus, dit Kurt.

- Mangeons tant que c'est chaud, proposa Shannon.

- Tu as toujours cette sortie de prévue avec monsieur Schuester après ? interrogea Blaine.

- Oui. Il ne le montre pas comme ça mais il a été assez perturbé par toute cette histoire, avoua la Coach en s'essuyant la bouche avec une serviette en papier.

- C'est compréhensible. Mais je reste persuadé qu'il sait quelque chose, reprit Kurt.

- Il vous l'aurait dit.

- Pas s'il ignore le savoir. Dans beaucoup d'enquête les gens omettent certains faits qu'ils jugent inutiles alors que plus tard il s'avère que c'était un élément clé pour l'enquête.

Beiste le fixa un moment et hocha la tête.

- Sans le pousser je vais essayer de l'interroger pour voir ce qu'il peut me dire. Mais si il ne dit rien de plus que ce qu'on sait déjà tu me promets de le laisser tranquille ?

Kurt se mordit la lèvre inférieure. Il n'était pas du genre à laisser tomber aussi facilement mais il devait bien ça à Shannon qui avait été d'une grande aide lors de cette enquête.

- Okay j'arrêterai de harceler monsieur Schue.

- Bien, sourit la Coach en se levant. Sur ce, gentlemen, je vais vous laisser finir votre repas j'ai une tournée de bars à faire.

- Fais attention à toi Shannon, intervint Blaine.

La femme acquiesça et quitta la maison, laissant les deux policiers seuls avec leur nourriture chinoise et leur appareil d'écoute téléphonique.

- Une super soirée en perspective, soupira Kurt en posant les écouteurs sur ses oreilles.

Il s'apprêtait à tourner un bouton pour régler le son quand il remarqua que Blaine était silencieux. En se tournant vers son collègue il vit que celui-ci l'observait.

- Blaine ? J'ai quelque chose sur mon visage ? demanda Kurt, perturbé.

Blaine sourit et se pencha soudainement pour capturer ses lèvres dans un baiser pantelant. Quand il se recula, Kurt était rouge et à bout de souffle.

Son petit-ami sourit et dit :

- J'ai eu envie de faire ça toute la soirée.

Blaine se lécha les lèvres et rajouta :

- Hum... en plus tu as un goût de crevettes.

Leurs regards se croisèrent et ils se penchèrent pour partager un autre baiser, un peu plus brûlant cette fois. Les écouteurs de Kurt tombèrent au sol quand il repoussa Blaine contre le sofa et se pencha pour embrasser son cou.

Blaine gémit et fit remonter ses mains le long du dos de son petit-ami.

Cela faisait trois semaines qu'ils étaient ensemble et leurs sessions de couple étaient les moments favoris de Blaine car c'étaient les seuls moments où Kurt était si tactile, si libéré. Même s'ils n'étaient pas adeptes des affections publiques, mis à part « on se tient la main quand personne ne peut nous voir », Blaine aimait quand Kurt se laissait toucher. Cela voulait dire qu'il se sentait assez en sécurité pour se laisser aller.

Blaine laissa vagabonder ses mains un moment avant de les faire descendre de plus en plus bas jusqu'à ce qu'elles reposent en parfaite coupe sur les fesses de son petit-ami.

Kurt s'immobilisa soudainement, la bouche à quelques millimètres de la pomme d'Adam de Blaine.

- Kurt est-ce que c'est okay ? demanda Blaine incertain.

Malgré leurs nombreuses séances de bécotage, ils n'étaient jamais allés plus loin que les baisers et les caresses au-dessus de la ceinture. Blaine avait bien compris que malgré que Kurt soit le plus âgé, il était le moins expérimenté d'eux deux. Et même si Blaine non plus n'était jamais allé « jusqu'au bout » avec un homme, il avait testé certaines choses et était loin d'être vierge dans ce domaine. Si seulement Kurt voulait bien qu'il lui montre.

Kurt avait senti les mains de Blaine descendre et, quand celles-ci s'étaient posées sur ses fesses, il avait senti un moment de panique le gagner avant de se rappeler que c'était Blaine. Son petit-ami mais aussi son meilleur ami. L'homme qui ne lui ferait jamais de mal et qui ne ferait jamais rien sans son consentement. Et comme si Blaine avait lu ses pensées, il demanda.

