Disclaimer : Ils sont à Tokita/Yadate/Tomino je les emprunte et j'essaye de ne pas les abîmer, en tout cas, ils ne se sont encore jamais plaints. Les autres personnages ne faisant pas partie de l'univers de GW sont ma propriété.

Genre : Policier/ Tranche de vie.

Lectrice 01 : Arlia Eien.

Acteurs : Heero, Duo, Wufei.

Note d'auteur : Le couple Heero/Duo n'est pas une fin en soi. Passer à côté du contenu d'une histoire pour simplement un couple manquant, je trouve ça triste. A force de voir ce couple, on finit par s'en dégoûter et ne plus avoir envie d'en écrire.


Chapitre 10


Heero retourne à son appartement satisfait par l'idée de Duo. Pour pouvoir travailler convenablement, samedi, à son herbier puis à rechercher les objets volés, il va faire son ménage maintenant.

Comme l'autre fois, il prend rapidement les poussières dans toutes les pièces avant d'aller chercher son aspirateur dans le cagibi de la cuisine. Il introduit la fiche dans la prise, s'accroupit près de l'appareil électrique, il met sa main gauche sur le moteur et pousse sur l'interrupteur de la droite. L'appareil commence à vibrer, il se redresse avec l'embout aspirant pour faire la chasse aux poussières sur le sol.

Dimanche, il a une ballade prévue près des rocheuses. Tout en nettoyant, Heero se dit que la région est vraiment magnifique et qu'il comprend mieux que Duo le fasse en vélo.

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Yuy met tellement de temps à organiser son herbier, chercher des renseignements pour l'étayer qu'il n'a pas eu le temps de commencer les recherches pour le travail. Il fera ça lundi avec Bruce. Même s'il aurait aimé regarder avant comment fonctionnent ces sites de vente par correspondances de particulier à particulier.

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Lundi, c'est ce qu'ils font toute la journée. Chacun sur un ordinateur. Heero a vite compris le fonctionnement du site, il peut limiter les recherches à une périphérie de cinquante kilomètres, en espérant que le criminel ne vienne pas de plus loin, qu'il choisit ses victimes à Sank parce qu'il y habite ou dans les environs.

Mardi matin, ils sont toujours en train de regarder les annonces que le téléphone sonne, comme à son habitude, Bruce décroche et prend la communication. Après avoir pris le message, il raccroche. Comme son capitaine est le visage concentré sur l'ordinateur, il fait comme le lieutenant Maxwell et lui effleure la main. Les autres fois étant de l'autre côté de la table, il passait la main dans le champ de vision du métis.

Yuy retire sa main et fusille le bleu du regard qui a le souffle coupé devant la colère qui y est inscrite.

-« On vient de retrouver une sixième victime. » Baragouine Bruce pour se justifier.

Le brun ne comprend même pas la raison de sa hargne. Le bleu ne fait que ce qu'il lui a demandé. Mais un effleurement, c'est Duo pas les autres. Qu'on le touche ça l'horripile.

-« Tu as l'adresse ? » Interroge plus calmement le métis.

Le jeune hoche la tête.

-« On est parti, alors. »

Les deux hommes se lèvent de concert, Bruce encore un peu mal à l'aise. Tout en se rendant au parking, le bleu donne l'adresse, ce dernier s'installe sur le siège passager et passe prestement sa ceinture de sécurité.

Heero démarre et les conduit jusqu'au pied d'un immeuble de cinq étages du centre ville. Le policier en faction fait obstacle.

-« Désolé Capitaine, le service d'empreintes et photos est là, il faut attendre. »

Yuy rage intérieurement, il reste donc devant l'immeuble en le scrutant. C'est un bâtiment au coin d'une artère principale, il y a cinq minutes qu'ils sont en faction qu'une voiture s'arrête sur la route à leur hauteur. Après lui avoir jeté un coup d'œil, Heero reprend son observation pour être certain de ne pas rater la sortie de l'équipe chargée des empreintes.

Bruce tourne sa tête vers son supérieur, il n'a pas bougé malgré qu'une vitre se soit ouverte et qu'on l'ait appelé. Comme l'homme insiste et appelle, le bleu se décide à s'avancer vers la voiture.

-« Quelle rue ? »

Voyant son homme bouger, Heero se décale et lit sur les lèvres du conducteur penché vers la fenêtre ouverte, les feux de détresse sont activés.

