Bonsoir à tous, voilà le chapitre 10, vous n'avez pas attendus longtemps pour celui-là. ^^ Je vous remercie toujours autant pour vos commentaires, et vos encouragements, ça fait plaisir. Merci Yuko pour la correction. Je vous laisse lire, bonne soirée, et à bientôt.
Chapitre 10
Les berkiens sont sous le choc en voyant quelqu'un sur le dragon rouge devant eux. Le détaillant de la tête aux pieds quand il descend du dos de Vina, plusieurs d'autres eux murmurent.
- Impossible !
- C'est Harold !
- Il n'est pas sensé être mort ?
- Oh non, je ne suis pas mort, déclare Harold en croisant les bras. Je ne vous ferais jamais ce plaisir.
S'approchant vivement en écartant la foule, Gueulfor se plante devant Harold. En le voyant trempé, il fronce les sourcils.
- Qu'est-ce qui t'est arrivé ? demande t-il inquiet.
- J'aimerais bien le savoir figure-toi, rétorque Harold passablement énervé. Je vous dis que je vous rejoins et comme accueil j'ai droit à des boulets. J'ai connu mieux, même si je pense qu'on ne peut pas faire pire. Qui est l'idiot qui tiré le dernier boulet ?
Grognant après avoir était posé sur le sol, auprès de Vina, Krokmou fixe les humains les uns après les autres. N'osant plus bouger en voyant les dragons les regarder de près, les berkiens serrent leurs armes dans leurs mains. Apercevant leurs gestes, Harold se tourne vers son père.
- Tu ne les as pas prévenus ? demande Harold. Ou bien, ils s'en fichent ?
Harold n'a pas le temps d'avoir sa réponse, car un jeune berkien fonce sur lui, armé d'une épée.
- Je commence à en avoir plus qu'assez d'être pris pour cible, dit-il en envoyant le jeune par terre grâce à un fauchage. À croire que sur Berk, personne n'a de cervelle.
- Tu nous traite d'idiot, désastre ambulant, lance le même jeune en se relevant.
- Encore la même rengaine, que c'est lassant, déclare Harold. C'est pourtant le désastre ambulant que je suis qui vient de te mettre par terre.
S'empourprant devant le reste du village, le jeune prend l'épée d'une des vikings à ses côtés et s'élance sur Harold. Ce dernier décide de sortir la sienne de son fourreau. Avant même que le jeune réagisse, il se retrouve avec la lame d'Harold sous la gorge. Bouche bée, les berkiens regardent le fils de Stoïck avec des yeux ronds.
- Je ne suis plus aussi gentil qu'il y a trois ans, dit-il au jeune l'air mauvais. Cherche-moi d'un peu trop et tu risques fort de le regretter amèrement. S'il y a parmi vous d'autres candidats au suicide qu'ils se décident tout de suite. Qu'on en finisse une bonne fois pour toutes.
Ne voyant personne bouger, Harold relâche le jeune avec un peu plus de force qu'il ne l'envisageait. Ce dernier finit par atterrir sur les fesses et n'ose plus regarder Harold en face. Un bruit se fait alors entendre. Un grognement doublé d'un ronronnement qui se répercute un peu partout. Harold fronce les sourcils avant de comprendre. Tournant son regard vers les dragons, il les voit hilares.
- Je peux savoir ce qui vous fait rire ? demande t-il étonné.
- Les humains sont juste trop…, commence Vina avant de rire sans pouvoir finir.
- Krokmou ? l'interroge Harold.
- Tu devrais voir leurs têtes, elles sont à mourir de rire, répond le dragon noir tout aussi hilare que les autres.
Soupirant, Harold secoue la tête avant de voir les berkiens lui jeter un regard effaré. Stoïck descend avec deux jeunes hommes de sur la catapulte et les désigne à Harold.
- Voilà les responsables de ton souci, déclare Stoïck peu rassuré. Je préférerais régler moi-même le problème.
- De mon bain forcé, tu veux dire, répond Harold en fixant les deux responsables. Moi, je n'ai rien, juste ça.
Agitant son bras, les berkiens aperçoivent le sang couler le long du bras d'Harold et frissonnent en voyant que ça ne lui fait ni chaud, ni froid. Gueulfor, lui, panique avant d'empoigner le bras du jeune homme.
- Rien ! s'exclame t-il. Par Odin ! Tu n'as pas mal ? T'as une sacrée coupure, et ça saigne.
- Et alors, ça sera vite guérit, pour Krokmou en revanche..., rétorque Harold en dégageant son bras. C'est une autre histoire et c'est à lui de juger du sort de ces deux imbéciles.
- Krokmou ? demande Gueulfor en même temps que Stoïck.
- Qui c'est ? questionne l'un des deux jeunes en tremblant.
- Lui, désigne Harold en souriant.
