Tant qu'il n'a pas récupéré son rôle, Severus continue à raconter. Moi, je soutiens Lucius qui me semble avoir quelques problèmes avec les sautes d'humeurs de sa chère et tendre épouse.
Chapitre 7-2 : Blanche neige et le sombral : où l'on trouve des vertus à la danse ? Où une légende renaît de ses cendres
Les cours reprirent. Ils auraient dû être ennuyeux, cependant, les nouveaux enseignants semblaient avoir une tendance à savoir les rendre, disons, intrigants. Même Potter, durant un instant, regretta ma présence, vous imaginez donc, à quel point certains enseignants pouvaient être exigeants.
Minerva, suivant les conseils de ses collègues, avait rapidement mis en place une nouvelle politique, décidant que les lézards et les chats travailleraient désormais ensemble. Ce rapprochement inter-maison ne pouvait que séduire nos deux tourtereaux (Sev : Lucius, arrête de pleurer, ce n'est vraiment pas digne de toi.). Cette initiative était née dans deux esprits féminins, qui se sentaient de plus en plus concernés par l'idée de lier les maisons, même pas du mien. Non, l'idée venait de deux nouvelles sœurs de cœur, Narcissa et Lily.
Là, Severus interrompt son récit. En effet, Lucius ET James viennent brusquement de se souvenir que c'est lui qui les a présentées l'une à l'autre et donc, se vengent. Pendant cette scène d'une rare violence, mais à deux contre Sev', ils n'ont aucune chance, je vais devoir meubler, ne pouvant continuer sans narrateur. Je vais donc vous raconter un des cours d'histoire de la magie.
Le professeur Scathach avait un don certain pour raconter l'histoire. Il mêlait à son récit les détails croustillants, que seul un historien confirmé pouvait connaître aussi intimement, et qui avait pour effet de complètement subjuguer les élèves. Il aurait pu parler d'histoire moldue comme d'histoire sorcière, l'effet aurait été le même (nda : ici, je tente de rendre un hommage maladroit à un de mes anciens enseignants, mais le parallèle s'arrête à la manière de faire vivre l'histoire, le reste, ben, le personnage mystère ne m'appartient pas non plus). Il est difficile de restituer l'ambiance qui régnait dans ce cours. Une partie des élèves était pendue à ses lèvres, le souffle court, se demandant avec angoisse si les Gobelins survivraient ou non à leur révolte (pourtant ils auraient dû le savoir, au bout de sept ans !). Les autres, majoritairement des filles, se perdaient dans ses yeux émeraudes. Tous retenaient la plupart des histoires, comme celle de Gaston, le frère déchu du chef de la révolte des Gobelins (nda : rire intérieur de l'auteur qui se rappelle encore de son prof, parlant du-dit Gaston, regardez votre histoire de France, rubrique : frère de roi).
Ce jour là, pourtant, Scathach avait opté pour ce que les moldus appellent des contes de fées. Il leur racontait Blanche-Neige, version sorcière.
- Scathach : Il était une fois…
- Harry (nda : aucun respect) : Vous allez pas vous y mettre aussi ? On a déjà Trelawney qui passe son temps dans les contes de fées !
- Scathach (nda : je vais finir par faire du copier-coller sur son nom ou lui trouver un diminutif !) : Parce qu'elle sait, en bonne médiéviste (nda : promis, quand Sev' revient, j'arrête avec mes souvenirs de fac), que ces contes ont une grande part de vérité et que c'est elle la spécialiste ès fées dans cette école, en dehors du professeur Clochette bien évidemment. Me permettriez vous de continuer ?
- Harry, couleur Weasley: Exc… Excusez moi, professeur, je ne voulais pas dire que votre cours n'était pas intéressant, je… pardon.
- Scath-kun, un doux sourire aux lèvres : Ne vous excusez pas. Je comprends qu'il vous soit difficile d'admettre l'utilité de ces contes, vous êtes encore bien trop jeune, ou trop âgé, pour en voir la poésie.
