Salut les petits loups !
Me revoilà pour une nouveau chapitre ! J'espère que vous êtes content, parce que j'ai trimé pour le poster aujourd'hui (non, non, merci pas de lauriers ! Cela laisse des feuilles dans les cheveux... Rien de très glamour quoi...).
Brefouille ! J'espère sincèrement qu'il va vous plaire ! :)
Disclaimer : Je ne suis pas JKR, seule Enora et tous les personnages que j'invente, comme Simsko (Aha ! Vous ne savez pas qui c'est ! :p Suspense ! A vous de le découvrir !)
Bon... Moi je vais manger et je vous laisse à votre lecture !
Bon appétit ! Dévorez-bien ! :p
Chapitre 11
Minerva McGonagal était assise à son bureau et écrivait une lettre au Ministère de la Magie pour lui faire son rapport sur la fin des travaux de restauration du château auxquels il avait participé financièrement. Par la même occasion, elle comptait le remercier officiellement pour son aide. Elle allait se lever pour se diriger vers la volière quand l'unique coup de cloche de la grande horloge de l'école annonçant la demi-heure sonna, faisant remonter quelque chose à sa mémoire. La femme s'arrêta, sachant, en effet, que dans quelques secondes, ses invités d'un jour arriveraient. L'ancienne directrice de la maison des Gryffondors avait, bien entendu, raison. Sa cheminée cracha quelques flammes de couleur verte dont sortit une rousse aux cheveux en pétard qui avait par ailleurs des traces de suie sur le front et sur le bout du nez. Elle s'écarta rapidement de l'endroit d'où elle venait d'arriver, car déjà de nouvelles flammèches se formaient sous ses pieds. De ces dernières, apparurent un blond et, peu de temps après, un grand roux. Chacun saluèrent la femme qui les avait attendus avec tout le respect possible.
- Bien, Mademoiselle Rogue, conclut la Directrice. Pensez-vous que vous avez besoin que je vous accompagne tous les trois aux appartements de votre père ? Ou bien à son bureau ou à son laboratoire par exemple ?
Enora secoua la tête négativement.
- Non, je vous remercie, sourit la jeune fille. Je me souviens encore du trajet d'ici à là où nous habitions avec mon... père...
McGonagal hocha du chef, de sa mine sévère, mais compréhensive. Elle sembla réfléchir quelques secondes, quand ses yeux s'éclairèrent d'une lumière intelligente.
- Très bien, mais si vous avez besoin de quoi que ce soit... pas pour faire des bêtises Monsieur Weasley, je vous préviens, précisa la femme en voyant un sourire farceur, qu'elle connaissait plutôt bien pour en avoir fait les frais quelques années plus tôt, fleurir dans ses yeux et sur ses lèvres, qui disparut immédiatement à cette phrase. Je disais donc que, si vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez Simsko.
- Simsko ?, demanda Enora, ne sachant pas de qui il s'agissait.
- C'est un Elfe de Maison qui travaille aux cuisines de Poudlard, répondit George à la place du Professeur McGonagal, lui coupant, par la même occasion, la parole alors qu'elle ouvrait tout juste la bouche pour dire exactement la même chose que le jeune homme.
Cette dernière fronça les sourcils se demandant comment le roux connaissait l'Elfe alors que les élèves n'avaient, en aucun cas, accès aux cuisines. Elle ferma les yeux, soupirant un bon coup, ne cherchant pas à en savoir plus que nécessaire, et ne posa donc pas la question qui lui brûlait la langue.
- Eh bien, puisque vous êtes si bien informés, je crois que vous êtes prêts à y aller, déclara la Directrice de Poudlard.
- Je vous remercie Professeur, dit alors Enora. Nous ne vous dérangerons donc pas plus longtemps, continua-t-elle en se dirigeant vers la porte.
Elle fut suivie par Drago et par George, mais ils furent arrêtés quand la femme qui les accueillait les interpella.
- Je voulais vous représenter une seconde fois mes plus sincères condoléances. Severus était vraiment un homme courageux, sachez-le, sourit tristement la femme, qui semblait, à cet instant, avoir abandonné tout masque pour montrer à ces trois jeunes gens sa douleur.
