Bonjour à tous et à toutes,

J'espère que vous allez bien, et que vous n'avez pas commencer à perdre vos orteils à cause du froid!

Tout d'abord je m'excuse pour cette longue attente, mais ce chapitre a été une véritable plaie à écrire, j'ai passé presque deux semaines à me plaindre à ma béta! Comme elle est parfaite et adorable, elle a été très compatissante et m'a supporté sans rien dire xD. Breeeeeef, j'ai tout de même réussi l'exploit d'écrire une dizaine de pages! J'espère qu'il vous plaira =). Je m'excuse d'avance si des fautes d'orthographe et des tournures de phrases malheureuses ont échappé à ma vigilance, celle de ma Béta et d'Antidote.

Un grand merci à MlleEnora et à tous les lecteurs fantômes, je vous vois passer dans mes petites statistiques, et je suis heureuse qu'elles continuent d'augmenter =).

Trève de blabla, je vous retrouve à la fin avec un mini cliffhanger!

Bonne lecture


Chapitre 11 : L'Armée de Dumbledore

L'ombre se déplaçait entre les maisons, tâchant de se dissimuler au mieux. Les alarmes avaient explosé dans tout Préaulard lorsqu'elle avait déboulé dans la rue, et elle avait dû ruser pour ne pas se faire prendre par les Mangemorts en factions. Enfin Mangemort, il devait plus vraisemblablement s'agir de rafleurs sous les ordres de Vol... Du mage noir. Le tabou fonctionnait-il même en pensées ? L'ombre ne parvenait pas à se souvenir ! Elle était pourtant certaine d'en avoir entendu parler ! Elle jura mentalement lorsqu'un homme passa près de la ruelle ou elle se trouvait. Elle se tassa un peu plus dans le recoin sombre, réajustant sa capuche sur son visage. Elle sortit sa baguette. Elle devait contacter quelqu'un à l'intérieur de Poudlard. Or, le sort qu'elle s'apprêtait à lancer allait immanquablement attirer l'attention des troupes du Lord Noir sur elle. Transplaner était proscrit, ils la repéreraient presque immédiatement. Elle avisa une pile de vieux cartons et de vieilles planches de bois contre le mur en face d'elle, son regard glissa vers le toit. Elle n'avait plus vraiment le choix.

OoOoO

Quelques jours plus tôt

Lorsqu'il se réveilla, Jacob sentit ses doigts effleurer quelque chose d'à la fois doux et rêche, et un poids sur son côté gauche. Il se redressa lentement, et aperçut une chevelure noire. Il lui fallut quelques secondes pour qu'il reconnaisse Lucia. Il ne put s'empêcher d'esquisser un sourire, et caressa les cheveux de la jeune femme, les faisant glisser entre ses doigts. Il avait rêvé d'une situation identique pendant longtemps. Bien sûr, il savait qu'elle ne l'avait jamais réellement détesté, ou même haï, mais il était conscient qu'elle ne le portait pas dans son cœur. Avoir réussi à lui montrer sa vraie nature, celle dissimulée sous la carapace de l'arrogance et du Maraudeur, et s'être senti accepté n'avait été que pur bonheur. Enfin, pur bonheur était peut-être une expression un peu exagérée, mais l'idée était là. Il pencha la tête sur le côté... et fut rapidement rappelé à l'ordre par les trolls qui avaient envahi l'intérieur de son crâne. Il grimaça, laissa échapper ses doigts des cheveux de Lucia pour les plaquer sur sa tête. Il tâtonna sur la table de chevet pour repérer la très reconnaissable bouteille de potion antidouleur de Pomfresh. Il en prit une gorgée, et en l'espace de quelques secondes, les trolls s'étaient vus réduits à l'état de nain, c'était toujours mieux que rien. Il posa de nouveau son regard sur Lucia qui s'était redressée. Elle lui adressa un sourire doux.

— Tu es réveillé... Je vais aller prévenir madame Pomfresh.

Il hocha la tête. Le cerveau avait outrepassé les nains, et lui hurlait de la retenir et de la prendre dans ses bras. Il repoussa autant qu'il put l'idée, loin de s'imaginer que la même bataille avait pris part dans la tête de Lucia. La jeune femme hésita quelques secondes, mais finit par se lever. Mais elle ne se dirigea pas directement vers le bureau de l'infirmière. Elle se pencha vers Jacob, et déposa un baiser sur sa joue. Les pommettes légèrement rosées, elle partit prévenir Pomfresh, qui revint quelques secondes plus tard pour examiner Jacob, lui ordonnant de reste un jour de plus.