Sur ce, le professeur d'histoire de la magie, commença son récit. Supposant que les lecteurs sont moldus, je ne vais cependant pas pouvoir passer sur les détails. En effet, Perrault et les frères Grimm ont énormément ré-interprété des passages qui, sinon, n'auraient jamais été acceptés par l'époque. Je ne parle pas du fait que la légende populaire veuille que ça soit non la belle-mère de Blanche qui ait voulu l'occire, mais sa mère, mais du fait que Blanche, ait été un homme… De plus, ce n'est pas sa beauté qui fut le sujet de jalousie de sa famille, mais plutôt le fait que Blanche ait été un sorcier extrêmement puissant. Cette puissance effraya tant ses parents, que ceux-ci décidèrent de la tuer. Cependant, ils n'y parvinrent pas. Son propre père essaya de l'avadakadaveriser, mais, au dernier moment, le jeune prince s'enfuit.
Scath-chan reste silencieux un moment, et passe curieusement sur ce que le jeune prince, qui, je dis ça pour les lecteurs, eut une vie passionnante pendant un long temps sous un nom tout différent, que l'histoire a aussi retenu mais dont je préfère encore garder le secret, durant quelques temps.
Il reprit au moment où ses parents le retrouvèrent. Blanche était alors devenu un des plus grand danseur de son époque, les élèves ne purent retenir un frisson à ce moment du récit, bien décidé à prouver à tous que certaines formes de danses n'étaient pas dangereuses, et qu'il désirait les enseigner. Atterrés, ses parents lui lancèrent un nouveau sort, dans un parfait ensemble. Mais, leur fils était d'ors et déjà tellement puissant qu'il tomba juste dans un profond sommeil
- Draco : et seul le baiser de son amour pourra l'éveiller.
Tout le monde sursauta et dévisagea le jeune homme qui arborait un étrange sourire. A ses côtés, Blaise se demandait depuis quand Drake s'intéressait aux contes de fées, lui qui avait refusé de suivre divination à cause de ça.
- Scathach : En effet monsieur Malfoy. La légende veut que le prince ait été réveillé quelques temps plus tard. Cependant, nous n'en avons aucune preuve. Au contraire, tout laisse à penser que…
Il s'interrompit, ménageant ses effets
- Scath-sensei : tout laisse à penser qu'il repose encore, quelque part, dans un cercueil de verre.
Tout le monde le regarda, interloqué, et il éclata d'un rire joyeux, amusé.
- Scath-sensei : Ne faîtes pas cette tête. Tout le monde a pensé qu'il avait été éveillé, parce que les contes de fées doivent bien se terminer, mais qui vous dit que c'est la vérité ? Qui vous dit qu'il ne dort pas encore, beauté de glace, perdu au cœur d'une forêt, il retint la pensée qui le taraudait, ou d'une école.
La sonnerie, annonçant la fin du cours, eut le mauvais goût de retentir à cet instant précis, et les élèves quittèrent à contre cœur le cours d'histoire de la magie, pour gagner celui de potions. Personne ne remarqua l'ombre fugitive qui traversa le visage de l'enseignant, vite chassée par son envoûtant sourire. Il était là parce qu'il l'avait promis, il y avait bien longtemps.
Où les septièmes années apprennent à se défendre ?Dans les coulisses du récit, les personnages ont enfin réglé leur différent, et donc, Severus peut reprendre la parole. Pour être juste, cela fait un moment qu'il le peut mais, il m'a laissé l'honneur de raconter ce conte.
En dehors d'Horace et moi, cela faisait bien 50 ans que personne n'avait refait la décoration des cachots, peut- être même plus. Quant à leur donner une touche féminine, je crois que cela n'était jamais venu à l'esprit de personne, pas même à celui de Salazar. Bref Ev…, non madame Potter, avait complètement réaménagé l'ancienne salle de classe. J'aimerais dire qu'elle a eu tort, cependant, je dois bien admettre que rendre respirable les cachots n'était peut-être pas une si mauvaise idée. Après tout, je tiens à rester LE prof traumatisant.
Les chats vermeils pénétrèrent dans la salle, confiants. Après tout, Lily Potter était la mère de l'un des leurs, et une ancienne de leur maison. Les lézards, eux, étaient plus hésitants, pour les mêmes raisons d'ailleurs. Pauvres petits… qu'ils la connaissent mal… Evans, je ne m'habituerais jamais à l'autre nom, a toujours fait en sorte de traiter chaque maison de manière égale.
- Tom : Dis, Neteria, tu n'aurais pas oublié quelque chose, par le plus grand des hasards?
