Salut tout le monde !

Voilà votre nouvelle petite lecture du week-end. J'espère que vous apprécierez ce chapitre :)

Merci infiniment pour tous vos messages sur la mise à jour précédente : scorpionlove09, Imaginaire-de-kiki, Vicky30, aelita48, Nini Hathaway (Honnêtement, je me questionne encore beaucoup au sujet du retour de Jacob... J'ai envisagé cette hypothèse, mais j'aime son personnage... alors je ne sais pas encore...), AuroreAthena, Onja, mel031, sarinette60, lia3011, fan de twilight, Ludivine28, aloe974, ladebile, Lily-Rose-Bella, Flocondamour, mimi012, aude77, DavidaCullen (Il y a peut-être un peu de ça, effectivement! Je dis bien "peut-être"), lapiaf8, Krine69, Mariefandetwilight, Calimero59, ulkan13, vinie65, fan-par-hasard21, Elodie Breuse, callie226, httpjekiffemavie .skyrock, Morgane, Vivibatta, indosyl, melacullen, VenusCapri, katner, LolaMiSweetlove, Lily-pixie, coco-des-iles (Lola risque souvent d'avoir un comportement déroutant face à Edward...), Galswinthe, lena -lna933-, liloupovitch, PatiewSnow, chouchoumag, doudounord, ousna (J'essaie toujours de 'modérer' les lemons... ne pas tomber dans le vulgaire, et rester sobre...), Lucie L, Letmesign23 (Y a peut-être un peu de ça pour Lola... sa réaction face à Edward reste floue et imprévisible!), Ilonka, Fleur50, tacha vaillant, Shirley, IsabellaMasenCullen, ZsaZsaZsu1986 (Ouaip, j'ai été bien gâtée =D), Annouk, twilight007, Anne, Atchoum16, mmccg, kikinette11, Virginie-de-TN, bichou85, chriwyatt, Habswifes, Elphina, EstL, Claire91, erika shoval, Gaelle-51, isasoleil (Le tout premier lien que Lola a "tissé" avec Edward fut par l'entente de son album, alors j'imagine qu'elle le préfère musicien qu'auteur... ou quelque chose dans ce goût-là du moins!), Aliiice, kinoum, Clairouille59 (Si la suite était toute rose, je n'écrirais pas cette histoire =)), Gistrel, Grazie et Butterfly971.

Je vous remercie également pour vos voeux pour mon anniversaire, j'en suis très touchée et extrêmement honorée =) Merci.

D'ici une semaine, je pars en vacances six jours chez ma tante, voir mon petit cousin autiste justement. Je ne sais pas trop si je ferai une MaJ durant ce lapse de temps, ne voyant cette partie de ma famille qu'une fois par an voire deux maximum, il n'est pas exclu que je ne prenne pas mon ordinateur pour en profiter. A voir. Donc ne craignez rien si vous n'avez pas le chapitre 12 sous sept jours, vous l'aurez dès que je rentrerai... vous savez qu'en principe, sauf grosse cata, je tiens toujours parole!

Je remercie ma bêta-rider Melacullen pour son travail rapide et efficace!

Je vous souhaite une très bonne lecture, j'espère que vous apprécierez ce chapitre!

B'week-end !

Prenez soin de vous. Tiffany.

-o-o-o-o-

Chapitre 11 : Aveux imprévus.

- Point de vue de Bella –

J'avais chaud. Ce lit était bien plus réchauffé que d'habitude. Je me blottissais contre cette source délicieuse de chaleur que constituait le corps d'Edward.

Oh ma parole ! Il sait y faire, y'a pas à dire !

En me réveillant, vers 7h, je me sentais bien ce matin. Heureuse, comblée. Femme. Edward me maintenait contre lui, nos corps nus serrés l'un contre l'autre. J'avais oublié cette sensation d'être deux, et de ne devenir qu'un seul être au final…

Je m'étirais et gémissais, observant le visage de mon compagnon endormi profondément. On pourrait presque dire un petit bébé…

Un bébé qui fait des bêtises la nuit, mais qui les fait tellement bien. Je me redressais légèrement pour mieux l'observer, sans toutefois pouvoir résister à la tentation. Je déposais mes lèvres sur les siennes doucement. Edward se mit à gémir et se frottait les yeux avec sa main.