Mais ce ne fut que de courte durée. La Directrice se reprit rapidement et redressa les épaules. La fille de l'ancien Professeur de Potions sourit à son tour la remerciant sans un mot, tout en essayant de réprimer les larmes qui montaient doucement, mais sûrement, à ses yeux. Parfois les mots sont superflus. Mais elle sursauta en entendant une voix plus grave, mais presque rieuse, lui parler. La jeune fille savait qu'elle la connaissait, mais n'arrivait pas à l'associer à un nom ou même à un visage.
- Souvenez-vous très chère Enora que Severus Rogue était quelqu'un de bien, malgré tout ce qui pouvait apparaître sur sa peau, dans son passé, avant votre naissance, ou bien dans les mots de vos kidnappeurs. Tout ce qui doit compter, c'est l'homme qu'il était avant de mourir et ce pour quoi il s'est battu. Rien d'autre, aucune autre opinion ne doit être importe à vos yeux. Mais, par-dessus tout, sachez que cet homme, que l'on dit aujourd'hui être un héro, était avant tout un père. Le vôtre.
Tout en écoutant bien les paroles sages qui sortaient de nulle part, Enora cherchait d'où venait la voix, malgré les larmes difficilement contenues qui lui brouillaient la vue. Décidément, tout le monde s'était donné le mot pour la faire pleurer aujourd'hui. Elle était toujours persuadée qu'elle connaissait le propriétaire de la voix. Mais sa mémoire lui faisait défaut. La rousse s'avança alors dans la pièce analysant chaque coin et chaque recoin du bureau. Ce fut seulement au bout de quelques secondes que la jeune fille remarqua les mouvements, souvent fébriles, des tableaux. Elle jeta un petit coup d'œil à ses compagnons de déménagement. Tous deux l'encouragèrent à s'avancer. Obéissante, elle s'approcha du bureau de McGonagal. Examinant chacun des portraits en levant les yeux, sa logique se mit en route et son esprit comprit, lorsqu'elle vit le portrait du dernier grand Directeur de l'école : Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore. Ce dernier lui souriait et, tout en lui faisant un clin d'œil, il lui jeta un regard malicieux. C'était lui qui avait parlé si sagement de son père et de ses actions. Enora lui rendit son sourire, les larmes aux yeux, une nouvelle fois... Cet homme était véritablement quelqu'un qui avait compté pour elle, lorsqu'elle habitait à Poudlard. La rousse avait passé beaucoup de temps dans son bureau à jouer, à rire avec lui et à manger des bonbons de toutes les formes et de toutes les sortes. Elle se souvenait de la fois où il avait réessayé de manger une Dragée surprise de Bertie Crochue avec elle. Il était à nouveau tombé sur le goût de poubelle, comme quand il était jeune. A ce souvenir, elle sourit. Elle l'avait donc toujours considéré comme un grand-père. La rousse était heureuse de savoir qu'il était toujours un peu là avec les vivants à Poudlard. Enora le voyait en effet comme une part inébranlable de l'âme de cette école, tant il lui avait apporté et tant il l'avait protégée. C'était lui qui l'avait maintenue en vie après chaque attaque et chaque problème.
- Merci pour cette éloge que vous venez de faire de mon père, répondit enfin la meilleure amie de Drago. Mais vous savez, Albus, j'étais déjà au courant de tout cela et je n'ai jamais vu les choses autrement. Cependant, une chose est sûre : vous auriez le meilleur maître de cérémonie possible pour l'enterrement des morts de la Grande Bataille...
Dumbledore s'inclina devant le compliment. Faisant sursauter Enora, car il s'était approché lentement et sans aucun bruit, Drago posa une main sur l'épaule de celle qui faisait accélérer les battements de son cœur sans pour autant qu'il ne se l'avoue. Il allait ouvrir la bouche, mais Dumbledore le prit de vitesse.
- Très chère Enora, vous devriez nettoyer votre visage et tout spécialement votre nez... Il est tout plein de suie... De plus, vos cheveux sont... Disons... tout emmêlés...
La jeune fille rougit de gêne et remercia d'un regard son meilleur ami qui lui lança deux sorts pour l'aider.
- Bon, Professeur... Je suis désolé de vous interrompre mais nous avons à déménager les affaires de Severus pour laisser place nette au nouveau Professeur de Potions, expliqua diplomatiquement le jeune homme. Et cela risque de prendre un peu de temps.
L'ancien Directeur hocha la tête, compréhensif, et leur sourit avec malice.
