CHAPITRE 10 : Et mon intimité ?!
La semaine qui suivit la révélation de mon pouvoir servie essentiellement au développement de mon don. Tous les jours je passais quelques heures avec Alice qui avait prit mon entraînement très à cœur. J'étais maintenant capable d'avoir une conversation par la pensée avec quelqu'un pendant une ou deux minutes. Mon don me fatiguais encore beaucoup mais ma sœur m'avait dit qu'au plus je m'entraînais au mieux ça irais. Alors,... je m'entraînais. Je dois avouer que ce don me plaisait assez, non seulement, je pouvais maintenant avoir de vrai conversation privée avec Edward, sans vampire à l'ouïe surdéveloppée pour écouter. Mais aussi parce que nous avions remarqué que quand je parlais à une autre personne qu'Edward, ce dernier n'entendait rien de ma conversation silencieuse. Je pouvais donc disposer de toute la discrétion possible. Un jour, alors que je m'entraînais avec Alice, elle eu soudain une vision en plein milieu de notre conversation.
-
Qu'est ce que tu a vu Alice ? lui demandais-je quand elle revint à
elle.
- Oh ! Bella !
- « Quoi ? »
- « Oh Bella ! C'est
magnifique ! Tu ne devineras jamais ce que je viens de voir ! »
-
« C'est bien pour ça que je te le demande Alice... »
- « Et
bien, figure toi que nous allons bientôt DEVOIR aller faire une
partie de shopping... »
Alice me cachais quelque chose, j'en étais sur. Mais quoi donc ?
- « Du shopping ? ! Mais
pourquoi Alice, on y a été hier ! »
- « Et bien comment
dire,... j'ai vu que ta relation avec Edward allait avancer... Très
bientôt... »
Je ne comprenais pas, c'est vrai que depuis notre premier baiser, nous nous étions considérablement rapproché. Je passais beaucoup de temps seule avec lui. On restait souvent à deux dans sa chambre, dans les bras l'un de l'autre à parler de tout et de rien ou encore à simplement se blottir l'un contre l'autre sans aucune parole échangées. Mais de là à dire que notre relation allais avancer... Nous nous échangions quelques fois un baiser furtif, rare était les fois ou nous avions eu un baiser comme le premier. Que voulait-t-elle dire ?
- « Alice, explique
toi, je ne te comprend pas »
- « Ca t'aide si je te dit que nous
allons devoir t'acheter de la lingerie... fine. »
- « Alice !
Non ! Ne me dit pas que tu as vu un truc de ce genre ! »
Je m'imaginais déjà la scène ! Oh mon dieu que c'est gênant ! Comment faisait-elle pour rester aussi impassible face à ce qu'elle devait avoir vu.
- « Oh mon dieu Alice ! C'est hyper gênant
! »
- « Mais non ne t'inquiète pas. Je garde ça pour moi. »
rajouta-t-elle avec un clin d'œil
- « J'espère bien ! Si jamais
quelqu'un l'apprend et surtout lui je ne te le pardonnerais jamais
Alice ! Tu m'entend ?! »
- « T'inquiète Bella, ton secret est
bien gardé » me répondit-elle avant de pouffer.
- « Bon quand
devons nous aller faire les magasins » lui demandai-je une fois
qu'elle eut finit de glousser.
- « Demain ! »
- « Si tôt !
» m'exclamais-je
Quand la vision d'Alice allait-elle se produire ?
- « Et bien disons que le plus tôt sera le
mieux. Qui sais combien de temps va encore attendre mon chère frère
avant de te sauter dessus ? » s'esclaffa-t-elle
- « Oh Alice ça
suffit ! » m'exclamai-je
Se rendait-elle compte à quel point le sujet me gênait. Déjà le fait qu'elle ai tout vu était extrêmement gênant. Mais en plus si elle se mettait à en parler.
- « Rooooh Bella, t'es pas marante ! En tout cas
demain après les cours on fille toutes les trois en ville ! »
-
« Toutes les trois ?! Oh non Alice s'il te plait ! Tu as dit que ça
resterait entre nous. Alice s'il te plait ! »
- « Bon
d'accord... » soupira-t-elle
- « Merci. » répondis-je avec un
sourire sincère.
Je ne tenais absolument pas à ce que les autres apprennent quoi que se soit de la conversation que je venais d'avoir avec Alice. Tout compte fait j'adorais littéralement mon nouveau pouvoir !
- Bon, reprit-elle, je crois que l'entraînement est finit. Ca doit bien faire une demi-heure que nous parlons et tu n'est même pas fatiguée, me fit-elle remarquer.
C'est vrai qu'en y pensant j'avais vraiment bien tenu aujourd'hui. Bon j'en avais les raisons aussi, mais cela était une bonne chose que j'arrive enfin à avoir une conversation complète sans me fatiguer.