- Qu'est-ce qui se passe ? J'veux dormir…

Je m'empêchais de rigoler et passais mon pouce sur ses lèvres.

- Ce sont tes exploits de cette nuit qui te fatiguent autant ?

Il entrouvrait une paupière en souriant.

- J'avoue que je suis fier de moi…

Il arborait un sourire de vainqueur et sa main frôlait mon dos.

- Tu as de quoi…

Je déposais de nouveau mes lèvres sur les siennes et cette fois-ci, sa bouche me répondit. Il tentait d'approfondir le baiser mais je me reculais.

- Quoi ?

- Haleine du matin…

Il haussait les épaules, me retournait sur le dos et se plaçait entre mes cuisses.

- Moi aussi, mais ça ne change rien au fait que j'ai subitement envie de t'embrasser avec ton « haleine du matin »…

Bon… tant pis pour lui ! Je le laissais capturer ma bouche et sentais sa dureté entre mes cuisses. Nos langues chahutèrent de longues minutes et son bassin commença à rechercher une friction avec le mien.

Un millier de frissons parcouraient mon échine alors que sa langue descendait sur ma mâchoire et dans mon cou. Il captura la pointe de mon sein et se mit à le titiller vivement, le mordillant parfois. Ma féminité me hurlait de l'accepter en moi immédiatement. Ses mains descendirent sur mon ventre, jusqu'à atteindre mon point de plaisir.

- Oh… Edward…

Son index entourait mon point sensible, me faisant frissonner. Des décharges électriques se propageaient jusqu'à la plante de mes pieds. J'agrippais ses cheveux mais il m'échappait et ses lèvres traçaient un chemin jusqu'à mon intimité. Très vite, il donna un premier coup de langue et je tentais de retenir un gémissement. Puis, ses dents vinrent frôler mon désir et je ne répondis plus de rien alors qu'il s'acharnait sur mes lèvres intimes, me procurant un plaisir amplifié. Mes hanches bougeaient seules et il écartait mes jambes davantage. Mes mains se glissèrent dans ses cheveux et il me fit oublier jusqu'à mon propre prénom en me procurant un orgasme terrassant.

Oh… Seigneur ! Ce type est un dieu !

Mes frissons s'estompèrent peu à peu et il quittait mon intimité, remontant jusqu'à moi. Je l'accueillais à mes lèvres avec impatience. Je tremblais dans ses bras et il me souriait.

- Je suis décidément très fier de moi…

- Orgueilleux !

Il eut un petit rire et nous échangions un nouveau baiser. Son envie, à lui, n'avait pas diminué. Bien au contraire. Contre ma cuisse, je sentais son sexe gorgé de désir. Et quelque part, c'est extrêmement flatteur de savoir que je procure ce genre d'envies à un homme… surtout un type comme lui !

Ce fut à mon tour de l'allonger sur le lit et de goûter sa peau dans les moindres recoins. Je jouais avec ses tétons du bout de ma langue, tandis que mes mains descendaient vers sa virilité pour la contourner, sans jamais la toucher. Il se tortillait et émettait des grognements de plus en plus rauques.

- Bella…

Je continuais ma descente et atteignis son nombril. Enfin, je flattais d'un petit coup de langue son extrémité avant de le prendre dans ma bouche. J'aurais presque pu oublier la marche à suivre depuis toutes ces années…

- Oh merde ! Encore !

J'aspirais son désir entre mes lèvres, jouant de ma langue autour. Mes doigts ne restaient pas inactifs, et s'occupaient du reste de son anatomie. Je relevais les yeux vers Edward, et mon cœur vacillait en le voyant se tendre, les yeux clos, la tête rejetée vers l'arrière. Ses doigts agrippaient le drap housse et il semblait totalement abandonné. Cette vision enchanteresse me fit redoubler d'ardeur à la tâche et je m'acharnais sur lui, jusqu'à le sentir gonfler encore.

- Oh Bella ! Bella ! Je vais… Oh merde ! Putain !