La jeune femme le salua de la main en souriant, avant de quitter l'infirmerie. Elle devait prévenir les autres. Silver était intenable et aurait campé dans l'infirmerie s'il en avait eu la possibilité. C'est Ryan qui avait finalement réussi à l'en dissuader, mais ça n'avait pas été une mince affaire. Elle-même avait failli ne pas pouvoir rester. Avec l'aide de Sélénia elle avait réussi à convaincre l'infirmière de venir après les cours, et de prendre son repas à l'infirmerie. La jeune femme était une véritable Serpentarde quand elle le voulait. Lucia avait tout simplement fini par s'endormir sur son livre de potion, et la couverture qu'elle avait trouvés sur ses épaules à son réveil, signifiait qu'au fond Pomfresh avait été attendrie par sa présence. Elle se dépêcha de regagner la Salle Commune. À cette heure-ci, les garçons ne devaient pas être encore descendus prendre leur petit déjeuner. Elle parcourut les couloirs au pas de course. Elle croisa les septièmes années alors qu'ils venaient de passer le tableau de la Grosse Dame. Elle les salua rapidement, avant de les informer du réveil de Jacob. Silver leur faussa compagnie, suivi de près par Ryan, pour rejoindre l'infirmerie. Sélénia lui adressa un sourire amusé avant de lui tendre ses affaires de cours. L'apprentie passa un bras sous le sien et l'entraîna vers la Grande Salle. L'attitude amicale de sa condisciple n'avait cessé de la surprendre. Si Lucia s'en était d'abord méfiée, elle avait fini par l'accepter, et depuis, elle partageait avec plaisir de longues conversations avec la jeune Black. À plusieurs reprises, elle avait cru déceler entre les mots des sanglots retenus, et petit à petit, l'image que Lucia s'était forgée de Sélénia s'effritait.

L'apprentie Guérisseuse lâcha son bras et se redressa lorsque les rouges et ors se rapprochèrent de la Grande Salle. Lucia lui jeta un coup d'œil, et ne put s'empêcher de la comparer à Narcissa Black. Elle n'avait été à Poudlard ensemble qu'un an, et la Serpentarde ne l'avait jamais remarquée, mais du haut de ses 11 ans, la jeune née moldue qu'elle était avait été impressionnée par cette princesse des glaces, si froide, si distante, si majestueuse. Avec le recul, et au travers de l'image de Sélénia, elle s'était rendu compte que la future madame Malfoy avait dû dissimuler une profonde tristesse.

Silver avançait rapidement en direction de l'infirmerie, il mourrait d'envie de courir, mais il devait se retenir, il n'avait pas envie de finir en détention avec les Carrow ! Ryan le talonnait de près. Pour qui n'avait pas l'habitude, la démarche et la présence du lycan auraient pu passer inaperçues, mais l'animagus, à force d'expérience, était désormais capable de les déceler. Il enviait parfois cette capacité à se déplacer dans un silence presque absolu !

Il poussa la porte de l'infirmerie, et se dirigea vers le lit qu'occupait Jacob. L'infirmière était en train de lui donner diverses potions de soin. Cette dernière se retourna à peine lorsqu'elle entendit le claquement de la porte, et elle s'éloigna, non sans conseiller aux visiteurs de ne pas arriver en retard à leur premier cours. Silver hocha négligemment la tête, avant de prendre place à côté de son meilleur ami. Ses bras portaient encore des traces de bleus, mais ses blessures semblaient avoir disparu.

— Comment te sens-tu ? demanda Silver

— J'ai l'impression de mettre fait piétiner par un troupeau d'hippogriffes !

Silver lui adressa un sourire compatissant, à ses côtés Ryan semblait songeur. Il jeta un rapide coup d'œil à la pendule. Ils avaient encore du temps devant eux, mais il ne savait pas comment le passer. Il avait encore du mal à réellement parler à ses deux meilleurs amis. Il ne savait pas, ne savait plus quoi leur dire. Il se sentait gêné en leur présence, et une petite voix au fond de son crâne lui martelait qu'il l'avait bien cherché. Le timbre de Jacob le sortit de ses pensées.

— Qu'est-ce qu'il s'est passé exactement ?

— Tu ne te souviens de rien ? s'étonna Ryan.

— Non, Pomfresh m'a simplement dit que j'étais tombé, et que quelqu'un avait ralenti ma chute, mais c'est tout.

— On n'a pas vraiment vu ce qu'il s'était passé, mais d'après Ginny, Sélénia n'était pas loin de toi lorsque tu es tombé, elle a réussi à ralentir ta chute, mais pas à éviter l'impact sur le sol. Apparemment, elle a pratiqué les premiers soins en attendant l'arrivée de Pomfresh, et elle a ordonné à l'équipe de rester au vestiaire.

— Ils ont écouté !

Au regard que lui jeta Ryan, Jacob se mit à sourire. Non, bien sûr que non, ils n'avaient pas écouté Sélénia. Il ne put que se sentir reconnaissant. Après tout, il ne fréquentait les membres de l'équipe que depuis quelques mois seulement, et pourtant, ils avaient tenu à venir le voir. Une question vint subitement s'insinuer dans l'esprit du jeune homme.