- Oui tu as raison, repris-je, rentrons.
Elle me prit par la main et nous rentrâmes dans la villa. J'allai directement me réfugier dans ma chambre. Je n'en avais pas particulièrement besoin mais je pris le temps de prendre ma douche. Sans m'en rendre compte, j'étais stressée. Sans doute à cause de ce qu'avait vu Alice. Savoir que j'allais... Non, je ne préférais pas y penser maintenant. J'étais en train de m'habiller quand j'entendis quelqu'un m'appeler par la pensée.
- «
Bella ? Tu es décente ? » me demanda l'irrésistible ténor
d'Edward
- « Une petite seconde. » répondis-je en me pressant
d'enfiler mon jean.
Je sorti de la salle de bain et tombai sur Edward qui m'attendais devant la porte.
- Salut,
soufflai-je
- Salut, me répondit sa voix d'ange. Alors ça a été
l'entraînement ?
En même temps qu'il me demanda cela, il nous entraîna sur le canapé, où nous nous asseyions, moi sur ses genoux.
- Oui, très bien, j'ai réussi à tenir une
conversation avec Alice pendant une demi heure et je ne suis pas
fatiguée. Je crois que j'arrive à le maîtriser, répondis-je fière
de moi.
- Ah, et sur quoi a porté la conversation, me
demanda-t-il feignant l'indifférence, le shopping ? rigola-t-il
-
Ouais,... Alice a prévue une sortie, elle et moi, demain après les
cours.
S'il savait sur quoi la conversation avait vraiment portée... Je n'osais même pas y penser. En ce moment je priai pour qu'Alice tienne bien cette pensée loin de l'esprit de mon Adonis.
- Et bien, elle ne te lâche plus dit donc ! « Et moi ?! » me dit-il par pensée.
Je devais lui être reconnaissante, il faisait tout pour que la famille ne sois pas au courant que nous étions de nouveau plus ou moins ensemble. Il était vraiment adorable.
- Oui, pauvre de moi. Tu te rend compte ! Faire les
magasins plus de trois fois par semaine. Quelle horreur ! « Mais je
suis là ! » rajoutai-je avec un grand sourire.
- « Je t'aime
»
- « Moi aussi Edward. Je t'aime »
Sur ce, il m'embrasse passionnément. Je ne me fis pas prier et répondis à son baiser sans tarder. Nous nous retrouvâmes vite allonger sur le lit. D'un coup, une autre voix vient s'immiscer dans mon esprit.
-
« Bella, lâche le, il est temps d'aller à l'école. » me dit mon
petit lutin, toujours là pour interrompre mes moments d'intimité
avec Edward.
- Grrrrrrr !
Je grognai et commençai à me séparer d'Edward. Mais il n'était pas du même avis. Il resserra son étreinte autour de mes hanches et m'embrassa derechef. A nouveau, je cédai et retournai vers ses lèvres.
- « Bella,
je te jure que je viens vous séparer s'il le faut ! »
-
Grrrrrrrrrrr !
- « Qu'est ce qui se passe mon amour ? » me
demanda Edward.
- Devine...
- Alice ?! me demanda-t-il à peine
étonné, presque hilare.
- Alice..., confirmai-je.
- Aller,
vas-y, me dit-il.
- A plus tard.
- A plus tard Bella.
Il me fit un dernier baiser, puis me relâcha et sortit de ma chambre. A peine la porte fut-elle fermée que ma meilleure amie fit son apparition.
- C'est ton deuxième don ? demandai-je, énervée
-
Quoi donc ? me demanda Alice étonnée.
- M'interrompre chaque
fois que je passe un moment seule « avec Edward » ! précisais-je
- Rooh Bella, t'énerve pas, éluda-t-elle. Il est temps d'aller
à l'école et n'oublie pas après,... virée entre filles !! « Pour
te trouver de magnifiques sous-vêtements... » me nargua-telle.
-
Alice !
Je lui envoyai un cousin dans la tête mais elle du voir mon intention car elle l'attrapa avant que celui ne l'atteigne.
- Même pas dôle, fis-je maussade.
- Allez
viens, on va être en retard.
La journée passa lentement, je n'arrêtai pas de me demander quand est-ce que la vision d'Alice allait se produire. En même temps, l'école était devenu vraiment plus drôle, maintenant que je pouvais communiquer avec tous mes frères et sœurs peu importe dans quelle classe ils soient. A l'heure du déjeuner, tout le monde nous observa entrer, mais ce n'était plus gênant. C'était devenu habituel. Par contre, je redoutais l'arriver de Sarah. Je ne savais pas comment je devrais ré&agir si jamais Edward la fixait à nouveau... Quoi que... Cette semaine, ça c'était plutôt bien dérouler. Il me couvait littéralement des yeux chaque fois que les trois reines du lycée étaient entrées à la cantine. Pourtant je ne pouvais m'empêcher de redouter ce moment. Heureusement, une fois de plus, il ne remarqua même pas son arrivée. Ensuite, l'après midi passa toute aussi lentement que la matinée que je venais de subir. Enfin vint la fin des cours. Alice vint me chercher à la sortie de ma classe et nous prîmes sa belle Porsche jaune canari. Nous nous dirigeâmes ensuite, vers la ville. Une fois garé, nous allâmes vers le premier magasin. Ma torture commença. Alice me fit faire tous les magasins que nous trouvions. Il faut dire qu'elle avait une idée précise de ce que je devais acheter. Une idée un peu trop précise, à vrai dire ! Enfin, elle trouva le magasin qu'elle cherchait.
