Chapitre XI Les Lunes Combattantes :
Mes amies, mes amis !
J'espère que vous allez bien mes petites Lunes !
Voici le nouveau chapitre des Lunes Combattantes !
Réponses aux reviews :
Yuna Hyakuya : MA POISCAAAAAAILLE
Tant mieux si le chapitre t'as plu muhu
Oui, je voulais faire avancer l'histoire, et introduire la plupart des persos présentés rapidement au début de la fic, mais sur lesquels on avait pas vraiment d'infos jusque là. Qui est ce spectre ? Hahaaaaa ! Tu vas finir par le savoir, même si j'ai laissé durer le suspens ! J'ai laissé quelques petits indices juste avant de révéler son nom, donc bon :P Bien sûr que les spectrounets vont entrer en action, sinon ça manque de piment ! Eh bien quoi, il faut bien qu'il y ait de l'action au bout d'un moment !
Ooooooh c'est trop d'honneur de te voir les considérer comme un de tes OTP !
Merci pour l'envoi de la motivation ! Motivation reçue !
Bisous sur tes deux joues de fangirl !
Undertaker : D'accord, on prend les paris, 120 drachmes pour Eaque ! J'ai un ami qui a parié sur Kagaho, vous verrez bien huhu
Non ne t'inquiète pas, même si j'ai un rythme de publication relativement lent, je ne l'abandonne pas, c'est juste que j'écris au fur et à mesure que l'inspiration me vient.
Tu veux te faire réveiller de la même façon que Manil xD ? Perso j'aurais eut du mal et j'aurais voulu étrangler cette petite enquiquineuse (pour rester polie) qu'est Astraan !
Ça me fait vraiment plaisir si ça t'a plu, j'espère que ce sera toujours le cas tout au long de la fic ! Merci, bonne continuation à toi aussi !
Fin des réponses aux reviews.
Voici donc le chapitre XI des Lunes Combattantes ! J'espère qu'il vous plaira !
N'hésitez pas à laisser la review de l'amour !
Sur ce, bonne lecture !
Je tenais encore à remercier tous ceux que j'ai rencontrés grâce à ce site, et avec qui je passe toujours excellents moments ! Je vous aime fort mes amis !
Vaelann scrutait d'un air hagard la personne qui lui faisait face. Il n'était pas sensé être vivant !
- Toi ! Lâcha la Norvégienne sur un ton méfiant et accusateur.
- Je m'attendais à quelque chose de plus original, lança sarcastiquement l'individu qui la surplombait.
- Quel accueil... grommela Vaelann en se relevant.
- Tu t'attendais à quoi ? Des petits drapeaux, des ballons et une banderole marquée « Bienvenue à notre championne ! » ?
- Hahaha, morte de rire... grogna la jeune femme.
Cette dernière détourna son regard du spectre, pour observer les gravas depuis lesquels il la toisait, et se rendit compte qu'il se tenait sur ce qui ressemblait à des ruines. Elle ne s'était pas trompé, car elle constata quelques secondes plus tard que ces imposants blocs de marbre étaient tout ce qu'il restait de l'arche des Enfers, porteuse du funèbre message « Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir. ».
Un léger silence s'installa entre les deux individus, jusqu'à ce que le Spectre ne saute de son perchoir et reprenne la parole.
- Bon, on ne va pas rester ici toute la journée. Bouge-toi et monte, lui ordonna-t-il en lui montrant la barque.
- On va où ? Au tribunal ? Tu vas me juger ? Est-ce bien nécessaire ? Lâcha la Norvégienne sur un ton moqueur. Ne te donne pas la peine, je suis largement bonne pour le Cocyte.
- Ça je n'en doute pas, mais tu es arrivée ici vivante, ton heure n'est pas venue. Et puis toi et tes consœurs avez une dérogation spéciale...
- On dirait presque que tu dis ça à regret, railla la jeune femme.
Le Spectre se retourna subitement vers celle qui venait de le provoquer.
- Écoute moi bien, gronda-t-il, beaucoup ici aimeraient énormément que vous soyez punies comme vous le méritez, toi et tes amies, mais malheureusement, cela nous est impossible. Estime-toi heureuse qu'Hécate ait un grand ascendant sur Hadès, sinon vous auriez toutes écopé d'un allez simple pour le Cocyte.
Vaelann ne sut que répondre. Il est vrai qu'elles devaient leur salut post-mortem à un accord entre Hadès et Hécate, qui avait fait des pieds et des mains pour que les juges laissent leurs guerrières tranquilles. Elle avait sentit la colère et la déception dans la voix de son compagnon de fortune, mais dans un sens, elle le comprenait.