— Comment a-t-elle fait pour me voir tomber ? Et pour ralentir la chute ? Elle n'avait même pas sa baguette sur elle !

D'instinct, il s'était redressé. Silver posa une main sur son épaule et le força à prendre appui sur les oreillers.

— Un coup de chance. Pour ce qui est du sort, elle a dû faire de la magie sans baguette, lui expliqua Silver.

— Mais...

— Elle était épuisée magiquement, elle n'a rien voulu laisser paraître, mais d'après Lucia, elle a passé le reste de la journée à avaler des potions de renforcement magique et d'énergie, compléta Ryan, anticipant la demande de son ami.

— Je pensais que la magie sans baguette était innée chez elle..., s'étonna Jacob.

Silver leva les yeux au ciel. Son meilleur ami pouvait être d'une intelligence redoutable, mais parfois, et surtout lorsque ça touchait les personnes dont il était proche, il se contentait des apparences et ne cherchait pas plus loin. C'est en partie à cause de ça qu'il lui avait fallu du temps avant de découvrir la lycanthropie de Ryan. Et étonnamment, c'est Peter qui avait résolu le mystère le premier. Peter. Le quatrième maraudeur, celui qui était parfois, souvent même, traité de benêt. Au début, Silver avait essayé de le défendre, mais à la demande de Peter, il avait rapidement laissé tomber. Selon lui, il était mieux que les autres élèves le prennent pour un imbécile, il se méfierait moins de lui. Réaction typiquement Serpentard qui l'avait malgré tout fait sourire. Un claquement de doigts devant son nez le fit sortir de ses pensées. Il rencontra le regard amusé de Ryan.

— Donc vous disiez ? demanda-t-il d'un air innocent.

— Rien du tout. Tu ne prendras pas le train en marche. En plus, on va être en retard en cours !

Ils furent effectivement les derniers à arriver en potion, et durent s'asseoir tout au fond du laboratoire. La place haïe par tous les étudiants de Poudlard depuis, au moins, la création de l'école. Elle était située au fond de la salle, à côté de la porte de la réserve et presque entièrement dissimulée par la colonne centrale. Résultat des courses, on ne voyait pas les instructions notées au tableau à moins de se tordre le cou, on était en permanence dérangé par les élèves qui allaient et venaient dans la réserve, et pour couronner le tout, elle était traversée par le seul courant d'air de la pièce.

Silver pesta silencieusement pour la forme, avant de laisser tomber son sac et de se hisser sur le tabouret en face de la paillasse, tandis que Ryan se tenait debout en face de lui. Le lycanthrope recula de quelques pas, se concentra quelques secondes, et se rapprocha de la table avant de griffonner les instructions du professeur. Il chargea son ami d'aller chercher les ingrédients.

Silver s'exécuta en traînant des pieds, sous le regard amusé du loup-garou. Il n'avait jamais vraiment aimé ce cours, il était tout à fait capable de réaliser une potion ou un filtre digne de ce nom, mais son manque de volonté évident menait régulièrement à un plantage complet. Jacob en revanche, avait une incapacité chronique à réaliser des potions. Ryan et Peter, excellant dans cette matière, avaient donc pris le parti de ne jamais laisser leurs amis ensemble durant ce cours.

Le lycanthrope fut sorti de ses pensées par Silver, qui venait d'éparpiller les ingrédients sur la paillasse. Il pesta intérieurement contre l'animagus, avant de trier et classer consciencieusement les diverses herbes et pierres nécessaires à leur fabrication. Il avait l'habitude de tout préparer seul, aussi fut-il surpris lorsque Silver lui proposa son aide, et découpa avec grand soin un bouquet d'Herbe du Roi. Le jeune homme semblait s'appliquer au plus haut point. Ryan fronça les sourcils et voulut poser une question, mais avant même qu'il n'ait laissé échapper le moindre son, son ami lui indiqua la direction du tableau. La meilleure potion recevrait un prix, une potion d'acuité magique. Elle permettait de rendre la magie d'un sorcier plus sensible à son environnement, et ainsi de rendre les sorts et la magie sans baguette plus précise, mais elle était aussi très dangereuse, puisqu'elle entraînait souvent un épuisement magique, Slughorn était complètement fou de leur donner une potion comme celle-ci. Ryan comprenait mieux l'attitude de son ami, dès qu'il fallait gagner quelque chose, et tout particulièrement quand le quelque chose en question était potentiellement dangereux, il pouvait faire preuve d'une efficacité et d'une motivation à toute épreuve. Ils furent au coude à coude avec Sélénia et Neville, et si le jeune Londubas avait encore quelques faiblesses, l'apprentie arrivait à les rattraper. Grâce à ça, c'est eux qui remportèrent la potion, au grand dam de Silver.

