Salut à tous. Comme vous l'avez surement remarqué, nous sommes mercredi aujourd'hui et je vais mettre fin à vos souffrances en vous postant la dernière scène du Petit Chaperon Rouge où il y aura la fameuse description de Sebastian. Préparez-vous! Comme vous le verrez le chapitre est très long et je ne sais donc pas si je pourrais poster la semaine prochaine dans ce cas, m'étant concentré dessus... Sauf si vous êtes bine sage et que vous me laissez vos impression, je serais peut être gentille ^^ Bien je n'en dis pas plus et vous laisse à votre lecture ^^

BloodyNeko-Chan: merci pour le chapitre mais je dois dire que celui qui suit est très bien aussi, de mon point de vue du moins, et j'espère que tu l'aimeras aussi ^^ Druitt ? De l'imagination ? Je te rappelle qu'il s'agit d'une pièce de théâtre: il n'a donc fait qu'apprendre son texte. Tu verras d'ailleurs à quelque point c'est un cas désespéré dans la première partie de mon interlude ^^ Tiens toi aussi tu écris d'avance ? Moi aussi ^^ Même si je n'ai qu'un chapitre d'avance à la fois par semaine mais bon c'est suffisant pour pouvoir tenir la rythme ^^ Je crois que Black Butler déteint sur nous car nous devenons toutes perverses et sadiques depuis... Ou alors on l'ai encore plus ^^ Voici, enfin, la super description de Sebastian, après deux semaines d'attente. Eh non je ne suis pas morte ^^ Bien alors bonne lecture et à bientôt j'espère. Bisous

Tsukii-Yan: Ne t'en fait pas, il n'a fait qu'apprendre par cœur son texte. Tu verras d'ailleurs à quelques point c'est un cas désespéré dans l'interlude ! Faut pas trop y croire non plus on parle de Druitt là ! Bien sur la dernière phrase a été prononcé par notre Sebastian qui entre enfin en piste ^^ Je dois dire que j'en suis fière aussi de cette réplique, ainsi que d'avoir fait la coupure à cet endroit précis ^^ Voilà donc enfin la dernière scène du Petit Chaperon Rouge pour te faire plaisir. Mais ne t'en fais pas je suis encore loin d'en avoir terminé avec cette fic ^^ Bonne lecture et à la semaine prochaine ou avant, ce dépendra de si tu postes ou non ^^ Bisous

BisSenshi: C'est pas grave pour la review du chapitre 3, je m'inquiétais juste pour toi et pour savoir si ma fic te plaisait toujours ou non, c'est tout ^^ S tu veux, tu peux reviewer pour parler d'un autre sujet, je suis ouverte à tous les sujets ^^ si c'est pour me faire de nouvelles amies ^^ Je crois que Sebastian est mieux qu'un ange, un shinigami ou Dieu: comme tu l'as si bien dit: c'est SUPER Sebby ! Et on l'adore ! Tous pour Sebastian, hourra * hum je me suis encore emportée moi -_-"* Bien sur qu'il vient sauver Ciel, personne ne peut lui résister alors c'est le seul à pouvoir le sauver ^^ en j'espère que ce chapitre sera à ton gout. Bisous et à la semaine prochaine ^^

Bocchan-Chan: merci pour Mr Spock, tu verras, tu ne seras pas déçue pour le rôle qu'il va tenir ^^ du moins je l'espère. Je dois dire qu'Undy est du genre à avoir un sourire flippant ou débile alors que normal c'est rare, elle a de quoi flippé Ciel ! On doit dire que pour le passage toucher, j'ai exactement pensé à cette manière là ^^ Mais il a pas le droit de toucher à Ciel sinon il va mourir... Remarque c'est trop tard pour lui... Tu le verras dans cette scène ^^ Heureusement que Sebastian est arrivé sinon il aurait violé Ciel. Déjà qu'un baiser rne passe pas mais pas du tout, alors s'il va plus loin. C'est moi qui vais aider Sebastian à l'étriper, tu vas voir ! Tu es devin, c'est pas possible autrement: comment as-tu deviné que Druitt va passer un sale, très sale, quart d'heure ? lol. Bien j'espère que ce chapitre va te plaire. je te fais un gros bisous, je t'adore et à la semaine prochaine, après être passé te reviewer quand tu auras posté, cela va de soit ^^

Pour mes petites lectrices qui n'ont pas pu ou pas voulu reviewer qui vont se reconnaitre: j'espère que ce n'est pas parce que mon histoire vous lasse, dans ce cas, il faut me le dire. Sinon j'espère que vous allez bien et que vous n'avez pas de problèmes. Si c'est le cas, venez tout dire à tata Etoile qui vous conseillera ou vous soutiendra. Je ne veux que vous aider. Bisous bisous et en espérant avoir des nouvelles ^^

Scène 5 : Il faut toujours bien surveiller ses arrières.

