HELLO GUYS ! Comment allez-vous ?
Oui je sais, ça fait un bail mais des vacances à la dernière minute beeeh, ça se prévoit pas ! Je comptais vous poster ce chapitre pendant mes vacances mais, la mer et le soleil beeeeh, ça attend pas !
Non sans rire, j'avais juste pas de connexion à internet en fait ! J'avais tout prévu pour vous le publier mais na, pas de web !
Ceci explique cela donc le voici avec un énooorme retard mais le voici tout de même !
J'vous ai déjà assez enquiquiné j'vous laisse lire, on se retrouve en bas !
Bonne lecture...
Disclaimer : Tous les personnages de cette fiction ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété intellectuelle de Stephenie Meyer.
Réponse à Ines : Coucou ! Merci beaucoup pour ta review qui comme d'habitude me fais énormément plaisir ! POV Ed' le dernier ? C'est ce que beaucoup ont pensé et je suis désolée de te dire que la réponse est... Au prochain chapitre =P Je vous laisse mariner encore un peu mais vous devriez avoir la réponse dans le chapitre 12 si j'ai envie d'être gentille LOL ! Merci en tout cas ! J'espère que ce chapitre te plaira, à bientôt pour la suite, bises !
Réponse à Kenza : Hello ! Merci pour ta review d'abord, ça me fais très très plaisir d'avoir ton avis ! Et j'espère que cette suite te plaira ! Pour ta question, je pense que tu devrais avoir la réponse ici (Pourquoi Bella en veut autant à Emily?) mais si ce n'est pas clair, je te ré-explique ça sans soucis ! Comme je disais à Ines, beaucoup (pour ne pas dire tout le monde...) pensent que c'est un point de vue d'Edward mais vous allez devoir attendre encore un peu pour la réponse... A bientôt pour la suite, j'espère bises !
Petit rappel : Bella a parlé à Edward et elle lui a avoué ses sentiments mais celui-ci n'a pas répondu. Bella est triste mais ça s'aggrave quand elle reçoit un message de Jacob qui est clairement au courant de ce qu'il vient juste de se passer...
POV Bella :
J'avais passé une nuit affreuse. Je m'étais réveillée au moins cinq fois cette nuit-là et je ne comptais plus le nombre d'heures que j'avais passé à pleurer. Ridicule. Pathétique. J'avais arrêté aussi de compter les adjectifs qui me qualifiaient. Je n'y croyais tout simplement pas. Jamais je n'avais pleuré ainsi de toute ma vie. J'essayais de ne pas trop penser à ça, la raison pour laquelle j'étais dans cet état, mais ça ne semblait pas vouloir sortir de ma tête. Alors j'avais passé une nuit affreuse.
Je me réveillais le lendemain aux alentours de sept heures, les yeux gonflés et rouges d'avoir tant pleuré. Charlie venait de sortir, j'étais dans mon lit depuis quinze minutes et je n'étais pas encore sûre de vouloir en sortir.
Le téléphone fixe interrompit mes pensées et je me levais difficilement pour aller répondre. Ma mère.
_ Bonjour chérie ! Tu es prête pour demain ?
_ Demain ?
_ Oui bébé, tu viens à Jacksonville demain tu n'as pas oublié quand même ?
_ Ah euhm non non bien sûr que j'ai pas oublié. J'avais complètement oublié. Oui, oui tout est prêt, ma valise, tout ça... Rien n'était prêt, « ma valise, tout ça » m'attendaient encore.
_O.K. Pas de soucis, je t'appelles demain! Bisous ma chérie !
Je ne prenais même pas la peine de répondre et raccrochais directement pour aller me terrer dans mon lit. Ridicule. Pathétique. Vous pouvez le dire.
En retournant dans ma chambre, je vis mon téléphone par terre et je m'arrêtais un instant. Je savais pertinemment qu'Angie avait essayé de me joindre plusieurs fois et je devais absolument la rappeler mais je ne tenais pas à voir le message de Jacob. Ce n'était pas à cause de lui que j'étais dans cet état, c'est certain et je ne lui en voulais pas vraiment au fond, Jacob n'a jamais été quelqu'un de délicat mais je ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie. Peut-être était-il trop tôt pour en rire ?