Toute la traversée de l'Achéron se fit dans un silence religieux. Une fois qu'ils eurent atteint l'autre rive, Vaelann sauta hâtivement de la barque, pressée que le Spectre lui raconte comment il était resté en vie. Ce dernier savait parfaitement que la jeune femme mourrait d'envie de lui poser des dizaines de questions, et qu'il échapperait difficilement à un interrogatoire intensif. Mais qu'elle ne s'imagine pas se soustraire aux questions que lui poserait aussi le Spectre. Il descendit à son tour de la barque qu'il amarra à un petit rocher, et se mit à marcher d'un pas pressé en direction de la première prison. Aucun des deux combattants ne desserra les dents, Vaelann se contentant de le suivre, jusqu'à ce qu'elle décide de briser la glace en posant la question qui la taraudait depuis qu'elle avait vu le Spectre.
- Comment se fait-il que tu sois toujours vivant ?
Pendant quelques secondes, le Spectre sembla esquisser un faible sourire, dépourvu de sarcasme et de moquerie. Simplement, un rictus compréhensif teinté d'amertume.
- Je me demandais combien de temps tu tiendrais avant de me le demander, lui lâcha-t-il en se retournant vers elle. Sa comparse, ne s'attendant pas à cet arrêt soudain, se cogna contre lui, les faisant grogner tous les deux.
- Fais attention la blonde, je ne tiens pas à ce que tu abîmes mon superbe visage.
- La ferme princesse, t'avais qu'à pas t'arrêter aussi brusquement. Et puis entre toi et moi, je crois savoir qui gagne le concours de la plus belle tête.
- C'est sûr qu'actuellement, Aphrodite doit être jalouse de ton immense beauté, railla le Spectre.
- Écoute princesse, là tout de suite j'ai pas envie de me prendre la tête avec qui que ce soit, même si en temps normal te lancer des piques serait très drôle et très divertissant, là je n'ai qu'une envie : qu'on me foute la paix. J'ai couru pendant plus de deux jours sans m'arrêter, deux jours où je n'ai ni bu, ni mangé, ni dormi, donc la je suis légèrement, mais alors légèrement à cran. J'ai froid, j'ai faim, j'ai soif, j'ai sommeil, bref c'est pas le moment de m'emmerder, s'énerva la guerrière, perdant dangereusement le peu de patience qui lui restait.
Le Spectre la scruta pendant quelques secondes et réprima toute envie de renchérir. Il savait par expérience que la peur qu'inspirait la colère d'une femme pouvait rivaliser sans problème avec celle qu'inspirait un dieu.
- Bon... Au lieu de frôler la baston, si on allait dans mes appartements, qu'on s'explique ?
- On ?
- Oui blondinette. J'ai certes des explications à te fournir, mais en échange tu vas me dire qu'est-ce que tu fais aussi loin de ton Sanctuaire, et surtout dans cet état.
- T'as du chocolat chaud ?
- Pourquoi donc ?
- J'ai envie de chocolat chaud, fais pas chier.
- Oui oui j'en ai, c'est bon, pas la peine d'être vulgaire !
Le Spectre agrippa le poignet de la Guerrière Lunaire et en une fraction de seconde, ils disparurent.
Ils réapparurent aussitôt dans d'immenses appartements que Vaelann identifia clairement comme ceux du Spectre miraculé.
Ce dernier lui lâcha immédiatement la main et se dirigea rapidement vers ce qui semblait être sa cuisine, laissant Vaelann en plein milieu du hall. Quelques secondes plus tard, elle vit le serviteur d'Hadès ressortir de la pièce pour lui lancer quelques mots.
- Je vais nous préparer de quoi manger. Au fond à gauche se trouve la salle de bain. Va te laver, tu sens pas la rose. Pour ce qui est de tes vêtements, ils sont tout juste bons à jeter. J'irai en prendre quelques un à Pandore, de toute façon, elle n'est plus là pour protester.
- Je vois que tu es toujours aussi charmant. Je te préviens que si tu me ramènes une robe à froufrous de gothique au lieu d'habits plus pratiques et plus confortables, je te pique les tiens.
- Si tu tiens tellement au confort, tu n'as qu'à te balader nue.
- Je ne te ferrai pas ce plaisir princesse.
- Ça serait plutôt une vision d'horreur.
- Ça va, je suis pas si moche que ça !
- T'es juste pas mon genre.
Un silence pesant s'installa entre les deux colocataires forcés. Le Spectre espérait faire sortir la Norvégienne hors de ses gonds en la provoquant. Sa réaction fut aux antipodes de ce qu'il attendait.
- On prend les paris ? Lâcha la Guerrière avec un sourire torve.
- D'ordinaire je ne parie pas, petite insolente.
- Mais … ? Continua la jeune femme, en insistant bien sur ce petit mot, montrant qu'elle savait que son comparse serait potentiellement prêt à faire une exception.
- Il n'y a pas de « mais » qui tienne.
- Tu n'es pas drôle princesse !
- Je ne suis pas là pour être drôle. Arrête de m'appeler princesse, sinon je t'appelle Barbie. Va te laver, je t'apporte des vêtements.
- Moi Barbie ?! Tu te f... commença la Norvégienne, vexée, alors que le Spectre disparaissait sans un bruit.
La jeune femme appréciait le silence qui l'enveloppa. Cela faisait des heures et des heures qu'elle n'avait pas eu la moindre petite seconde de calme total.