- Très bien Monsieur Malefoy. J'espère que vous aurez tout de même l'amabilité de faire passer mes respects les plus sincères à votre mère (Drago acquiesça à cette demande). Pourrez-vous en faire de même Monsieur Weasley ? Mais autant à votre père qu'à votre mère.
George s'approcha à son tour du tableau de l'ancien Directeur, qu'il tenait véritablement en haute estime.
- Bien entendu Professeur, répondit-il avec un petit mouvement de la tête, signe de respect auquel Dumbledore répondit en exécutant le même geste.
Les jeunes adultes allaient partir quand Minerva les retint en les interpellant.
- J'oubliais... Je vous donne les clés des portes de Severus. Prenez-en soin. Vous devrez mes les rendre quand vous aurez fini. Je vous souhaite bon courage jeunes gens.
Enora fronça les sourcils en regardant alternativement le trousseau de clé que l'on leur avait confié et le Professeur de Métamorphose qui retournait vers son bureau. Pourquoi leur avait-elle donc souhaité du courage ? Etait-ce si terrible que cela chez son père ? Elle n'eut pas le temps de se poser plus de questions que George l'emmenait déjà vers la porte.
- Merci Professeur, répondirent les garçons, qui n'avaient pas relevé la formule de la femme.
- Merci, répéta à son tour Enora avec un petit signe de tête.
Elle mena alors George (parce que Drago connaissait déjà l'emplacement des appartements de son parrain à Poudlard) à travers les tortueux couloirs de l'école de magie. Après quelques minutes de marche, que George avait, bien évidemment, passé à se plaindre, parce qu'il voulait arriver (un vrai gamin celui-là quand il s'y mettait !), ils arrivèrent à destination. Ils entrèrent dans l'appartement de son père en actionnant la clé la plus rouillée du trousseau, que la fille de Severus avait reconnue comme étant la bonne. Enora fut la première à poser un pied dans la pièce principale : le salon-salle-à-manger. Tout y était comme elle s'en souvenait. Alors, sans qu'elle ne le veuille et qu'elle s'en rende véritablement compte, les larmes dévalèrent ses joues pleines de taches de rousseur. Elle ne bougeait plus, tétanisée par le flot de souvenirs qui rappelait à son bon souvenir la douleur encore fraîche de la perte de père. La jeune fille ne pensait pas que ce serait si difficile, si dur, si douloureux pour son pauvre cœur qui se serrait tandis qu'elle continuait à détailler le salon. Les garçons, toujours derrière elle, ne comprirent pas tout de suite pourquoi leur amie ne bougeait plus. Ce fut lorsqu'ils virent ses épaules remuer chaotiquement et entendirent des reniflements erratiques que leur cerveau eut une révélation. Au même moment, Enora s'effondra sur le sol, se recroquevilla et se mit à se balancer d'avant en arrière. Drago sentit son cœur se compresser face à la blessure rouverte de sa meilleure amie. C'était bien pire que tous les Doloris qu'il avait pu subir durant son enfance. George était dans le même état que le blond. Ils se jetèrent un regard et, se comprenant sans parler (est-ce réellement possible qu'un Malefoy soit si proche d'un Weasley, qu'ils puissent se comprendre sans rien dire ?), ils firent fi de leur fierté mal placée de Gryffondor et de Serpentard réunis. Ils s'avancèrent vers leur amie, s'assirent face à son profil, chacun de son côté, et ils la prirent dans leurs bras. En sentant ses amis qui la tenaient tout près d'eux et qui entravaient par la même occasion ses mouvements, elle laissa éclater sa colère de voir les ravages que faisait la mort des autres sur les vivants qui les aimaient, ainsi que ceux de la guerre. La jeune fille pensait notamment à son père, mais aussi à tous ceux qu'elle n'avait jamais rencontré, enfermée qu'elle était, mais dont on lui avait tant parlé : Fred, Remus, Tonks... Elle se débattit en hurlant sur l'injustice de la vie pendant quelques instants avant de s'effondrer dans les bras qui la soutenaient et la maintenaient en place pendant sa crise d'hystérie. Chacun des deux garçons faisait de son mieux pour essayer de l'apaiser : lui caressant les cheveux pour l'un et lui murmurant de douces paroles ou des berceuses pour l'autre.