La culpabilité l'emporta (Angie avait dû vraiment s'inquiéter) et en soufflant je m'abaissais pour prendre mon téléphone. En plus de ceux que j'avais vu hier, j'avais manqué encore 5 appels d'Angela. J'avais donc trouvé un adjectif de plus me qualifiant aujourd'hui : égoïste.
Ridicule. Pathétique. Et égoïste. Entre autres.
Je me laissais tomber sur mon lit et utilisais la numérotation rapide pour appeler Angela.
Première sonnerie. L'heure me revient en mémoire, 7 h 17. Deuxième sonnerie. Je vais la réveiller ! Troisi... En fait non :
_ Bella ! Dit Angela, soulagée. Soulagée ? Il est 7 heures du matin, elle devrait être endormie pas soulagée ! Jusqu'à quel point s'était-elle inquiétée pour répondre au téléphone à sept heures du matin ? Perdue dans mes divagations, je ne répondis que quand elle m'appela une deuxième fois.
_ Bella ! Dit-elle un peu plus fort cette fois-ci.
_ Hum oui, Angie, je suis là.
_ J'imagine bien que tu es là, ça m'étonnerait que ton téléphone m'appelle tout seul ! Bon sang mais Bella qu'est-ce qu'il t'a pris ? Tu m'as fichu la peur de ma vie ! J'ai même cru qu'on t'avait enlevée à un moment !
_ Euh... Je ne trouves pas les mots pour lui répondre, j'ai tellement honte de l'avoir inquiété pour... Rien.
_ Arrrgh Bella ! Réponds-moi !
_ Je... Je suis désolée Angie. Hier, je ne sais pas ce qui m'a pris j'ai tout raconté à Ed... Et là, alors que je croyais avoir épuisé toutes mes réserves, je me remets à pleurer. Ridicule. Pathétique.
_ … Oh. J'arrive ne bouges pas. TUT TUT TUT.
Je lâchais mon téléphone au dessus de ma table de chevet (qui se plaignit en un bruit étrange d'ailleurs) et m'enfonçais dans mes oreillers.
Dix minutes plus tard, la porte s'ouvrit, se referma et Angela arriva en trombe dans ma chambre. Elle s'arrêta net sur le pas de la porte en me voyant affalée sur mon lit et deux mots résonnaient dans ma tête en imaginant la vision qu'elle devait avoir. Ridicule. Pathétique.
Elle avança lentement vers moi (j'entendais ses pas sur le sol, trop honteuse pour relever la tête) comme si je risquais de l'attaquer à tout moment. J'aurais pu en rire, je suppose, dans d'autres circonstances...
Elle s'assit sur mon lit et me dit doucement :
_ Bella... Je … Je suis vraiment désolée de t'avoir harceler et de t'avoir parlé comme je l'ai fait. C'était égoïste et...
Quand elle commença à s'excuser, je me relevais pour la regarder et je fronçais les sourcils d'incompréhension, je l'interrompis alors brusquement :
_ Non ! C'est à moi de m'excuser Angie, je n'ai pas... Réaliser que tu t'inquièterais autant et... Et j'avais trop honte pour décrocher, voilà ce que j'aurai dû dire mais celle-ci refit surface et je n'ai pas pu terminer ma phrase.
Elle me prit dans ses bras et dit :
_ Tu veux... En parler ?
_ Je crois que... J'allais répondre « Non c'est gentil ça va passer » mais ce n'était certainement pas écrit à travers les larmes séchées sur mes joues et la tristesse qui apparut dans ses yeux me frappa...
_ S'il te plait Bella, parles-moi. J'ai l'impression que... Non je sais que tu es toujours là pour moi mais... J'ai l'impression que je ne fais rien pour te remercier... Elle dit les derniers mots en soufflant si bas que si la maison n'était pas aussi calme, je n'aurais probablement rien entendu. Et cela me fit mal au cœur qu'elle ait cette impression alors je répondis ce qui me semblait juste mais aussi et surtout ce que mon cœur endolori criait depuis qu'elle avait posé sa question.
_ Ouais... Je crois que... Je pense que j'en ai besoin...
…
…
Je passais donc une bonne partie de la matinée à tout raconter à Angela et à verser quelques larmes encore. Au moment où j'expliquais qu'Edward n'avait pas... répondu, qu'il n'avait pas osé me renvoyer sur Terre, quelques larmes s'échappèrent encore de mes yeux et je les effaçais rageusement. En relevant la tête tout de suite après, je vis quelque chose qui me fis me sentir plus pathétique encore, Angela essuya d'un revers de main ses joues et je m'arrêtais de parler.