Elle se dirigea vers la salle de bain d'un pas rapide, ouvrant et refermant sans douceur la porte de la salle d'eau. La première – et seule – chose qui la marqua réellement fut le miroir aux proportions grandiloquentes face auquel elle se trouvait. Il devait facilement faire deux mètres de long sur un mètre de large. Elle ricana face à tant de narcissisme. Même Manil, qui avait pourtant un ego surdimensionné n'avait pas une glace d'une telle ampleur.
Elle s'observa de nouveau et se souvint de ce que lui avait dit son hôte quelques minutes plus tôt « C'est sûr qu'actuellement, Aphrodite doit être jalouse de ton immense beauté ». Quel emmerdeur celui-là ! Mais il fallait reconnaître qu'elle avait bel et bien une sale tête. Elle ne s'attarda pas plus que ça sur son reflet et enleva son armure, qui se reconstitua sous sa forme totem à côté d'elle, puis se débarrassa sans aucun regret de ce qui restait de ses vêtements pour se glisser avec bonheur sous le jet d'eau brûlant. Le fait de venir de Scandinavie ne l'avait pas immunisée pour autant contre le froid.
À peine eut-elle passé quelques minutes sous la douche que la cabine toute entière fut recouverte de buée. Alors qu'elle commençait seulement à se détendre, elle détecta de nouveau le cosmos du Spectre dans les immenses appartements. Elle le sentit s'approcher de la pièce d'eau et y entrer sans frapper. Il avait cependant fermé les yeux, se dirigeant grâce à son cosmos.
- Je sais que tu es chez toi, enfin quand même, tu aurais pu frapper ! Le sermonna exagérément la Norvégienne en passant la main sur une petite surface au niveau de son visage de la cabine de douche pour en enlever la buée et essayer de voir quels vêtements le Spectre lui avait ramenés.
- Ça n'aurait absolument rien changé, tu serais toujours dans la douche en tenue d'Eve. Et puis tu es entourée de buée. De plus, je te ferrais remarquer que j'ai fermé les yeux, alors ne viens pas chouiner.
- Je ne chouine pas !
- Si. Je t'ai apporté des vêtements. Ce n'était pas facile de trouver autre chose que des robes, à croire que Pandore semble ignorer qu'il existe d'autres vêtements pour femme, railla-t-il.
- Tu sembles avoir beaucoup de considération pour ta supérieure et ancienne soupirante, princesse.
Le spectre se retourna vers son invitée et ouvrit grand les yeux pour lui jeter un regard glacial.
- Ne te mêle pas de ça, la menaça-t-il en avançant lentement vers la cabine. Ça ne nous concerne qu'elle et moi, et crois-moi je suis réellement navré de ne pas avoir pu lui retourner ses sentiments. Donc on va se mettre au clair toi et moi : je ne me mêle pas de ta vie privée, tu ne te mêles pas de la mienne. C'est compris ?
Ils se fixaient chacun l'un l'autre à travers la cabine de douche, se défiant mutuellement du regard : l'un avec son regard glacial d'or en fusion et l'autre avec ses pupilles enflammées aussi bleues que les glaciers éternels de son pays natal.
- Soit, faisons comme ça, Rhadamanthe.
.
Astraan avait envie de s'arracher les cheveux. Elle n'imaginait pas qu'elle aurait autant de travail pour remettre à leur vrai niveau les chevaliers d'or.
Même le chevalier du Lion, qui était celui qui maîtrisait le mieux la vitesse de la lumière, ne l'atteignait plus tout à fait.
Elle allait devoir faire preuve de patience, mais aussi devoir « stimuler » les chevaliers.
Elle avait demandé à Milo et Aiolia de s'attaquer avec leur cosmos, le plus rapidement possible. Et fichtre que ça lui semblait lent... Bon, s'énerver ne servirait à rien.
« Reste calme... » se répéta-t-elle mentalement.
Elle jeta un coup d'œil à Saga, qui observait ses deux compagnons d'armes se battre, le regard dans le vague. L'aîné des Gémeaux semblait ailleurs.
Elle s'approcha de lui à grandes enjambées et malgré sa réticence, engagea la conversation.
- Un problème ?
Ce dernier ne répondit pas, ne paraissant même pas avoir entendu ce que sa mentor lui avait dit.
- Gemini ?
Le chevalier des Gémeaux l'ignora toujours, ce qui agaça profondément Astraan.
- Oh Genimi, je te parle !
Toujours aucune réponse. Elle décida de le faire réagir d'une autre manière.
- Et donc pour votre entraînement, j'ai décidé qu'une partouze avec des chevaliers d'acier serait une bonne idée, ça vous remettrait les idées en place ! Qu'en dis-tu, Gemini ?
La dernière déclaration de l'Anglaise semblait le sortir de sa torpeur, car il la regarda avec un œil effaré.
- Tu peux répéter ce que tu viens de dire ?!
La rousse réprima un fou-rire, avant de lui donner une claque sur l'épaule droite.
- Je savais que ça marcherait !