- Ton dragon s'appelle Krokmou, s'étonne Gueulfor.
- Oui.
Trouvant le nom étrange, les berkiens voient le dragon noir se redresser doucement pour se mettre sur ses pattes. Aussitôt, il vient se frotter contre Harold avant de fixer sa blessure d'un sale œil.
- Ce n'est rien mon grand, dit Harold en le grattant sur la tête. En revanche, ton aile fait un angle un peu bizarre. À toi de voir ce que tu veux leur faire.
S'avançant vers les deux humains qui paniquent, Krokmou les fixe un moment sous le sourire d'Harold qui sait pertinemment qu'il ne leur fera rien. Pourtant les vikings semblent affolés et regardent avec attention ce qui va se passer. Au bout d'un moment, Krokmou lève la queue et assène un coup sur la tête de chacun avant de tourner le dos. Revenant près d'Harold, le dragon hoche la tête avant de la placer sous le bras de son ami.
- On dirait qu'il a choisit de ne pas punir votre bêtise, déclare Harold en souriant.
- C'est tout ? demande les jeunes en tremblant encore.
- S'ils peuvent m'apporter un peu de poissons, je ne dirais pas non, le temps que je guérisse, seulement, intervient Krokmou avec malice.
- Non, il voudrait que vous lui apportiez du poisson jusqu'à ce qu'il soit guérit, transmet Harold en se retenant de rire.
- Pourquoi nous ? questionne l'autre jeune, inquiet.
S'avançant l'air sombre, Harold juge les deux jeunes hommes du regard.
- Vous l'avez blessé, il demande réparation vu qu'il ne pourra pas pêcher lui-même, déclare Harold. Ce n'est que justice de devoir le nourrir.
- Toi aussi, tu vas nous donner une tâche à faire ? demande l'un d'eux.
- Moi, non, je ne ferais rien, déclare Harold en leur tournant le dos avant de regarder tous les vikings. Par contre, si l'on s'en prend à l'un des miens, je le saurais et là vous avez intérêt à vous cacher loin d'ici. Je ne pardonnerais à aucun de vous, si l'un des dragons est blessé et alors vous risqueriez de me voir sous un autre jour, ce qui sera très déplaisant.
Avalant leur salive de travers, les vikings finissent par hocher la tête en signe d'approbation sous le regard insistant d'Harold. Ce dernier finit par remonter sur le dos de Vina quant son père le rejoint.
- Tu ne restes pas ? demande Stoïck avec espoir.
- Je t'avais dit que je n'avais pas décidé si oui ou non je resterais au village, déclare Harold en sentant les pensées des dragons. Avec ce qui vient de se passer, beaucoup sont ceux qui ne veulent pas vous approcher. Nous avons des petits en bas âge, et je n'aimerais pas qu'un ou deux berkiens, trop bête, viennent les embêter. Ils risqueraient de tomber nez à nez avec leurs parents moins conciliants.
- Je vois, soupire Stoïck.
- Si vous me cherchez, vous me trouverez au Gouffre des Corbeaux, répond Harold en grattant la tête de Vina qui semble apprécier. Un conseil, laissez vos armes à l'entrée, sinon les dragons ne vous laisseront pas passer.
- Entendu, dit le chef de Berk avant de pointer du doigt le bras de son fils. Tu ferais mieux d'aller voir Gothi pour ça.
- Pas besoin, je sais me débrouiller, déclare Harold avant de faire signe à Vina.
- Pouvons-nous venir te voir ? demande Gueulfor avec espoir.
- Bien sûr, répond Harold. Nous ne sommes pas en très bons termes mais pas en guerre, que je sache.
Souriant, Gueulfor donne une petite tape sur la patte de Vina qui frotte sa tête contre lui. Harold et elle s'envolent et tous les dragons les suivent. Les berkiens ouvrent des yeux écarquillés en voyant le nombre de dragons, qui pour certains étaient accrochés aux falaises, dissimulés. Harold guide Vina jusqu'au Gouffre des Corbeaux et quand ils se posent, ils soupirent tout les deux.
- Vous ne vous êtes pas entre-tués, déclare Vina avec joie. Il y a du progrès.
- Pourtant, je leur en veux toujours autant, avoue Harold en guettant les dragons qui commencent à arriver.
- C'est normal, le rassure la dragonne. Tu ne peux pas faire disparaître d'un coup ce qu'ils t'ont fait subir pendant tant d'années.
- Je sais, répond le jeune homme en partant en courant vers Krokmou dès qu'il est déposé au sol par deux autres dragons.
Vina les regarde ensemble avant de s'allonger. Les observant un bon moment, elle soupire avant de fermer les yeux.
- Je devrais te remercier Harold, dit-elle pour elle. Tu es une bénédiction tombée du ciel.