Au bout d'une vingtaine de minutes, Enora sentit ses larmes se tarir d'elles-mêmes. Elle releva les yeux de ses genoux, sur lesquels elle avait posé la tête, et sourit tristement à ses amis. Après avoir jeté un autre regard sur la pièce qu'ils étaient censés être en train de vider et de ranger pour le nouveau Professeur de Potions, elle baissa la tête vers le sol, honteuse de son comportement.
- Je suis désolée, murmura la jeune fille à ses amis d'une voix rauque et chevrotante d'avoir trop pleuré.
Chacun des deux garçons raffermit son étreinte autour la rousse, qui séchait ses larmes, pour lui montrer qu'ils ne lui en voulaient pas (elle avait tout de même mouillé leur chemise pour Drago et t-shirt pour George !) du tout et qu'ils feraient tout pour la soutenir dans cette épreuve. Elle leur sourit doucement à leur geste en reniflant un bon coup. Dray, toujours prêt à tout en toutes situations, lui tendit un mouchoir de soie immaculé (bah oui ! Il n'est pas un Malefoy pour rien !). Elle hocha la tête pour le remercier avant de se moucher dedans. Elle réfléchit quelques secondes avant de se décider à savoir si elle allait lui rendre ou non... Ensuite, elle se dit qu'elle pourrait en avoir besoin... Et puis, on ne rend pas un mouchoir qu'on vient d'utiliser, n'est-ce pas ?
Se dégageant quelques instants plus tard des bras (musclés, elle devait l'avouer) de ses amis, elle se redressa et fit quelques pas dans la pièce. La rousse remarqua alors que le salon-salle-à-manger était plus sobre, voire sombre, que lorsqu'Enora habitait là. Elle ne l'avait pas vu tout de suite trop enfermée qu'elle était dans ses souvenirs, qui lui étaient revenus en masse à ce moment précis. Les photos d'elle qui se trouvaient sur la cheminée et sur les murs avaient purement et simplement disparu. Ici, il n'y avait aucune trace de son existence. Mais elle comprenait pourquoi son père avait fait cela : c'était pour moins souffrir de son absence et des souvenirs qui auraient pu le tarauder, le hanter, le narguer. Elle entendait à peine les garçons dans son dos qui sortaient les cartons de leurs poches, qui les multipliaient et agrandissaient seulement ceux dont ils estimaient qu'ils auraient besoin. Après avoir fait un rapide tour de la pièce et de la salle de bain (elle n'était pas encore prête à voir la chambre de son père. C'était un endroit qui lui paraissait si personnel qu'elle n'était pas sûre de vouloir y entrer), Enora se retourna vers George et Drago. Ces derniers attendaient de savoir comment elle voudrait s'organiser pour tout vider, et ne laisser là que les meubles qui appartenaient en effet à l'école. A trois, ranger tous les effets personnels de Severus, qui se trouvaient dans les deux pièces qu'Enora avait bien voulues visiter, fut rapide. Tout d'abord, il ne laissait rien traîner, de plus il n'y avait pas de grandes quantités de choses à transférer des meubles aux cartons, notamment dans la salle de bain, où il n'y avait que le strict nécessaire. George avait même été étonné d'y trouver du shampooing, parce qu'il avait toujours vu son Professeur de Potions les cheveux gras. Drago lui expliqua, alors qu'Enora faisait autre chose parce qu'il savait que cela ne lui plairait pas, qu'il ne se les lavait que pour aller voir sa fille au Manoir Malefoy. Il ne voulait pas qu'elle croit qu'il se laissait aller et qu'elle doive être forte pour deux. C'était son rôle. George hocha la tête à cette explication, et regretta un peu (mais pas trop tout de même, il restait un des jumeaux Weasley qui avaient ensemble fait un nombre incalculables de bêtises) les petites (voire grosses) farces que son frère et lui avaient accomplies au dépend du père d'Enora. Cette dernière fit un petit peu de tri, se disant qu'elle ferait le plus gros lorsqu'elle serait chez elle et qu'elle trierait tout ce qu'il y avait dans la maison familiale. Elle garda donc la majorité des choses qui appartenaient à son père, d'autant plus qu'elle avait du mal à s'en séparer, parce que ce serait comme si elle l'oubliait tout à fait. Comme s'il n'avait jamais existé, fait partie de sa vie...