- A, fit-elle, tiens Bella va essayer ça.
Elle me tendit un ensemble de lingerie que jamais, au grand JAMAIS, je n'aurais oser porter.
- Alice
! Mais t'es complètement folle ! Jamais je ne porterai un truc
pareil.
- Oh si, crois moi ! Et puis, dis toi que ce n'est pas
pour toi que tu le fais, mais pour lui.
- Ca suffit Alice ! Arrête
ça s'il te plait.
- Oh je te dis juste qu'il ne résistera pas
une seconde en te voyant avec ça...
- Stop.
Je me dirigeai vers les cabines d'essayage afin d'échapper à cette conversation des plus gênantes. Il faut dire que l'ensemble était particulièrement beau. Il était bleu, la couleur qu'Edward préférait sur moi.... Comme par hasard. Je l'essayai et m'étonnai de trouver ça joli... Même sur moi. Ca m'allai bien et l'ensemble mettait mes formes en valeur. Alice entra dans ma cabine afin de voir le résulta, même si elle l'avait déjà vu dans sa vision.
-
Oh Bella tu es magnifique !
- Merci, répondis-je gênée. Cet
ensemble te va bien aussi, lui dis-je en remarquant qu'elle aussi
n'était vêtue que de lingerie.
- C'est vrai, merci, répondis ma
sœur.
- Je suis sûre que Jasper non plus ne résistera pas à
ça, ajoutais-je alors qu'elle retournait vers sa cabine.
- J'y
compte bien, pouffa-t-elle, un clin d'œil malicieux accompagnant ses
paroles.
A la caisse, Alice insista pour me payer l'ensemble. Je finis par accepter car aussi non jamais nous ne sortirions d'ici. Après avoir acheté la lingerie, nous allâmes dans un magasin où Alice me dénicha plusieurs vêtements bien trop chère à mon goût. Il faut dire que ce qu'elle me trouvait m'allait généralement parfaitement. Pour finir, nous retournâmes à la voiture toutes les deux aussi chargées que des bourriques bien que je n'eu même pas ouvert mon portefeuille. Alice avait insisté pour chaque fois tout acheter. Comment résister à un aussi diabolique petit lutin ? Nous rentrâmes à la maison et je montai directement dans ma chambre afin de ranger mes emplettes. Il ne fallait absolument pas qu'Edward tombe dessus. Qu'en penserait-il !? A peine eu-je fini de tout ranger que ce dernier toqua à ma porte.
- Je peux enter Bella ?
-
Bien sur, rentre.
- Alors comment ça c'est passé, me
demanda-t-il après un baiser furtif sur mes lèvres.
- Bah, tu
sais, Alice, les magasins... Enfin tout ça quoi, éludai-je.
-
Ouais, je vois, rigola-t-il.
Il m'emmena vers le canapé et je me blotti directement dans ses bras.
- Dis, j'ai une question
à te poser, me fit-il après un moment.
- Je t'écoute.
- Que
dirais-tu si je t'invitait à partir avec moi, ce week-end ?
Ainsi, ce serait ce week-end. La vision d'Alice allais se produire ce week-end. Je me sentis d'un coup stressée au possible ! Mon dieu, mon dieu !
- Euh, oui c'est une bonne idée, finis-je par
répondre.
- Très bien, ajouta-t-il un immense sourire au
lèvres.
- Et ou allons-nous ?
- Surprise ! fit-il avant de
m'embrasser passionnément.
Nous restâmes le reste de la nuit dans le fauteuil, blotti l'un contre l'autre. Je me demandais où est-ce qu'il comptait m'emmener. Je stressais déjà rien qu'à l'idée de ce week-end en perspective. Voilà pourquoi Alice avait absolument tenu à m'acheter cette sublime robe bleu nuit la tantôt. Elle savait depuis le début qu'Edward comptait m'inviter à partir. On était mercredi, il me restait donc deux jours. Sans doute partirions nous vendredi après les cours. J'étais à présent dans un état de pleine réflexion. Heureusement qu'Edward ne me parlait pas j'aurai été incapable de suivre une conversation tant je me posais de question sur ce week-end à venir.