-« La rue Ponce Pilate. »

Yuy a eu un moment de doute. Est-ce que son élève ne prend pas un risque à aborder un étranger ? Ou est-ce qu'il l'a trouvé suspect ? Il se sent soulagé que ce ne soit pas qu'une demande de renseignements. Il voit son homme l'appeler au moment où il va tourner la tête.

-« Capitaine, la rue Ponce Pilate ? » Demande Bruce ne connaissant pas le quartier.

-« Il est dedans. » Répond Yuy sans toutefois s'approcher.

-« Merci, je cherche à me parquer. » Dit l'homme en se redressant.

Il coupe ses feux de détresse, enclenche son clignotant gauche pour essayer de se réinsérer dans la circulation.

-« Quand vous êtes concentré, rien ne vous atteint. » Lâche le bleu en revenant vers Heero.

Celui-ci soulève un sourcil étonné par la remarque.

-« Il a appelé plusieurs fois, avant que je n'y aille. » Avoue le jeune.

-« Je me demande quand on va nous laisser entrer, qu'on ne perde pas trop de temps. » Soupire Yuy.

Heero finit ses paroles, que des policiers sortent de l'immeuble, le vigile aborde un supérieur et montre Yuy, ce dernier s'avance vers l'homme, le salue.

-« Capitaine Yuy, agent Berto. Nous sommes chargés de résoudre l'enquête du côté des preventers. » Explique le métis.

-« Venez avec moi. »

-« Bruce sors tes gants. » Ordonne Yuy en mettant les siens. « Vous avez des indices ? Qui vous a appelé ? » Interroge-t-il en se mettant à la hauteur du capitaine de police dans la cage d'escaliers.

-« C'est la femme de ménage qui l'a trouvée en venant pour faire ses trois heures. Elle est toujours là vous pourrez l'interroger. »

-« On sait déjà ce qui manque et quand a eu lieu l'agression ? » Questionne le brun.

-« Non, le médecin légiste n'a pas su le déterminer comme ça. Mais ce n'est pas récent. La dernière à l'avoir vue vivante, c'est la femme de ménage, il y a une semaine. Je vous laisse. Si vous avez besoin d'autres renseignements, je reste à votre disponibilité. »

-« Merci. »

Heero se rend près de la jeune femme d'une trentaine d'années pour l'interroger. Il dit à Bruce de prendre des notes. Pendant une demi-heure, il la questionne pour en connaître un peu plus sur le passé de Madame Maréchal, sa famille et ses habitudes.

Après, Yuy regarde les papiers qui se trouvent dans l'appartement, cherche ce que la femme de ménage ne sait pas. En début d'après-midi, le brun ramène Bruce au QG. A peine sont-ils arrivés à leur bureau, Heero sort les listes pour les compléter. Pourtant, il n'y a rien de commun entre les six personnes âgées retrouvées assassinées de la même façon.

Yuy contacte par mail l'assurance de la vieille dame pour obtenir le listing des choses assurées pour compléter la liste avec ce que la femme de ménage a donné comme faisant partie des choses absentes dans l'appartement.

En prenant son fichier, Heero constate qu'il y a bien trois semaines entre chaque meurtre.

Ce nouveau meurtre n'a rien amené comme précisions ou détails, ils en sont toujours au même point.

Ils reprennent leur travail de fourmi sur les sites de vente de particulier à particulier. Vers 16 heures, Bruce se lève pour se rendre au mess et ramener deux cafés.

A 18 heures, Heero libère son homme et il part juste après lui. Ils ne savent pas plus avancer dans le dossier.

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Heero prépare son souper quand les lumières commencent à clignoter. Il retire sa poêle du feu pour voir si c'est la porte ou le vidéophone qui appelle. C'est près de la porte que la lumière rouge est allumée. Il coupe le système et regarde par le judas. C'est Maxwell, toujours en tenue preventer, son attaché-case à la main, il ne doit pas encore être rentré chez lui, et voyant son air fermé, il ouvre directement.

-« Tu as un problème avec ton enquête ? » Questionne Yuy.

Le natté met sa main sur la poitrine du métis pour pouvoir entrer dans la pièce. Quand il se retourne et dépose son ordinateur à ses pieds. Le brun referme la porte et s'appuie dessus.