Kurt n'était peut-être pas prêt pour aller au bout mais il se sentait assez en confiance pour faire plus.

- Oui, murmura-t-il à l'oreille de Blaine avant de la lécher, s'attirant un grognement faisant s'arquer le corps du propriétaire.

C'était la première fois que Kurt avait le corps d'un autre homme contre lui de cette façon et ce n'était pas désagréable. Il bougea alors ses hanches, accentuant le frottement, et fut récompensé par un gémissement de Blaine qui décolla une de ses mains pour la mettre sur sa nuque. Sa tête fut alors attirée jusqu'à une bouche et ils passèrent un moment à s'échanger des baisers mouillés avec beaucoup de langue.

- Kurt…haleta Blaine.

Il arqua son corps et Kurt assista à la plus belle chose qui lui fut donné de voir ces 22 dernières années. Il ressentit le plaisir le submerger à son tour et s'écroula contre Blaine.

Tous deux étaient en sueur et essoufflés mais une vague de chaleur et de calme s'abattit sur eux et ils restèrent immobiles un bon moment pour reprendre leur respiration.

Blaine fut le premier à parler.

- Kurt, est-ce que ça va ?

- Très bien même, on ne peut mieux, rit-il en cachant sa tête dans le cou de Blaine.

Son collègue eut un énorme sourire et lui caressa les cheveux avant de lui poser un baiser sur la tête.

- Je propose qu'on aille se changer avant de se remettre à surveiller Tanaka.

- Mmmh pas envie de bouger, geignit Kurt en se calant encore plus confortablement sur Blaine.

Blaine rit, sentant son cœur se gonfler d'amour face à l'attitude adorable de son petit-ami.

- Allez allez ! Je te laisserai me serrer très fort dans le lit après notre devoir du soir, tenta Blaine.

Kurt redressa la tête, les joues rouges mais demanda quand même :

- Vrai ?

- Vrai.

Kurt se leva et les deux se lavèrent et se changèrent avant de redescendre au salon. Puisque Kurt passait la plupart de son temps et de ses nuits chez Shannon, il avait ramené une valise avec des vêtements de rechange et autres objets utiles pour une nuit passée ailleurs.

Blaine alla préparer deux tasses de café pendant que Kurt réglait l'appareil d'écoute.

- C'est vraiment la partie du métier que je déteste le plus, annonça Blaine en posant les tasses sur la table basse et en récupérant ses propres écouteurs.

- C'est parce que tu es un hyperactif de la vie et que tu hais plus que tout attendre, remarqua Kurt.

- N'empêche, ils devraient donner cette charge à des gens qui adorent rester assis et écouter.

- Moi ça ne me dérange pas du moment que la personne avec qui je suis vaut cette attente, rougit Kurt en détournant rapidement le regard.

Un énorme sourire se forma sur le visage de Blaine et il ne put s'empêcher de tourner la tête de son collègue et de lui poser un tendre baiser sur les lèvres.

Kurt soupira face au geste. Il adorait embrasser Blaine. Il pourrait passer le reste de sa vie à embrasser cet homme. Mais Blaine se recula vite et lui caressa la joue avant de s'exclamer :

- Au boulot !

Kurt secoua la tête et le couple passa deux bonnes heures à étudier les appels téléphoniques de Tanaka.

- Rien pour ce soir. Ça commence à devenir frustrant, soupira Blaine en jetant les écouteurs sur la table et en s'enfonçant dans le canapé.

- Dans ce cas au lit ! s'étira Kurt.

Il se leva et se dirigea vers les escaliers. Blaine le suivit des yeux avant de se redresser brutalement et de le poursuivre. Il passa un bras autour de la taille de Kurt et lui posa un baiser dans le creux du cou.

Le lendemain matin trouva les deux hommes entremêlés bras et jambes et la respiration tranquille.

Kurt fut le premier à se réveiller et il se retrouva face au visage apaisé de son collègue. Il sourit et se cala contre le torse de celui-ci. Il ne se rendormit pas mais profita de la chaleur de Blaine et du calme du moment. C'était la première relation où il se retrouvait dans cette position et Kurt voulait bien signer pour le reste de sa vie.