Je regarde un moment le terrible Seigneur de la Danse, pas trop crédible dans son tutu violet, me demandant de quoi il peut bien me parler. La lumière commence à se faire dans mon cerveau, embrumé par les bouteilles que nous nous sommes enfilées lors de la dernière réunion enseignante, depuis que je suis ministre je m'occupe beaucoup de l'éducation des jeunes. Ce fut d'abord un éclairage de veilleuse avant que, soudainement, je réalise :
- Mwa : ha ! oui! C'est vrai ! j'avais promis de te le laisser pour préparer les costumes. Je suis navrée j'avais oublié, complètement.
- Sev' : Je dois vraiment ?
- Mwa : Oui, malheureusement, tu le dois. Vois le bon côté, tu vas retrouver Sirius.
- Sev' : Tu parles d'un bon côté, il va encore me faire une scène.
- Sirius : Je ne te ferais pas de scène si tu t'occupais un peu plus de moi et un peu moins de tes fans !
- Sev' : Je pourrais te rétorquer la même chose. Et en plus, je te signale que chaque fois que je viens, tu es avec James !
- Sirius : Pas possible ! T'es jaloux !
- Sev', rougissant : …
- Tom, impatient : Vous ne pourriez pas continuer cette dispute au théâtre ?
- Sev' : Bien entendu, Maître, vous avez raison
- Sirius : pfft… tu pourrais t'opposer à lui
- Sev' : Moi, au moins, je ne suis pas habillé avec des collants qui, d'ailleurs, te vont très bien
C'est à ce moment là que ce tout ce petit monde a transplané, promis, je vous raconte ça dans pas longtemps.
Les cours de Lily étaient épiques. Elle s'efforçait de demander des potions horriblement compliquées aux élèves qui suivaient son enseignement. De plus, elle était au moins aussi exigeante que Sev', et beaucoup plus qu'Horace. Cependant, Hermione et Draco s'en sortaient assez bien et, contrairement, à l'époque Snape, ils avaient le droit d'aller aider leurs camarades moins doués. Harry, depuis qu'il n'avait plus le livre du Prince, supprimé par sa mère après que Severus lui en ait appris l'existence, s'efforçait de s'en tirer avec des Acceptables, on est loin des Optimi accordés par Horace et du Effort exceptionnel, que lui avait consenti, un jour où il était particulièrement de bonne humeur, juste après avoir commencé à sortir avec Sirius, le professeur Snape. Narcissa, de son côté, s'en sortait avec autant de brio que son amie, il faut dire qu'en épouse et mère de Rat de l'opéra, elle avait de nombreuses connaissances en danse, qu'elle ressortait froidement à ses élèves.
Le jour qui nous intéresse, nous sommes bien 3 mois après la rentrée (en novembre donc) les deux amies avaient décidé de faire un cours commun, où elles montreraient les alliances possibles entre potions et sortilèges en tout genre. Après le récit de Scath-chan, les élève étaient assez peu concentrés, trop occupés à commenter le conte. Le cours de potion et DADA fut donc un désastre. Sauf pour Drake qui, mais que cela reste entre nous, connaissait Scathach et, de ce fait, devinait à quel moment de l'histoire il avait plaisanté. Durant la leçon, il réussit à prouver son talent de danseur, (il apprenait à connaître ce qu'il devait combattre à ce qu'il disait) et de fabricant de potions, tout en roulant une pelle mémorable à Ryry. Cela leur valu à tous deux d'être expulsés du cours, ce qui était exactement ce qu'ils désiraient.
S'échappant donc, ils décidèrent d'aller à la tour d'astronomie, dans la journée il n'y avait personne, afin de profiter de leur tête à tête, ils savaient que leurs mères ne laisseraient pas passer qu'ils aient perturbés le cours. C'est ainsi qu'au détour d'un couloir, ils surprirent Trelawney (a-t-elle jamais cours, elle ?), et Gilderoy. Elle était appuyée sur le mur, et son époux avait l'air passablement inquiet. Ils s'approchèrent, curieux et entendirent une voix caverneuse s'élever, annonçant que leur professeur de divination avait, encore, une de ses maudites prémonitions :
- Sybil: Le sombral aux ailes plus blanches que la lumière apparaîtra. Alors, le félin s'éveillera et le Seigneur dansant s'élèvera et prendra Albion. Ainsi, la légende reprendra vie
- Gilderoy : Chérie ? De quoi est-ce que tu parles ? C'est quoi cette histoire de sombral ? Tu m'as encore trompée ! J'en suis certain
- Sybil: Mais non ? Qu'est-ce qui te fait dire ça ? D'ailleurs, de quoi parlions-nous, j'ai oublié ?