Adossé à la porte, se découpait une grande silhouette aux cheveux noir et aux yeux brillants d'ironie, de malice et un tant soit peu de colère.

En partant du bas vers le haut, il portait de grandes bottes de chasse noires et décorées de motifs blancs, qui brillaient à la lumière mais dont Ciel et Chamber n'arrivaient pas à voir les détails, lui arrivant jusqu'aux genoux. Sortant de celles-ci, un pantalon noir on ne peut plus simple mais moulant à souhait cachait des jambes et des cuisses fines, musclées et très séduisantes.

Une chemise blanche ornait son torse svelte et lui aussi musclée juste ce qu'il fallait. Un torse dont on ne pouvait deviner la couleur de peau mais dont on devinait la force qu'il pouvait s'en dégager et la douceur…

Un foulard noir, retenu par une broche en argent en forme de plume de corbeau retenait le col de la chemise fermée le long de son cou. Cela est tout simplement élégant mais une certaine sensualité ce laissait deviner et donnait envie de lui arracher le foulard pour pouvoir libérer ce qui se trouvait dessous et qui promettait des merveilles.

Une grande et longue cape noire drapait avec distinction. Une cape savamment brodée de symboles anciens, mystiques et emplis de vibration magique : des triskèles, des runes… Des plis parcouraient l'étouffe, soulignent malicieusement les contours du corps athlétique de cet Apollon, les mettant d'autant plus en valeur.

Un sourire, satisfait mais ténébreux, habillait à lui seul son visage bien que son regard flamboyant ne fut pas en trop pour accentuer l'effet dévastateur qu'il émanait de lui. Ses yeux de rubis soulignaient l'albâtre de sa peau dans un jeu de lumière qui le rendait séducteur et sensuel.

Un chapeau noir, comme ceux des légendaires mousquetaires, parait sa magnifique chevelure noire de jais, brillant doucement à la lueur des bougies. Une immense plume blanche y était fixée comme simple décoration et tranchait avec l'obscurité dégagée par le chapeau : lui donnant un grand grandiose et majestueux.

Si Ciel et Aleister n'étaient pas tellement fasciné par le personnage qui dégageait une aura de force, de sensualité, de danger et, oserais-je le dire ?, de luxure, qu'ils ne virent pas tout de suite qu'entre ses mains gantées de blanc, un arc tendu en direction du jeune loup y était maintenu avait grâce et précision. L'arc aussi était magnifique, digne outil de son propriétaire : en bois noir et brillant, gravé de la plus belle manufacture. Mais ils étaient trop loin de nouveau pour en apercevoir les détails, surement très subtilement sculptés. La flèche n'en était pas moins belle mais plus simple bien que gracieuse et distingué, tout comme son propriétaire, une fois de plus. Elles étaient en argent avec des peines rouges et noires pour marquer sa propriété…

Quand leur deux cerveaux recommencèrent à fonctionner, ils comprirent que l'homme devant eux était un chasseur. Un diable de chasseur serait plus exact, oui c'est bien le mot… Un diable de chasseur…

Sa mélodieuse voix légèrement rauque portant un soupçon un de séduction et de colère mélangées ainsi qu'un avertissement non déguisé résonna de nouveau dans le silence de la pièce, ne tolérant aucun refus et aucune abnégations.

- Toi, l'animal, lâche cette jolie demoiselle tout de suite, si tu ne veux pas gouter à mes talents de chasseur…

Un sourire très expressif naquit sur ses lèvres : un sourire sadique dont on imaginait sans difficultés les pensées malsaines qui se dégageaient derrière… mais Chamber, ses neurones ayant pris un sacré coup et ne s'étant pas reconnectés comme il le fallait, ne réagit pas comme il se devait à ses mots mais constata plutôt, à haute voix, au plus grand damne d'une jeune demoiselle, encore écrasée par le poids de ce dernier.

- Mais vous êtes le fiancé de Ciel !

Cette dernière rougit subitement. Si le jeune chasseur diabolique avait l'air surpris, il n'en montra rien si ce n'est un sourcil qu'il leva. Lorsqu'il ouvrit la bouche, Ciel crut qu'elle était perdue, que son secret serait dévoilé…Elle ne s'attendait pas à ce qu'il allait dire…

- Dans ce cas, mon cher loup, si vous le savez, pourquoi je vous trouve en train de brutaliser ma chère fiancée ?