Alors qu'elle s'apprêtait à sortir de la salle, Slughorn appela Sélénia. Elle s'approcha de lui avec un grand sourire. Remus ne saisit rien de ce qu'ils se dirent, mais il crut entendre l'apprentie le remercier. Gagner une potion dans un cours ne revenait pas à enfreindre le règlement à proprement parler, et Slughorn était simple à amadouer... Lorsqu'il passa à côté d'elle, il jeta un regard interrogateur à la jeune femme, qui lui répondit avec un clin d'œil. Exactement, le même clin d'œil que lui avait lancé Silver lorsque lui et ses amis préparaient le projet animagus, étrangement renommé « opération mangouste ».

Lors des cours suivants, le lycanthrope ne parvint pas à se concentrer. Son esprit divaguant sans cesse sur l'élixir gagné par l'apprentie. Comment une potion d'acuité magique pouvait-elle être utile à quelqu'un qui ne parvenait pas à maîtriser sa magie ? Elle était principalement utilisée pour la magie sans baguette, mais cette dernière nécessitait déjà une grande maîtrise et une certaine précision du pouvoir du sorcier. Dans le cas de Sélénia, ça risquait de tourner à la catastrophe, surtout si la magie de la louve venait s'y mêler. Ryan avait fini par conclure que la potion était destinée à Harry. Mais il fallait que l'apprentie Guérisseuse trouve un moyen de la faire sortir du château, et de la faire parvenir au survivant. À condition qu'elle sache où il se trouvait.

Le fil de ses pensées fut interrompu par une sensation de brûlure dans la poche intérieure de sa veste. Il en extirpa un galion très particulier. La réunion de l'AD était fixée pour le lendemain soir. Leur première réunion. En un sens, il avait hâte d'y être, il voulait savoir ce qu'il se passait et comment la résistance se mettait en place. En réalité, il avait surtout hâte de voit si Sélénia était une fière héritière des maraudeurs !

Dès la fin des cours, Lucia s'était précipitée vers l'infirmerie, elle avait réussi à convaincre les garçons de ne pas la suivre. Enfin, convaincre était un bien grand mot. Lorsqu'elle avait émis son souhait d'aller à l'infirmerie seule, Ryan l'avait regardé avec une étincelle dans les yeux, l'air de dire « on ne me la fait pas à moi », tandis que Silver avait hoché la tête avec un air entendu. C'est donc en bafouillant et rouge de gêne que la jeune femme s'était rendue au deuxième étage. Elle n'y allait pas uniquement pour le plaisir de voir Jacob, mais aussi pour la mise en place de leur plan. Ils devaient découvrir l'arme que Harry et ses amis étaient partis chercher, et surtout où ils étaient censés pouvoir la trouver.

Elle trouva Jacob assis sur ses couvertures, un volumineux grimoire ouvert sur les genoux. Il avait été obligé de chausser ses lunettes, et lorsqu'il se passa négligemment une main dans les cheveux pour écarter une mèche rebelle de son visage, Lucia ne put s'empêcher de le trouver à croquer. Reste concentrée ! T'es pas venue pour te rincer l'œil ! La jeune femme toussota en se rapprochant du lit. Jacob referma son livre en relevant la tête, avant de lui adresser un large sourire. Les contusions sur son visage commençaient à s'estomper, et à la vue des fioles vides sur la table de chevet, toute douleur avait dû disparaître. Elle prit place à ses côtés, et ils commencèrent à élaborer leur plan.

Lucia ne réapparut que quelques heures plus tard. Lorsqu'elle se glissa dans la salle commune, Ryan leva distraitement les yeux de la partie d'échecs entamée presque une demi-heure plus tôt avec Silver. Il avait toujours apprécié jouer avec le jeune homme. Aristocrate, l'animagus avait dû très tôt apprendre à manier les échecs, et avait fini par acquérir un niveau des plus raisonnables. À ce moment précis, Ryan avait réussi à mettre Silver en difficulté, et l'animagus était penché sur ses pièces et celles de son adversaire, cherchant une parade.

Ryan adressa un sourire à la jeune femme, qui se laissa tomber sur un fauteuil. Elle jeta un rapide coup d'œil au plateau de jeu. Elle hocha la tête en signe d'approbation lorsque Silver fit son mouvement. Ce dernier releva la tête, et adressa un sourire franc à la jeune femme.

— Comment va notre très cher Jacob ? demanda-t-il d'un ton faussement théâtral.

— Très bien, il devrait sortir demain. Il me charge d'ailleurs de vous transmettre sa grande déception, quant à votre absence à ses côtés, répondit-elle du tac au tac.

