Les personnages ne m'appartiennent pas etc...


Presque tout le monde m'a parlée de la trahison (?) de Mistral. Alors je fais une réponse générale avant de répondre personnellement, pour pas répéter chaque fois la même chose ! ^^ Bon, je ne vais pas dévoiler la réponse de suite, sinon c'est pas drôle ! Mais quoi qu'il en soit, un début de réponse apparaît dès ce chapitre. Dans tous les cas, si pendant bon nombre de chapitres on n'évoquera plus Nastasya Petroshva, n'oubliez surtout pas ce nom... Cet agent pourrait bien avoir un rôle important ! ;-)

FATALPEANUT : J'espère que tu trouveras l'évolution toujours aussi intéressante. En tout cas j'essaie qu'elle le soit ! En attendant, voilà de quoi calmer ton impatience ! ;-)

LOOPING : Merci beaucoup pour le dessin ! Une amie a voulu absolument que je le lui passe quand elle l'a vu en fond d'écran. Il a du succès ! ^^ Sinon au risque de te décevoir, j'ai fait un chapitre bonus parce que j'avais posté en retard. Si jamais ça se reproduit, je ferais pareil (et là, tout le monde veut que je poste en retard... lol). A part ça, je dois avouer que je n'ai jamais imaginé Futé réussir à draguer Mistral... D'accord il est séducteur, mais dans aucun épisode il charme une fille dont un autre membre de l'équipe est amoureux. L'évènement grave dont je parlais arrive au prochain chapitre, je pense que tout le monde verra de quoi je parle...

BETTYPOUSSIN : Hey ! Calme-toi ! Ce n'est pas en te mettant dans un état pareil que tu trouveras la réponse ! *auteur légèrement inquiète face à une fan légèrement hystérique... lol* Je n'ai pas la prétention d'être aussi bonne qu'Hitchock mais merci du compliment ! Sinon je ne suis pas d'accord pour rendre quelqu'un accro alors que les plans d'Hannibal sont justement sans accroc ! (Oui je sais, elle était nulle cette blague mais j'en ai pas trouvé d'autre...) :-p

SKYBAX : Merci ! Bienvenue à toi dans cette fanfiction ! Bonne lecture !


J'en profite pour dire que j'ai fait un clin d'œil à un film dans ce chapitre. Saurez-vous le trouver ? lol. Non d'avance, ce n'est pas Top Gun (trop facile...).

Également, je suis en face d'un ''dilemme''. Cette fiction se passe en 2 parties. Au début, je pensais faire 2 histoires, une pour chaque partie. Mais étant donné que c'est la même histoire, je trouve ça stupide maintenant de ne pas mettre la partie 2 à la suite. Qu'en pensez-vous ? (Je commence à y penser, il ne reste plus que 3 chapitres à la partie 1 après celui-ci...)

BONNE LECTURE A TOUS !


CHAPITRE 10 : ÉCHAPPÉS !

Futé et Barracuda arrivèrent à la mer. Il était temps, la nuit était tombée. La plage était déserte.

« On va quand même pas dormir à la belle étoile ? grogna Futé.

-Et alors ? On l'a déjà fait, non ? »

Le blond haussa les épaules, faisant rire Barracuda. Il soupira à nouveau.

« Quoi encore ? fit le Noir.

-Où on va trouver des équipements de plongée ? Et si tant est qu'on en trouve, comment je vais parler aux Coréens, moi ?

-Peut-être de la même manière que tu avais ''emprunter'' un bateau aux Vietnamiens à Hanoï...

-Je n'y avais pas pensé. Et puis... C'est vrai, je suis un génie pour...

-La plupart des grands génies savent rester modestes... Ne l'oublie pas. » coupa court Barracuda.


Le lendemain, les premiers rayons du soleil les réveillèrent. Barracuda ne comprit pas ce que Futé grommelait, mais il lui semblait qu'il se plaignait encore des moustiques.

Ils se mirent aussitôt en route. Aux alentours de 10h, ils arrivèrent aux abords d'une cabane de pêcheur.

« Mon cher Barracuda, admire le maître dans toute sa splendeur qui, malgré la barrière des langues, va obtenir ce qu'il veut de la jolie brune qui sort de la maison, là bas... »

Le Noir leva les yeux aux ciels. Futé ne changerait jamais. C'en était presque désespérant. Le lieutenant se dirigea droit vers l'asiatique d'environ 35 ans. Il commença à lui mimer un plongeur.

« Je ne comprends pas ce que vous voulez... » fit la fille en anglais.

Futé se retrouva si stupide que son ami éclata de rire.

« Vous parlez anglais...

-Vous avez remarqué ? rit-elle. Mon père était Américain. Il m'a eu durant la guerre. Ma mère m'a appris votre langue.

-En fait, nous aurions besoin de cinq scaphandres.

-Rien que ça ?

