Merci bcp pour votre soutien et vos encouragements.
J'avais peur d'en avoir un peu trop fait avec Chuck, mais puisque vous avez apprécié, c'est que ça va.
Assez de blabla, voici le nouveau para.
Après avoir partagé leurs pleurs et leurs douleurs, ils s'étaient réfugiés dans sa chambre.
Il avait lutté jusqu'à l'aube, écoutant distraitement la musique étouffée de la maison voisine qui parvenait jusqu'à ses oreilles par la fenêtre entre-ouverte, tout en l'observant dormir dans ses bras. Il la maintenait fermement soudée tout contre lui, de peur qu'elle ne soit plus là, le matin venu.
Chuck se réveilla en sursaut alors que l'aurore pointait le bout de son nez.
Elle était toujours là, enveloppée dans ses draps et dans ses bras, si belle, telle qu'elle avait toujours été. C'était elle, vraiment, elle. Elle avait retrouvé le chemin de son cœur et de son esprit et il ferait tout ce qu'il fallait pour qu'elle ne se perde plus jamais.
Blair le sentit tressaillir dans son sommeil et ouvrit les yeux.
- Hey, dit-elle tout bas, est-ce que ça va ?
- Ça va, oui, acquiesça-t-il.
Il se sentait totalement idiot de s'être effondré comme ça devant elle.
Elle caressa doucement le dessus de sa main de son pouce.
- Je suis désolé pour hier soir. Ce n'était certainement pas les retrouvailles auxquelles tu t'attendais, s'excusa-t-il, penaud.
Elle se retourna dans ses bras pour mieux se blottir contre son torse.
- Il y a trois jours, je ne m'attendais même pas à ce que tu acceptes encore de me voir ou de me parler, expliqua-t-elle. Après l'enfer que je t'ai fait vivre, j'osais à peine espérer que tu me pardonnes un jour. Alors, tu n'as pas à t'en vouloir pour hier soir. Après tout ce que tu as enduré à cause de moi, tu as bien le droit de t'être laissé aller. Et si on doit faire les comptes sur ce qui est de partir en vrille, je te bats haut la main avec mes promesses à Dieu.
- Il n'y a aucun compte à faire, tu as subi un traumatisme énorme avec la perte de ce bébé. Mais si tu veux compter, je t'ai fait bien plus de mal encore par le passé, alors tu n'as pas à culpabiliser. Je t'aime, pour toujours et à jamais, pour le meilleur et pour le pire, répondit-il à mi-voix.
- Je t'aime aussi, et je ne veux plus jamais être séparée de toi. Je veux passer le reste de ma vie avec toi, pour le meilleur, puisque nous avons déjà survécu au pire.
Elle déposa une série de petits baisers sur sa peau, à la base de son cou. S'enivrant de son odeur, elle remonta jusqu'à sa mâchoire, puis son menton, cherchant ses lèvres.
Il happa les siennes et fit rouler sa langue autour de celle de la jeune fille dans un baiser passionné auquel elle répondit avec fougue.
Leurs peaux se frottèrent, faisant monter la fièvre, leurs corps se soudèrent et s'embrasèrent à nouveau, avides de caresses et de frissons qui soient capables d'étancher un tant soit peu cette soif d'amour infini qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre.
Là tes cheveux qui me frôlent (3)
Mon visage sur ton épaule
Donne-moi de ta chaleur
Contre ta peau, sur ton cœur
Toi si fragile et si belle
Emmène-moi sous ton aile
Je veux que tu me protèges
Des mauvais sorts, des sortilèges
Tous nos démons, nos délires
Pour le meilleur et même pour le pire
Le pire, je n'en ai pas peur
Je deviens fou, je deviens fort
Je suis déjà saoul, j'en veux encore
Encore, que tu m'aimes encore
Comme un animal blessé
Lèche-moi le bout du nez
De mes cauchemars, de mes rêves
Réveille-moi du bout des lèvres
Sans le savoir, d'un sourire
Tu me touches, je te délire
Là, ton ventre qui palpite
Sur des vagues d'eau bénite
Tous nos démons, nos délires
Pour le meilleur et même pour le pire
Le pire, je n'en ai pas peur
Je deviens fou, je deviens fort
Je suis déjà saoul, j'en veux encore
Encore, que tu m'aimes encore
Tous nos démons, nos délires
Pour le meilleur et même pour le pire
Le pire, je n'en ai pas peur
Je deviens fou, je deviens fort
Je suis déjà saoul, j'en veux encore
Encore, que tu m'aimes encore
Encore
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Il était déjà tard dans la matinée quand Monkey vient japper à la porte de son maître.
- Mmm, grogna Blair, qui somnolait dans les bras de son amant, qu'est-ce qu'il veut ?
- Sortir, marmonna Chuck tout en continuant à caresser le dos de la jeune femme, il n'a pas l'habitude que je traîne au lit aussi longtemps.
- Alors, faudrait qu'il s'y fasse. T'as pas quelqu'un qui pourrait le sortir à ta place ? questionna-t-elle, constatant que le chien n'avait pas l'intention de cesser de geindre.
- Naomi me l'a bien proposé quand j'ai emménagé, tu veux que j'aille le lui demander ? sourit-il en l'embrassant.
- Essaie et tu verras, répondit-elle en lui pinçant doucement le bras.
- Aie, cria-t-il plus fort que nécessaire. Je vais donc être obligé de le faire moi-même.
- Y'a pas de personnel en Australie ? l'interrogea-t-elle en boudant.
- Martha ne vient pas le week-end, je suis déjà bien assez envahi avec ma voisine et ses amis, l'informa-t-il en se levant.
Elle s'installa, dos contre la tête de lit, croisant les bras sur sa poitrine, emprisonnant les draps que Chuck venait de quitter.
- Tu veux venir avec moi ? Je te ferai visiter le coin, proposa-t-il en se penchant pour déposer un baiser sur son épaule nue.
- Non, je vais plutôt flâner dans la maison et fouiller tes tiroirs, dit-elle le plus sérieusement du monde avec un sourire angélique.
(3) Calogero (à l'époque des Charts) « Que tu m'aimes encore »