Les laissant à leur dispute, Harry et Dray s'éloignèrent, perplexes. La prédiction n'était pas alarmante, mais, carrément incompréhensible parce qu'elle n'apportait aucun élément nouveau, à part peut-être la légende, et encore. Malheureusement pour la résolution de l'intrigue, les cours étaient terminés et les amoureux eurent la surprise, et la joie, d'assister à un spectacle qu'ils s'efforçaient de provoquer depuis des années : un long baiser passionné entre Ron et Hermione. Ils échangèrent un sourire satisfait et décidèrent que, finalement, l'endroit où ils seraient le plus tranquille serait le bord du lac, pour une fois que novembre était clément, autant en profiter.
Les jours, puis les semaines s'enchaînèrent sans vraiment d'autres événements notables, du moins à l'école. Loin de là, au théâtre où s'étaient installés les rats de l'opéra et le Maître à danser (nda : Et maintenant Molière vient se balader dans mon esprit). Le spectacle avançait, entre deux disputes de Severus et Sirius, qui n'arrivaient à exprimer leurs sentiments qu'après moult cris. James avait commencé un traitement contre ses migraines chroniques, soutenu, c'est peut-être le plus surprenant, par Tom, qui commençait sérieusement à douter de la santé mentale de son bras gauche (le droit étant toujours Lucius). La seule chose qui tracassait Voldy était ce RAB, dont un de ses espions lui avait apporté l'existence. Lui, savait ce que signifiait ces lettres, RAB, mais il n'en était pas rassuré pour autant, de trop mauvais souvenirs, et un cœur brisé, s'y rapportait.
Bellatrix avait finalement été arrêtée par les services du ministère de la magie. Je parlerais bien de l'efficacité de mon service de renseignements, seulement, elle avait été tout simplement livrée par Voldubourdon qui en avait marre de ses avances.
Lucius, pour sa part, enchaînait les allers-retours entre Voldy (nda : et après il osera dire qu'il n'a qu'une parole !) et l'école où résidait son épouse. Arrivé en février, Narcissa dû temporairement renoncer à son travail, sur l'insistance de Pomfresh qui tenait à ce qu'elle évite le surmenage.
Ce fut une véritable petite révolution à l'école. Le moins ravi de ce changement fut Dray. Normalement, il aurait dû être ravi, seulement il s'entendait nettement moins bien avec son père depuis qu'il lui avait annoncé qu'après Hogwarts, il allait emménager avec Harry Potter. C'est limite si Lulu n'avait pas fait une syncope, heureusement, Lily avait une potion calmante pour lui, envoyée par Severus qui, mine de rien, s'inquiète pour ses vieux amis et son filleul.
Drames et bonnes nouvelles : où des secrets sont découvertsC'est à dans ce contexte morose qu'eut lieu l'événement le plus choquant des sept dernières années (nda : et où je me fais taper par les lecteurs). Minerva Mc Gonagall fut renvoyée. Non pas pour incompétence, elle était douée dans son travail, non pas parce que les membres du conseil s'étaient enfin rendus compte qu'elle n'avait qu'une idée très abstraite de ce qu'était la fidélité, mais, accrochez vous, pour détournement de mineure. Ce n'était pas vraiment de sa faute, la jeune fille était presque majeure (elle le serait en mai) et lui avait fait de vraies avances. En plus, elle s'ennuyait de son Dumby et son ancienne élève était très sexy. Elle s'était laissée séduire. Par qui vous demandez vous ? C'est tellement difficile à avouer… il s'agit, de… je vais encore avoir des ennuis avec les parents d'élèves moi, Gin, Ginny Weasley.
Février s'écoula donc dans une ambiance survoltée. De plus, une fois renvoyée de l'école, Mini eut une violente dispute avec Arthur Weasley qui démissionna de son poste de chef de l'Ordre pour se concentrer sur le tribunal sorcier, afin de pouvoir mener une vie d'enfer à Mini (qui battit cette année là le record de contraventions pour balais mal garés, jusque là détenu par Sirius). Celle-ci le lui rendit, en prenant la direction de l'Ordre et en s'arrangeant pour donner des missions dansantes aux jumeaux.