Il vint dans ma bouche tandis que je continuais de lui procurer du plaisir avec ma main. Il frissonnait, poussant de petits grognements.

Je remontais jusqu'à lui, en souriant, et m'appuyais contre son torse alors qu'il semblait à peine récupérer.

- Je suis fière de moi aussi…

Il émit une sorte de râle de satisfaction.

- Oh putain oui ! Tu peux l'être !

J'embrassais sa joue et ses lèvres à plusieurs reprises. Il caressait mes cheveux.

Le réveil indiquait un peu plus de 7h30.

- Il va falloir que je me lève, Lola se réveille vers 8h… Je voudrais prendre une douche avant… Tu peux rester au lit si tu veux…

Il opinait, et ses doigts frôlaient mon front.

- Et pour ta fille… on fait quoi ?

Bonne question.

- Je ne sais pas… Je n'ai pas vraiment réfléchi à ça…

Il acquiesçait.

- Tu veux attendre un peu avant de le lui dire ?

Ca me semble être raisonnable.

- Je crois que oui… avec le départ de Jacob… tout ça… Je veux lui laisser digérer le départ de son papa…

- D'accord… on attend alors… Mais il vaudrait mieux que je m'en aille avant qu'elle ne se lève…

Oh non ! Ca, c'est pas utile !

- Tu peux rester ici aussi…

Mon nez frôlait le sien et mes lèvres caressaient sa bouche.

- On peut très bien lui dire qu'il était tard hier, que tu étais fatigué et que tu es resté dormir à la maison…

Je déposais un léger baiser sur ses lèvres.

- C'est toi qui décide ma Bella…

Mon cœur se serrait et je me rallongeais sur son torse, blottie dans ses bras.

Je n'avais pas vraiment pensé à la façon d'aborder ça avec ma petite puce. Je n'avais jamais fréquenté en dehors de son père. Alors j'ignorais tout de la démarche… et surtout pour elle.

Edward et moi décidâmes de prendre notre douche séparément, sinon le petit-déjeuner ne serait jamais prêt. Il était sous l'eau alors que je faisais passer du café en sifflotant et en tartinant des toasts avec de la confiture. Le biberon de Lola était dans le micro-ondes, prêt à réchauffer dès son arrivée.

Deux mains se posèrent sur mes hanches et je ressentis un petit baiser sous ma nuque.

- Edward…

Il me rapprochait de lui, appuyant mon dos contre son torse, ses bras autour de ma taille. Je me laissais aller contre lui.

Ca fait beaucoup de bien d'avoir quelqu'un.

- Merci pour cette soirée en tout cas…

- Merci à toi d'être venu jusqu'ici…

Il dégageait une mèche de mes cheveux derrière mon oreille et embrassait ma joue.

- Allez, va te mettre à table, j'apporte le petit-déj ! Tu veux quoi ? Un café, un thé ?

- Hum… t'as pas du chocolat ?

Du chocolat ?

- Euh… si… Tu en veux ?

Il haussait les épaules.

- Je préfère…

- Bon… d'accord…

- Merci !

J'ai rarement vu un homme de vingt-cinq ans boire du chocolat, mais pourquoi pas. Edward attrapait le plateau de toasts et la confiture, et les posait sur la table de la salle à manger.

- Maman…

Je me retournais pour voir Lola arriver dans son pyjama, se frottant les yeux, tenant contre elle sa poupée en chiffon et dans sa petite main, les billets de Jacob.

Elle ne les lâchera pas ?

Je l'attrapais, avant qu'elle ne heurte le placard.

- Olala… Bonjour ma chérie… Viens avec maman…

Je la prenais dans mes bras et l'embrassais. Je la berçais pour qu'elle puisse se réveiller tranquillement.

- Ca va mon cœur ?

Elle opinait et entourait mon cou de ses petits bras. Je caressais son dos.

- Réveille-toi doucement…

De longues minutes, nous restions ainsi. J'enclenchais le micro-ondes pour faire chauffer son biberon et me tournais. Edward nous observait depuis la table en souriant. Lola n'avait encore fait aucun commentaire.