-Nous sommes des scientifiques. Océanologues pour être plus précis. Nous avons découvert en Corée du Sud une espèce de poisson rarissime, le piscis vulgaris. Or il semble que son lieu de ponte soit de ce côté de la frontière. Il nous faut absolument l'étudier, comprenez-vous ? Ce poisson est en voix de disparition et...

-C'est un scientifique, lui ? fit la Coréenne d'un air sceptique en désignant Barracuda.

-Non, c'est un plongeur qui va nous aider.

-Le seul endroit où vous trouverez un équipement de plongée, c'est sûrement la base russe dans la jungle. Du moins, c'est le plus proche endroit. La première ville est loin... Tout ce que je peux vous prêter, c'est des tubas et des palmes. Ah ! Et aussi du plomb pour se lester...

-Ah... Bien. Je crois que nous pourrons nous débrouiller avec ça ! Merci beaucoup pour votre aide. »

Il savait parfaitement qu'il ne pourrait pas avoir mieux.

C'est alors que la montre de Barracuda se mit à sonner. Celui-ci regarda et appela le lieutenant.

« Que se passe-t-il ?

-Le signal d'alarme, Futé. Il est arrivé quelque chose. Faut qu'on retourne là bas. »

Le blond regarda avec un air de dépit l'asiatique. Barracuda le prit par l'épaule et l'entraîna avec lui.


Mistral visitait la base avec Medvov. Elle était impressionnée par tous les avions de la Seconde Guerre mondiale que possédait la base. Le général lui expliqua qu'il était passionné d'aviation et de « cette période si glorieuse pour l'URSS » selon ces mots, ce qui fit sourire le pilote de chasse. Il avait donc allié ses deux passions.

Il la raccompagna à la cellule qu'elle partageait avec Looping. Elle fut à nouveau ligotée à la chaise.

Une fois qu'ils furent seuls, Looping demanda :

« Mistral, ça va ?

-Oui, ne t'inquiète pas. »

Elle se débrouilla pour faire bouger sa chaise et se coller à lui, un geste qui le surprit un peu. Elle lui chuchota à l'oreille :

« On va bientôt s'échapper d'ici. Je leur ai fait croire que j'étais une agent du KGB. Ils vont nous aider à nous échapper. »

Elle ferma les yeux et mit sa tête sur l'épaule de Looping. Il ferma à son tour les yeux et enfouit son visage dans l'épaisse chevelure brune de Mistral. Tous deux perdirent la notion du temps.


Hannibal tournait en rond. Il était de retour au village et attendait le retour de Barracuda et Futé. Mais quand arriveraient-ils ? Il n'en avait pas la moindre idée. Pas avant le lendemain, c'était sûr.

Il sortit un cigare, l'alluma. Il observa un instant la fumée ondulante dans le doux vent qui soufflait. Il se sentait impuissant. Il ne pouvait rien faire avant l'arrivée de son lieutenant et de son sergent. En cet instant, il maudissait Jack et toute la CIA avec. S'il n'avait pas été patriote, il aurait souhaité en cet instant que les microfilms tombent entre les mains des Soviétiques mais que Mistral soit sauvée.

Il réfléchit rapidement. Il aimait beaucoup les attaques frontales mais monter à l'assaut de toute une base militaire était un peu risqué. Prendre en otage plusieurs officiers était peut-être une solution, mais l'ami Jack crucifierait l'Agence Tous Risques sur place et cela risquait de déclencher une guerre nucléaire entre les deux blocs.

Ah ! Si seulement la barrière de la langue n'était pas là... Il pourrait jouer le rôle d'un officier russe.


Mistral releva doucement la tête, obligeant Looping à faire de même. Ses yeux s'embuaient de larmes.

« Je suis désolée de t'avoir mis dans cette situation avec Hannibal, Futé et Barracuda.

-C'est pas grave... Je t'aurais revue. C'est ce qui compte.

-Écoute, je ne sais pas si ce que j'ai inventé va marcher. Je... Si on doit mourir... »

Elle se mordit les lèvres.

« Je voulais que tu saches que je ne t'ai jamais oublié, Looping. Enfin, je veux dire que... Malgré tout ce que je t'ai dit...

-Oui ? »

Elle ferma les yeux et les rouvrit :

« Je t'aime.

-Je sais. »

Silence. Looping chuchota :

« Tu ne porterais pas la bague que je t'ai offerte sinon... Moi aussi je... »

Leurs lèvres s'effleurèrent. La porte s'ouvrit, les détournant l'un de l'autre. Le général Medvov entra. Il leur ordonna de venir.


Futé et Barracuda arrivaient en vue du village coréen. Pas trop tôt ! pensait le Noir. Si Hannibal avait déclenché le signal d'alarme, c'est que quelque chose de grave s'était produit.

Le colonel les accueillit à l'orée de la jungle, impatient. Aussitôt ses deux amis se précipitèrent vers lui.

« Looping et Mistral se sont faits attraper. »

Futé grimaça. Barracuda ne perdit pas de temps et s'exclama :

« On investit la base ? Tu as un plan ?