L'école ne pouvant rester sans directeur, ce fut Remus Lupin qui fut désigné, lui étant jeune marié, le conseil d'administration estima qu'il y avait peu de chance qu'il aille draguer les élèves. Et Gin ? Elle ne fut pas autrement désespérée et décida qu'elle allait accepter les propositions tentantes de Blaise qui suivait les cours de mes deux profs de débauche préférés.
Il fallut tout le mois de mars à nos chers petits pour s'en remettre, et même les adultes avalèrent difficilement la pilule. Celui qui le prit le plus mal fut, à la surprise générale, Sevy-chou
- Sev : Elle vient de flinguer ma réhabilitation !
- Mini : Et comment aurais-je fais ça, Severus, pouvez-vous me l'expliquer ?
- Sev : Albus allait enfin sortir de l'hôpital, désintoxiqué, et avec vos bêtises il est retombé en dépression ! Et c'est toujours ma faute parce que j'avais été lui rendre visite 1h avant qu'il ne l'apprenne ! baka !
Avril arriva enfin. Et en avril, si vous vous souvenez bien, devait naître le dernier Malfoy. Narcissa, contrairement à Lily, avait décidé d'accoucher à Hogwarts, montrant ainsi la confiance qu'elle avait dans les capacités de Pompom. Les heures passèrent et Lucius était de plus en plus angoissé. Il aimait déjà son fils (Lucius : Un Malfoy ne peut avoir que des garçons !) et était incapable d'assurer son cours de danse (il avait laissé tombé le "défense" quand Mini avait été virée) et arpentait le couloir de l'infirmerie, en proie à une angoisse indicible. Enfin, un cri d'enfant et Pompom l'autorisa à rejoindre sa femme, et son fils.
- Lucius : Nathaniel, bienvenu dans la famille.
Drake entra juste à cet instant et contempla ses parents, avant de les rejoindre, accompagné d'Harry qui voulait connaître son futur beau-frère et heureusement pour moi Lucius est trop loin sur son nuage pour le remarquer.
- Sev, jubilant, il a assommé Minerva : Mais je compte bien le lui dire
Malgré les apparences, Harry et ses camarades n'avaient pas oublié les horcruxes. Et, grâce à l'Ordre et surtout à l'aide précieuse de Remus, ils les avaient localisés. Il ne leur en manquait que 2, la veste vert et or de Tom (la fameuse de RAB) et, le tutu de Sal'. Ils avaient eu énormément de chance pour les autres. Le micro de Grindewald était chez Snape et avait été découvert lors de la perquisition de sa maison, ce qui avait ajouté des soupçons infondés quand à sa supposée trahison (Lucius : calme toi Neteria ! Tu n'es pas là pour défendre Severus, pas officiellement du moins), la baguette de Godric, c'était les Potter qui l'avaient depuis des années. Trouvée dans les mêmes circonstances que pour le micro, ce qui causa un choc à la communauté sorcière non dansante. Enfin, le justaucorps de Rowena était resté tout le temps à l'école, caché dans l'ancienne chambre de préfet de Tom, et, donc, découverte par Harry, un soir qu'il était dans la chambre de l'actuel préfet… sans doute pour préparer un devoir de débauche………
Un soir, alors qu'ils avaient provisoirement renoncé à se bécoter (et plus si affinité) pour préparer leurs aspics, les parents de nos charmants héros étant un peu à cran ils avaient intérêt à bosser, Hermione découvrit ce qu'ils cherchaient depuis des mois, l'identité de RAB ainsi que la confirmation que la veste avait été bel et bien détruite, par le chef de l'organisation Rage Against Ballet, un certain Bashir Al Ransour (nda : j'ai mis les mots comme ils venaient, ça a donné ce nom curieux). Il y avait eu des milliers de témoins de cette destruction, moins de trois ans après le départ à Hollywood de Voldubourdon.
Pourtant, quelque chose continuait à intriguer les jeunes gens, principalement Harry qui n'avait pas oublié l'énigmatique sourire de son bien aimé ce fameux jour, la légende de Blanche-Neige. Ils s'étaient mis à observer le professeur Scathach persuadés qu'il avait un secret. Un jour, Harry le prit en chasse alors qu'il quittait l'école et se dirigeait, d'un pas décidé, vers la forêt interdite, à l'abri sous sa cape d'invisibilité.