Le châtain se mord la lèvre, regarde à hauteur des pieds du métis avant de relever la tête, de lâcher un soupir.

-« Je suis désolé. »

Heero cligne deux, trois fois des yeux, surpris par l'aveu du châtain.

-« Mais de quoi ? »

-« J'ai surpris une discussion tout à l'heure entre Bruce et Sacha. »

Yuy fronce des sourcils. Duo soupire avant de reprendre.

-« Bruce disait qu'avec ta façon de conduire, tu allais finir par casser le moteur de ta voiture de fonction. Je suis un imbécile de ne pas avoir pensé à ça ! » S'indigne Maxwell sans vouloir soutenir le regard de son collègue.

-« C'est vrai qu'il est crispé quand je conduis mais je ne vois pas pourquoi tu te sens responsable. »

-« Heero, on conduit à l'oreille, j'aurai dû y penser, j'aurai dû vérifier. Est-ce que tu penses à changer les vitesses ? »

Duo bouille entièrement en voyant ses gestes nerveux, Heero se doute qu'il a envie de circuler pour se calmer comme il le fait si souvent d'habitude, mais qu'il reste sur place pour lui permettre de comprendre.

Yuy écarquille les yeux. Il n'en sait rien s'il change ses vitesses. Il plisse les paupières en essayant de revoir son trajet du QG à ici. Il se voit le faire, mais surtout parce qu'il a l'impression de se traîner.

-« Samedi, on va conduire tous les deux. » Ordonne Maxwell.

-« Tu as tes promenades cyclistes ! » S'indigne Heero.

-« C'est beaucoup plus important. Et puis avant que je vérifie, laisse Bruce conduire. » Affirme le natté.

-« Comment vais-je expliquer ça ? » Panique Heero.

Il n'a jamais au grand jamais laissé conduire un bleu. Maxwell s'avance vers son ami qui est toujours appuyé sur la porte, il lui met une main sur l'épaule.

-« Jette-lui les clefs en disant que tu voudrais savoir s'il conduit mieux que toi. Tu as toujours été celui qui tombait sur les bleus pour les ragots de couloirs, ils te craignaient pour ça. »

-« Ils jouent au paon alors qu'ils n'ont que des diplômes, aucune pratique. » S'indigne Yuy pour se justifier.

-« Je sais, allez j'y vais, j'ai envie d'une douche chaude. Ne prévois rien samedi. On part d'ici à treize heures. » Ordonne presque le natté.

Heero se bouge de devant la porte pour laisser sortir son ami. Il referme cette dernière et met son front dessus. Qu'est-ce qu'il va faire si Duo estime qu'il ne peut plus conduire ?

Il sait qu'il court plus de risques. Dimanche dernier en se rendant sur son lieu de ballade, il s'est fait dépasser par une ambulance toute sirène hurlante, il a failli lui couper la route.

Elle est arrivée derrière lui, alors qu'il était au carrefour, il a regardé à gauche, à droite. Il s'est engagé dans le carrefour pour tourner à gauche alors que l'ambulance le dépassait par la gauche pour tourner à droite. Il a été tellement surpris qu'il a calé. L'infirmier passager de l'ambulance, l'a traité de fou par geste. S'il dit ça à Duo, c'est sûr qu'il l'aurait obligé à faire les trajets avec lui.

Il ne veut pas perdre sa liberté, il ne veut pas dépendre des autres.

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Dès le lendemain, Heero redouble de prudence en se rendant au QG. Il essaye de ne pas oublier de changer de vitesse, plus pour préserver son moteur que pour donner bonne impression.

En attendant son bleu, il regarde ses mails. L'assureur a répondu rapidement comme les autres. Il sort le dernier dossier et commence à comparer avec ce que la femme de ménage a donné comme description.

Il fronce les sourcils, c'est à ce moment là que Bruce entre dans la pièce.

-« Tu tombes bien, il faut que tu contactes la femme de ménage de la dernière victime, il y a une différence entre les deux descriptifs. »

-« Elle n'a pas de téléphone, il faut contacter l'agence intérimaire, elle habite au-dessus. » Répond le bleu en s'installant à sa place.

-« Occupe-t'en, prends un rendez-vous avec elle. » Dit Yuy en se levant pour aller chercher un café à la machine pour lui et le jeune.