_ Angie ?
_ C'est rien, c'est rien continues.
_ Sûre ? T'as vraiment les yeux tous rouges...
_ Ouais c'est rien, la fatigue. Fit-elle avec un petit sourire crispé en hochant faiblement la tête.
_ Est-ce que... Est-ce que quelque chose ne va pas ? Tu t'es disputée avec Ben ? J'suis désolée, c'est par là que j'aurais dû commencer au lieu de...
Ridicule. Pathétique. Ma meilleure amie n'allait pas bien, elle était chez moi depuis plus d'une heure et demie et je ne m'en étais même pas rendu compte, moi tout ce à quoi je pensais c'était... lui. Ridicule. Pathétique.
_ Non non Bella, c'est moi qui suis désolée. J'aurais dû être là, tu n'aurais pas dû endurer ça toute seule. Je m'en veux, si je... Si j'avais su, je ne t'aurais pas agressé comme ça et...
Elle essuya encore une fois ses joues et je la pris dans mes bras sans prévenir,
_ Ne dis pas de bêtises ! Tu ne pouvais pas savoir et quand bien même tu l'aurais su, le monde ne s'arrêtera pas de tourner parce qu'Edward Cullen ne m'aime pas !
Au moment même où je prononçais ces paroles, je réalisais à quel point elles étaient vraies, ce n'était quand même pas la fin du monde.
_ Qui est censée consoler l'autre là ? Dit Angela en riant un peu. Je me détachais d'elle et rit quelques instants.
Elle me demanda ensuite de reprendre mon récit et c'est en essayant de garder une phrase en tête que je le fis « Ce n'est pas la fin du monde ! ».
A la fin de mon « histoire », Angela était étonnée et aussi un peu en colère ce qui me surpris.
_ Je ne comprends pas comment il a pu te faire ça, c'est tellement... Tellement immature ! C'est immature, lâche et affreux. Quand je pense qu'il en a parlé à Jacob, j'en reviens pas !
_ Moi aussi j'ai du mal avec ça mais depuis que tu es là, je relativise... Enfin j'essaye. Et... J'veux dire, je sais pas comment j'aurais réagi à sa place, pas comme lui, j'en suis à peu près certaine mais Jake... C'est son meilleur ami, si ça avait été l'inverse – dis-je en faisant une grimace, « l'inverse » me paraissait tellement absurde à l'heure actuelle – je ne sais pas si j'aurais pu garder ça pour moi...
_ Bella, je te connais, tu l'aurais fait mais là n'est PAS le sujet. Insista-t-elle en appuyant bien sur le « pas ». Ce qu'il a fait, c'est... ça m'écœure, il n'y a pas d'autres mots ! Et je ne comprends pas que tu essayes de lui trouver des excuses ! Il ne le mérite même pas !
_ Je ne lui cherches pas des excuses mais … Ni toi, ni moi, ni personne ne peut le forcer à m'aimer et je ne vais pas me mettre à l'insulter sous ce prétexte.
_ Celui-ci non, je suis d'accord. Mais Bella, il n'était pas obligé de réagir comme il l'a fait. Étant donnée votre amitié, on pourrait au moins s'attendre à ce qu'il te réponde ! Et quoique tu en dises, il n'aurait pas dû en parler à Jacob ! Ou au moins aurait-il pu avoir la présence d'esprit de le supplier de ne rien dire ! Vue l'heure à laquelle Jacob t'a envoyé le message, il n'a même pas dû essayer de l'en empêcher ! Tout ce que je vois moi, c'est que parmi toutes les choses qu'il aurait pu faire et toutes les choses qu'il y avait à faire, il a choisi la facilité. Et c'est lâche !
Au bout de sa tirade, je relevais les yeux vers elle, honteuse et le moins que l'on puisse dire c'est qu'Angela Weber faisait définitivement partie de cette infime portion des gens que l'on appelait « les gens bien ». Elle était de ces amies sur qui l'on peut clairement compter. Je venais de passer deux heures à lui casser les oreilles avec mes histoires et elle était plus énervée que moi. Le pire étant sans doute – non le meilleur en fait – que malgré sa colère apparente, pas une fois elle n'avait eu un mot déplacé envers Edward.
