Bonjour, bonjour !

Eh oui voici la suite ! Je sais que certains l'attendaient impatiemment, alors j'espère qu'ils auront quelques réponses à leurs questions ^-^, d'autant que je penses que les réponses aux questions les plus importantes sont implicitement dévoilées.

Bon j'arrête avec mon blabla et vous laisse en profiter.

Bonne lecture !

Note : les passages entre /... / sont les pensées de Gaara.


Plus jamais seul

Chapitre 11 : Pourquoi ?

Quelques jours se sont passés depuis l'histoire du baiser. J'évite religieusement Gaara même si ce n'est pas simple étant donné qu'on vit dans le même appartement. Et ne parlons pas du lycée. Qui a eu la merveilleuse idée de faire de ce rouquin mon voisin de table ? Ah oui c'est moi. Je ne devais pas être inspiré ce jour-là. Faut dire que je ne m'attendais pas à ce qu'il me saute dessus comme il l'a fait. Me dite pas que c'est un genre de démon du bisou quand même ? Vous avez ses personnes qui attendent une ouverture pour commettre leur méfait furtivement et se retirer comme si de rien n'était. Non, je me fais des films juste pour ne pas voir la réalité en face. Gaara à tout simplement pété une durite, voilà tout. Folie passagère. Mais faut avouer que c'est plutôt dérangeant ce qu'il a fait.

Si moi je suis un peu mal à l'aise, un peu je dis hein, en sa présence, lui il est toujours égal à lui-même. Impassible. Franchement que voulez-vous que je pense de son comportement ? Un jour il me dit que je ne l'intéresse pas, me brisant le cœur, et le lendemain, il m'embrasse devant tout le lycée. S'il continu comme ça je vais mourir d'une crise cardiaque avant d'atteindre la majorité. Tout ça à cause de son comportement anormal. Si seulement cette diablesse d'Anko n'avait pas parlé de ce satané sport dont je tairais le nom, rien de tout ça ne serait arrivé. Je ne me serais pas évanoui dans les bras de Gaara, il ne m'aurait pas vu nu, et ces rumeurs ne se seraient pas propagées. Et très certainement qu'il ne m'aurait pas embrassé. Je suis certain qu'il l'a fait pour se moquer de moi et me mettre dans l'embarra ce fourbe !

Ce matin encore je mange en quatrième vitesse. Non pas que je suis en retard, mais ces dernier temps j'affectionne les petit déjeunés en solitaire. Qui croirait ça ? Moi, Naruto Uzumaki, le joyeux luron qui déteste la solitude, qui mange seul. Pour tout dire, je préfère cent fois me retrouver en tête à tête avec mon bol de chocolat plutôt que d'être avec Gaara dont la présence me gêne fortement. Et puis c'est pas une chose facile à faire parce que le Gaara c'est qu'il se lève à l'aube. Bon j'exagère un peu, le truc c'est qu'il est toujours levé avant tout le monde. C'est dingue. Un jour je me suis levé vers les quatre heures du matin pour satisfaire une envie pressente et la lumière dans sa chambre était allumé et il y avait un de ces remue ménage la dedans. Du coup je me demande s'il dort vraiment la nuit celui-là.

- J'espère que tu as préparé le café cette foi-ci ?

Bon sang, j'ai bien cru que j'étais bon pour l'arrêt cardiaque là ! Cet imbécile de Kankuro, il pourrait pas faire plus de bruit en arrivant au lieu de me faire sursauter comme ça de bon matin ? Waouh il a une de ses têtes au réveil. Un porc-épic mal rasé en plus. Je dois pas être mieux mais bon.

- Ah… je vais le préparer tout de suite, dis-je ne contournant le bar en contreplaqué qui délimite la cuisine du salon.

Je m'active à essayer de trouver les filtres qui, comme par hasard ne sont pas à leur place. Qui a rangé les courses ? Même pas besoin de demander, je sais qui l'a fait. Et je suis sûr qu'il les a changés de place juste pour m'embêter ! Méchant Gaara ! Au moins ça me fait une excuse pour ne pas croiser le regard de Kankuro. Je me doute bien qu'il va profiter du fait qu'on ne soit que tous les deux pour me questionner. Voilà qu'est-ce que je disais ! La question taboue est arrivée.

- Alors qu'est-ce qu'il se passe avec Gaara ? Demande-t-il en s'asseyant sur l'un des hauts tabourets du bar.

- Rien, lui répondis-je la tête dans le placard.

- Je croyais que tu ne mentais jamais.

Oups c'est vrai. Mais là quand même j'ai des circonstances atténuantes. Tu veux vraiment que je te dise que ton petit frère m'a vu à poil, je me demande même si ce n'est pas lui qui m'a déshabillé justement, avant de m'embrasser ? Quelque chose me dit que tu ne me croirais même pas. Je reste donc silencieux et je vois bien qu'il est déçu. C'est pourquoi je me retourne face à la cafetière lui faisant ainsi dos. J'ai enfin trouvé les filtres !