L'air menaçant qu'eut alors le chasseur assombrit la pièce étant déjà très sombre. Il se comportait exactement comme un vrai fiancé l'aurait fait. Ciel lui en fut très reconnaissante et nota soigneusement qu'il faudrait qu'elle le remercie. Elle évita néanmoins de penser à ce qu'avait dit Chamber malgré que son cœur battait à toute vitesse : oui, elle avait enfin trouvé l'homme idéal, même si ce n'était pas dans une situation qui allait en sa faveur… Bien sur, elle ne le connaissait pas encore car s'il l'aidait, c'est qu'il avait une certaine idée derrière la tête, comme en dénotait le sourire de coin d'amusement qu'il avait lorsqu'il regardait Ciel.

Chamber, toujours les neurones déconnectés, ne bougea que pour donner un coup de reins involontaire à Ciel qui grimaça sous la douleur. Attention ne vous méprenez pas : Ciel et Chamber était toujours habillés mais prenez vous un coup dans un endroit intime et sensible e verrez que cela ne fait pas du bien.

Cette fois, la moindre trace d'amusement quitta le regard froid mais incandescent du chasseur. La scène était, en vérité, assez comique quand il était arrivé, mais là, ça devient du sérieux : il ne pouvait laisser une jeune demoiselle se faire martyriser plus longtemps par un loup, sous ses yeux, sans intervenir. Non pas obligatoirement pour aider la jeune donzelle mais aussi pour son image… et pour la récompense qui adviendrait par la suite…

La corde claqua et le son qu'elle émit se répercuta dans le silence de la pièce. La flèche était passée entre Ciel et Chamber pour venir se figer dans le sol à vingt centimètres d'eux, une mèche de cheveux blond cendré coincée entre la flèche et le sol. D'une voix doucereuse, qui ne trompait personne, le sauveur improvisé de Ciel répéta, un brin de menace filtrant dans ses mots.

- Je sais que les loups ne brillent pas par leur intelligence, mais peut être auras-tu enfin compris ce que je te demande : Ecarte toi de Ciel tout de suite !

Aleister était figé de peur et plus aucun de ses neurones ne fonctionnaient, même à l'envers. Ce qui lui sauva la vie, c'est son surprenant instinct qui le projeta en arrière lorsque la corde claqua une seconde fois et atterrit là où il se trouvait deux secondes plus tôt, à deux centimètres de Ciel, qui fut épargnée. Celle-ci ne se fit pas prier pour se dégager en vitesse puis se mettre à l'abri du prédateur sexuel qu'était Chamber, in extenso.

Etant désormais une proie découverte, Chamber se retrouva figer au sol par une dizaine de flèches qui avaient frôlées sa peau sans le blesser pour venir se paralyser dans son vêtement puis dans le sol.

Ciel se précipita sur son allié pour le remercier vivement.

- Merci de tout mon cœur, vous m'avez sauvé de cet obsédé.

Elle jeta un regard dégouté au pantin agrafé au sol alors que le jeune et beau chasseur mettait une main sur le cœur tout en s'inclinant devant elle.

- Mais, jeune jouvencelle, c'est le devoir de tout gentleman. Et mon nom est Sebastian Michaelis, pour vous servir.

Cela plut beaucoup à Ciel qui rougit en bafouillant sa propre appellation. Mais bientôt la chose clouée au sol se tortillant dans tous les sens pour se libérer accapara de nouveau leur attention. Sebastian sourit diablement, des pensées sadiques et mauvaises derrière la tête, avant de s'adresser à son prisonnier d'une voix calme et sereine.

- Ne t'en fais pas, je ne t'ai pas oublié ! J'exècre trop les personnes de ton espèce pour te laisser filer sans rien faire, ne t'inquiète pas : j'arrive m'occupe de ton cas.

Il s'approcha alors lentement du loup qui se mit à couiner de peur, ce qui eut pour effet d'agrandir le sourire de Sebastian. Il s'accroupit à côté du canidé et, avec un grand sourire de prédateur ayant attrapé une proie dans ses filets, Sebastian sorti de l'une de ses bottes, un poignard de chasse. Le poignard avait un manche en obsidienne noire où étaient gravées des feuilles qui semblaient vouloir s'envoler. La lame en fer forgé était affutée et il y avait une inscription en langue inconnue sur la face.

Sebastian approcha malicieusement l'objet de torture du visage de Chamber et il lui chuchota tendrement et avec un fort amusement quelques mots savamment choisis.

- Je devrais peut être te couper la langue pour que tu ne puisses plus te servir des jeunes demoiselles sans défense.

Il approcha la lame de la bouche de sa proie qui lançait des regards de détresse. Avec la pointe, il trace une estafilade sur le coin de ses lèvres. Il continua en prenant un malin plaisir non dissimulé à tyranniser Aleister.