Ils marchèrent longtemps dans les ténèbres, avant de déboucher sur une clairière qui était, Harry ne pouvait le deviner, au centre exact de la forêt. Là, Scathach murmura une formule qu'il ne comprit pas (surtout parce qu'elle était en vieil allemand que l'auteur ne parle absolument pas). Une fissure apparut alors dans le sol et un cercueil de verre apparut. Harry failli crier lorsqu'une main se posa délicatement sur sa bouche. Il n'eut aucun mal à reconnaître Draco, qui l'avait suivit à distance, il ne semblait pas autrement surpris.
Une voix s'éleva, rompant le silence qui s'était installé. Les deux jeunes gens reportèrent alors leur regard vers leur professeur d'Histoire de la Magie :
- Scath-kun : je crois qu'il est temps de t'éveiller, mon ami, tu as dormi mille ans, maintenant j'ai besoin de toi.
Il posa une main gantée sur le cercueil et en souleva lentement le couvercle. Puis, il se pencha sur le corps du jeune homme endormi, et l'embrassa. Bien entendu, comme dans les contes de fées traditionnels, le prince endormi s'éveilla à la vie, ouvrant les yeux sur le visage de l'homme qu'il aimait depuis toujours.
- … : Sa…
- Scath-kun, posant un doigt fin sur sa bouche : Scathach, s'il te plaît, gardons encore un peu le secret.
L'autre sourit, le plus naturellement du monde, trop heureux pour contrarier le professeur.
- … : Et puis-je savoir pourquoi tu m'éveilles, après mille ans, mon cœur ?
- Scath-kun, arborant l'un de ses plus beaux sourires : La danse, cher Blanche
- … : comment m'as-tu appelé ?
- Scath-kun : Blanche-Neige, c'est une légende inspirée de ton histoire, je te la raconterais à notre retour.
- … : Je vais devoir me présenter sous ce nom alors que, toi, tu as choisi le nom d'une divinité ?
- Scathach : Non, tu peux aussi choisir une divinité.
- … : Très bien, alors ce sera le dieu forgeron, Govannon, qu'en dis-tu, mon cœur ?
Le cœur en question, éclata de rire puis, brusquement, pointa sa baguette en direction de la forêt
- Scathach : Stupefix
Harry ne s'écarta pas à temps et fut figé.
- Scathach : Les garçons, c'est mal d'espionner vos aînés
Dray, s'interposant entre l'enseignant et Harry avança et sourit. Son professeur abaissa sa baguette et, avec Gowannnon, ils approchèrent.
- Gowannon : un turquoise, non ? Comment t'appelles-tu, jeune homme ?
- Dray : Draco Malfoy monsieur. Et c'est un honneur pour Harry, Harry Potter, et moi, de rencontrer une divinité des forges
Il arborait le sourire de celui qui sait exactement ce qui se passe mais qui n'en dira rien, parce que le jeu perdrait de sa saveur. Poussé par son instinct, il ajouta :
- Dray : Mon père sert l'actuel Seigneur de la Danse, lord Voldubourdon, de même que mon parrain. Et, je ne suis absolument pas opposé à la danse. Mais, tout comme vous, je juge important de laisser choisir les autres, et de leur enseigner le chemin de lumière.
Sur ce, il libéra Harry et l'entraîna à l'école, sans répondre à ses questions. Il le conduisit directement dans la salle sur demande, l'ouvrit et se dirigea, elle était présentement pleine de milliers d'objet hétéroclites, vers une étagère.
- Dray : Voilà le tutu de Salazar Turquoise, fais-en bon usage, mon cœur.
Il abandonna Harry, encore sous le choc des derniers événements et quitta l'école, pour rejoindre son parrain. Il ne réalisa que bien plus tard que l'expression utilisée par le blond était la même que celle de Govannon, et surtout, de comprendre que, s'il était un prince charmant, il avait du pain sur la planche pour sauver celui qu'il aimait.
Enfin, le mal est défait… ?Govannon s'était rapidement intégré à l'équipe et avait remplacé Lucius et Narcissa qui avaient disparus, la même nuit que Draco. Après cette nuit là, les événements s'étaient précipités et, finalement, la cachette de Voldubourdon avait été découverte. Harry s'y précipita, accompagné par le prof d'histoire de la magie. Sa mère l'aurait accompagné si, opportunément, elle n'avait pas été retenue par Sefri, mystérieusement tombée malade (pas gentil de la part de Sev', mais il voulait la protéger, sur les demandes conjointes de James et Sirius).