Elle ne l'avait sûrement pas remarqué…

Le biberon fut chaud et je l'attrapais pour visser la tétine.

- Allez mon cœur, tu vas te mettre devant la télé pour prendre ton biberon…

Je m'avançais jusqu'au canapé avec elle et la posais. Je la couvrais avec sa petite couverture et allumais la télévision sur la chaîne de dessins animés.

Toujours rien sur Edward…

Mon compagnon s'approchait du canapé.

- Salut Lola !

Elle le regardait, s'arrêtait de téter, le fixait, puis se laissait tomber sur le canapé pour cacher son visage dans les coussins.

- Tu dis bonjour à Edward, Lola ?

Mais elle ne répondit pas, ses jambes se tortillant. Bon… Je m'avançais vers elle.

- Edward est resté dormir cette nuit… il était très tard hier quand il a voulu partir et il était fatigué… C'est pour ça qu'il est resté.

Non Bella. Ce n'est pas vrai. Il est resté pour te faire des misères.

Lola acquiesçait mais ne se redressait pas.

- Laisse Bella… Elle viendra me dire bonjour quand elle sera prête.

Je me redressais et amenais le chocolat au lait d'Edward, et ma tasse de café.

- Bon appétit…

- Merci !

Je m'installais face à lui et il me souriait. Il se tartinait un morceau de pain avec du beurre, trempait sa collation et la mangeait. J'observais ses traits gracieux et élégants. Il me fit un petit clin d'œil et je crois bien que je me suis mise à rougir.

- Tu veux du sucre dans ton chocolat ?

- Non, c'est parfait ! Merci…

Il regardait le pot de confiture.

- C'est à quoi ?

- C'est de la gelée de mûre…

- Je peux ?

- Bien sûr !

Il attrapait le pot et l'ouvrait. Je me tournais vers Lola qui était allongée sur un coussin, la tétine coincée dans sa bouche. Elle regardait la télé. Lorsque je me retournais, Edward riait en regardant l'écran.

Bob L'éponge.

- Ca te fait rire toi, ça ?

Il me regardait en se figeant.

- Bella… CA, c'est THE dessin animé ! Je le regarde tous les matins !

J'éclatais de rire mais il semblait très sérieux.

- Attends… Tu rigoles ? Tu regardes ça tout le temps ?

Il posait une main sur son cœur.

- Je ne vis que pour Bob !

Et ben putain ! Quel veinard ce Bob !

::..

Lola ne fit pas du tout cas de la présence d'Edward. Elle l'ignorait royalement, faisant comme si elle ne le remarquait pas. Je ne pourrais pas expliquer son comportement… Edward resta déjeuner avec nous. Je partis mettre ma fille à la sieste, et je n'eus aucun moyen d'aller lui faire faire une bise à mon compagnon. Rien. Il n'aurait pas été là, ou invisible, le résultat aurait été le même.

Edward passait son blouson.

- Tu t'en vas déjà ?

- Je le crains… J'avais dit à ma mère que je passerai la voir cette après-midi… Si je n'y vais pas, il y a de fortes chances pour qu'elle entre dans chaque maison de la ville pour me trouver !

Encore une maman poule.

- File alors, avant qu'elle ne se fasse arrêter pour violation de domicile…

Il me souriait et posait ses mains sur mes hanches.

- Je serai bien resté davantage… crois-moi…

Je souriais et il se penchait pour m'embrasser langoureusement, réveillant en moi des souvenirs idylliques de cette nuit. Lorsque je me reculais, à court d'air, il déposait un dernier baiser sur ma joue.

- Sois sage…

Il tapotait mon nez, et quittait mon domicile en sifflotant.

Comme dans un rêve…

.. ::..

- Point de vue d'Edward -

Oh putain seigneur… mais quelle femme, les enfants ! QUELLE FEMME !

Je me retenais de danser la rumba devant chez elle, tellement je me sentais bien ce matin. Et en plus il fait beau ! Merci pour tout ça !

Sur le trajet qui me menait à chez ma mère, je chantonnais, la vitre baissée. Je me garais devant chez elle, inspectant mon reflet dans le rétroviseur. Ok mec, t'as juste l'air d'un idiot mais ça, ça change pas !