Le plus long (du point de vue des garçons, en particulier) avait été de ranger les livres de la bibliothèque personnelle de son père dans les cartons. En effet, la rousse avait absolument voulu lire chacun des titres, ainsi que chacun des résumés de chacun des livres, que ce soit des ouvrages de Potions, de Magie Noire ou Blanche... D'autant plus qu'elle ne pouvait le faire seule, puisqu'elle ne voulait pas prendre le risque de répéter ce qui s'était passé la dernière fois qu'elle était venue à Poudlard. Drago devait donc se coltiner cette tâche, après que George ait prétexté qu'il avait mal aux yeux et à la tête. Le blond avait grogné, mais avait fini par obtempérer. Elle semblait vouloir apprendre à connaître ce père qu'elle avait si peu vu de toute sa jeune vie et comprendre ses centres d'intérêt... Mais, pour ce qui était des livres sur la Magie Noire, cela avait créé un véritable débat et désaccord entre les trois amis. Enora voulait les garder, premièrement pour pouvoir comprendre les différents types de magies qui agitent le monde et, secondement parce qu'ils appartenaient à son père. Mais les deux autres ne le voyaient pas de cet œil-là. Ils considéraient, qu'avec ces livres, elle prenait un grand risque car les sorts qui s'y trouvaient n'étaient en aucun cas anodins et très dangereux. Drago pouvait en témoigner pour avoir été le cobaye de Voldemort. Mais le dernier argument de la jeune fille cloua le bec à ses adversaires du jour.
- Mais à la base, la magie est neutre !, s'exclama la rousse, qui commençait à s'échauffer.
Elle s'obligea à souffler deux fois pour reprendre contenance et ne pas devenir toute rouge comme à chaque fois qu'elle était gênée ou énervée.
- C'est ce que l'on en fait qui compte et la caractérise, soit Magie Blanche ou au contraire Magie Noire ! Vu ce que ce type de Magie a fait à ma famille, vous savez pertinemment que, jamais, au grand jamais, je n'en userais ! Alors je ne vois pas ce qui m'empêcherait de l'étudier pour en trouver les failles ! Je ne souhaite à personne de subir un centième de ce qui nous est arrivé à tous les trois confondus pendant cette guerre et je ne veux surtout pas qu'elle puisse, ne serait-ce qu'une seule seconde, se reproduire ! C'est aussi pour ça que je fais ça, termina-t-elle plus doucement se rendant compte de la manière dont elle s'était exprimée quelques secondes plus tôt à ses amis.
Les garçons avaient tout de même baissé la tête et les yeux, reconnaissant ainsi qu'Enora avait raison sur toute la ligne. Mais ils se promirent intérieurement de faire très attention à elle à partir du moment où elle commencerait cette étude poussée de la Magie Noire. Elle sourit en voyant cela. Elle s'approcha d'eux et leur fit à chacun un baiser sur la joue. George fut le second à voir la bouche de son amie se poser sur sa joue et, alors qu'elle ne s'y attendait pas, il attrapa la jeune fille par la taille. Il la souleva ainsi de terre, ce qui la fit crier de surprise, puis rire à gorge déployer.
Drago, de son côté, était un peu en état de choc. Il avait ressenti un tel frisson lorsque sa meilleure amie avait déposé chastement ses lèvres sur sa joue. Le blond passa ses doigts sur sa peau, frôlant l'endroit qu'Enora avait touché de sa bouche. Son cœur avait accéléré le mouvement comme s'il venait de courir un sprint parce qu'il était poursuivi par un loup-garou, un soir de pleine lune. Mais il fit tout pour ne rien laisser paraître de son malaise aux deux autres. Malgré tous ses efforts, il sentit un pincement au cœur, voire un peu de colère, lorsqu'il remarqua qu'Enora riait vraiment avec un autre que lui. Il secoua la tête pour se dégager de ce désagréable sentiment.
Pendant ce temps, George avait relâché sa proie. Cette dernière avait mis un peu de distance entre elle et son « agresseur ». Elle souriait et, tandis qu'elle observait une nouvelle fois la pièce dans laquelle ils se trouvaient tous les trois, elle entendit un grondement presque féroce. Cela la fit sourire encore plus. La rousse se retourna vers les garçons et leur lançant un coup d'œil goguenard.
- Auriez-vous faim ?, demanda-t-elle avec de la malice dans la voix et dans le regard, connaissant déjà la réponse.