Blaine était son premier petit-ami. Ou tout du moins un petit-ami qui comptait. Parce que même si Kurt n'avait jamais embrassé personne, enfin on ne comptait pas les baisers échangés entre 4 et 10 ans avec des filles dans des jeux. Des baisers où Kurt n'était même pas consentants mais enfin bref. Kurt était déjà sorti avec des hommes. Il avait reçu des invitations à dîner, mais rares étaient celles qu'il acceptait. Il avait dû sortir trois fois en trois ans et ces trois fois s'étaient toutes déroulées durant sa première année à l'école de police. Chaque fois, les hommes avaient essayé de l'embrasser et chaque fois Kurt les avait repoussés. Pourtant ils n'étaient pas laids et étaient plutôt sympathiques mais Kurt n'avait pas senti ce petit truc qui faisait qu'on avait l'impression que le monde s'était arrêté de tourner. Il s'était dit qu'il resterait célibataire le reste de sa vie (oui drama queen était ses deuxièmes prénoms) jusqu'à ce que Blaine entre dans sa vie. Avant même de comprendre ce que c'était, Kurt s'était retrouvé engouffré dans l'ouragan qu'était Blaine Anderson.

Et il ne le regrettait pas.

Le torse sous lui commença à se soulever plus rapidement et il sentit les bras se resserrer autour de sa taille.

- Bonjour toi, sourit Blaine.

- Salut, répondit Kurt en acceptant le baiser matinal de son petit-ami, toute pensée de respiration matinale reléguée au fond de son esprit.

- Prêt pour une journée d'enquête ?

Kurt enfonça sa tête dans le creux du cou de Blaine et grogna.

- On ne peut pas rester au lit toute la journée plutôt ?

Le rire de Blaine résonna dans la chambre, faisant trembler Kurt par les vibrations de son estomac.

Ils passèrent le reste de la journée à surveiller les appels téléphoniques de Tanaka sans grande découverte. Ce ne fut que vers la fin de soirée, alors qu'ils allaient arrêter, que l'homme passa un coup de fil suspect.

- Blaine viens là ! appela Kurt en lui tendant un écouteur.

Les deux flics restèrent immobiles le temps de l'appel.

« - On fait ce qui était convenu. Une fois que j'aurais les informations, tu auras l'autre moitié de la somme.

- Il y a intérêt à ce que ça vaille le coup. Que je ne perde pas mon temps à surveiller ces gamins pour rien !

- De quoi tu te plains ! C'est un job facile et bien payé !

- Bien payé, c'est vite dit !

- Bon suffit ! J'ai déjà perdu assez de temps comme ça ! Fais ton boulot ! »

Kurt et Blaine se regardèrent un moment avant que Blaine ne prenne la parole.

- Et bien, on peut dire que plus cryptique comme coup de fil, ça serait difficile.

- Il doit se douter de quelque chose ! Après la fuite de Del Monico, il reste sur ses gardes. On ne risque pas d'obtenir grand-chose du côté de la surveillance téléphonique. Mais au moins on a déjà ça.

- Il a parlé de surveiller « ces gamins » ! Et connaissant Terri, ça doit être le Glee Club !

- Tu penses qu'il enverrait quelqu'un pour surveiller une bande de gamins ? Dans quel but ? Ce n'est pas comme s'ils étaient dangereux.

Blaine sembla réfléchir et soudainement il fronça les sourcils. Son regard se fixa sur Kurt.

- Et si…commença t-il.

Il se mordit la lèvre inférieure.

- Blaine qu'est-ce qu'il y a ? Tu m'inquiètes !

- Et s'il se doutait de quelque chose, à propos de nous ?

Kurt écarquilla les yeux puis secoua la tête.

- Impossible. Comment il aurait compris, ce n'est pas comme si on avait été imprudents.

Les deux flics furent interrompus dans leurs pensées par la porte d'entrée qui s'ouvrit.

- Bonsoir les garçons ! annonça Shannon. Comment avance l'écoute ?