Saga grogna de s'être laissé avoir aussi bêtement. Ce n'est pas tant le terme partouze qui l'avait marqué dans la phrase de sa nouvelle professeure, mais plutôt le fait qu'elle avait explicitement dit qu'ils devraient faire ça en compagnie de chevaliers d'acier ! Des chevaliers d'acier, quoi, mince ! C'est une des plus grandes hérésies qu'il lui avait été donnée d'entendre ! Astraan se délectait de la réaction de Saga. Son visage mêlé de stupéfaction, de dégoût et de fureur était un véritable plaisir. Un peu comme celui de Manil le matin même !
- On se calme, je rigolais ! C'était pour te faire réagir, t'avais l'air complètement ailleurs, tu n'avais pas répondu à mes questions précédentes. Je me répète donc : c'est quoi le problème ?
Le Chevalier des Gémeaux reprit la mine grave qu'il avait quelques secondes plus tôt.
- C'est … par rapport à notre entraînement... Je suis plus que conscient que nos capacités ont diminué... Et à vrai dire, ça me fait à la fois peur et en même temps ça m'énerve. Je me sens faible, impuissant. J'ai l'impression de ne plus être digne de l'armure des Gémeaux. Et si notre Sanctuaire finissait par être en proie à la même attaque que le vôtre ? Nous ne saurions pas correctement nous défendre, et je trouve ça intolérable et désespérant !
Astraan écoutait son nouvel élève avec attention. Elle comprenait parfaitement les craintes du Grec.
- Écoute Gemini... Je vais te dire ce que mes consœurs ont déjà dû dire à tes compagnons : Il est préférable que vous vous rendiez compte de votre faiblesse maintenant plutôt que de la subir de plein fouet en combat. C'est à ça que vont servir ces entraînements : à retrouver votre puissance originelle. Alors oui, votre cosmos a quelque peu faibli lors de votre séjour aux Enfers. Oui, vous n'êtes plus aussi rapides qu'avant. Mais on va rattraper tout ça. Et si votre Sanctuaire est attaqué, vous serez prêts, et nous serons là.
Un léger sourire sembla éclairer furtivement les lèvres de Saga.
- Merci Astraan.
- Pas besoin, répliqua-t-elle brusquement plus sèche.
Elle se tourna vers Aiolia et Milo et les interpella d'une voix forte et autoritaire.
- Eh Tic et Tac !
Les deux chevaliers se retournèrent en entendant leur professeur les qualifier de cette façon. Ils n'eurent même le temps de demander ce qu'elle leur voulait qu'ils se prirent de plein fouet une décharge électrique qu'ils avaient à peine vue venir, les envoyant tous les deux au tapis.
La Guerrière s'approcha de quelques pas et les invectiva à se relever séance tenante, ce que les deux saints firent en grognant.
- C'était quoi ça ? Râla Aiolia.
- "Ça" c'était une décharge électronique, lui répondit l'Anglaise.
- Pardon ? s'étouffa Milo.
- Je rigole, c'était un éclair.
- Ça un simple éclair ?! Tu nous as balancé l'équivalent d'un Atomic Thunderbolt dans la tronche ! s'offusqua le Lion.
- Hey, calmos Carlos, ce n'était absolument pas un Atomic Thunderbolt. j'ai juste concentré une petite partie d'une de mes attaques dans mon poing. C'est tout !
- Je ne m'appelle pas Carlos ! S'exclama Aiolia.
- C'est tout ce que tu retiens de mon propos ? Si tu veux t'offusquer, ai la décence de le faire sur un sujet qui en vaut la peine.
S'ensuivit un gros moment de silence où le Lion se sentit subitement seul. Astraan savait qu'elle y était allée sèchement, mais elle ne possédait pas la patience de Linam et les geignements du Lion commençaient à lui courir sur les nerfs. Elle prit cependant sur elle et tenta de briser la glace, en se répétant que se brouiller avec ses nouveaux élèves et collègues ne servirait à rien.
- Excuse-moi de t'avoir parlé comme ça. Mais je voudrais que vous compreniez tous les trois que je ne vais pas me contenter de vous observer vous battre. Vous allez aussi devoir vous confronter à moi pour progresser. Et le premier qui me dit qu'il ne frappe pas une femme se prend le Hunter Hellfire de Myrha, histoire de calmer de potentielles ardeur machistes. C'est clair pour tout le monde ?
Un silence de mort lui répondit, cependant, chacun des chevaliers hocha la tête, approuvant de manière plus ou moins consentie.
« Fais attention à ne pas les abîmer chaton »
« Manil, je suis occupée avec les p'tits, retourne entraîner le Crabie et la Poiscaille. »
« C'est ce que je fais enfin ! Mais je peux faire deux choses en même temps ! Je suis une femme je te rappelle ! »
« Cesse de dire n'importe quoi et range tes clichés douteux dans ton chapeau »
« Mais j'ai pas de ch... » commença Manil.
« Maintenant, chut. » la coupa la rousse.
« Mais... » voulu protester l'Indienne.
« J'ai dis chut ! » claqua l'Anglaise.