Les deux garçons se regardèrent l'un l'autre (depuis quand un Weasley consulte un Malefoy et vice versa ?) une seule seconde. Ils sourirent à leur tour à leur amie et hochèrent la tête comme deux parfaits idiots (mais on les aime comme ça, pas vrai ?). Enora remarqua alors que son meilleur ami s'ouvrait de plus en plus aux autres. Mais elle garda cette réflexion pour elle-même parce qu'elle avait peur qu'il ne veuille pas accepter ce constat et qu'il retourne par la même occasion à la case départ.
- Bon, eh bah, on n'a plus qu'à descendre à la Grande Salle. Je pense qu'on peut laisser les cartons ici, non ? Qu'est-ce que vous en pensez ?, proposa la rousse.
- Mais non ! On pourrait demander à l'Elfe dont nous a parlé McGo... Euh... Hum... Bref ! Vous voyez de quoi je parle ! On pourrait lui demander d'aller déposer tout ça chez toi à Birkin, expliqua Drago.
- Dray ! Nom d'un petit lutin en chaussettes de velours ! Il a un nom je te rappelle cet Elfe ! Ce n'est pas une simple chose ! Il s'appelle Simsko ! Et non ! C'est bien trop lourd pour un frêle être comme lui ! On ne peut décemment pas lui demander quelque chose comme ça !, s'énerva Enora, étant, à cet instant, une parfaite réplique d'Hermione.
Au moment où elle prononçait le prénom de l'Elfe de Maison, ce dernier apparaissait dans un POP bruyant. Mais la rousse parlait avec tant de véhémence, qu'elle ne l'entendit pas.
- Mais Mademoiselle Rogue..., déclara le petit être en faisait sursauter l'interpellée. Nous, les Elfes de Maison, sommes là pour vous simplifier, à vous sorciers, la vie, vous savez. De plus, notre constitution est faite pour supporter les durs travaux. Et puis, ici, nous sommes bien soignés. Nous voulons rendre service pour ce bon traitement. C'est d'ailleurs uniquement pour servir des maîtres que nous vivons. Si l'on nous retire cela, on en meurt d'ennui, littéralement. C'est d'ailleurs malheureusement une maladie très répandue chez nous autres, Elfes de Maison.
- L'ennui ?, s'étonna George.
- Oui Monsieur
- Alors, maintenant que tu es rassurée, ne les laisse pas s'ennuyer Enora !, s'exclama Drago, faisant à nouveau sursauter la rousse qui lui lançant, à cause de cela, un regard noir. Demande-leur d'emporter les cartons chez toi. Tu sais, ils peuvent aussi transplaner hors de Poudlard, alors, cela ne leur prendra pas plus de quelques minutes !
Enora finit donc par être convaincue. Et puis, ce serait plus facile d'accéder à la chambre de son père pour finir de ranger. Elle donna alors son adresse de Birkin au petit Elfe de Maison en le remerciant chaleuresement à toutes les fins de phrases. Simsko rougissait à chaque fois. Une fois toutes les instructions données, Drago prit l'initiative d'emmener sa meilleure amie vers la Grande Salle avant qu'elle ne change d'avis. George suivit le mouvement, ravi de pouvoir enfin aller manger. A leur arrivée devant l'immense porte qui barrait l'entrée de la pièce à manger, Drago actionna sa baguette. La porte tourna alors sur ses gonds, laissant ainsi le passage aux jeunes gens. Instinctivement, le blond se dirigea vers la table la plus à gauche tandis que le roux emmenait par la main son amie à la table des Gryffondor. Au bout de quelques secondes, ils se rendirent compte de l'impasse dans laquelle ils se trouvaient (enfin surtout les garçons puisqu'Enora n'appartenait ni à Serpentard, ni à la maison rouge et or).
Où allaient-ils donc manger tous les trois ?
Enora secoua la tête lorsqu'elle les entendit commencer une joute verbale, chose qu'elle n'avait que peu vu depuis qu'elle les côtoyait tous les deux. Elle détestait cette haine entre les serpents et les lions. Et apparemment, ils en avaient oublié la faim... Eh bah, ils n'étaient pas sortis de l'auberge avec ça...
Bon, c'est la fin ! snif snif... J'espère que ça vous a plu !
Laissez moi donc des reviews ! :D
A la revoyure les p'tits loups ! :D