Après cet « épisode », je décidais de changer de sujet, pour l'instant, et me levais pour ouvrir les volets et laisser entrer un peu d'air frais dans la pièce. Je lui parlais au même moment de l'appel de ma mère ce matin et jusqu'à midi à peu près, nous parlions de tout et de rien. De tout sauf d'Edward.
Nous allâmes faire à manger et l'après-midi se déroula dans la même ambiance. Je lui étais tellement reconnaissante d'être seulement elle-même, une autre n'aurait pas comprit. Une autre n'aurait cessé de me parler de ça et de lui mais pas Angela, elle comprenait.
J'avais surpris quelques coups d'œil inquiets et elle s'appliquait soigneusement à éviter le sujet, ce qui me rappelait, d'une qu'Angela était une amie merveilleuse et de deux que quoique j'en dise, mon cœur semblait se fissurer un peu plus à chaque fois que j'y pensais.
Vers les coups de quatre heures dans l'après-midi, Angela me surpris en me demandant :
_ Tu as répondu à Jake ?
_ Euhm non, pourquoi ?
_ Je peux le faire ?
_ Oui, bien sûr... Tiens. Dis-je en lui tendant mon téléphone.
Comment tu sais ça toi ?
B.
Elle me demanda confirmation avant de l'envoyer et je hochais la tête positivement. Il répondit immédiatement.
Le visage d'Angela s'était décomposé et j'attrapais le téléphone pour regarder sa réponse.
Bonjour à toi aussi, je vais bien merci de demander !
A ton avis comment je le sais ? ;-)
Je haussais les épaules et Angie me pris le téléphone des mains et le jeta sur le canapé en soufflant d'agacement.
Elle se leva alors brusquement, prit sa veste et me regarda dans les yeux d'un air déterminé :
_ Je rentres Bell's, je t'appelles dès que j'arrive.
_ Qu'est-ce qui t'arrive, Angie, un problème ?
_ Rien. Je crois qu'une conversation s'impose entre Mr. Cullen et moi... Je t'appelles, bises B. !
Hein ? Une conv... Oh.
Je me dépêchais d'aller à la fenêtre mais le temps que j'arrive, j'eus juste le temps de voir Angela démarrer.
Je me précipitais alors dans ma chambre pour allumer mon ordinateur. Bien sûr, il avait choisi ce jour-là pour faire des mises à jour et une fois qu'il eut fini, je me connectais tout de suite sur mon compte de messagerie instantanée et vis qu'Angela était connectée et Edward aussi... Je me mis hors ligne immédiatement, n'ayant aucune envie de lui parler... Ridicule. Pathétique.
Angela m'écrit un message :
Angie dit : Tu es là Bell's ?
Bella dit : Oui. Tu es en train de parler à Edward ?
Angie dit : Oui.
Bella dit : Qu'est-ce que tu lui as dit ?
Angie dit : Je lui ai demandé si c'était éventuellement possible qu'il se taise à l'avenir et Monsieur Edward a répondu qu'il ferait attention. Non mais tu te rends compte ? Pas même un « désolé j'espère que Bella va bien » ou un « ça m'as échappé avec Jake, je ne voulais pas... » ! Non rien !
Bella dit : C'est pas grave Angie, laisse-le.
Angie dit : Non, ça ne se passera pas comme ça. Bella, est-ce que tu veux que je lui demandes pourquoi il n'a pas répondu ?
Bella dit : Euhm... Angie, j'suis pas sûre... Si tu te mêles de ça, il va t'en vouloir...
Angie dit : Bella, ce qui m'importe c'est toi, si ça peut t'aider, qu'importe que ça le froisse, je le lui demande... Ce n'est pas comme si lui et moi étions les meilleurs amis du monde depuis plus de vingt ans...
Bella dit : T'as pas encore vingt ans Ang', c'est peut-être pour ça... Hahaha !
Angie dit : LOL ! Au moins je te fais rire, c'est le principal !
Angie dit : Alors ? Je peux lui demander ?
Bella dit : Oui. Mais ne va pas trop loin, pas besoin de vous prendre le bec pour ça... D'accord ?
Angie dit : D'accord. Je te tiens au courant Bellsy !