« La présence du Gémeau te rend de mauvais poil, sale excitée. » lâcha Manil.
« Le Gémeau n'a rien à voir là-dedans ! Et tu es mal placée pour me traiter d'excitée ! » se rebella Astraan.
« Mais oui, et moi je suis Atlante ! » se moqua son ancienne élève.
« Tu m'énerves. » lui lança Astraan, coupant court à la conversation.
Elle observa les trois chevaliers d'or qui lui faisaient face, leur lançant un regard déterminé et autoritaire, un sourire machiavélique plaqué sur les lèvres.
- Messieurs, je vais faire de vous de véritables fusées supersoniques. Vous serez tellement rapides qu'à côté de vous, les photons retourneront chez leur mère en pleurant.
« Si les photons retournent chez leur mère, ça veut dire qu'ils retournent vers le soleil ? » Lui demanda Manil.
« Je t'ai dit de te taire ! » s'agaça l'Anglaise.
Elle se délecta des expressions faciales de ses élèves, puis reprit avec le même sourire, qui s'était quelque peu agrandit.
- Mais avant...
Elle ne termina pas sa phrase et leur lança une nouvelle salve d'éclairs, leurs faisant tous mordre la poussière.
- Ah, que je m'aime... lâcha-t-elle d'une voix chargée de narcissisme. Elle entendit alors la voix d'Amirae qui à l'instant même extorquait des souvenirs à Aldébaran.
« Sadique » lâcha la Japonaise sur un ton blasé.
« Oui je sais ! » répliqua la rousse.
.
Face à Manil se tenaient les deux signes d'eau, le Cancer et le Poisson. Les regards que se lançaient de temps à autre les deux chevaliers étaient loin de lui avoir échappé.
« Comment les autres saints font-ils pour être aussi aveugles, ça en devient effarant... » se désespéra-t-elle.
Que la Vierge ne voie rien, bon, elle comprenait, après tout, elle avait constamment les yeux fermés, mais les autres...
« Vilaine que tu es, cette remarque était bien trop facile. » se sermonna-t-elle intérieurement.
- Bon mes chers animaux marins, je vais vous entraîner sur... Deathmask...
- Tu vas nous entraîner sur Deathmask ?! S'étouffa Aphrodite.
- Non, je disais « Deathmask » parce que ton... camarade, semblait dans la Lune.
Aphrodite riva son regard sur son amant et se rendit compte que Manil avait raison. Alors même que l'Indienne venait de le rappeler à l'ordre, le Cancer ne semblait pas mentalement présent.
- Deathmask ! L'invectiva le Poisson, Deathmask reviens parmi nous !
Le Cancer sortit alors de sa torpeur et dévisagea l'Indienne et son amant d'un air hagard.
- Pardon, marmonna-t-il. Vous disiez quoi ?
- Je n'ai pas eut l'occasion de dire grand-chose vu qu'on s'est très rapidement aperçu que tu n'étais pas vraiment présent, lui répondit sa nouvelle professeure.
- J'avais la tête ailleurs, désolé, grogna le Cancer.
- Ça on avait vu ! Cingla le douzième gardien.
- Oui bah c'est bon la Poiscaille, y'a pas mort d'hommes ! Le rabroua le Crabe.
- Si tu étais en combat, il y aurait eut de grandes chances que tu sois en train de rouler une pelle au sol ! s'énerva le Suédois, la voix tremblante de colère face à la négligence de son amant.
- Je suis persuadée qu'il préférerait te rouler un pelle à toi Aphrodite ! Singea Manil en parlant moins fort, un large sourire taquin aux lèvres, prenant au dépourvu les deux Chevaliers d'Or.
- Ce...ce n'est pas ce que tu crois Manil, commença en balbutiant le Saint des Poissons, qui fut allègrement coupé par l'Indienne.
- Oh, pitié, à d'autres ! Vos confrères sont aveugles, pas moi ! Lâcha-t-elle doucement, pour éviter d'être entendue par les combattants qui les entouraient. Ça se voit comme le nez au milieu de la figure que vous êtes ensembles. Alors ne serait-ce qu'en ma présence, ne jouez pas la comédie.
Ses deux élèves, surtout Aphrodite, en étaient restés complètement pantois.
- Pour la personne qui sait observer, sachez que c'est relativement évident. Mais après, ce n'est pas de ma faute si tous vos frères d'armes semblent tous complètement bigleux, lâcha la Grecque sur un ton désinvolte.
Manil fit une légère pause avant de reprendre la parole.
- Je vais vous apprendre - ou vous réapprendre, on va voir - à ne pas succomber aux provocations de vos ennemis, déclara l'Indienne d'une voix forte.
- Pardon de te contredire brunette mais je crois que ton cours va pas nous être d'une grande utilité, tout ça on sait, intervint Deathmask.