Quand il revient, il voit Bruce insister, donner des précisions sur son domicile. Il soulève un sourcil et l'interroge à voix basse.

-« Qu'est-ce que tu fais ? »

Le bleu met sa main sur le cornet et dit.

-« Elle a voulu me donner un numéro de téléphone, mais elle n'en avait pas hier. Je me suis trompé de nom sur la liste. » Explique-t-il assez contrit.

-« Demande si les autres femmes de ménage travaillent pour leur agence. » Lâche Yuy en déposant les cafés sur le bureau.

C'est ce que fait Bruce, arrivé à la fin des trois autres noms, le bleu affirme de la tête.

-« Demande si quelqu'un s'occupe des six femmes de ménage. » Insiste nerveusement le brun. Ce serait trop beau.

-« Vous voulez l'interroger vous-même, vous avez l'air de savoir ce que vous cherchez. » Dit Bruce en tendant le cornet.

-« Non, ça fait partie de ton écolage, récolter des informations. » Répond le capitaine sans prendre le téléphone.

Dire qu'avant il aurait même arraché le combiné pour le faire lui-même, il n'aurait pas donné autant de liberté d'action.

Le bleu s'exécute.

-« Donc, ces six femmes travaillent sous les ordres de mademoiselle Stassen. Est-ce que quelqu'un peut avoir accès à ses dossiers ? » Interroge Bruce se rendant enfin compte de ce qu'il a peut-être découvert.

Il écoute la réponse avant de reprendre son interrogatoire. Heero reste pendu à ses lèvres, en essayant de capter les informations qu'il récolte.

-« Je peux vous demander comment vous procédez pour signer les contrats avec la clientèle ? »

Il y a un long silence, avant que Bruce ne dise.

-« Merci beaucoup, quel est votre nom, si je dois reprendre contact ultérieurement ?… Bonne fin de journée. »

-« C'est bien. Comment fait-on signer le contrat ? »

-« En général, la personne se déplace à l'agence mais pour les personnes âgées ou les handicapées, la personne chargée du dossier peut se déplacer pour expliquer la façon de procéder. »

-« Tout le monde a accès aux dossiers clientèles ? » Interroge Yuy n'ayant pas eu les informations.

-« Non, pour protéger la vie privée, il y a un contrat d'exclusivité. Mademoiselle Stassen à dix femmes de ménage sous ses ordres. »

-« Bien on va aller voir cette mademoiselle Stassen. »

Heero se lève et se dirige vers le parking extérieur où sont rangées les voitures de services. Il décroche un trousseau près de la porte et le jette à Bruce.

-« Que je puisse voir si tu conduis mieux que moi ! » Lance-t-il avec un regard froid en coin.

Le bleu se bloque, se mord la lèvre très gêné par la situation. Yuy se poste à côté de la voiture, côté passager.

-« J'attends ! » Gronde-t-il ce qui met ce dernier en mouvement.

Heero ne se sent pas plus à l'aise de se laisser conduire, le seul avec qui ça n'a jamais posé de problème parce qu'il a entièrement confiance en sa personne c'est Maxwell. Néanmoins, là il est presque aussi mal à l'aise que Bruce quand il démarre la voiture, ce dernier a l'impression de repasser son permis de conduire.

Arrivé à l'agence intérimaire, le bleu veut rendre les clefs à son chef.

-« Garde-les, pendant que tu conduiras, je mettrai nos notes à jour. »

C'est une excuse comme une autre. Toutefois, il se rend bien compte qu'il doit bien trouver une solution pour ne plus conduire jusqu'à samedi quand il est avec quelqu'un.

Ils passent les portes de l'agence, une grande pièce de trente mètres sur dix. Il y a un bureau près de l'entrée marqué 'accueil'. Derrière celui-ci, il doit avoir une quinzaine de cloisons pour faire des minis bureaux privés. Dans chaque compartiment, il y a une table, un ordinateur, et trois chaises de ce qu'ils peuvent voir.

-« Nous sommes venus voir Mademoiselle Stassen. » Dit Yuy en montrant sa plaque, même si l'habit preventer aurait dû être suffisant.

-« Vous auriez dû sonner auparavant, elle est en déplacement, vous êtes le jeune homme qui a sonné tout à l'heure ? »

-« C'est mon collègue. » Répond le brun en montrant Bruce dans son dos, ça l'ennuyait qu'il soit en retrait.