J'attendis quelques instants en me rongeant les ongles, j'étais un peu anxieuse de la conversation que devaient avoir Angela et... Edward.
Elle me répondit alors :
Angie dit : J'suis désolée Bella. C'était pas une bonne idée.
Bella dit : Qu'est-ce qu'il t'a dit Ang' ?
Angie dit : Il a … Il m'as dit « Que veux tu que j'te dise Angela ? Je ne savais pas quoi répondre voilà la vérité ». Je suis vraiment désolée. Je ne sais pas ce qui lui prend je ne le reconnais pas.
Bella dit : C'est pas grave Angie, j'ai la réponse et la confirmation que je voulais. J'te laisse. A plus.
Après cette phrase écrite à la va-vite, je me déconnectais, fermais mon ordinateur et m'allongeais sur mon lit pour, j'en avais l'impression, la dixième fois de la journée.
Mon téléphone sonna, c'était Angela :
_ Bella chérie... Est-ce que... Enfin, je peux faire quelque chose ?
_ C'est gentil Angie mais ça va aller je crois, je vais m'en remettre... Dis-je en reniflant disgracieusement.
_ D'accord, si tu as... si tu veux que je viennes, tu n'as qu'un mot à dire et je suis là dans les 5 minutes...
_ Ça va aller Ang', je vais... Je vais faire ma valise tiens !
_ Bon, je te laisse alors. Mais je te rappelles dans une demie heure, ok ?
_ Oui, maman Angie !
Angela raccrocha et je décidais après deux minutes de réflexion de vraiment me lever pour faire ma valise. D'une parce que je ne voulais pas avoir à mentir à Angie quand elle me demanderait si j'avais fait ma valise, de deux parce que je devais vraiment faire ma valise et de trois parce que ça m'occuperait l'esprit.
Une demi heure plus tard exactement, le téléphone sonna. J'étais en train de chercher mon maillot de bain depuis cinq bonnes minutes et j'avais retourné deux de mes trois tiroirs quand la sonnerie de mon téléphone portable me fit sursauter. Je me levais péniblement en essayant de calmer les battements de mon pauvre cœur et décrochais avant de me prendre le pied droit dans quelque chose et je tombais au sol de tout mon long.
_ Aïe !
_ Bella ? Est-ce que ça va ?
_ Aïe, aïe, aïe ! Oui … Ang' … Je vais bien. Dis-je en me mettant debout. Une fois sur mes deux pieds je baissais les yeux avec pour objectif de carboniser la chose qui m'avait fait tomber et là, magie... Mon maillot de bain. J'étais tellement occupée à me maudire que je n'entendis pas Angela me parler et elle dû m'appeler deux fois pour que je m'en rende compte...
_ Bella ! Bella !
_ Ou... Oui, Angie je …
_ Tu n'as pas écouté ce que je disais... Mais c'est pas grave, j'ai l'habitude ! Je disais donc, que s'est-il passé, tu es encore tombée dans les escaliers ? Dit-elle avec un sourire dans la voix.
_ Non ! Assénais-je de mauvaise foi. Dans ma chambre. Soufflais-je et j'espérais un peu qu'elle n'entende pas... Mais évidemment ce n'était pas le cas et j'entendis un petit rire discret à l'autre bout du téléphone.
_ Tu as fini ta valise ? Demanda-t-elle après quelques instants.
_ Eh bien si on considère que je viens de trébucher sur mon maillot de bain que je cherchais depuis cinq minutes alors oui je l'ai fini... Répondis-je en souriant.
Angela rigola un peu et moi avec, j'avais l'impression que je n'avais pas rit depuis longtemps et ça me fis du bien.
Nous parlâmes quelques minutes au téléphone, elle me raconta que Ben s'était inquiété de n'avoir pas eu de nouvelles d'Angela, cette dernière étant occupée à essayer d'avoir de mes nouvelles... Je me sentais un peu coupable d'avoir tant semé la zizanie mais elle me rassura en affirmant « qu'une femme doit se faire désirer de temps en temps » en prenant un ton hautain et l'accent d'une bourgeoise anglaise. Nous rigolâmes alors encore un peu quand la mère d'Angela lui demanda de doucher ses petits frères avant le dîner et celle-ci me rappela qu'elle passerait me voir demain matin avant que je partes pour l'aéroport. Nous fixâmes donc une heure et je raccrochais pour aller faire à manger pour Charlie après avoir rangé le bazar qui régnait dans ma chambre et bouclé ma valise.