- Je sais que Gaara n'est pas une personne facile. Mais je ne voudrais pas que la seule personne, à part Temari et moi, qui lui accorde un peu d'importance, l'évite indéfiniment. Alors je te repose la question, que se passe-t-il ?

Je ne sais vraiment pas quoi lui répondre. En y repensant c'est pas un sujet d'une extrême importance et en plus avec mes actions je fais s'inquiéter mes proches. Qu'est-ce qui pourrait bien m'empêcher d'en parler à Kankuro ? A part la gêne bien sûr. Deux prunelles vertes océan lançant des éclairs me viennent à l'esprit. Vous avez comprit ce qui ne retient. J'ai peur que si Gaara apprend que j'ai parlé à quelqu'un de ses actes il m'arrive quelque chose dont je n'ose même pas imaginer la contenance.

Je soupire fortement devant mon indécision. Derrière moi Kankuro reste silencieux mais je peux sentir son regard posé sur moi. Il m'oppresse d'une telle manière que l'air ambiant en est alourdi. Nous restons tous les deux dans ce silence oppressant, le temps que le café passe lentement. Trop lentement à mon gout. Je finis par me retourner, la cafetière dans la main, au bout de dix minutes. Je suis fier d'avoir tenu aussi longtemps rien qu'en regardant les gouttes brunes couler dans le bocal sans prononcer un seul mot.

- Tu en veux ?

- Hum, se contente-t-il de répondre en hochant la tête.

Son silence me pèse. Kankuro n'est pas du genre à rester si sérieux. Donc c'est que la situation doit vraiment l'inquiéter. Il à vraiment une famille qui tient à lui ce fichu Gaara. Il en a de la chance et lui qu'est-ce qu'il fait ? Il les menace à longueur de temps. Ce qui m'inquiète c'est qu'ils ne lui en tiennent pas rigueur. Ils doivent être aussi bizarres dans leur genre. Je sais que Temari aussi s'inquiète. Elle est plus irritable que jamais et toujours de mauvaise humeur. Particulièrement contre moi.

- Dis Kankuro…

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Euh… est-ce que…

Comment je pourrais lui demander une chose pareille ? Comme si Gaara était du genre à parler de sa vie. Seulement, j'aimerais bien obtenir la réponse à ma question. Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi il m'embrasse tout à coup ? Pourquoi il à veiller sur moi quand je m'étais évanoui ?

- Alors ?

- Est-ce que… enfin tu sais si Gaara… aime les garçons ?

J'ai prononcé la fin de la phrase si vite que je suis sûr que Kankuro n'a rien compris. Je suis mort de honte mais finalement je l'ai dit et ça m'enlève un poids. J'attends sa réponse qui tarde à arriver. En plus j'aimerai bien qu'il arrête de me regarder avec ses yeux en soucoupes, la mâchoire trainant sur le bar. C'est bon, je sais que c'est pas le genre de question à laquelle tu t'attendais.

- Qu'est-ce qui peut te faire penser ça ? Demanda-t-il en souriant.

Et un sourire forcé, un ! Il a l'air nerveux tout à coup. Moi qui pensais qu'il allait démentir tout de suite.

- Il t'a fait quelque chose ?

Tiens, ça voudrait donc dire…

- Ah… je ne pensais pas que tu serais son genre.

- Quoi ! Mais alors… c'est vrai ! C'est lui qui m'a foutu à poil la dernière fois !

- A… poil ? Tu parle de la fois où Gaara t'as ramené inconscient ? C'est moi qui t'es déshabillé.

- C'est toi qui m'as foutu à poil dans mon lit ! M'écriai-je.

Mes joues se mirent à chauffer. Mince, j'avais un petit espoir que ce soit Gaara moi. Au lieu de ça c'est ce gars qui a profité du fait que j'étais dans les vapes pour me reluquer. Il serait de la jaquette lui aussi ?

- Tch, alors comme ça t'es un pervers. Mais dis plutôt c'est quoi cette histoire de « pas son genre » ?

- Comme je te l'ai dit, habituellement se sont les mecs plus… enfin moins niais qui lui tape dans l'œil. Et bruns. Autrement dit tout ton contraire.

- Je suis pas niais ! Et puis si t'es pas content va te plaindre à Gaara. C'est pas moi qui ai eu l'idée de l'embrasser devant tout le monde sans aucune raison !

Je quitte la cuisine et rentre en trombe dans ma chambre pour en ressortir aussi sec avec mon blouson et mon sac de cours. Alors que je traversais le couloir la porte de la salle de bain s'ouvre sur un Gaara avec en tout et pour tout sur lui qu'un pantalon et une serviette pendant autour de son cou. Il me regarde et je sens une chaleur étrange monter en moi se concentrant particulièrement dans mon bas ventre. Vaut mieux que je parte et rapidos si je ne veux pas faire quelques chose que je regretterais.