La jeune femme sourit à Bruce.

-« Vous lui avez dit que les dossiers clientèles sont inaccessibles aux autres personnes qui travaillent ici. Il y a une raison ? » Interroge le métis.

-« Je vais vous appeler le directeur que vous puissiez discuter de tout ça en privé. » Répond la jeune femme mal à l'aise.

Puis il y a des clients derrière lui, déjà des preventers dans l'agence ne fait pas sérieux. Il y a des choses qu'il vaut mieux dire sans oreille indiscrète.

-« Voilà, le directeur vous attend. Le bureau est de l'autre côté de la salle, sonnez pour le prévenir. Il est au téléphone pour l'instant. »

Heero hoche de la tête et se retourne, il voit Bruce dire merci avant de lui emboîter le pas.

Devant la porte, Yuy voit le bouton et soupire de soulagement intérieurement. Il y a un témoin lumineux « Entrer-occupé » C'est fou comme une porte fermée peut le stresser. Il devrait demander à Lady Une d'avoir ce système. Mais à quoi est-ce qu'il pense là ? Il est plus préoccupé par son confort personnel que son enquête !

La lumière passe sur « entrer », le brun se dirige vers la porte pour l'ouvrir. Après les présentations d'usage, le capitaine attaque le sujet qui l'intéresse.

-« Votre hôtesse d'accueil m'a semblée mal à l'aise quand j'ai demandé les raisons des non-communications des dossiers. »

-« Les agents sont payés à la commission sur le travail des gens qui travaillent pour eux. Nous avons eu des problèmes. Des agents de liaison en manque de travail allaient chercher les clients dans les dossiers des autres, proposaient des services en plus pour pousser leur aide ménagère, ce n'était plus rentable. » Explique l'homme en soupirant souvent.

-« Toutes les victimes des meurtres crapuleux de personnes âgées avaient un point commun. Les six femmes de ménage travaillaient pour Mademoiselle Stassen. Je voudrais voir son ordinateur. » Expose Heero.

-« C'est normal, mais il faudra attendre son retour, je n'ai pas son code d'accès. » Répond mal à l'aise le directeur.

-« Ca ne me pose pas de problème, je souhaite m'y rendre. » Insiste Yuy.

L'homme se lève pour guider Heero et son bleu.

-« Voici sa place de travail. »

Le brun regarde autour de lui, il y a un pan de mur avec des fardes dans le dos de la chaise de travail de Mademoiselle Stassen, il en prend une après avoir allumé l'ordinateur. Il commence à la feuilleter sous le regard étonné du directeur et de Bruce debout en face de lui.

-« Pourquoi autant de confidentialité sur les ordinateurs alors qu'il y a un contrat signé dans les fardes ? » Interroge le capitaine.

Parce que c'était vraiment stupide, il suffisait d'ouvrir une farde pour obtenir les contacts dedans, il y avait le nom, l'adresse et le numéro de téléphone. Et surtout ses fardes étaient sur des étagères au vu de tout le monde.

-« Tous les piratages avaient été faits par ordinateur. » Avoue l'homme.

Cependant, il se rend bien compte que ses mesures de sécurité ne servent à rien.

Quand l'ordinateur est allumé, Heero ouvre l'emplacement pour le CD rom et en introduit un qu'il a sorti de la poche intérieure de sa veste. Il attend que la case qui demande ce qu'il doit faire s'allume. C'est la partie la plus angoissante, voir si cette fonction n'a pas été déprogrammée. Un petit sourire apparaît au coin de ses lèvres, avant qu'il n'enclenche la case « Lire les fichiers du CD rom. » quand il trouve le programme qu'il cherche il clique dessus.

C'est à ce moment qu'une jeune femme d'une trentaine d'années se présente devant le bureau.

-« Qu'est-ce que vous faites sur mon ordinateur ? » Demande-t-elle en croisant les bras sur une poitrine quasi inexistante.

-« Mademoiselle Stassen, ces jeunes gens sont Preventers… » Commence le directeur.

-« Je ne l'aurais pas cru à leurs tenues. » Persifle-t-elle sans quitter Heero du regard.

Elle voit son fond d'écran se refléter sur le badge épinglé sur la poitrine du Capitaine. Bruce qui est mieux mis a vu aussi que le métis vient de passer le mot de passe. Il écarquille les yeux et de l'admiration s'y reflète.