Le dîner se passa tranquillement et après avoir fait la vaisselle, j'allais me coucher directement avec pour raison officielle mon réveil du lendemain et pour raison officieuse, mon absence totale d'envie de parler à qui que ce soit qui pourrait enfoncer le couteau dans la plaie.
Le lendemain, je me réveillais en souriant, j'étais bien reposée et pour une fois, je sentais quelques rayons de soleil passer à travers ma fenêtre et se poser délicatement sur mon bras dénudé.
Mon sourire retomba bien vite cependant en me rendant compte que cette sensation ne m'était pas familière et pour cause, il n'y avait pratiquement plus un matin où je me réveillais en maudissant ma soirée de la veille.
Je décidais que ce n'était pas une bonne chose à faire dès le réveil que de repenser à ça alors je me levais et descendais voir mon père. Je déjeunais avec lui puis j'allais prendre ma douche, m'habiller et Angela arriva pour me dire au revoir.
Je restais avec elle un quart d'heure, à papoter encore de tout et de rien sauf d'Edward, bien entendu, et déjà, mon père m'appelait pour m'emmener à l'aéroport.
Deux heures plus tard, j'étais assise dans l'avion qui venait d'entamer son vol vers Jacksonville. J'avais eu ma mère au téléphone cinq minutes à peine avant de monter dans l'avion, elle était inquiète parce que je ne l'avais pas appeler. Je lui répondis alors en souriant que c'était elle qui avait dit qu'elle m'appellerait et non l'inverse et elle éclata de rire en disant qu'elle me verrait à ma sortie de l'avion.
C'est donc avec un sourire franc que je me dirigeais vers la femme qui agitait ses bras devant moi et vers l'homme qui lui souriait amoureusement en haussant les sourcils l'air de dire « tu crois qu'elle ne t'a pas reconnu ? ».
_ Mon bébé ! Cria ma mère
_ Doucement maman, tout le monde nous regarde !
_ Je m'en contrefiche, ça fait trop longtemps que je ne t'ai pas vu ! Tu ne veux pas rester ici ? Ce serait mieux pour toi, je pense !
Elle me prit dans ses bras et quand elle prononça cette phrase, je me reculais, je haussais les sourcils souhaitant connaître ses raisons qui comme d'habitude étaient à des kilomètres de ce qu'une mère « normale » aurait répondu.
_ Hun hun, il y a plein de beaux garçons ! De jolis surfeurs ou des capitaines d'équipe de sport, tu n'as qu'à faire ton choix, basketball, baseball ou encore football. Mon cœur se serra à la pensée d'un autre capitaine de football que je connaissais... Quoique ces derniers soient un peu grands et costauds et... mais enfin tu as le choix ! J'avais envie de dire « Non maman, ils ne sont pas tous comme ça... ». Alors tu restes ? Finit-elle avec un grand sourire.
Je ris un peu, on aurait pu croire qu'elle m'aurait parlé des nombreux lycées prestigieux qu'offrait la Floride mais non... Phil vint à mon secours et je lui en était très reconnaissante :
_ Chérie, laisse-la tranquille un peu, elle n'a même pas encore ses valises !
_ Oh oui les valises ! Allons-y, je dois te montrer tellement de choses ! Ma mère était déjà partie en courant vers l'endroit où l'on récupérait ses bagages...
Phil et moi la rejoignîmes en marchant et celui-ci me demanda comment c'était passé mon voyage, si mon père allait bien etc... C'était à se demander lequel des deux était le plus âgé entre ma mère et lui. Mais ma mère était heureuse depuis qu'ils étaient ensemble et elle rayonnait de bonheur depuis qu'elle habitait avec lui ici.
Ma mère prit mes bagages et donna ma valise à Phil. Je n'avais pas eu besoin d'apporter beaucoup de choses, juste un petit sac à dos et ma valise. J'allais de toute façon passer la plupart de mon temps en short alors à quoi bon remplir ma valise ?
Le trajet jusqu'à la maison se déroula dans la joie et la bonne humeur et il contrastait parfaitement avec le trajet que j'avais fait avec mon père pour aller à l'aéroport. Ma mère programmait nos journées à voix haute en s'extasiant à chaque fois qu'elle se rappelait d'un « truc que l'on doit A-BSO-LU-MENT- faire », le tout était très drôle...