- Ou peut être devrais-je d'abord te couper une certaine partie de ton anatomie avant tout pour que tu ne puisses plus forcer ces ladys.

Il appuya ses propos en descendant la lame jusqu'à l'intersection des deux jambes. Là, toujours avec la pointe de son arme, il piqua le loup qui gémit de douleur. Sebastian poursuivit son énumération diabolique, au grand désespoir du loup qui voyait déjà sa dernière heure venue.

- A moins que je ne te coupe les mains pour éviter que tu puisses les toucher…

Sebastian marqua d'une fine coupure chacun des doigts de son vis-à-vis.

- Je pourrais aussi t'arracher les yeux ou te rendre aveugle pour que tu ne puisses plus poser ton regard obscène sur ces pures vierges, ou non.

Un picotement tout près des yeux résulta de sa remarque. Chamber était tellement terrifié que tout son corps tremblait qans qu'il puisse le contrôler. Bien sur, Sebastian n'en fut que plus ravi encore…

- Je devrais aussi t'écrabouiller le nez afin que tu n'humes plus leur parfum délicat, frais et léger.

Une petite croix rouge apparut bientôt sur le bout du nez de Chamber.

Enfin, d'un grand geste dramatique, comme le font les héros d'une tragédie, Sebastian déposa son poignard à la base du cou du condamné en susurrant d'une voix douce :

- La solution pour un tel dilemme est assurément de te couper la gorge, comme cela, le monde sera débarrasser d'une vermine comme toi !

Trois choses se produisirent alors en même temps : Sebastian leva le bras pour donner le coup final, Chamber poussa un hurlement qui aurait réveillé les morts et Ciel s'interposa entre le bourreau et la victime avec un regard froid, serein mais déterminé. Bien sur, Sebastian n'abattit pas son arme, ne voulant pas blesser la jeune femme qui, inconsciente qu'elle était, c'était mise sur son chemin. Sebastian répliqua, cinglant, à la jeune personne.

- Tu veux le sauver, toi, alors que lui n'aurait pas hésité si je n'avais pas été là !

Ciel ne se démonta pas sous le regard flamboyant et la voix légèrement grondante de son sauveur. Froidement et avec un calme olympien, elle le moucha.

- Comment pourrais-je vouloir le sauver ? La seule chose qui m'est poussée à intervenir, c'est de savoir ce qu'il a fait de ma grand-mère ! Après, tu peux t'amuser autant que tu veux avec lui, ce n'est plus mon affaire !

Stupéfait de la maitrise de la jeune personne devant lui, Sebastian se calma instantanément. Au final, il serait peut être intéressant d'apprendre à mieux la connaitre, elle lui réservait surement beaucoup de surprises… Un doux sourire aimable et un peu amusé éclaira son visage, faisant battre plus vite le cœur de Ciel bien qu'il aurait fallut la torturer à son tour pour qu'elle ne l'avoue. Sebastian lui répondit alors, avec un brin de respect pour son courage perçant dans sa voix.

- Naturellement, si le sort d'une vieille femme est lié au fait que j'assouvisse ou non mes envies d'amusement, il est normal que vous soyez intervenue, gente demoiselle. Dans mon empressement à vous défendre et à mettre hors d'état de nuire votre agresseur, j'en ais oublié que je n'étais que votre humble serviteur…

Il posa un genou au sol et, une main sur le cœur, il s'inclina devant elle. Ciel dut se faire violence pour ne pas se jeter sur lui tellement il lui plaisait…

- Permettez-vous que je m'occupe de lui soutirer les informations que vous quémandez, jeune maitresse ?

Le son de sa voix avait fait sursauter Ciel, qui était perdu dans ses fantasmes. Sebastian ricana légèrement alors que Ciel rougissait.

- Faites donc, vous m'avez l'air d'être un maitre dans cet art !

- Pas autant que dans d'autre, je vous rassure précisa-t-il, avec un clin d'œil coquin qui fit rougir d'autant plus notre petite Ciel.

Oh oui, cette jeune donzelle à l langue si acérée et si fière lui plaisait beaucoup ! Il serait surement plaisant d'en apprendre plus sur elle et, peut être, de se rapprocher d'elle pour faire parti de son entourage intime… Bien sur, cela ne restait pour le moment qu'une simple hypothèse…

Sebastian se retourna donc vers le loup qui avait eu un bref moment de répits avant de subir de nouveau les persécutions du chasseur. Mais, au fond, ne l'avait-il pas cherché ? N'était-il pas un tant soit peu sado masochiste sur les bords ?

- Tu as entendu, n'est-ce pas, la question de ma charmante Ciel, ici présente ?