Silver prit une pause de drama queen. Devant laquelle Lucia eut le plus grand mal à garder son sérieux. Mais, elle parvint tout de même à relancer l'échange qui dura plusieurs minutes. Plusieurs minutes pendant lesquelles l'animagus n'accorda qu'une distraite attention à la partie d'échec en cours, ce qui permit au lycanthrope de remporter la victoire. Ryan sourit devant l'expression, exagérée, qu'afficha son meilleur ami lorsqu'il prit conscience de sa défaite. À regarder Lucia et Silver, le lycanthrope avait de plus en plus l'impression qu'ils n'avaient connu que cette époque. Lui-même se sentait de plus en plus chez lui, et s'il n'oubliait pas sa propre vie, sa propre époque, il avait l'impression, parfois désagréable, d'appartenir à ce temps, à ce Poudlard. Les pitreries de Silver et Lucia continuèrent quelques secondes, puis la conversation retourna à des sujets plus sérieux, et notamment à leur première réunion de l'Armée de Dumbledore. Ils se partagèrent leurs questions, leurs suppositions, leurs doutes, et firent des spéculations sur les membres potentiels.

Ils se firent surprendre par le couvre-feu lorsque toutes les lumières, à l'exception de la cheminée, s'éteignirent. Il avait été mis en place quelques jours après la rentrée sous ordre de Rogue. À 23 h, toutes les chandelles étaient soufflées, et les entrées des salles communes se retrouvaient bloquées. Cette manœuvre avait pour but de coincer les membres de la résistance à l'extérieur de leur dortoir, avec l'impossibilité de s'y réfugier jusqu'au lendemain. Les Carrow avaient simplement fixé une exception pour les préfets et la Brigade, qui avaient vu multiplier leurs rondes par deux. Ce qui s'était, en partie, soldé par un échec puisque seuls les membres de la Brigade, les Carrow et Rusard faisaient montre de répression. Sous l'impulsion de Ginny, qui avait su les convaincre avec talent, les Préfets en Chef avaient ordonné aux préfets de raccompagner les élèves à leur dortoir dès la fin de leur ronde. Malgré ça, il était devenu de plus en plus fréquent que les membres rouges et ors supposés de l'AD, passent la nuit à l'extérieur du dortoir, pour réapparaitre le lendemain matin comme si de rien n'était. D'après Lucia, ils devaient régulièrement passer la nuit à leur QG. Résultat des courses, après seulement une semaine de mise en place du couvre-feu, les Carrow n'avaient réussi à coincer aucun élève, la plupart leur glissant entre les doigts tandis qu'ils les poursuivaient dans les couloirs. Il en résultait une mauvaise humeur en constante augmentation, qui s'entrelaçait avec leur sadisme, offrant un mélange des plus explosifs. Certains Griffondors ne donnaient pas deux semaines aux Carrow avant de durcir le couvre-feu. Silver estimait qu'ils étaient optimistes, et Ryan ne voyait pas comment le contredire, le seul qui était encore capable de freiner leurs ardeurs se trouvait être le professeur Rogue, qui ne faisait que de très, très rares apparitions.

Le lycanthrope laissa sa vue s'habituer à l'obscurité. C'était l'un des rares moments où il appréciait être un loup-garou, ses sens, plus développés que la moyenne, lui permettaient notamment de voir et de se déplacer avec plus d'aisance dans le noir. Il repéra les ombres formées par ses deux amis, il se rapprocha d'eux pile au moment où Silver lançait un Lumos. Ébloui, il se cacha les yeux derrière les mains. Son ami bafouilla des excuses sous le regard amusé de Lucia. Ryan grommela une vague réponse, tandis que ses yeux s'habituaient à la nouvelle luminosité. Ils regagnèrent rapidement leur dortoir, et le lycanthrope ne put que remarquer le lit vide de Neville.

Jacob sortit de l'infirmerie le matin de la réunion de l'AD. Il arriva tôt dans la Grande Salle, et seuls quelques élèves de Poufsouffle et de Serdaigle étaient présents. Les Carrow siégeaient à leur place habituelle. Alecto Carrow tenait une plume à la main, et la faisait courir sur un parchemin, un air satisfait sur le visage. Certains des élèves saluèrent Jacob, en prenant soin de parler à voix haute, s'attirant les foudres des deux maîtres de la discipline. Le Griffondor ne put s'empêcher de sourire. Résistance passive. On ne s'engageait pas dans une réelle offensive, mais on faisait clairement comprendre que l'on était contre une idée, ou un pouvoir en place. Efficace, même si ça restait un peu trop Serpentard à son goût. Un peu trop Serpentard. Il avait balancé, et même pensé cette phrase tellement souvent, qu'il ne savait même plus à quoi elle correspondait. Avant le monde était simple, d'un côté les bons, de l'autre les méchants. Les verts et argents étant tous rangés dans la seconde catégorie. Du moins c'est ce qu'il pensait. À son époque la limite était franche, les « méchants » étaient clairement chez les serpents. Mais ici, la limite était bien plus trouble, on trouvait des partisans de Voldemort, affichés, dans toutes les maisons. Publiquement, il n'y a avait que quelques résistants affirmés, à peine 17 élèves sur tous Poudlard. C'était peu, très peu. Pour les autres, il était plus difficile de se prononcer, ils ne prenaient pas position, se contentaient parfois de baisser la tête devant les Carrow. Même Rogue ne semblait pas simplement tout noir. Il semblait fuir, il semblait vouloir minimiser les choses. Jacob n'arrêtait pas de penser que les provocations des maraudeurs l'avaient peut-être poussée plus rapidement dans les bras de Voldemort... Peut-être... Peut-être qu'il devrait faire un pas vers le Serpentard... Non, il était un Mangemort, il avait toujours baigné dans la magie noire, toujours ! La seule qui pourrait réellement l'éclairer était Lucia. Elle avait été amie avec lui, une rumeur avait même couru qu'elle avait été un peu plus qu'une amie ! Sans vraiment s'en rendre compte, il fronça les sourcils, seul signe extérieur de son trouble intérieur.