-.-.-.-.-
J'étais allongée sur mon transat et je profitais du soleil, ou plutôt de la chaleur étant donné que j'étais sous le parasol. J'étais là depuis dix jours et c'était... Reposant et énervant. Énervant parce que j'avais du temps. Beaucoup de temps. Et quand on a du temps, on réfléchit. Et réfléchir m'énervait en ce moment.
Je repensais à toute cette année, à tout ce que j'avais fait ou non. Et plus particulièrement à ma dernière semaine à Forks. Depuis que j'étais là, je me trouvais sans cesse des excuses pour ne pas y penser, c'était soit « trop tôt », soit « trop tard, il est l'heure de dormir », soit « pas le moment, je suis avec ma mère » ou alors « pas encore, je profites de la mer » mais je savais que je devais juste m'asseoir et y penser. Et c'était le moment.
Des choses que j'avais pensé très fortement me revinrent en mémoire et je m'en voulus immédiatement. C'était le soir après que... Après que j'ai tout raconté à Edward. Je cherchais absolument un coupable et je l'avais trouvé en Emily.
Quand j'y repense, je ne serais sûrement pas là en train de pleurer toutes les larmes de mon corps si je n'avais pas percuté Emily ce jour-là. C'est elle qui avait mis ce « peut-être » dans ma tête. Ou plutôt c'est elle qui m'avait fait avouer qu'il était là depuis le début. Angela avait bien essayé mais elle savait probablement que rien de bon n'en ressortirait ou que je n'étais pas prête et c'est ce qui en faisait ma meilleure amie. Mais je n'en voulais pas à Emily, elle avait eu raison et je n'avais aucunement le droit de lui en vouloir.
Une douleur atroce provenait de ma poitrine et je me rappelais instantanément pourquoi, malgré que je n'en aie pas le droit, j'en voulais tant à Emily. Pourquoi j'en voulais plus encore à Edward Cullen. Et surtout pourquoi je m'en voulais à moi d'en avoir après eux alors que la seule responsable n'était autre que moi-même. *
Bien sûr avec le recul je me rendais bien compte que c'était complètement et totalement ridicule. Et d'ailleurs je l'avais su dès le lendemain matin mais je me forçais à ne pas y penser jusqu'à maintenant. Et à ce moment-là, je me sentais une fois de plus ridicule, pathétique et égoïste.
Emily n'avait rien fait. Si ce n'est être enthousiaste et optimiste pour moi. Elle me disait toujours que même sans avoir vu Edward une seule fois, elle savait que c'était « écrit », que lui et moi allions « tellement bien ensemble » que ce n'était pas possible que ça soit « destiné à n'être que de l'amitié » et toutes sortes de formulations plus mielleuses les unes que les autres tout droit sorties d'un conte de fées.
Et moi bêtement, naïvement, je m'étais prise au jeu. J'y avais cru et je m'étais mise à m'imaginer dans un conte de fées.
Voilà la raison pour laquelle j'en voulais à Emily, parce qu'elle m'avait parlé toutes ces fois d'une chose que je n'espérais même pas et du jour au lendemain, non seulement je les espérais mais j'inventais de nouvelles façons d'y croire, de nouveaux aspects d'une relation qui n'existait pas.
Voilà la raison pour laquelle j'en voulais à Edward, parce que ses gestes, ses paroles, ses actes, m'avaient laissé espérer autre chose. Parce que du jour au lendemain, je me suis mise à voir en lui le prince charmant dont toutes les filles rêvent et que j'ai cru qu'il pouvait être mien.
Voilà la raison pour laquelle je m'en voulais désespérément, parce que j'avais tout imaginé du début à la fin, tout extrapolé. Parce que du jour au lendemain, j'avais tout fichu en l'air sur de simples et naïfs rêves d'enfant. Et parce que je leur en voulais terriblement alors que la seule fautive, c'était moi.
D'un coup, ma respiration se bloqua, mes yeux me picotaient, mes mains se crispèrent et j'avais froid. Je fermais les yeux, j'essayais de calmer ma respiration, je détendis mes mains et j'appuyais sur le bouton du parasol pour que celui-ci se repli et que les rayons du soleil puissent me réchauffer.
