Alors tout d'abord, merci pour vos commentaires, et de continuer à lire cette fiction...

Rick est enfin réveillé, même s'il est un peu... à côté de la plaque... et comme j'aime bien faire durer le plaisir...

Bref, j'espère que ce chapitre vous plaira.

Bonne lecture

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Chapitre 11 :

Dès que j'eus informer le médecin du réveil de Rick, je sortis me promener dans le parc de l'hôpital. J'avais besoin de prendre du recul. Je n'avais pas dit au médecin que Rick me prenait pour le personnage féminin de son roman. Après tout, c'était peut-être normal après un coma, le temps que les choses reprennent leur place dans sa tête. Et puis Rick avait toujours eu une case en moins. Et si ça se trouve, il me faisait une blague. C'était tout à fait son genre. Même allonger sur un lit d'hôpital, encore à moitié dans les vapes. Si jamais c'était le cas, j'allais le tuer. Ce qui serait dommage vu ce à quoi il venait de survivre. La sonnerie de mon téléphone me fit sursautée. C'était Alexis. J'avais complètement oublié de les prévenir.

« Allô Alexis? » répondis-je en souriant.

« Salut Kate. Du nouveau? » demanda-t-elle d'une voix encore endormie.

« En fait j'allais téléphoner » l'informais-je en laissant transparaître ma joie dans ma voix.

« Qu'est-ce qui se passe? » s'enquit-elle d'une voix étouffée.

« Il est sorti du coma Alexis! Le docteur est avec lui, mais ça va aller maintenant! » exultais-je en m'autorisant quelques larmes de joie et de soulagement.

« Mon Dieu! On arrive! » cria-t-elle en raccrochant brutalement.

J'allais ranger mon téléphone lorsque je songeais que je devais également prévenir mes amis. Machinalement, je composais le numéro de Lanie.

« Salut Kate, un problème? » répondit-elle légèrement essoufflée.

« Non, je voulais juste vous prévenir que R…Castle s'était réveillé » lui expliquais-je, souriant en entendant l'exclamation de joie d'Esposito, et espérant qu'elle n'avait pas noter mon lapsus.

Au moins je savais pourquoi elle paraissait essoufflée….

« C'est génial Kate! Comment va-t-il? » demanda-t-elle précipitamment.

« Le médecin l'examine pour le moment, nous en saurons plus quand il sortira de sa chambre. » soupirais-je préférant garder pour moi l'incident de son réveil.

« Ok. Je préviens les autres, et on arrive! » m'assura-t-elle avant de raccrocher.

Avant de découvrir ce dont il retournait, je sortis mon portefeuille et en sortis une photo qu'Alexis m'avait donner. Il s'agissait d'une photo de Rick et moi. Elle était un peu floue, mais ça m'était égal. Je l'adorais. Chaque fois que je la regardais, je sentais mon cœur se faire plus léger. Cette photo était un symbole. La preuve que parfois vos rêves de petite fille pouvaient se réaliser. La preuve que le bonheur pouvait vous tomber dessus au moment où vous vous y attendiez le moins. Un peu plus calme, je rebroussais chemin, désireuse de rejoindre Rick. Après tout, même s'il avait effectivement perdu la mémoire, même partiellement, ça aurait pu être pire. Il aurait pu m'appeler par le prénom d'une de ses ex. A cette pensée, un frisson de dégoût me secoua. Et puis, d'une certaine façon, j'était bel et bien Nikki Heat. Même si je criais à qui voulait m'entendre que nous ne nous ressemblions en rien, Rick avait fait d'elle mon double fictif. Pourtant, alors que je me rapprochais de la chambre de Rick, je sentis mon cœur s'affoler, et j'eus l'impression d'étouffer.

Comment ferais-je si la mémoire ne lui revenait pas? Qu'adviendrait-il de nous si jamais il oubliait à jamais Kate Beckett? Alors, pour la première fois depuis que ma mère était morte, je priais pendant que des larmes silencieuses coulaient sur mes joues. C'est dans cet état que me trouva Lanie qui s'était beaucoup inquiétée de ne pas me devant la porte, et qui avait décider de partir à ma recherche.

« Oh ma chérie, ça va aller… » souffla-t-elle en me prenant dans ses bras.

« Il ne m'a pas reconnu Lanie, il ne m'a pas reconnu… » pleurais-je en enlaçant ma meilleure amie.

Bien que je sentais le désarroi de mon amie, j'étais incapable de me ressaisir. Maintenant que les vannes étaient ouvertes, je laissais toute ma douleur et mes angoisses s'évacuées. La dernière fois que j'avais pleurer comme ça, c'était le soir de la mort de maman. Même à son enterrement, mes yeux étaient rester désespérément secs. Rick était le seul homme à avoir réussi à percer mes défenses et à me rendre vulnérable.