— Quelque chose ne va pas ?

Jacob sursauta et tourna la tête sur le côté, un éclair roux entra dans son champ de vision. Lily. Non, Ginny. Les boucles étaient moins lourdes, moins dessinées. Le roux moins flamboyant, plus foncé. Il croisa le regard noisette de la jeune femme et crut y déceler une étincelle d'inquiétude.

— Tout va bien, ne t'en fait pas. Où sont les autres ?

Ginny haussa les épaules, laissant glisser son regard sur la table des professeurs. Alecto Carrow avait légèrement relevé la tête, et semblait jeter des regards en coin vers leur table.

— Pas encore levés, je pense, répondit la rouquine.

Il hocha lentement la tête avant de replonger dans son assiette. Il passa le reste de la journée dans un état second. Son questionnement matinal tournant et retournant dans son esprit, se répercutant à l'intérieur de son crâne. Il devait trouver un moment pour parler seul à seul avec Lucia. Il voulait savoir, et quelque part, pour elle, il avait envie qu'il y ait un espoir pour le Serpentard. Après tout, n'était-il pas ami, ou quoi que ce soit qui puisse s'en rapprocher, avec Yael ? Si la Guérisseuse se comportait de manière aussi cordiale avec lui, c'est qu'il y avait une raison ? À plusieurs reprises, il dut, sans réellement s'en rendre compte, prendre sa tête entre ses mains, s'attirant des regards inquiets de Lucia. Silver et Ryan avaient pris le parti de rester en retrait, de laisser la jeune femme se rapprocher de lui. Mais il le savait, ses amis continuaient à veiller au grain. Il ne pouvait que les remercier pour ça, parce qu'à l'heure actuelle, il ne voulait qu'une seule chose, se blottir dans les bras de la jeune femme et oublier tout ce qu'ils venaient de vivre. Mais il ne pouvait pas.

Il se laissa entraîner par Silver dans les couloirs du château, en direction de la Salle sur Demande. La Salle sur Demande, ça semblait pourtant logique quand on y pensait d'avoir choisi cette pièce comme QG. La seule pièce dans tout le château qui n'était référencée nulle part ! Pas même sur la carte du Maraudeur, d'après Peter la magie de la pièce était en cause, elle avait été créée pour être introuvable, et être introuvable ne passait pas par la cartographie. Les maraudeurs s'arrêtèrent devant le pan de mur. Silver passa trois fois devant, et une petite porte de bois apparut devant eux. Aux côtés de Jacob, Lucia n'eut pas le moindre mouvement de surprise. Bien qu'elle ne soit pas la plus proche, elle fut la première à passer la porte, aussitôt imitée par ses trois amis. Lorsqu'elle pénétra dans la salle, elle hoqueta de surprise. Tandis que dans son dos la porte de bois se refermait, ses yeux glissaient sur le décor qui les entourait.

La salle lui parut immense. Elle était baignée d'une lueur orangée filtrée par les stores en bois qui pendaient aux fenêtres. Au centre de la pièce se trouvait une piste de duel autour de laquelle flottait un sort de bouclier, qui troublait légèrement l'air. La partie gauche de la pièce était occupée par de larges fauteuils, et plusieurs bibliothèques de bois sombre. Des livres ouverts étaient éparpillés sur les tables basses, et Lucia crut apercevoir une vitrine poussiéreuse, dissimulée derrière l'une des bibliothèques. La partie droite de la pièce semblait constituer des dortoirs. Des rideaux tombaient du plafond et formaient des sortes de petites tentes, et entre deux pans de tissus, Lucia put apercevoir un hamac aux couleurs vives. Le fond de cet espace était occupé par une pièce, dont la jeune femme ne put que supposer l'usage, une salle de bain. L'aspect de la Salle sur Demande ne fit que corroborer les suppositions des maraudeurs, les membres de la résistance devaient bel et bien passer leurs nuits ici. La pièce leur offrait la sécurité, la tranquillité, et surtout l'assurance d'une nuit plus ou moins paisible. L'attention de Lucia se désintéressa du décor pour glisser vers les membres de l'AD. Toutes les maisons étaient représentées, bien qu'il n'y ait qu'une seule représentante de Serpentard, Leah, actuellement en pleine discussion avec Luna et Calysto, un lourd volume ouvert entre elles. Comme à son habitude, la jeune femme faisait glisser des cartes jaunies entre ses doigts. La jeune Serdaigle avait délogé sa baguette de ses cheveux, et la faisait voleter au-dessus du vieux grimoire, faisant probablement démonstration d'un sort à ses amies. Neville et Sélénia se tenaient à côté des deux jumeaux Weasley et d'un jeune homme noir, dont les cheveux formaient une masse de dreadlocks. Ginny se trouvait au centre de la pièce, proche de la piste de duel, cette dernière était cernée par de nombreux élèves. La rouquine observait deux Poufsouffles. Un groupe de trois Serdaigles s'était assis en bas d'une des bibliothèques, et semblait pris dans un débat houleux. C'est la jeune Weasley qui, la première aperçut les maraudeurs. Elle leur adressa un sourire, avant de réclamer le silence. Tous les membres de l'AD cessèrent leurs occupations et fixèrent leur attention sur le groupe qui venait d'entrer dans la Salle sur Demande.