La voix de Chamber était coincée à présent dans sa gorge et ne semblait pas vouloir s'en extraire. Sebastian poussa un soupir théâtral et reprit gentiment.

- Je te laisse le bénéfice du doute pour cette fois-ci. Je vais donc réitérer la question et tu vas bien sagement me donner la réponse. On est d'accord ?

Chamber hocha vivement la tête en priant tout le monde et n'importe qui pour que sa voix revienne au plus vite.

- Qu'as-tu fait de la grand-mère de Ciel ?

Hélas, malgré toutes ses supplications, la voix de Chamber resta coincée là où elle était. Sebastian soupira de nouveau et d'un ton badin et ennuyé, il lui fit la remarque suivante.

- Si tu ne me donnes pas ce que je te demande, je vais de nouveau devoir te torturer…

Le regard d'Aleister se troubla mais aucun son ne s'échappa de sa bouche entrouverte. Sebastian haussa les épaules, comme s'il c'était résigné.

- Tu l'auras voulu : j'ai fait preuve de bonne volonté… Tu préfères peut être que je t'arrache d'abord les ongles un à un ou les dents ?

Notre loup lui jeta un regard terrifié mais, malgré tous ses efforts, il ne put rien dire. Sebastian lui prit alors sa main gauche, choisit l'un des doigts, positionna les siens pour avoir une bonne prise sur l'ongle. Fin prêt, il commenta alors ce qui s'apprêtait à faire.

- Si je commence par la bouche, tu auras tellement mal que tu ne pourras plus rien nous dire et notre affaire n'avancera pas. Je commence donc par tes mains.

Puis il commença la traction, tout d'abord doucement pour le décoller petit à petit afin de le tirer d'un coup sec un peu plus tard. C'est ce moment là que choisit la voix de Chamber pour se décoincer et il se mit à crier pour stopper net Sebastian dans son élan.

- Dans son lit, je l'ai enfermé dans son lit !

Ciel hocha la tête et disparut dans l'embrassure de la porte, laissant son agresseur aux bons soins de Sebastian.

Elle avança dans les couloirs sombres et fini par trouver la pièce souhaitée ? En effet le lit cercueil était clos et Ciel entendait un rire étouffé en sortir : elle reconnu bien là sa grand-mère. Elle tenta se soulever le couvercle mais il était trop lourd pour ses bras bien frêles et elle ne put le faire bouger. C'est ce moment que choisit Sebastian pour apparaitre sur le seuil de la porte, un sourire satisfait aux lèvres et toujours aussi impeccablement habillé. Quand il vit la situation de Ciel, son sourire s'agrandit et il s'approcha du lit funeste.

- Eh bien, je vois que vous ne pouvez vous passez de moi, demoiselle !

Ciel ne demanda pas ce qu'il avait fait du loup, l'affaire ne l'intéressant pas plus que cela. Elle répliqua au chasseur, un soupçon de sarcasme dans la voix.

- Eh bien, vous êtes le seul à avoir assez de courage pour venir dans les environs, à moins que ce ne soir de l'insouciance… Oui, j'ai eu et j'ai encore besoin de vous, mais ça ne fais pas de vous quelqu'un d'indispensable mon cher !

Sebastian sourit de plus bel puis saisit avec une seule main la poignée du couvercle du cercueil. En une seule traction, il souleva celui-ci sous les yeux exorbités de Ciel : elle y avait mise ses deux mains et toute sa force sans parvenir à le faire bouger alors que lui, le soulevait comme s'il s'agissait d'une fermeture en pin toute simple et non en chêne doublé. Si ses muscles ne saillaient pas, il n'en était pas moins fort… au contraire.

- Ha haha… Hihihi… Huhuhu… Mouah ah ah…

Ciel regarda la personne qui se tordait de rire dans le cercueil avec un regard mauvais. Elle se demandait d'ailleurs si elle n'allait pas demander à Sebastian de refermer le cercueil. Mais elle connaissait sa grand-mère, et, situation grave ou non, elle ne réussirait jamais à la faire changer…

Undertaker mit un certain temps à s'apercevoir qu'elle était libre. La bave coulait le long de sa bouche, des yeux louchant et roulant dans tous les sens à travers ses cheveux en pétard se laissaient admirer, et sa bouche susurrait tout bas un tas de charabia dont Ciel put en tirer à un moment les mots « J'ai vu le Paradis », ce qui était ironique sachant là où elle était enfermée. Ciel finit même par se demander si elle n'avait pas été consentante jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que Valentine était saucissonnée et bâillonnée. Ciel allait de nouveau demander le recours à Sebastian, lorsqu'elle vit que ce dernier sortait son poignard, immaculé, afin de libérer la vieille femme. C'est à ce moment là qu'elle se rendit compte de leurs présences.