J'entrais dans la maison et trouvais Carlisle et Esmé, en compagnie d'Elisabeth !

- Salut maman ! Salut papa ! Salut belle-maman !

Je les embrassais à tour de rôle.

- Et ben mon garçon ! Que t'arrive-t-il ?

- Oh rien, j'suis content !

J'allais à la cuisine, trouvais la bouteille de lait et m'en servais un verre. Je revenais au salon.

- Alors, vous faites quoi tous les trois ?

- On organisait Thanksgiving…

Je m'asseyais sur l'accoudoir du canapé.

- Et comment ça se présente ?

- Tu es là, toi ? Pas de tournée ?

- Non… J'repars qu'après…

- Ton père et Esmé veulent le faire chez eux, avec tout le monde !

- Bah ça serait sympa ça, ouais !

Toute la famille réunie, c'est plutôt cool ! Généralement on boit, on se marre, on mange et ça fait des bons souvenirs !

- Tu ne râles pas toi aujourd'hui ?

- Pourquoi ? Je devrais ?

Je terminais mon verre de lait et Elisabeth fronçait les sourcils.

- Oh toi ! Tu nous caches quelque chose !

Je ne pus m'empêcher de rire.

- Quoi ?

- Je te connais ! Quand t'es heureux, c'est que t'as quelque chose de bien…

- Et bien Mrs Masen, laissez-moi vous dire que… ça ne vous regarde pas ! Souriais-je.

Carlisle souriait.

- Laisse-le faire sa vie, Elisabeth !

Esmé bondissait d'un coup.

- C'est une femme ! J'en suis sûre !

Punaise mais c'est pas vrai ça ! Ca suffit pas de maman, faut qu'en plus Esmé s'y mette !

- Je parie que c'est la jeune femme qui est venue à l'hôpital l'autre fois ! J'en suis certaine !

- Quelle jeune femme ?

Esmé se tournait vers Elisabeth :

- Une jeune femme, d'environ 25 ans est venue à l'hôpital… Elle est restée le temps du concert dans l'encadrement de la porte, et notre Edward l'a mystérieusement dévoré des yeux pendant toute la session !

Pffff ! Même pas drôle !

- Ah oui ! Celle avec laquelle tu es parti un certain moment derrière un rayonnage de livres ?

Je me tournais vers papa, dont le sourire s'étalait sur son visage. Oh le traitre ! J'écarquillais les yeux.

- Comment elle s'appelle ?

- Elle a quel âge ?

- Elle fait quoi dans la vie ?

- Tu sors avec elle ?

- Oh mon Edward a enfin trouvé l'amour !

Voilà EXACTEMENT ce que je voulais éviter !

- Merci Papa ! Vraiment !

Il souriait.

- Pas de problème !

- Dis-nous tout, Edward !

- Vous savez pas, vous aurez qu'à lui demander… Rajoutez deux couverts à Thanksgiving, je lui dirai de venir !

- Deux couverts ?

- Elle a une petite fille de quatre ans…

Elisabeth fronçait les sourcils.

- Elle est mariée ?

- Non, divorcée… Ne t'en fais pas maman, je ne détruirai aucun couple !

- Bon…

- Par contre, Lola est autiste… alors…

Esmé me souriait.

- Ca ira Edward… On saura gérer…

J'opinais. Finalement, après avoir passé ce cap, ils retournèrent à leur organisation. Esmé et papa finirent par partir. Je me retrouvais seul avec Elisabeth.

Je l'aidais à débarrasser.

- Edward ?

- Ouais ?

- Cette femme…

- Et ben quoi, Bella ?

- Bella… Sa petite fille est autiste…

- Oui… Loin des clichés habituels, mais elle a quand même un petit quelque chose…

Comment expliquer ça ?

- Elle est célibataire, Bella ?

- Oui, j'te l'ai dit ! Depuis pratiquement après la naissance de la petite… Pourquoi ?

- Et le père est où ?

- Il est militaire ! Donc pas souvent là ! Pourquoi ?

Ma mère reposait ses verres.

- Comme ça…

Je rangeais le lave-vaisselle.