- On a découvert quelque chose mais…

La Coach fronça les sourcils et remarqua l'air soucieux des garçons.

- C'est en rapport avec le journal de Lima ?

Les deux la regardèrent avec un air de questionnement jusqu'à ce que Shannon fouille dans son sac et leur tende un journal.

- J'étais chez Will et il me l'a montré avec fierté. Vous êtes en couverture après votre victoire aux Sectionals.

- Mais c'était il y a des mois ! s'exclama Kurt en feuilletant la revue.

- Et bien on peut dire que les reporters de Lima avancent à leur rythme.

Sur la couverture, il y avait une photo de Schuester brandissant le trophée. Le groupe était en arrière plan.

- Page 8, indiqua Shannon.

Kurt trouva la page et remarqua la photo de l'article.

- C'est toi Blaine ! Terri a pu le voir et te reconnaître ! Et du coup elle a dit à Tanaka de surveiller le club !

- Mais on n'en est pas sûr ? répondit incertain Blaine.

Le silence résonna dans la pièce un moment jusqu'à ce que Shannon les rassure.

- S'ils avaient trouvé un quelconque indice vous concernant, il y aurait déjà eu des attaques depuis la fuite de Terri !

Les deux flics hochèrent la tête mais partirent se coucher avec un étrange pressentiment.

Et il s'avéra exact quelques jours plus tard quand Kurt, en classe de français, reçut un appel de son père lui disant que Finn avait eu un accident de voiture. Le policier quitta l'école et roula jusqu'à l'hôpital. Dans la salle d'attente, il retrouva Burt et Carole en pleine discussion avec un médecin.

- Un sévère traumatisme crânien qui l'obligera à rester aliter plusieurs jours. Son nez a été cassé et il aura un bel œil au beurre noir. Nous avons pu replacer son épaule qui avait été déplacée. Sinon mis à part quelques ecchymoses supplémentaires, il a été drôlement chanceux.

- Nous n'avons pas la même définition du mot chance, conclut Burt.

L'homme aperçut Kurt un peu plus loin et lui fit signe de s'approcher.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Comment ça a pu se produire ? Finn conduit plutôt prudemment !

- Il a été percuté par un conducteur qui a pris la fuite, indiqua Burt.

Kurt écarquilla les yeux.

- C'est ce que les témoins ont dit à la police sur les lieux. Mais on n'a pas plus d'informations.

Le médecin finit sa discussion avec Carole et leur dit qu'ils pouvaient aller voir Finn.

Le garçon était allongé dans le lit, la télécommande de la télévision en main. Il sourit quand il vit sa famille.

- Hey !

- Oh mon bébé ! s'exclama Carole en se précipitant vers son garçon.

- Tout va bien maman. J'ai juste un peu mal à la tête. En plus, je gère totalement le look boxeur défiguré, non ? Tu penses que Quinn va aimer ?

- Oh Finn ! renifla Carole.

Le garçon jeta un regard désespéré à Burt et Kurt tout en frottant le dos de sa mère.

Kurt s'avança de l'autre côté du lit.

- Finn, qu'est-ce qu'il s'est passé exactement ? l'interrogea le policier.

- Kurt ! Ce n'est pas le moment, Finn est convalescent ! gronda son père.

- Non Burt, c'est cool ! De plus je crois que c'est pour ton enquête ? Tu crois que si j'ai été renversé c'est à cause de ce qui se passe à McKinley.

- Peut-être. C'est pour ça que j'aimerai entendre ta version. Si tu te sens assez en forme pour m'expliquer.

- Non, c'est cool mec ! Maman tu peux m'aider à m'asseoir.

Carole et Burt l'aidèrent à se placer confortablement et Finn raconta sa mésaventure.

- J'étais en route pour le lycée, je conduisais normalement, je respectais les limitations, je le jure ! Je ne voulais pas risquer un deuxième accident comme celui du facteur.

Carole lui posa une main sur le bras pour le réconforter.

- J'étais à quelques minutes de l'école et là, surgissant de derrière et me dépassant à toute allure, ce type me passe devant et freine brutalement. J'ai paniqué, j'ai freiné de toutes mes forces mais je fonçais droit sur lui alors j'ai tourné le volant et j'ai rencontré un arbre. Après c'est le trou noir.