- Tient, Ciel, tu me rends une petite visite ? Et qui es donc ce bel inconnu qui t'accompagne ?

Elle allait lui faire la même proposition que celle faite à Chamber quand elle s'aperçu de l'absence de ce dernier.

- Mais où est le jeune homme qui m'a enfermé ici ?

Ciel et Sebastian échangèrent un regard entendu et Ciel tenta d'expliquer la situation à son aïeule.

- Disons que tu vas avoir un nouveau client, grand-mère.

Valentine frappa ses mains l'une contre l'autre puis les frottas en s'exclamant vivement :

- Chouette ! Je venais de finir mon précédent client ! Je lui avais proposé d'essayer l'un de mes cercueils mais il n'a pas voulu. Je l'avais prévenu mais il ne m'a pas écouté. Tant pis pour lui !

Ciel secoua la tête, désespérée, mais en même temps soulagée : si sa grand-mère avait été normale, ils auraient eut de gros problèmes et du souci à ce faire. Ciel se rappela alors d'un évènement pour le moins incongru…

- Grand-mère, pourquoi riais-tu lorsqu'on a ouvert le couvercle ?

Ciel vit le sourire narquois de coin de Sebastian mais ne répliqua rien devant Valentine. Celle-ci répondit alors à sa question :

- Il m'avait posé une question pour lequel je lui ais demandé de me faire rire et il m'a enfermé dans mon lit en me disant quelque chose de très drôle… D'ailleurs, maintenant qu'il est mort, il ne pourra pas avoir sa réponse… je vais lui donner l'un de mes meilleurs cercueils en compensation…

Pendant que Valentine était plongée dans ses pensées, Ciel échangea un nouveau regard avec Sebastian en haussant les épaules pour lui signifié que ça, c'était sa grand-mère tout craché. Ce geste simple attira le regard de Valentine sur le jeune homme et l'interpella.

- Jeune homme… commença Miss Undertaker.

- Sebastian Michaelis, madame précisa le prénommé.

- Bien Sebastian, je suis sure que l'information pourrait vous plaire, voulez vous en connaitre la réponse ? poursuivit Valentine.

- Eh bien, pour cela, madame, il faudrait que j'en connaisse la teneur. Sans les éléments capitaux de l'affaire, je ne peux prendre de décision : répondit prudemment Sebastian, ne sachant comment se comporter devant ce brin de femme à l'esprit vif.

- Vous êtes intelligent, jeune Sebastian. Beaucoup plus que mon présent client.

- Merci du compliment, Milady la remercia-t-il en s'inclinant.

Valentine jugea un instant de plus Sebastian du regard qui subit l'examen sans broncher, si ce n'est un léger sourire plissant avec sensualité le coin de sa bouche. Elle dut juger le bilan positif car elle reprit la parole pour dire :

- Il s'agit de Ciel. De ce qu'aime Ciel précisément.

Cette dernière rougit sous le regard brûlant d'amusement de Sebastian qui n'attendit pas plus longtemps avant de rendre son propre verdict.

- Eh bien, cela m'intéresse fortement de fait.

- Etant donné que j'avais demandé un rire la première fois, je crois qu'il serait équitable qu'il ne soit de même avec vous.

- En effet, cela va de soit.

Avec un grand sourire, Sebastian se tourna vers une Ciel rouge pivoine pour lui demander un service.

- Jolie Ciel, pourriez-vous me laissez seul avec votre grand-mère pour cette entreprise ? Je vous rappelle dès cela accomplit.

Son sourire disait clairement à Ciel qu'elle n'avait pas le choix alors elle se dirigea dans le couloir pour y attendre.

Sebastian ferma la porte derrière elle et raconta tout simplement à la grand-mère une blague, avec le plus grand sérieux.

- Une jeune personne se rend chez le prévôt et lui dit :

- Monsieur, j'ai écrasé un poulet.

Le prévôt est surpris et lui donne des indications à suivre.

- Eh bien, plumez-le, embrochez-le et faites le cuire sur des braises pendant une heure, en le tournant tous les quarts d'heure.

La personne reprit, visiblement ennuyé.

- Je veux bien mais je fais quoi de sa rapière et de son insigne ?

Pendant plusieurs minutes, il y eut un silence plat mais, bientôt, un éclat de rire tomba comme un coup de tonnerre et un immense bruit sourd se fit entendre dans la chambre de Valentine. Ciel, inquiète, entra précipitamment pour voir Sebastian ouvrir le couvercle du cercueil de Valentine une nouvelle fois, celui-ci étant retombé sous le choc du rire de cette dernière.