- Non, j'te connais… Quand tu dis « comme ça », c'est que tu penses à quelque chose qui ne va pas me plaire ! Alors accouche !

Elle soupirait.

- Il ne faudrait pas que ce soit une de ces femmes qui se jettent sur un homme célèbre pour élever leur enfant !

Je savais que ça ne me plairait pas !

- Bella a un travail et elle subvient très bien aux besoins de Lola ! Elle vit dans une maison spacieuse, elle a tout le nécessaire, et ne se plaint pas de quelconques difficultés !

- Elever un enfant seule, c'est toujours dur ! J'en sais quelque chose !

- Papa t'a quand même bien aidé !

- Je te parle seulement du fait d'avoir une présence masculine auprès de soi pour aider à gérer… C'est indispensable, et si cette femme n'a pas le père de sa petite, elle pourrait…

Ok. Stop.

- C'est bon, j'crois qu'on va arrêter là la discussion Maman ! Bella et moi sommes en couple depuis très peu de temps, et il n'est foutrement pas question que j'prenne la place du père de la p'tite… J'ai rencontré le père, il me fait bonne impression et il est là pour sa gamine. Donc les choses sont claires : moi, je ne suis que le copain de Bella.

Elisabeth haussait les épaules.

- Fais quand même attention…

- Je ne peux pas être avec Bella sans penser à sa gamine ! C'est un tout ! J'en suis conscient. J'apprécie cette petite aussi… Elle est vraiment jolie et attachante… Mais je ne suis pas le père, et franchement, je ne pense pas que ni Bella ni son ex apprécieraient que je veuille m'immiscer dans leur famille ! Donc t'en fais pas pour tes « conventions »… je les respecte ! Maintenant, j'crois que j'vais juste rentrer chez moi… On se voit très vite !

J'embrassais la joue de ma mère et quittais son domicile.

Je passais devant l'appartement de Jasper et Alice et décidais de m'y arrêter. Aujourd'hui, j'suis de bon poil ! J'ai envie de voir du monde ! Ca change de d'habitude !

Je sonnais à l'entrée et mon demi-frère m'ouvrit.

- Tiens ! La star Edward Cullen sonne chez moi !

Je souriais et entrais. Nous échangions la bise.

- Ca va bien ?

- Bah oui et toi ? Entre ! J'te fais un café ?

- Non ça va merci…

- Tu viens d'où comme ça ?

Je m'asseyais sur le canapé.

- De chez ma mère !

Jasper se servait une tasse de café.

- Comment va cette brave Elisabeth ?

- Ca va… Elle m'a un peu pris la tête là mais ça baigne…

Il s'asseyait sur le canapé avec moi, et éteignait la page internet de son ordinateur portable.

- A quel sujet ?

- Au sujet de ma copine et de sa fille…

- Ah ça y est ? C'est fait avec… comment elle s'appelle déjà… euh…

- Bella !

- Voilà, Bella ! Alors, c'est fait ?

J'acquiesçais.

- J'ai passé la soirée et la nuit chez elle…

Jasper eut un petit rire.

- Oh bah mon salaud !

Je riais avec lui.

- Et ta mère a dit quoi ?

- Oh, le refrain habituel : attention qu'elle te prenne pas pour le père de sa gamine, qu'elle en ait après ta célébrité… ce genre de trucs…

Jasper haussait les épaules.

- Faut la comprendre, aussi ! Elle se méfie… Tu peux pas l'en empêcher, c'est ta mère… Et comme t'es connu ben…

Ouais, ça peut s'entendre vu comme ça…

- Et ça se passe bien avec Bella ?

- Ouais… super… J'me sens bien avec elle…

Jasper me tapotait l'épaule.

- Bon, c'est une bonne chose. Tu méritais de trouver quelqu'un…

- Merci…

Un petit instant, nous restions silencieux.

- Vous allez la rencontrer à Thanksgiving d'ailleurs… je vais l'inviter pour qu'elle fasse votre connaissance, avec sa gamine… Elle est autiste…

- Pas de problème ! Avec plaisir…

Il se raclait la gorge.

- Edward ?

- Ouais ?