- Tiens, Monsieur grande gueule se la ramène ? Mais c'est qu'il doit avoir vachement la confiance le Crabe. À moins que tu n'ai un complexe d'infériorité particulièrement puissant et que ta seule manière de le combler soit de l'ouvrir tout le temps pour te convaincre toi-même plus que les autres que t'en as une grosse. C'est dans ce genre de moment là que je suis heureuse d'être une femme. Je ne complexerai jamais sur la taille de mon engin. Sur mes seins et mes hanches peut-être, et encore, lâcha l'Indienne avec un sourire goguenard. Qu'est-ce qu'il y a mon petit Crabie, tu te sens visé ? Tu m'en vois vraiment navrée. C'est vraiment dommage que tu n'arrives pas à satisfaire Aphrodite ! Une beauté pareille... peut-être que Shura aurait plus de succès, qui sait ? Termina-y-elle en jetant un regard faussement aguicheur au chevalier aux roses. Ce dernier entendit alors une voix taquine dans son esprit lui susurrer quelques mots. " Laisse-moi le tester, je veux voir comment il s'en sort."
En face d'elle, Deathmask fulminait. Pour qui elle se prenait celle-là ?!
Manil était heureuse de son petit effet. Décidément, beaucoup trop d'hommes parmi ceux qu'elle avait rencontrés prenaient la mouche quand on s'attaquait à leur cher et tendre petit soldat. Ça en devenait à la fois drôle et en même temps désespérant.
En observant rapidement son élève elle aurait presque pu distinguer de la fumée sortant de son nez. Elle le voyait serrer frénétiquement les poings. Déesse qu'elle allait avoir du boulot. Beaucoup de boulot. En jetant un œil rapide à Aphrodite, elle pu constater que le Poisson semblait osciller entre l'hilarité de voir son amant vexé comme un pou et la crainte d'être témoin d'une attaque terriblement stupide à l'encontre de leur nouvelle professeure. Le Suédois préféra intervenir lui-même, agrippant le poignet de l'Italien.
- Angie s'il te plaît ne fais pas le con...
- Ce n'est pas tant le fait qu'elle ait ouvertement dit que j'avais une petite bite qui me fait chier, même si c'est vexant ! C'est le fait qu'elle ait balancé que Shura serait meilleur que moi au lit ! Grogna le Cancer.
Aphrodite ne sut s'il devait rire ou pleurer face à tant de gaminerie. Finalement, il choisit la neutralité, gardant ainsi un tant soit peu son calme.
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Dans la cuisine de la Wyverne, les deux guerriers se faisaient face, assis sur des tabourets jouxtant l'immense plan de travail.
Chacun des deux observait l'autre sans aucune gêne, dans un silence empreint d'un profond malaise. Vaelann commença à en avoir marre de leur mutisme commun et bu quelques gorgées de son chocolat chaud – délicieux au passage – avant de briser la glace.
- Alors, ces explications ? Lança-t-elle en dissimulant difficilement son impatience.
Le Juge sirota son thé vert avant de poser la tasse en porcelaine sur la surface beige.
- Il n'y a pas énormément de choses à raconter.
- Tu m'as promis des réponses Rhadamante.
- Je ne t'ai rien promis du tout.
- Tu m'as proposé toi-même de t'expliquer ! Alors ne fais pas ta lunatique et accouche ! Tonna la Guerrière.
- Charmant, railla le Spectre. Je ne te dirai rien tant que tu ne m'auras pas expliqué ce que tu fais aussi loin de ton Sanctuaire et surtout dans cet état.
- D'accord. Mais je te préviens, si tu tentes de me rouler, je te harcèlerai jour et nuit jusqu'à ce que tu craques, le menaça la jeune femme.
Le Spectre hocha imperceptiblement la tête en signe d'approbation. La Norvégienne se lança alors dans le récit de ses mésaventures, de l'attaque du Sanctuaire jusqu'à leur rencontre aux Enfers. Lorsqu'elle eut finit, le Juge lui posa quelques questions, la mine sombre.
- Tu n'as aucune idée de qui aurait bien pu lancer cette attaque ?
- Il y a bien Arès. Il ne nous aime pas, et en réalité, il n'aime pas grand monde. Dans un sens ça ne m'étonnerait même pas qu'il soit à l'origine de cet assaut.
- C'est une bonne piste... Mais je ne me souviens pas avoir entendu qu'Arès utilisait des sortes de... morts-vivants, désolé je ne vois pas d'autre mot pour qualifier ce que tu m'as décrit.
- C'est ça qui me fait douter...
- Une autre petite question : comment étais-tu au courant pour l'entrée des Enfers au Cap Ténare* ?
- N'importe qui un minimum renseigné sait qu'il y a une entrée sous le Cap. Dois-je te rappeler qu'Ovide lui-même a écrit qu'Orphée a emprunté cette porte pour venir chercher Eurydice ? Vous l'avez bien roulé au passage.
- Non, pas besoin de me le rappeler ça ira, je suis blond, pas sénile. Et ce n'est pas moi qui l'ai arnaqué, c'est Pandore.
- Ah bon, tu n'es pas sénile ? Lâcha la guerrière, rappelle-moi quel âge tu as toutes vies confondues ?