-J'ai bien une idée mais...

-Vas-y ! pria Futé. Une attaque frontale ?

-Trop dangereux, même si j'aime ça. Non, il faut attendre la nuit. On entre, on trouve nos amis, on les libère et on part en avion.

-Ah non ! Pas d'avion !

-Rentre à pied si tu veux...

-Et comment on entre ? Nous n'avons pas trouvé de scaphandres. Que des palmes, des tubas et des plombs de lestage.

-Faisons-nous capturer ! sourit Hannibal. Ne sommes-nous pas passé maîtres dans l'art de l'évasion ?

-Tant qu'il n'y a pas d'avion... »


L'Agence Tous Risques marchait à pas de loup vers la base russe. Il fallait que tout est l'air vrai, qu'ils ne donnent pas l'air de se faire capturer en le voulant. Soudain, ils entendirent des rafales de mitraillettes. Ils eurent le réflexe de se baisser, avant de se rendre compte que ce n'était pas sur eux qu'on tirait.

Looping et Mistral couraient à en perdre haleine, en plein dans les projecteurs qui les suivaient. Ils avaient escaladé et sauté le haut grillage. Mistral trébucha. Looping se retourna, la releva. Ils continuèrent leur course main dans la main. Ils ne s'arrêtèrent pas en entrant dans la jungle.

« Hey ! cria Hannibal. Par ici ! »

Looping stoppa net en reconnaissant la voix du colonel. Mais Mistral non. Elle se prit l'aviateur de plein fouet, et ils basculèrent en avant.

Après un grand éclat de rire, ils se relevèrent. Hannibal, Futé et Barracuda se précipitèrent vers eux.

« Comment vous-êtes vous échapper ? demanda avidement le colonel.

-Bah ! On s'est débrouillé, c'est tout ! Même sans Stan on a pu y arriver...

-Mais quand est-ce que tu vas arrêter tes élucubrations ? s'exclama Barracuda.

-Ce ne sont pas des élucubrations, rit Futé, c'est une autre réalité que la notre...

-AHA ! s'écria Looping. Tu vois Barracuda ? Stan existe vraiment...

-Non mais c'est pas possible ça ! Quand est-ce que vous allez arrêter de l'encourager ? »

Mistral pleura de rire en voyant le regard féroce de Barracuda.


Une fois de retour en sécurité au village, Mistral entreprit alors d'expliquer :

« J'ai tout d'abord fait croire que j'étais un agent du KGB en mission. Comme je vous l'ai dit, je parle parfaitement russe.

-Comment ça se fait ? interrogea Futé.

-La CIA m'a recrutée en quelque sorte, il y a deux ans. Ils avaient besoin d'un pilote de chasse pour essayer un chasseur soviétique et l'étudier. Vu que j'étais la seule à parler russe et que je suis sortie de Top Gun...

-Top Gun ? s'écria Futé.

-Si vous préférez, la United States Nav...

-Je sais ce qu'est Top Gun ! se défendit Futé en la coupant. Mais je pensais pas que vous en sortiez.

-Ben si ! Bon, je dois avouer que j'ai fini dernière... C'est dur d'être une femme dans un métier d'homme ! Mais je considère ça comme un honneur d'avoir été sélectionnée pour aller dans...

-Quand vous aurez fini de raconter votre vie... railla le lieutenant.

-Oh, désolée Futé... Mais je ne fais que répondre à vos questions.

-Je ne vous ai jamais demander de me dire si votre grand-mère faisait de vélo, rit le lieutenant.

-Euh... fit semblant de réfléchir le commandant. Pour autant que je me souvienne... Oui. Et la votre ?

-En fait je...

-Dites vous deux, coupa Hannibal. Vous avez fini ? Mistral, vous en étiez à votre mission pour la CIA.

-Ah oui... Désolée. Toujours est-il qu'on m'a envoyé à Moscou sous couverture durant un an. Ce qui fait que j'ai un accent parfait maintenant. J'ai dit à Medvov que je me nommais Nastasya Petroshva et que je transportais de fausses informations pour la CIA. Il m'a cru et nous a aidé à nous échapper soit-disant sans éveiller les soupçons de Looping. Il nous aidera à partir de la Corée du Nord.

-Il a mordu si facilement à l'hameçon ? s'étonna Hannibal.

-Nastasya Petroshva existe vraiment. Les microfilms que j'ai avec moi nous donne sa couverture dans la base militaire où je suis. Ils donnent tout ce qu'il y a à savoir sur elle. Jack, de la CIA, me les a montrés.

-Jack ? Montrés ? s'écrièrent les quatre amis à l'unisson.

-Oui, parce que j'ai travaillé pour eux. Et que la Nastasya en question était une amie.

-Bon ! En attendant, nous allons quitter la Corée du Nord ! fit Hannibal. Quand avez-vous dit que nous partirions ?

-Demain soir.

-Parfait ! Qu'en pensez-vous ?

-Moi, je ne prend pas l'avion. »