- Ecoute… je sais pas si c'est une sensation ou quoi mais… j'pense que tu devrais… avertir Alice… avant Thanksgiving je veux dire…

Jasper avait ce ton distant qu'il instaurait quand on faisait ne serait-ce qu'une brève allusion au passé que j'avais partagé avec sa fiancée.

- Tu penses ?

Il acquiesçait.

- Tu as été une part importante de sa vie… Alors je pense que… enfin ça serait plus correct selon moi…

- T'as p'tètre raison…

- J'pense qu'elle va rentrer tard ce soir, mais repasses dans la semaine…

Ca me laissera du temps pour réfléchir à comment aborder ça avec elle… parce que mine de rien, c'est pas du tout évident cette affaire !

::..

Deux jours étaient passés. J'étais affalé en jogging sur mon canapé, à regarder un match de baseball sur mon écran plat, quand on sonnait à l'interphone. Je découvrais sur le petit écran de sécurité le visage de Bella.

Oh ! Super !

Je lui permis l'accès à la résidence et ouvris la porte. Elle apparut de l'ascenseur, toute rouge.

- Salut…

- Hey, salut !

Je m'avançais et l'embrassais.

- Désolée… je débarque comme ça !

- Oh t'inquiète pas, je n'étais pas très occupé… c'était journée : chaussettes sales, bières et match de baseball !

Elle me souriait et je l'entraînais dans mon loft.

- Tout un programme !

Elle posait son sac sur le canapé.

- Tu veux boire un truc ?

- Un jus de fruits si t'as…

- Bien sûr ! Alors, t'as vendu ta p'tite ?

Je préparais son verre et le lui apportais.

- Elle est chez ma mère…

- Elle ne fait pas de difficultés pour y aller ?

- Des fois oui, des fois non… On essaie de faire en sorte qu'une fois par semaine, sa grand-mère ou sa marraine la prenne un peu… Comme je travaillais ce matin, Lola était chez ma mère…

- Tu vas la chercher quand ?

- Vers 17h30…

Elle prenait une gorgée et je récupérais son verre pour me jeter sur ses lèvres. Elle souriait, posait ses petites mains sur mes joues.

- Tu m'as manqué…

- Toi aussi… Tu sais pas à quel point !

Je l'allongeais sur le canapé rapidement, et elle émit un petit cri.

- Edward !

Je prenais place entre ses jambes, souriais et l'embrassais.

- T'as eu une bonne idée de venir là aujourd'hui…

Je reprenais ses lèvres et elle les entrouvrit pour accueillir ma langue. Elles se mélangèrent sensuellement, assez longtemps pour me redonner envie d'elle. J'embrassais son cou et elle se tendait, gracieuse.

- Edward…

Je me redressais un peu.

- Pardon… je ne suis pas très galant… A peine t'es là que je te saute déjà dessus… Je pourrais te faire de la conversation comme un gentleman !

Elle se mordait la lèvre, malicieuse.

- Et quoi comme conversation ?

Je me relevais et l'entraînais avec moi.

- Humm… par exemple… te dire que tu es invitée pour Thanksgiving chez mes parents…

Elle s'immobilisait.

- Edward…

- Ah merde… T'as déjà un truc de prévu ?

- Non… pas du tout… mais seulement… enfin je veux dire…

- Ca t'intimide ?

Elle rougissait.

- Un peu…

- T'en fais pas… ils sont cool et sont très contents de te rencontrer…

- Je verrai si ma mère peut prendre Lola…

- Lola est invitée aussi…

- D'accord… c'est vraiment gentil… mais tu sais, je ne sais pas si… enfin si elle acceptera de… de venir…

- Elle fera comme elle le sent…

Bella acquiesçait, le regard dans le vague. Je caressais sa joue.

- Ca ira, Bella…

Elle se rapprochait de moi et je l'attirais dans mes bras.

- C'est pas toujours simple de devoir envisager deux options… si elle viendra ou pas… comment elle se comportera…

Je caressais ses cheveux et embrassais son front.

- Je ne peux qu'essayer de le comprendre…

Elle soupirait, calée contre mon épaule. Longtemps, nous restions silencieux.

