Chapitre 11

La parole peut mentir, mais le regard jamais...

Quelque part, heure inconnue.

Mylène ouvrit doucement les yeux. Sa vision était floue, et le monde semblait de travers. Quand sa vue redevint normale, elle se redressa doucement en prenant appuis sur ses avant-bras. Des hommes et des femmes étrangement vêtus couraient dans tout les sens en poussant des cris de frayeur. La jeune femme fronça les sourcils. Où se trouvait-elle ? Elle se remit sur ses pieds et observa autour d'elle. Une femme l'accosta.

- Vous devez vous cacher ! dit-elle en la prenant par le bras. Vite !

- Attendez, je ne sais pas où je suis. Qu'est-ce qui se passe ?

La femme la regarda étonnée.

- C'est la guerre, siffla-t-elle entre ses dents. Des soldats fantômes impitoyables, voilà ce qui se passe.

La femme se mit à courir, tenant toujours le bras de Mylène. Celle-ci n'eu pas d'autre choix que de la suivre.

C'est un cauchemar, pensa-t-elle.

Son pied heurta une pierre, et elle trébucha. La femme continuai à courir, abandonnant l'apprentie vétérinaire. Celle-ci se releva. Sa tête lui faisait mal, et son cœur battait la chamade.

Son regard croisa alors de magnifique yeux bleus. Elle n'eu le temps de faire quoi que ce soit, qu'un coup sur la tête lui fit perdre connaissance.

oooooooooooooooooooooo

Paris, 4h12.

Laurine se réveilla en sursaut. Un mauvais pressentiment s'était emparé d'elle. L'une de ses amie était en danger.

oooooooooooooooooooooo

Manoir de Weschester, 4h12.

Elsana marchait dans la propriété en se concentrant sur le silence de la nuit. Elle fut alors prise d'une douleur au crâne. Elle se prit la tête entre ses mains, et serra les dents. La douleur devenait de plus en plus aigué. Elle perdit connaissance et tomba sur le sol tel une poupée de chiffon.

oooooooooooooooooooooo

Quelque part, heure inconnue.

Mylène ouvrit les yeux, mais ne vit rien d'autre que le noir. Elle bougea la tête sur les côté, mais ne vit rien. Elle essaya de se relever, mais elle constata que ses mains étaient solidement attachées. Elle tira sur les liens sans succès, se faisant plus mal qu'autre chose.

- Vous voilà réveillée, Mademoiselle Shanks, fit une voix dans l'obscurité.

Mylène cessa de bouger pour se concentrer sur la voix. Elle entendit des pas se rapprocher d'elle.

- Qui est là ? demanda-t-elle d'une petite voix.

- Mon nom ne vous direz rien.

Des flambeaux s'allumèrent sur les murs. Mylène vit alors des murs en pierre, et un grand coffre en bois . Deux mains se posèrent de chaque côté de sa tête.

- Ne tremblez pas ma chère, vous n'aurez aucune raison d'avoir peur si vous répondez à mes questions.

oooooooooooooooooo

Manoir de Weschester, 12h24.

Elsana revint doucement à elle. La première chose qu'elle vit, fut les yeux de Charles.

- Comment tu te sens ? demanda celui-ci.

- Très mal, répondit-elle en murmurant.

Ils se trouvaient dans la chambre de la jeune femme. Les volets de la fenêtre était ouverts.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? la questionna doucement le Professeur.

- Je suis allé dans le jardin cette nuit pour me changer les idées, et d'un coup, comme ça, j'ai eu mal au crâne. Puis plus rien.

Charles la fixa un moment sans rien dire. Il tendit le bras, et plaça deux doigts sur la tempe de la jeune femme. Il remonta dans ses souvenirs. Elle le laissa faire. Le Professeur s'arrêta sur le souvenir de Mylène. Il ôta sa mains du visage de la jeune femme.

- Ce n'est pas ta douleur que tu as ressentis, c'est celle de ton amie, dit-il.

Un éclair d'incompréhension passa dans le regard de la mutante.