« Tu dois être forte ma chérie, Rick va avoir besoin de toi… » soupira-t-elle en séchant les quelques larmes qui coulaient sur mes joues pâles.

« Je sais Lanie, mais c'est si dur de savoir qu'il a tout oublié… » murmurais-je en me redressant.

« Rick est fort, il guérira vite! » me rassura Lanie avec son optimisme habituel.

« Tu as raison, et puis Rick n'aimerait pas me voir pleurer! Allons rejoindre les autres » déclarais-je en retrouvant mon sang-froid habituel.

« Depuis quand tu l'appel Rick? » entendis-je Lanie s'exclamer dans mon dos.

Sans me retourner, je lui répliquais « Depuis quand appeles-tu Esposito par son prénom? »

Après le départ du médecin, ce fut le tour du psy, et je commençais à perdre patience, mais je savais que plus vite je répondrais à ses questions, plus vite il me ficherait la paix. Mon exaspération céda la place à l'incrédulité lorsque ce dernier m'expliqua la situation. Le pire, c'est qu'au fur et à mesure qu'il me parla, j'eus des flashs, si bien que je finissait par l'interrompre pour lui parler de ce qui me revenait en mémoire. Je notais également la lueur de soulagement du psy, lorsque j'avais de moi-même retracer les grandes lignes de ma vie. Bien sûr, il y avait encore des choses à éclairer, mais le psy m'avait assurer que c'était normal, et que les choses reprendraient leur place progressivement.

« Docteur? » appelais-je alors qu'un silence pesant s'installait dans la pièce.

« Oui? » répondit le médecin en continuant d'écrire dieu sait quoi sur son calepin.

« Ou est ma partenaire? » demandais-je en hésitant à trop en révéler.

« Dans le couloir je suppose pourquoi? » voulut savoir le médecin, soudain intéressé.

« Je sais qu'elle a été blessée lorsque je ne l'ai pas reconnue à mon réveil et je m'inquiète pour elle. Elle doit me détester… » soupirais-je en butant sur chaque mot, comme un enfant qui apprendrait à parler, et je passais une main nerveuse dans mes cheveux.

« Je pense qu'étant donné les circonstances, elle ne vous en voudra pas. Et surtout, ne forcez pas vos souvenirs. Ils vous reviendront tout seuls » déclara le trifouilleur de tête en se dirigeant vers la porte.

« D'accord, merci doc. Si vous voyez ma partenaire, dites-lui que j'aimerais la voir s'il vous plait… » soufflais-je en m'enfonçant dans mes oreillers.

« Bien sûr » acquiesça-t-il en sortant.

Dès que je fus seul, je m'emparais de mon portefeuille qu'une infirmière avait déposé sur ma table de chevet à ma demande, et en sortit les photos qui s'y trouvait. Je ne devais peut-être pas forcer mes souvenirs, mais ces trous de mémoires me rendaient dingues, et puis quelque chose me disait que je n'étais pas du genre à obéir aux ordres. La première était une photo d'une très jolie jeune fille. Me concentrant sur son si craquant sourire, je finis par avoir une illumination. Elle s'appelais Alexis, et était ma fille! Fort de ce premier succès, je me concentrais sur la seconde photo. On y voyais Alexis dont j'étais l'heureux papa, avais je besoin de le redire? Et une femme. Je la connaissais. C'était certain. Elle éveillait en moi un mélange de tendresse et d'exaspération. L'observant attentivement, je tentais de remettre en place les pièces du puzzle, et soudain un mot me vint à l'esprit. Mère. Cette femme était ma mère.

Souriant, plutôt fier de moi, je regardais le reste de mes photos, où nous apparaissions tout les trois. Ma famille. Des souvenirs m'assaillaient en vrac, et je sentis le soulagement m'envahir. Je me souvenais de qui j'étais. Apaisé, je m'apprêtais à ranger les précieux clichés à l'abris de mon portefeuille lorsque l'un d'eux m'échappa et vint lentement s'échouer sur mes jambes. M'en emparant, je regardais quelle photo faisait de la résistance et je me figeais. C'était une photo de Nikki. Subjugué, je la dévorais des yeux. Elle rayonnait, et je ne pouvais m'empêcher de me dire que j'avais une chance incroyable de fréquenter une femme comme elle. En soupirant, je me laissais aller contre les oreillers, laissant le sommeil m'envahir, songeant confusément que j'oubliais quelque chose d'important. Finalement, la fatigue me rattrapa, et je sombrais dans l'inconscience.

Désolée, normalement, il y avait des liens vers les photos, mais ça ne fonctionne pas, donc, vous n'aurez qu'à imaginer...

La suite ce soir normalement...

A vos claviers pour connaître vos impressions