La femme fait le tour de bureau pour couper son écran.

-« Nous avons l'autorisation de votre supérieur. » Affirme Yuy en l'empêchant d'une main de fer.

-« Vous ne m'avez pas dit que vos clients avaient été assassinés, juste qu'ils étaient décédés. » Se justifie le directeur.

Heero regarde Bruce qui vient chercher la jeune femme pour la ramener de l'autre côté du bureau que son supérieur puisse se remettre au travail.

Au bout d'une dizaine de minutes, le brun sort une clef USB de sa veste pour copier les dossiers de l'ordinateur dessus.

-« Vous avez une clef pour que vous récupériez les dossiers ? » Interroge le métis en regardant le directeur, celui-ci répond.

-« Oui, mais pourquoi ? »

-« J'ai les preuves ici que lorsqu'elle va chez les gens, elle fait un inventaire visuel de leurs avoirs. Il y a une croix rouge à côté de toutes les personnes vivant seules. Je n'ai pas besoin de plus de preuves pour l'emmener avec moi afin d'effectuer un interrogatoire. »

Mademoiselle Stassen fait demi-tour pour s'enfuir, mais Bruce aussi rapide qu'elle l'attrape par le coude et la maintient. Il veut lui passer ses menottes aux poignets.

-« Bruce, votre cheville et la sienne, c'est plus discret. » Ordonne Yuy.

Le directeur apprécie l'effort et va chercher une clef USB pour que le Preventer copie les dossiers.

-« Vous avez un informaticien pour remettre ce PC en état ? » Interroge Yuy alors que les dossiers se copient lentement.

-« Oui. »

-« Bien, pouvez-vous lui demander de faire une copie du disque dur avant de le faire, qu'il n'efface pas des preuves. »

-« Certainement. »

-« Bruce, on y va, tiens lui le coude pour la soutenir et l'aider à marcher. »

Arrivé devant la voiture, Heero attache les poignets de la jeune femme et s'accroupit pour libérer son homme.

Celui-ci commence à dire les droits de la jeune femme. Heero ne voit que la fin de la tirade.

-« Et tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous. »

Le brun se retient de froncer les sourcils parce qu'il ne sait pas si Bruce lui a demandé ou si c'est de son initiative. Il pousse la jeune femme dans la voiture et s'installe côté passager.

Bruce lâche un petit soupir et reprend le volant. Yuy se place de manière à observer aussi bien la dame que son collègue et il lui dit.

-« Au QG pour interrogatoire après nous irons voir l'appartement de Mademoiselle. »

Celle-ci se renfrogne, ça n'échappe pas au métis. Arrivé au QG, il pousse Mademoiselle Stassen jusque dans une salle d'interrogatoire et la fait asseoir sur une chaise

Heero vient lui faire face.

-« Je ne dirai rien sauf en présence de mon avocat, j'ai droit à un coup de fil. »

-« Plus tard, j'ai besoin de votre adresse. » Dit Heero en s'asseyant à son bureau.

Comme elle ne répond pas, Yuy tend la main et attrape le sac que Bruce a posé sur le bureau.

-« Vous n'avez pas le droit, vous n'avez pas de mandat de perquisition ! » Clame-t-elle.

Le brun renverse le contenu du sac sur le sol.

-« C'est un accident, nous avons vu votre adresse en ramassant le tout. » Dit calmement le métis.

Bruce ne peut s'empêcher de sourire en s'abaissant pour ramasser. Les méthodes du capitaine ne sont pas toujours des plus légales mais ça n'a pas l'air de le gêner. Son but est d'avancer et réussir.

Il range tout ce qui traîne sur le sol et le remet dans le sac de la jeune femme, pendant ce temps là, Heero a ouvert une page Web et se connecte au centre de la population.

-« Date de naissance ? »

-« Je l'ai ici Capitaine. » Précise Bruce en se relevant.

-« Bien, mais téléphone à son patron pour avoir les renseignements. Je ne voudrais pas que le dossier soit cassé pour mauvaise méthode. Mademoiselle Stassen, le chemin de la vérité est multiple et j'arrive toujours à mes fins. » Clôture Yuy en mettant son regard acier dans les prunelles brunes de la jeune femme.

A Suivre…