Quand Undertaker reprit ses esprits, ce qui lui fallut une bonne vingtaine de minutes, elle put enfin donner la réponse à Sebastian.

- Ciel adore les pâtisseries

- Intéressant.

Sebastian regarda intensément Ciel qui aurait voulu être une petite souris pour aller se cacher dans un trou.

Ils avançaient en silence dans la forêt qui menait au village, peu de temps après avoir présenter leurs respects à Madame Undertaker. Sebastian aurait très bien pu partir à son tour et laisser Ciel faire la route de retour seule, mais, il avait certaines idées en tête qu'il tenait à appliquer et, pour cela, il avait besoin de la présence de Ciel.

Ciel était hypersensible de par la présence toute proche de Sebastian qui l'obsédait. Elle se plongea donc dans ses pensées pour essayer un tant soit peu d'occulter sa présence. Il lui fallut bien une vingtaine de minutes avant d'enfin y parvenir.

Ils pénétrèrent dans la partie silencieuse de la forêt, celle où Ciel avait vu pour la première fois Chamber. Elle avançait devant, perdue dans ses pensées et son regard perdu dans le vague. Elle réfléchissait au problème posé par ses parents. Sebastian était si discret et silencieux en la suivant, comme tout bon chasseur ce le devait, et Sebastian en était un excellent, si excellent que Ciel avait réussi à occulter sa présence sans qu'il ne fit rien pour se rappeler à son bon souvenir.

Soudain, ce silence tacite se brisa lorsque Sebastian décida enfin d'appliquer son plan. Il se pencha doucement sur Ciel, sans faire de bruit pour ne pas qu'elle s'en rende compte, puis lui souffla l'oreille d'une voix séductrice et curieuse.

- Eh bien, je pense qu'il est temps que vous racontiez le lien entre votre fiancé potentiel, d'après ce que j'ai cru comprendre et moi, ma chère petite Ciel…

Ciel sursauta grandement et ouvrit la bouche pour pousser un hurlement de peur mais la main de Sebastian se posa sur sa bouche pour étouffer le son. En effet, dans une forêt silencieuse, accompagnée par un homme des plus discrets et étant perdue dans ses réflexions pour oublier sa présence… et bien, elle l'avait oublié. C'est bien pour ça qu'elle a réagit si violement lorsque Sebastian l'a approché et lui a parlé. Une fois remise de sa surprise il la lâcha doucement en ricanant quelque peu, très fier de lui, il faut bien l'avouer, ce qui fit rougir de nouveau Ciel de honte et de gène.

Ciel tenta alors d'échapper au regard de braise de son vis-à-vis et, ce qui serait le mieux pour elle, tenta de faire semblant d'avoir oublié de répondre à la question, voire la question en elle-même. Mais, bien sur, Sebastian n'était pas dupe et il réitéra sa question plus que gênante mais cependant légitime :

- Quel est le rapport entre ce fiancé imaginaire, si je ne m'abuse, et moi ?

Ciel était coincée : elle n'avait plus aucune porte de secours. Devenant si rouge qu'elle concurrença les tomates les plus mûres, Ciel bafouilla un semblant de réponse.

- Mais non, mais pas du tout, ce n'est pas le cas du tout…

Sebastian comprit très vite qu'il avait touché un sujet délicat, ce qui accentua son sourire carnassier. Il appuya alors plus encore sur ce point sensible avec une voix doucereuse portant à la confidence.

- Je suis désolé mais je n'ai rien compris de la réponse. Pourriez-vous me la répéter plus clairement je vous pris ?

Ciel rouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit, cette fois-ci. Sebastian, s'amusant grandement de la situation, et commençant à comprendre le fond de ce qu'il se passait, remarqua ironiquement.

- Eh bien, je n'ai toujours rien entendu.

Ciel grommela dans sa moustache ne pouvant exister parce qu'elle était une fille.

- C'estnormalpuisquejen'airiendit !

Sebastian, qui au passage avait très bien entendu et comprit au vu de son oreille exercée de chasseur, sourit de plus bel d'un sourire d'autant plus éclatant qui fit fondre Ciel de l'intérieur, ce qui la rendit encore plus grognonne. Il enfonça, avec le plus grand plaisir, encore plus Ciel, tout en se penchant encore plus, à peu de centimètre de son visage et de sa peau.

- Je n'ai toujours rien compris. Pourriez-vous parler plus intelligiblement, je vous pris ?