- Je suis sûr que ça ira, Bella…

- Elle n'a pas fait d'histoire pour aller au magasin de jouets… alors peut-être que si… enfin…

Je resserrais ma prise sur elle.

- Tu verras le moment venu…

Elle relevait la tête vers moi.

- T'as raison…

Je capturais ses lèvres et bientôt, elle se remit à califourchon sur moi, se mordant la lèvre.

- C'était une conversation de gentleman ça… pas vrai ?

Ohh la jolie coquine !

- On va dire que oui…

Elle attrapait mon tee-shirt et je levais les bras pour l'aider à me l'enlever. Bientôt, nous nous retrouvions nus sur le canapé, et je me dirigeais à la hâte à la salle de bain pour attraper un préservatif et revenir. Je m'asseyais sur le sofa, déroulais la protection et Bella s'installait sur moi, s'enfonçant lentement sur ma virilité. Je gémissais mon plaisir, fermant les yeux. Mes mains guidèrent ma compagne sur moi, aiguisant nos désirs.

Le loft se remplissait de gémissements et halètements, et dans un même cri, Bella se refermait sur moi, tandis que je jouissais dans la protection, tremblant de tout mon corps. Bella s'effondrait sur moi, la respiration inégale. Nos lèvres se rencontraient à nouveau dans un sourire. J'enlaçais ma petite-amie et nichais mon visage dans son cou.

- Tu me fais tellement de bien, Edward…

Elle embrassait une petite zone sous mon oreille. Je caressais son dos nu.

Elle m'en fait aussi, beaucoup.

Je nous levais et portais Bella, pour la conduire jusqu'à la salle de bains où une bonne douche nous ferait le plus grand bien. Une fois dans la cabine, je lavais son corps et elle m'aidait à savonner le mien, nous procurant de délicates caresses… et un orgasme supplémentaire.

Puis, nous sortions du petit espace et je passais à Bella un peignoir, pour qu'elle puisse récupérer ses affaires dans le salon. J'attrapais un caleçon dans ma chambre, une serviette nouée autour de la taille. Bella m'y rejoignit.

- Jolie chambre…

- Merci…

Elle s'approchait de la baie vitrée, toujours emmitouflée dans le peignoir confortable.

- La vue est superbe…

Je m'approchais d'elle et l'enlaçais, observant Seattle qui se déroulait sous mes pieds.

- C'est vrai… des fois j'aime bien venir là avec ma guitare, observer la ville, et composer…

Bella s'appuyait contre moi. Nous retournions au salon après un petit moment de bisous volés, et la sonnette d'entrée retentissait.

Forcément quelqu'un de ma famille qui a le code pour rentrer en bas !

Je ramassais mon jogging et ouvrais.

- Oh, salut Alice !

Mais le regard de ma future-belle-sœur se portait derrière mon épaule.

Euh…

- Je te dérange visiblement…

Je me retournais pour voir Bella, couleur cramoisie, dans son peignoir heureusement fermé et accessoirement nue dessous, au milieu du salon, tenant dans sa main son soutien-gorge.

- Euh… ben…

Elle fronçait les sourcils et tournait les talons.

- Alice !

- Je repasserai plus tard !

- Alice ! Attends ! Tu peux rester…

- Non… Je repasserai plus tard…

Elle rejoignit l'ascenseur qui s'ouvrait sur mes voisins et s'engouffrait à l'intérieur.

Ben merde…

Mon voisin me regardait bizarrement, et je réalisais que j'étais toujours torse-nu, avec la serviette autour de ma taille, dans le couloir. Je retournais fissa dans mon loft. Bella n'avait pas bougé.

- J'ai fait une bêtise ?

Je fermais la porte derrière moi.

- Non… T'inquiète pas, t'y es pour rien…

Elle me regardait, un peu inquiète.

- Et… c'était qui ?

Je déglutissais.

- Et bien tu viens de faire la connaissance d'Alice… mon ex-petite-amie… la copine de mon frangin…

Les lèvres de Bella s'arrondissaient dans un « O » et elle opinait.

Bon… au moins… tentons de voir le positif… J'ai pas besoin de réfléchir à la façon de lui annoncer que je suis en couple…