Sélénia s'approcha d'eux d'un pas souple et assuré, même si Jacob ne crut pas une seule seconde à cette assurance. La jeune femme avait exactement la même démarche et la même expression que Silver quand il essayait de dissimuler, au choix, du stress ou de la panique. Elle les salua en souriant et les présenta au reste de l'AD.

— On est certain qu'on peut leur faire confiance ? demanda un des Poufsouffles.

— Tu pourrais arrêter d'être suspicieux deux minutes Ernie ! s'exclama Hannah Abbot en levant les yeux au ciel.

Le jeune homme blond prit un air outré et croisa les bras sur sa poitrine.

— Excuse-moi de m'inquiéter, mais on risque bien plus gros qu'à l'époque d'Ombrage.

— Et bien, eux, on peut leur faire confiance, trancha Neville, sous le regard amusé de Ginny.

Silver fut reconnaissant au jeune homme d'avoir pris leur défense. Après tout, il ne partageait le même dortoir que depuis quelque mois, il aurait parfaitement compris qu'aucun d'entre ne fasse confiance à des étrangers, surtout à cette époque. Une fois toutes les présentations achevées, les élèves se séparèrent en plusieurs petits groupes. Certaines septièmes années se tenaient à l'écart avec des élèves plus jeunes et leur faisaient réviser ou leur apprenaient des sorts de défenses et d'attaques propres à leur niveau. La piste de duel fut rapidement occupée par des sixièmes et septièmes années qui s'entraînaient sous les conseils de Ginny, qui semblait être l'une des élèves les plus douées en Défense contre les forces du mal. Sélénia demanda à Lucia et Ryan d'aider les cinquièmes années à réaliser des potions de soins et de guérisons, tandis que Neville conseillait à Silver et Jacob de rejoindre Leah, Calysto et Luna. Les trois jeunes femmes étaient retournées à leur table, et très rapidement les deux Maraudeurs se rendirent compte qu'elles essayaient de trouver un moyen de pénétrer dans le bureau des directeurs, la gargouille refusant obstinément de s'ouvrir, même pour eux. En parallèle de ça, elles cherchaient des moyens de plus en plus audacieux de mener la vie dure aux Carrow et à la Brigade.

Le regard de l'animagus glissa vers Sélénia et Neville, qui étaient retournés auprès des jumeaux et du jeune homme noir, Lee Jordan. Les deux Griffondors s'étaient de nouveau penchés sur la radio, et écoutaient attentivement les deux frères Weasley, tandis que leur ami réalisait une série de gestes compliqués en direction de la radio sorcière. Potterveille. Il devait être en train de finaliser le projet, de le sécuriser. Jusqu'à présent l'émission émettait à chaque fois d'un endroit différent, mais peut-être qu'ils souhaitaient l'installer définitivement à Poudlard, au nez et à la barde des Mangemorts. L'école était la cachette la plus, évidente, elle était le bastion d'une partie de la Résistance, le Seigneur des Ténèbres et ses sbires ne penserait jamais à chercher le siège de la radio ici. C'était peut-être un peu Serpentard sur les bords, mais c'était du génie. Un génie qui leur coûterait cher s'ils étaient découverts. À ses côtés Leah toussota pour attirer son attention. Elle fit glisser vers lui un grimoire dont les pages ressemblaient à de la pierre. Lorsqu'il se saisit du livre pour l'attirer vers lui, il se rendit compte que le papier était bel et bien de la pierre. De la pierre ! Silver fronça les sourcils. Il se souvenait d'un procédé d'alchimie associé à une magie runique. Il permettait, si l'élément de base était enchanté de la bonne manière, de donner à la roche les propriétés du papier et elle avait la particularité de posséder une magie propre au sort, qui s'alliait à celle du sorcier qui récitait la litanie gravée dans le grimoire. À condition qu'il ait ledit ouvrage entre les mains. Cette méthode avait été jugée trop complexe et trop dangereuse, et était rapidement tombée dans l'oubli. Son froncement de sourcil s'accentua lorsqu'il fit basculer le livre pour en regarder la couverture. Il était certain de l'avoir vu dans la bibliothèque de ses parents.