Lorsque Ciel est acculée, elle fonce dans le tas : c'est d'ailleurs là un moyen radical pour avoir les informations qu'elle cachait soigneusement. Et Sebastian, avec son sourire diablement angélique et son regard à en faire tomber plus d'une, tout cela doublé de ses remarques bien placées, avait concocté un mélange détonnant qui avait usé la patience royale que Ciel avait développée pour Sebastian…

- C'est parce que c'est ta description, triple idiot ! Le loup n'arrêtait pas de m'embêter alors que lui ais décrit mon idéal de l'homme parfait à mes yeux en lui faisant croire qu'il s'agissait de mon fiancé pour qu'il me laisse en paix ! Le problème c'est que cette description correspond trait pour trait à la tienne ! Oui, ça veut dire que tu me plais et que tu entres largement dans mes critères, triple andouille !

Ciel se détourna vivement, tellement rouge que seuls ses yeux bleu saphir juraient avec le tout, montrant qu'elle était toujours en vie. Sebastian resta un moment en arrière, complètement stupéfait. Non par le fond de ce qu'elle avait dit car c'était bien là ce qu'il avait compris, mais par la forme qu'elle avait utilisé pour le dire : d'une manière franche et direct, sans bavures.

Ils continuèrent leur route comme ils l'avaient commencé : en silence, Ciel marchant devant, plongée dans ses pensées et Sebastian marchant derrière, d'un pas feutré. La seule chose qui différait, c'est que Ciel avait omni conscience de la présence de Sebastian et que celui-ci commençait sérieusement à respecter Ciel, qui l'intéressait de plus en plus.

Celui qui brisa le silence cette fois-ci, ce ne fut pas Sebastian mais Ciel, qui c'était brusquement tournée vers lui en s'arrêtant de marcher. Elle le fixait de ses grands yeux déterminé et, en très infime quantité, troublé par la peur du rejet. Elle se lança néanmoins, c'était le maintenant ou jamais…qu'elle déciderait de son bonheur.

- Veux-tu rester auprès de moi pour toujours ?

Sebastian resta quelque peu silencieux, méditant sa propre réponse, pour finir par lui répondre avec prudence.

- Je ne peux te donner de réponse définitive maintenant. Laisse moi réfléchir quelques temps et je te ferais savoir ma réponse : soit par ma présence inopinée et inattendue, soit par mon absence. Veux-tu bien ?

Ciel, qui n'aurait pu recevoir de meilleure réponse en ses conditions, ajouta posément et sagement.

- Si cela est la seule condition, je l'accepte. Mais quand saurais-je qu'il n'ya plus d'espoir ?

Sebastian réfléchit encore un peu avant de délimiter sa décision.

- Tu peux commencer à m'attendre dans un à deux lever de soleil. Mais, au bout de treize lunes sans nouvelles, ce n'est plus la peine d'espérer.

Ils se regardèrent longuement pour sceller leur compromis puis Sebastian lui vola un doux baiser avant de partir en lui chuchotant doucement.

- Je pars dès maintenant pour réfléchir loin de ton influence, adorable Ciel. Au revoir ou adieu ou au diable, je ne saurais présentement te le dire

Et il disparut entre les feuillages.

Un quartier de lune plus tard, une rumeur se fit entendre dans le village. Etonnée, Ciel sortit pour voir le sujet de l'agitation générale lorsque ce qu'elle vit fit sauter son cœur de pur bonheur : Sebastian, plus élégant que jamais, se tenait au centre de la place, un paquet dans la main, cherchant quelqu'un du regard. Son regard se posa sur Ciel et il lui sourit de ce sourire qu'elle aimait autant qu'il l'exaspérait. Il s'approcha d'elle, ne voyant plus personne et lui tendit le paquet en ironisant malgré un éclat singulier dans son regard dénotant de son air léger.

- J'ai cru comprendre que tu aimais les pâtisseries…

Ciel ignora royalement le présent, pour la première fois de sa vie, pour se jeter dans ses bras…

Vous comprendrez sans que je vous explique quelle était la décision de Sebastian. Ils se marièrent, s'installèrent ensemble, mais, bien sur, seulement qu'une fois que Ciel eut mangé le gâteau se trouvant dans le paquet, où elle y trouva curieusement une bague… Mais le plus surprenant fut cependant ce qu'elle apprit plus tard en voyant un certain chat se promener chez elle : si elle avait été sauvée et si elle était heureuse aujourd'hui, c'était bien grâce à Tigris…

FIN

Bien sur, il ne s'agit toujours pas de la fin de ma fanfic mais seulement de cet Acte II. A suivre, la semaine prochaine, il y aura ma deuxième interlude que je diviserais aussi en deux parties. Je vous dis donc à la semaine prochaine. Et vous demande une petite review ce serait sympathique. Merci et, sans lecture et écriture, qui arrive à vivre ? Bisous