Govannon, lui, avait expliqué qu'il les rejoindrait plus tard, il avait quelque chose à aller chercher, de très important pour la suite.
Scathach et Harry pénétrèrent dans le sanctuaire de la danse, et entendirent une musique retentir. Les mondes engloutis - Le flashbic
C'est la gigue de Bic et Bac
Bac et Bic, c'est logebic
La
petite gigue du Flashbic
Tralala-lala-la
Dans la peine ou le
grand bourdon
Le Flashbic, nous dansons
Dans la grande gigue
d'Arkadia
Venez avec moi
Le jeune homme, entendant les premières notes, se surpris à effectuer quelques pas de danse. Scathach, à ses côtés, sauta sur la scène et sembla se joindre à ses adversaires. Cependant, Tom n'était pas idiot et il reconnu sans peine le style de l'homme devant lui. Un style inimitable, bien plus parfait que le sien, et aussi beaucoup, beaucoup plus ancien
- Severus : d'au moins mille ans.
Il fut le premier à s'incliner devant le nouveau venu, rapidement suivit des Malfoy et de quelques Rats de l'Opéra. Voldy lui même commença à plier les genoux devant lui avant de se ressaisir.
- Tom : C'est impossible vous ne pouvez pas être lui ! il est mort ! Non !
Scathach éclata de rire, un rire franc, joyeux, amusé, le rire d'un homme de trente ans qui en sait déjà assez pour ne plus s'inquiéter de demain, et qui a encore tant à découvrir.
- Scathach : il faut croire que la nouvelle de ma mort était infondée. Mais, tu as raison, petit, je ne devrais pas être là, je devrais couler des jours bienheureux avec ma Blanche-Neige.
Harry les observait, ne sachant quelle attitude adopter. Sur scène, pourtant, la majorité des rats continuaient à chanter :
Nous sommes deux Pangolins
Qui se carapatent
Nous sommes
deux gros malins
Donnons-nous la main
Quelques membres de l'Ordre entrèrent à se moment là, et tentèrent de se mettre en position de combat. Lily, qui n'aurait pas dû être là, avança vers la scène où son mari et Sirius continuaient leur numéro. Un chœur entonna alors le refrain :
Vers Arkadia, marchons sous le vent la pluie
Tout là-bas,
nous sortirons de la nuit
Et le Shagma, pour nous tous il
revivra
Tourneboule et tourneboule
La gigue de la
vie
Pour Arkadia, nous danserons tous unis
Tout là-bas,
quand brillera le Shagma
Et c'est ainsi que giguent tous nos
amis
Danse et chante et chante et danse
La gigue de la vie
La musique était entraînante, magique mais sans magie. Elle donnait envie de danser à tous. Et ils avaient tous énormément de difficultés à résister. Ce n'était pas un sortilège, ils savaient les combattre, mais juste le rythme, entraînant. Lily fut la première atteinte, et elle rejoignit son époux sur la scène. Depuis le temps qu'ils ne s'étaient pas vu, eux si amoureux, leur duo était impressionnant.
Sirius, contrairement à ce que l'on pourrait penser, profita de ce qu'il était enfin libre pour rejoindre Severus et lui demander à voix basse ce qu'il se passait et pourquoi il avait l'air si impressionné par ce Scathach. Entendant la réponse de l'ancien Maître des Potions, il resta sans voix un moment avant de détailler cet improbable personnage.
La chanson continuait près d'eux mais ils étaient tellement fasciné par l'échange de regards entre Voldy et Scath-chan, qu'ils l'en avaient oubliée.. En effet, depuis que le professeur avait répondu au génie de la danse, ils ne s'étaient pas lâché du regard.
Dans la guigne ou dans le grand crack
Un seul truc, le grand
kick
Danser la gigue du Flashbic
Tralala-lala-la
Sans nous
faire trop de mourron
Le Flashbic, nous dansons
Dans la grande
gigue d'Arkadia
Entrez avec moi
Un bruit au dessus d'eux s'éleva, et tous levèrent la tête. Pour certains, c'était un homme aux impressionnants cheveux roux qui volait dans les airs, pour ceux qui avaient déjà assisté aux sortilèges « qui forcent à danser », il chevauchait un magnifique sombral, aux ailes d'une pureté inégalée.