Au bout d'une dizaine de minutes, je me sentais mieux en un sens. Je respirais mieux, je pu rouvrir les yeux, mes mains étaient sagement posées de chaque côté de mon corps et j'avais chaud. Mais j'avais le sentiment étrange qu'un poids était tombé sur mon cœur. Comme si quelque chose venait de tomber du ciel et avait atterri directement sur ma poitrine.
J'essayais de me débarrasser de cette sensation mais rien à faire, après cinq minutes à essayer de respirer lentement, d'appuyer sur mon cœur et même de m'asseoir, je la ressentais toujours. Ce n'était pas très présent mais bien là et comme douloureusement posé sur mon cœur.
Je décidais néanmoins que cela passerait et n'ayant pas envie d'attraper un coup de soleil, je me levais et allais à l'intérieur.
Ma mère était dans la cuisine en train de se battre avec un ouvre-boite, je souriais un peu et allais l'aider. Je laissais la boite et l'ouvre-boite sur le plan de travail et décidais de faire un vrai repas. Elle me regarda bizarrement plusieurs fois, me demanda au bout de trois minutes et demi ce qui n'allait pas et après lui avoir affirmé « Rien de grave. Mais si je veux t'en parler je le ferais, ne t'en fais pas » elle ne posa pas d'autres questions mais continua quand même de parler.
-.-.-.-.-
Après un mois, je rentrais à Forks. J'avais passé de bonnes vacances avec ma mère et Phil mais mon père et Forks (aussi impensable que cela puisse paraître) me manquaient.
En rentrant, je vis Angela pratiquement tous les jours et nous rigolions beaucoup. Je me sentais encore mieux parce que je savais qu'Edward, Jacob, Emmett et Démétri étaient partis en vacances les deux premières semaines d'Août et Edward y allait ensuite avec sa famille.
Les deux premières semaines furent donc agréables, on allait souvent voir Alice et on s'amusait beaucoup toutes les trois. Comme un contrat signé implicitement, on ne parlait pas ou pratiquement pas d'Edward. Alice n'était au courant de rien, en tout cas je ne lui avais rien dit mais je me plaisais à croire qu'elle avait un sixième sens, parce qu'elle n'abordait pas le sujet...
-.-.-.-.
Nous étions la veille de la rentrée et j'étais en train de préparer mes affaires pour le lendemain quand mon téléphone sonna. J'allais le chercher en courant à moitié et décrochais après avoir jeté un coup d'œil au nom affiché : Emmett. Tiens, bizarre...
_ Allo ?
_ Bella, c'est Ed'... ça va ?
Je marquais un temps d'arrêt, j'entendais Emmett parler derrière Ed' et celui-ci lui dit de se taire. Je me repris alors et répondis le plus naturellement possible.
…
…
Trois minutes plus tard, je raccrochais après avoir entendu le « TUT, TUT, TUT» caractéristique. Mon cœur battait très fort, je n'arrivais plus à respirer correctement et mes larmes se mirent à couler sans que je ne m'en rende compte.
Un appel et j'oubliais toutes mes bonnes résolutions de l'été. Ridicule.
Trois paroles échangées et mon cœur ne se remettait pas de ses émotions. Pathétique.
Mes larmes ne cessaient de couler et ne s'arrêteraient pas de si tôt. Ridicule ET Pathétique.
* Chapitre 9
Tadaaaaam ! Alors alors alors ? A votre avis, que va dire Ed' à Bella ?
Comme d'habitude, je suis impatiente de connaître vos avis et j'espère que cette histoire vous plait toujours =X
Je voulais vous remercier en tout cas, ça m'étonnes à chaque fois de voir qu'il y a vraiment des gens qui lisent et qui aiment donc merci beaucoup !
Un merci tout particulier aux revieweurs / revieweuses : Ines ; Bella-lili-rosecullensister ; Kenza ; Frimousse30 ; Tigio Or Elise ; Mariefandetwilight ; Bellardtwilight et Yayalia !
Un grand merci aussi à Marine7659 et à Pyreneprincesse pour leurs mises en alertes et favoris !
J'attends vos avis et je vous dis à bientôt pour la suite et la réponse à la question : Mais de qui était le dernier POV du chapitre 10 ? Mais aussi celle sur l'appel d'Edward...
Bisous, bisous !
Portez-vous bien !
- Schplaaf.