- Oh mon grand garçon, renifla Carole en le prenant dans ses bras.

- Pourquoi un type s'en prendrait-il à un ado ? gronda Burt.

- Tu as eu le temps de voir son visage ? interrogea Kurt.

- Un type au crâne rasé. Mais il m'a dépassé tellement vite.

- C'est okay Finn. C'est déjà beaucoup, lui sourit Kurt. Repose-toi maintenant. On va tout faire pour arrêter ces gars.

- Est-ce que sa plaque d'immatriculation peut aider ?

Les trois personnes de la pièce le regardèrent étonnés.

- Tu as eu le temps de la relever ?

- Euh oui. Je m'en souviens parce qu'elle était différente.

Kurt nota l'information et remercia Finn.

- Je vais appeler Blaine et on va suivre cette piste.

Il quitta l'hôpital et retourna à sa voiture. Quand il sortit son portable, il remarqua le nombre d'appels en absence et les nombreux SMS qu'il avait reçu.

Il répondit à ses amis par un simple texte :

« Finn est à l'hôpital. Accident de voiture. Il va bien, il devrait sortir d'ici quelques jours. Je suis sur le chemin du retour. »

Il arriva à McKinley au moment du repas et trouva tout le Glee Club dans la salle de la chorale. Il expliqua l'accident et tout le monde voulut se rendre immédiatement à l'hôpital.

- On se calme, intervint Schuester. Kurt vient de nous dire que Finn allait bien et qu'il avait besoin de repos. Si on rentre tous dans sa chambre comme ça, cela ne va pas arranger son état.

Les élèves acquiescèrent. Un tableau de visite fut créé et Quinn et Puck furent les premiers à bénéficier de la visite ce jour-là. Ils iraient le voir après les cours.

Quand Blaine et Kurt furent seuls dans la salle, le policier raconta à son collègue les nouvelles infos qu'il avait obtenu.

- Il faut qu'on termine cette enquête au plus vite ! Trop de personnes commence à être blessées et…

Kurt craqua sur la fin de sa phrase et Blaine fut là pour le rattraper.

- On va la terminer cette enquête. Et ils iront en prison pour ce qu'ils ont fait.

- Désolé, soupira Kurt.

- Non, tu as le droit de craquer. Finn est de ta famille. On ne va pas laisser passer ça !

Kurt lui offrit un sourire et Blaine ne put s'empêcher de déposer un rapide baiser sur ses lèvres.

- Bientôt, murmura Blaine.

- Oui, répondit Kurt dans l'étreinte réconfortante de son collègue et petit-ami.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Finn sortit de l'hôpital après trois jours d'enfermement. L'ado fut heureux de retrouver sa chambre, son lit mais surtout sa console et la cuisine de sa mère.

Du coup, avec le nombre de visiteurs qu'il recevait chaque jour, Kurt et Blaine menèrent leur enquête exclusivement chez Shannon. Ils avaient une correspondance avec la voiture et ce n'était pas une voiture volée. Ils montrèrent la photo à Finn qui reconnut son agresseur.

Deux jours plus tard, alors que Kurt et Blaine étaient chez Shannon en pleine écoute téléphonique de leur nouveau suspect, celui-ci reçut un appel plus qu'intéressant.

« Alors le résultat de cet accident ?

- Comme prévu, tout le monde est au petit soin pour le gamin et ils ont l'air d'avoir oublié Tanaka.

- Parfait. On va pouvoir passer à la suite. On se retrouve ce soir sous le pont du parc à l'heure habituelle !

- Bien »

Le coup de fil se termina et Kurt et Blaine se regardèrent ébahis.

- C'était Del Monico ?

- Bon sang Kurt c'était Del Monico ! s'exclama Blaine en lançant un point dans l'air. On la tient !

A suivre…


Alors ? Ce chapitre ? Qu'en avez-vous pensé ?

A bientôt pour la suite !

Bizzz


Preview :

Cela faisait trois heures qu'ils attendaient que Del Monico se montre et toujours rien à l'horizon.

Ce fut les derniers mots que comprit Kurt avant de sombrer dans l'inconscience totale.