- Harry : Le sombral aux ailes plus blanches que la lumière apparaîtra. Alors, le félin s'éveillera et le Seigneur dansant s'élèvera et prendra Albion. Ainsi, la légende reprendra vie. Alors, le félin, c'est Go…Godric ! L'un des quatre fondateurs !
- Severus : Tout de même, vous avez mis du temps à comprendre, Potter, cela vous vaudra quelques heures de détention.
Il allait répliquer à son ancien professeur avant de comprendre que, si Godric était sur le sombral, alors…
- Harry : Salazar !
Quelques autres chanteurs s'arrêtèrent, interloqués. Durant quelques minutes, d'autres notes s'élevèrent puis retombèrent, avant de s'abattre dans un silence de cathédrale.
Nous sommes deux Pangolins
Qui se crapahutent
Nous sommes
tous très calins
Donnez-nous la main
- Scath-chan : En effet Harry, je suis bien Salazar. L'un des fondateurs de ton école, entre autres choses. Mais, si tu le permets, je voudrais bien écouter la fin de cette chanson, elle me plaît infiniment.
D'un coup de sa baguette, il relança la musique et quelques voix reprirent, d'abord timidement, puis de plus en plus fort :
Vers Arkadia, marchons sous le vent la pluie
Tout là-bas,
nous sortirons de la nuit
Et le Shagma, pour nous tous il
revivra
Tourneboule et tourneboule
La gigue de la
vie
Pour Arkadia, nous danserons tous unis
Tout là-bas,
quand brillera le Shagma
Et c'est ainsi que giguent tous nos
amis
Danse et chante et chante et danse
La gigue de la vie
Godric se posa sur la scène pour rejoindre son vieil ami, amant et amour (nda : mais oui, bien sûr). Lui aussi semblait apprécier cette musique. Harry lança un regard désespéré autour de lui. Ses parents étaient hors-jeu (plus d'un an sans se voir, on les comprend), son parrain ne semblait pas gêné outre mesure par la musique, Severus souriait franchement (ce qui est rare chez lui) et Draco…
- Harry : Dray ! Qu'est-ce que tu cherches à faire ?
Draco s'était levé et approché du seigneur de la Danse. Il lui pris sa baguette des mains et le poussa vers la scène où il alla rejoindre le chœur. Il apporta ensuite la baguette à Godric.
C'est la gigue de Bic et Bac
Bac et Bic, c'est shagmique
C'est
bien ça le kick du Flashbic
Tralala-lala-la
Dans la fête
et les gais flonflons
Le Flashbic, nous dansons
Dans la grande
gigue d'Arkadia
Venez avec moi
- Godric : Merci Draco, tu as tenu parole. Donc, maintenant, il serait peut-être temps de remettre un peu d'ordre. Et d'abord… Sonorus :
Nous sommes deux Pangolins
Qui se carapatent
Nous sommes
des gros coquins
Donnez-nous la main
Bien malgré lui, Harry se joignit aux autres pour terminer la chanson, comme poussé par un autre lui-même dont il viendrait de découvrir l'existence.
Albion venait de sombrer dans la danse et le chant.
Vers Arkadia, marchons sous le vent la pluie
Tout là-bas,
nous sortirons de la nuit
Et le Shagma, pour nous tous il
revivra
Tourneboule et tourneboule
La gigue de la
vie
Pour Arkadia, nous danserons tous unis
Tout là-bas,
quand brillera le Shagma
Et c'est ainsi que giguent tous nos
amis
Danse et chante et chante et danse
La gigue de la vie
Enfin, la gigue de Bic et Bac prit fin, et chacun put reprendre haleine. Chaque voix se tut, l'une après l'autre puis Godric décida de couper l'amplification de sa voix. Ensuite, il libéra chacun de ceux qui avait été forcé à jouer ce ballet, ce qui au final ne faisait pas grand monde, chaque sorcier ayant finalement décidé de mettre un peu de son cœur dans la chanson.
- Godric : Certes, Albion a sombré dans la danse, mais, Harry, peux-tu me dire où est le drame ? Ce n'est tout de même pas un crime d'aimer danser et chanter. Sauf, c'est vrai, quand il s'agit de Tom
Et là, Severus eu le fin mot de l'histoire, ou plutôt, il fit prendre conscience au lecteur, qui avait eu le bonheur de ne pas entendre chanter Voldy :
- Severus : Surtout que Tom Jedusor chante faux. Maintenant qu'il est aphone, nous devrions avoir des vacances.