— Où as-tu trouvé ça ? demande le jeune homme à la Serpentarde.

— Sélénia, elle l'a sorti de la vitrine du fond. Mais ça ne change rien au sort que j'ai trouvé. Il…

— Je sais ce qu'il permet ! la coupa sèchement Silver.

— Hé ! calme-toi, ce n'est qu'un livre !

Le jeune homme fusilla Calysto du regard. Il referma le livre d'un coup sec et l'attira vers lui.

— Non, je ne me calme pas, ce genre de livre est extrêmement dangereux, si le sort est mal effectué, il y a le risque qu'il absorbe la magie du sorcier.

— On est au courant figure toi. Mais il est primordial de rentrer dans le bureau de Dumbledore. Il en va de la victoire, rétorqua Leah.

La jeune femme s'était levée sous le coup de la colère, bousculant la table et faisant chuter des livres avec fracas au passage. Là où Jacob et Calysto les observaient avec des yeux écarquillés, Luna avait conservé son air rêveur, comme étrangère à la scène qui se déroulait devant elle. Pourtant, elle semblait attendre quelque chose, une réaction de l'un des partis. Réaction qui ne se fit pas attendre bien longtemps. Leah sembla prendre conscience de ses paroles, et posa une main sur sa bouche, bafouillant quelque chose d'absolument inaudible. Elle se rassit en tremblant, et planta son regard dans celui de Silver.

— Tu ne dois absolument pas répéter ce que je viens de te dire. Les autres ne savent pas à quel point il est important pour nous d'entrer dans le bureau, ils pensent qu'on veut récupérer quelque chose pour aider Harry. Mais c'est bien plus important que ça. Et il faut que tu saches qu'on ne se bat pas uniquement contre les Carrow. On se bat avant toute chose pour faire tomber le pouvoir en place, pour notre liberté.

— Vous ne vous battez pas pour Harry ? demande Silver, surpris.

— Non, Harry n'est qu'un moyen pour arriver à nos fins.

Les paroles de la jeune femme choquèrent Jacob. Harry ne pouvait pas être qu'un moyen. Pourquoi avait-elle été aussi froide, aussi distante ? Comment pouvait-on réfléchir de cette manière à seulement 17 ans ? Comme si elle avait perçu son questionnement, la jeune femme reprit la parole.

— Je sais que je peux paraître sans cœur, mais je suis une Serpentarde, je dors au milieu de partisans du Lord Noir. Mais au sein de notre maison, nous n'avons pas le choix, dans nos familles non plus, parce que la majorité des sangs purs s'est ralliée à lui. Ici je ne suis que leurs représentantes, parce qu'ils ont peur. L'une des principales qualités de notre maison est notre instinct de survie, et on sait pertinemment que ce n'est pas le régime en place qui va nous aider à nous la couler douce. Alors si je dois mourir pour entrer dans ce putain de bureau, je mourrai en le faisant.

La tirade de Leah laissa un blanc. Silver n'osait pas la regarder, et fixait le bout de ses chaussures. Jacob était encore abasourdi par les propos de la jeune femme. Il avait toujours pensé que les Serpentards avaient le choix. Qu'ils avaient volontairement choisi la magie noire et les Mangemorts… La voix de Luna le sortit de ses pensées.

— Leah, ce que tu viens de dire à un côté terriblement Griffondor.

La blonde n'attendait aucune réponse, elle ne faisait qu'énumérer un fait. Mais cela n'empêcha pas la Serpentarde de répondre.

— Nous ne sommes pas tout blancs ou tout gris, il y a un peu de chaque maison en nous, et pour tout te dire, le Choixpeau a hésité à m'envoyer à Griffondor.

Elle reprit place sur le fauteuil, et attira le livre qu'elle avait tendu à Silver vers elle. Le sort qu'elle avait trouvé était certes dangereux, mais elle saurait le contrôler. Ou en tous cas, Mary saurait comment le contrôler. Sa magie si particulière, presque sauvage compléterait à merveille celle du livre. Du moins, elle l'espérait.

OoOoo

Les Griffondors s'étaient couchés depuis presque deux heures lorsqu'une lueur blanche éclata dans le dortoir, réveillant en sursaut les élèves qui l'occupaient. Un nuage blanc flottait devant le lit qu'occupait Sélénia. La jeune femme hoqueta de surprise lorsqu'elle reconnut la forme que venait de prendre le Patronus. Une forme tout aussi reconnaissable que la voix qui s'échappa du gardien.

— J'ai besoin d'aide. Je suis là où nous avons découvert la vérité sur Patmol.

À suivre


ET VOILAAAAAAA

J'espère que ce chapitre vous à plu!

A très vite

Eliane Gil'