/ … /

Encore une fois, il a fallu que j'oubli ma chemise sur mon lit. Sortant de la salle de bain, torse nu, je me retrouve nez à nez avec l'idiot de service. A peine m'a-t-il jeter un coup d'œil qu'il rougit fortement et s'enfuit vers l'entrée. Son comportement est de plus en plus étrange. Je ne vais pas m'en plaindre, je suis bien plus tranquille de cette manière. Il ne me suit plus tout partout.

Après avoir enfilé une chemise noire, je me dirige vers la cuisine où je n'accorde même pas un regard à mon frère. Je me sers une tasse de café avant d'aller m'asseoir à table. Un silence s'était installé depuis que Naruto était parti. Le petit déjeuné est redevenu comme je l'aime : calme et silencieux. Il a vraiment un peu de génie par moment ce blondinet sans cervelle pour partir plus tôt le matin. Ainsi je suis débarrassé de lui autant au petit déjeuné que sur le chemin du lycée. Ce n'est pas du tout négligeable. Le regard moqueur de Kankuro que je sens sur moi me fait relever le regard pour le fixer d'un air torve. Après un moment et alors qu'il continus à me regarder de la même façon je finis par soupirer intérieurement.

- Quoi ? Demandais-je froidement.

- Je me demandais juste ce que tu pensais de Naruto. Ce n'est pas tous les jours que tu changes tes habitudes.

Ce que j'en pense ? Rien. Je ne pense rien de particulier de cet imbécile. Il est trop bruyant et toujours dans mes pattes. Un boulet, voilà ce qui le défini le mieux. Aucun intérêt pour que j'en parle avec cet enquiquineur qu'est mon frère. Ça ne le regarde en rien. Je veux savourer mon café sans qu'il me pose ses questions idiotes. Il devenu trop téméraire depuis que Naruto s'est incrusté. S'il continu sur sa lancer, je me débarrasserais de lui pour un moment en l'envoyant à l'hôpital. Malheureusement pour moi, il continu, manifestement il ne comprend pas la menace muette que je lui lance.

- Je ne pensais pas que les mecs comme lui t'attiraient, enfin je n'ai pas à juger de tes choix mais… pourquoi lui spécialement ? Je veux dire il est plutôt niais, toujours en train de sourire, s'évanouie comme un rien, et j'en passe !

Kankuro s'arrêta un court instant pour m'observer. Même si j'avais reporté mon attention sur le liquide noirâtre dans la tasse, je savais pertinemment que ce silence signifiait qu'il me fixait. Je préfère l'ignorer au lieu de lui mettre mon poing dans la figure pour toute réponse.

- Gaara. J'espère que tu ne joues pas à un jeu insensé avec lui. Il à l'air plutôt secoué par ce qu'il s'est passé et…

Il ne put finir sa phrase que je me lever pour mettre ma tasse dans l'évier. Il vaut mieux que je parte avant ce commettre un crime. Alors que je m'apprêtais à partir je l'ai entendu derrière moi murmurer quelque chose qui ressemblait beaucoup à un « je t'ai couvert pour la dernière fois ». Il n'avait pas besoin de le faire. Je sais que je lui ai dit que je ne l'avais pas déshabillé. Et puis qu'il pense ce qu'il veut. Après tout je n'allais pas le mettre dans ses draps avec des vêtements poussiéreux et sales. Quant à savoir pourquoi je l'ai mis complètement à nu, je ne me suis rendu compte de ce que je faisais quand j'avais son boxer en main. C'est ridicule d'avoir des pertes de contrôles en sa présence. Au moins j'ai pu me délecter de sa gêne. Et ne parlons pas du baiser. J'ai voulu faire taire tous ces commérages ridicules. Là encore je ne me suis réveillé qu'en sentant ses lèvres lisses et chaudes contre les miennes. Vraiment je commence à me demander se qui ne tourne pas rond dans ma tête en ce moment. Mais il faut dire que cet imbécile est tellement bête que ça l'en rendrait mignon…

Pourquoi il est venu ici celui-là. Je me sens différent quand il est dans les parages et je n'aime pas ça. J'aime ma solitude et mon antipathie mais lui il vient tout chambouler. Le reflet que me renvoi le miroir ne m'indique aucun changement. Toujours ce corps mince, ces cheveux rouges caractéristiques et cette expression froide. Alors pourquoi je me sens un peu différent ? Depuis quand ? Était-ce quand Naruto s'est écroulé dans mes bras ? A ce moment là quelque chose s'est produit. On aurait dit… de l'inquiétude ?

- Impossible, dis-je en me fixant dans le miroir.

Je me regarde, critique, encore un moment jusqu'à ce qu'il soit temps pour moi de partir. Lentement j'enfile mon sac sur l'épaule et prends la sortie. Cela ne mène à rien de trop réfléchir sur les actes passés. Pour le moment je suis débarrassé de ce fauteur de trouble et je m'en porte très bien.

/ … /


C'était bien ? N'hésitez pas à laisser vos impressions.

A la prochaine !