Le Spectre ne lui répondit rien, mais en tant qu'archiviste par intérim de son Sanctuaire, Vaelann savait parfaitement que le Juge était loin de n'avoir que 23 ans. À force de s'enterrer sous les livres, on finissait par être au courant d'énormément de choses. L'Anglais reprit calmement, comme si la Nordique ne l'avait pas interrompu.
- En tout cas, tu as eu bien du culot de sauter dans une mer démontée.
- C'était ça ou la mort assurée. Alors sachant que j'avais une petite chance de survivre en sautant, je n'ai pas beaucoup hésité, vois-tu.
Un nouveau silence plana sur les deux combattants. Vaelann reprit, d'une voix plus posée.
- Je t'ai raconté tout ce que j'avais à dire. À ton tour.
Elle vit l'Ancien Roi de Crète hésiter quelques instants à lui livrer la totalité de son histoire, puis qui se résigna à honorer leur pacte.
- D'accord, mais promets-moi de ne pas m'interrompre.
La Guerrière hocha silencieusement de la tête et s'accouda contre la surface blanche et lisse, fixant le Juge, lui signifiant qu'elle était toute-ouïe.
Le Spectre inspira profondément avant de commencer son récit.
- Bon, pour resituer le contexte, nous sortons d'une énième guerre sainte contre Athéna, qui s'est soldée en un nouvel échec. La dernière personne que j'ai affrontée était Kanon des Gémeaux, frère cadet du chevalier des Gémeaux en titre, Saga. Il s'est séparé de son armure lorsque cette dernière a reçu l'appel de ses semblables et elle a rejoint son frère aîné qui l'a revêtue pour détruire, avec le reste des chevaliers d'Or, le Mur des Lamentations. Il s'est sacrifié pour me tuer et m'a agrippé pour que l'on fasse la « fusée » ensemble, comme aurait dit Eaque s'il était encore en vie.
Vaelann retint un rire en entendant Rhadamanthe utiliser cette expression. Ce dernier lui lança un regard noir, ce qui calma immédiatement la Norvégienne.
- Ce que Kanon n'avait en revanche pas prévu, c'était que je survive. Je me suis dégagé au dernier moment et j'ai vu Kanon se désintégrer alors que je suis retombais plus mort que vif sur le sol. J'ignore combien de temps je suis resté à comater sur les rochers. Peut-être deux ou trois jours. Toujours est-il que j'avais mal de partout en me réveillant. J'avais tout juste récupéré assez d'énergie pour me téléporter chez moi et me traîner dans la cuisine pour boire. Je crois que j'ai comaté deux autres jours à même le sol de cette pièce. Après une bonne semaine, j'ai réussit à me lever pour aller à la salle de bain m'occuper de mes blessures. Le Gémeau est vraiment fort, je n'avais jamais été amoché comme ça.
Vaelann perçu une profonde admiration dans la voix du Juge. Ses pensées s'enchaînèrent alors à toute vitesse, et elle en tira très rapidement des conclusions quelques peu osées. Un sourire triomphal éclaira son visage, sourire que Rhadamanthe ne remarqua pas.
- Je suis le seul à avoir survécu, reprit-il, amer. J'ai inspecté les Enfers des dizaines de fois, mais je n'ai trouvé personne d'autre. Je ne pouvais pas gérer les Enfers à moi tout seul, et pourtant j'ai essayé. Mais je ne pouvais pas à la fois reconstruire les prisons, faire le travail de Charon, juger les âmes... c'est trop de travail pour une seule personne, si nous sommes 108, ce n'est pas pour rien.
La Norvégienne sentait la résignation dans sa voix. Elle eut soudain un élan de compassion pour le Spectre, et elle ne sut qui entre elle ou le Spectre fut le plus surpris par les mots qui traversèrent ses lèvres bien malgré elle.
- Je pourrais t'aider.
- Pardon ?!
- Te fais pas d'idées, moi-même je me demande ce qu'il vient de me prendre de dire ça, grogna-t-elle. Mais bon, maintenant que je te l'ai proposé... On pourrait reconstruire les prisons ensemble, puis tu reprendrais ton rôle de juge et j'endosserai le rôle de Charon.
Rhadamante n'arrivait pas à prononcer la moindre parole. Avait-il bien entendu ?
- Réponds-moi la Vouivre, je vais pas rester plantée là à attendre que tu redescendes sur Terre.
Le Juge se leva pour aller chercher une bouteille de whisky, qu'il déboucha avec empressement. Il versa le liquide ambré dans deux verres et en tendit un à son invitée.
- À notre accord la blonde, lança-t-il en levant son verre.
- À notre accord Princesse, lui répondit son invitée en l'imitant.
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Au large du Péloponnèse, se cachait habilement du commun des mortels une île en apparence complètement déserte, mais au sein de laquelle se tapissait en réalité une terrible noirceur. Le sol de l'île était complètement stérile et s'apparentait bien plus à de la poussière qu'à autre chose. La végétation était complètement absente du paysage, seuls quelques microscopiques arbustes desséchés tentaient malgré tout de se dresser contre la chaleur écrasante du soleil méditerranéen.
Au beau milieu de l'île, qui devait faire à peine 10 km², était érigée une immense tour de roche volcanique, sur laquelle étaient incrustés sur toute la hauteur des ossements humains, tels que des crânes, des tibias, des radius et bien d'autres encore.
Toute la terre qui environnait cette tour était comme morte, réduite à l'état de cendres.
Ce qui restait cependant le plus terrifiant était les cris qui s'échappaient de l'intérieur de la tour. Des cris de pure douleur et d'infini désespoir. Des cris de femme.
Dans les tréfonds du gigantesque bâtiment, dans une salle où la chaleur était tout simplement insoutenable, était retenue une jeune femme, les poignets et les chevilles retenus à un fauteuil de torture sculpté à même la roche, le cou lui aussi prisonnier de la chaise.
En face d'elle se tenait un homme à la carrure imposante, néanmoins quelque peu voûté et au visage terriblement menaçant. Ses deux yeux verrons bleu et mauve semblaient presque fluorescents. Ses lèvres ne se départissaient jamais de ce sourire de sadisme pur, qui lui conférait une expression de folie à glacer le sang.
Sa peau d'une pâleur cadavérique et ses longs cheveux noirs désordonnés renforçaient cette impression d'être face au pire psychopathe de tous les temps.
Il s'approcha de sa prisonnière, une longue tige de métal incandescent qu'il tenait fermement dans sa main gauche, comme insensible à l'insupportable chaleur qui se dégageait du métal. La jeune femme fixait avec horreur l'instrument de torture, qui se rapprochait dangereusement d'elle, en se tortillant, essayant vainement de se dégager. Son geôlier semblait calculer le moindre de ses déplacements, totalement conscient de la lenteur de ses mouvements. Il prenait tellement de plaisir à faire durer les choses. Qu'il se délectait de voir le regard de ses jouets se charger d'une terreur indicible, qu'il aimait les entendre hurler de douleur, qu'il adorait les sentir au bord de la rupture, jusqu'à supplier Thanatos de les sauver de ses mains démoniaques.
Sa prisonnière du jour était furieusement intéressante, il devait le reconnaître. Malgré la peur qui animait ses pupilles ainsi que les nombreuses blessures qu'il lui avait infligés, elle arrivait encore à se débattre à même le fauteuil. Quel jouet passionnant …
- C'est rageant de ne pas pouvoir utiliser son cosmos, n'est-ce pas ? lui murmura-t-il d'une voix caverneuse. Arrête de te faire du mal, petite, tu n'arriveras pas à sortir d'ici...
- Tu n'as aucun ordre à me donner, traître ! Lui cracha-t-elle avec tout le mépris et la haine dont elle était capable.
- En es-tu sûre ? Rétorqua-t-il avec son éternel sourire sadique, pressant alors le bout de la tige chauffée à blanc contre le thorax de sa délicieuse invitée, qui ne pu contenir un énième hurlement de douleur. Elle avait déjà crié tellement de fois qu'à chaque nouveau cri qu'elle poussait, elle cru qu'elle allait finalement devenir muette. Son tortionnaire prit un malin plaisir à appuyer quelques secondes de plus que les fois précédentes, prolongeant ainsi les souffrances de son jouet.
Lorsqu'il détacha la tige ardente de la peau bardée de brûlures de la jeune femme, il constata avec satisfaction que sa bouche était ensanglantée. En effet, elle avait tenté de contenir une partie de son hurlement en se mordant la lèvre jusqu'au sang. Elle sentait le goût ferreux du liquide lui envahir la bouche. Elle avait envie de vomir, elle ne sentait plus son corps. Est-ce que cette fois c'était la bonne ? Allait-elle mourir ? Elle sentit une nouvelle incursion dans ses pensées, qu'elle identifia sans aucune hésitation comme appartenant au fou furieux qui lui faisait face.
« Laisse-toi faire » lui susurra-t-il mentalement.
La jeune femme n'avait plus la force de répliquer, mais elle était toujours en capacité de repousser les assauts mentaux sur son esprit.
« Dis-moi où elles se trouvent... Dis-moi où tu l'as envoyée... » continua-t-il.
- Hors... de … quest... Elle fut prise d'une violente quinte de toux, qui l'empêcha de finir sa phrase.
Son tortionnaire se releva, et approcha de la poitrine de son jouet l'ongle de son index droit.
- Je me suis bien amusé avec toi. Mais maintenant, je n'ai plus le temps pour la rigolade.
Il pressa son ongle contre le cœur de sa prisonnière, qui laissa échapper le hurlement de douleur le plus terrifiant qu'elle ait poussé depuis son arrivée ici.
- J'apprécie ta coopération ma petite, lui lança-t-il avant d'être prit d'un fou-rire hystérique.
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OH MAIS MON DIEU MAIS QUI EST CETTE FEMME ? QUI EST CE TARÉ ?
Plus sérieusement, vos impressions ? Vos commentaires ? Dites-moi tout muhu
A la prochaine mes lascars !
