Hey ! Bonjour, Bonsoir à tous !

Et voici le Chapitre 10 de "Son monde à lui" ! Et je sais que vous étiez beaucoup à l'attendre ce chapitre ! Parce qu'il se passe quelque chose de précis ? Peut-être... Peut-être que si la fiction est passé en Rating M, ce n'est pas par hasard...
Au passage, s'il vous plait, ne me détestez pas...
Je tiens à dire que c'est la première fois que j'écris ce genre de scène. Soyez indulgents sivouplai...

Par rapport au chapitre précédent... Je tiens pas à spoiler quelque chose mais... demandez-vous si ce que fait la maman d'Aomine est juste...

Merci à Sazawen, Sei4, Cookiiie, Shirayuki Yukine, Virtual Hug, JinkaOtakuPokefan, Aomine Daiki-chan, FloKNBfics, Mira2a, Oohfemmeluxieuse et KuroKero pour leur review !
Merci à ceux qui mettent en favoris ou follow cette histoire !
Merci aux lecteurs fantômes, qui passent par là !
Merci à ma beta, toujours présente pour me soutenir dans ce projet !

Bonne lecture !


~ CHAPITRE 10 ~


- … Et vous ne faites pas de bêtises, hein ?! Je ne veux pas retrouver la maison en ruine !

- Pas de soucis 'man, t'inquiète pas !

- A plus tard les garçons…

Ryouta et moi sommes dans l'entrée, à faire coucou à ma mère comme deux débiles. Elle referme la porte derrière elle. On se regarde en souriant avant de foncer sur le canapé. LIBERTÉ !

Je me suis assis contre l'accoudoir du canapé, tandis que Ryou s'est blotti contre moi, à moitié allongé entre mes jambes.

Après être allés chercher Ryouta, nous sommes directement rentrés à la maison. Pendant que ma mère faisait à manger, j'ai fait visiter mon humble demeure à Ryouta. Il était fasciné quand il est entré dans ma chambre. Par la déco ou par le bordel ? Aucune idée. Dans tous les cas, il a moins de chance de se perdre chez moi que chez lui.

Nous sommes ensuite passés tous les trois à table, avant que ma mère ne parte au travail. L'ambiance à table était… étrange, presque pesante. Ryouta n'a pas été très à l'aise. Je le comprends, déjà, il est dans un environnement qu'il ne connaît pas, avec des habitudes et des moeurs qu'il ne connaît pas et avec ma mère. Ça faisait beaucoup.

Là, je sens que seul avec moi dans le canapé, ça va beaucoup mieux. Bordel, qu'est-ce que ça fait du bien ! Ma mère avait raison quand elle disait qu'un couple a besoin d'intimité.

Rien n'est prévu pour aujourd'hui. Juste se détendre tous les deux. Y'a rien à faire, ma mère a laissé de la bouffe pour ce soir, donc même ça, je n'ai pas à m'en occuper.

Je sens Ryouta se blottir plus confortablement contre moi. Il se met limite en boule contre mon torse et tape le rythme de mon coeur sur ma poitrine. Je crois que ça le détend. J'ai juste… pas envie de bouger. Je pourrais m'endormir comme ça...

Sauf que je sens que Ryouta va finir par s'ennuyer si on ne fait rien.

- Ça te dit de regarder un film Ryou ?

- Quoi ?

- Je sais pas, on peut aller voir dans ma chambre ce que j'ai ?

- D'accord, d'accord !

On se lève, puis on se dirige vers ma chambre. Je vais voir dans ma pile de films ce qu'on pourrait regarder, qui ne soit pas trop gore, sans trop d'actions, quelque chose de simple et sympa pour ne pas effrayer Ryou. Il se place derrière moi pour regarder les pochettes de films, mais se désintéresse vite de ça. À la place, il décide de se placer en plein milieu de ma chambre, de relever ses manches et de… Attends…

- Qu'est-ce que tu fais Ryou ?

- Ranger ! - dit-il en ramassant les affaires sales que j'ai laissé par terre.

Je le regarde ahuri. Il veut quand même pas entièrement ranger ma chambre ? Non parce que là, on en a pour toute la fin de l'après-midi ! Il fait un tas de linge sale dans un coin de la chambre, puis commence à remettre en place ce qui se trouve sur mon étagère.

- Pourquoi tu fais ça ?

- C'est sale !

Au moins, c'est clair. Bon, bah, puisqu'on y est… Je repose les Dvds en pile et commence à m'attaquer à ce qui devrait être mon bureau. Au bout de quelques minutes, et après avoir retrouvé plusieurs de mes affaires, que je croyais perdues à tout jamais, je me tourne vers Ryouta. Il a un livre entre les mains (j'ai ça moi ?) et me demande où ça se range. Je le rejoins au niveau de mon étagère où nous finissons de ranger à deux. Il me demande de temps à autre où se range telle ou telle babiole. Il décide ensuite de s'attaquer à mon armoire remplie de fringues pliées n'importe comment. Ce qui m'étonne le plus je pense, c'est de le voir vider l'établi pour tout replier et tout re-ranger par catégorie. J'y crois pas, mon copain est maniaque ! Et il range mieux que moi… Si à chaque fois qu'il vient, on range ma chambre, ma mère va l'inviter plus souvent ! Qu'on vienne me dire qu'il n'est pas autonome ! Il range mieux que moi et plie mon linge ! Je crois qu'il m'étonnera toujours…

- C'est quoi ça ?

Il me montre un magazine que je planque dans mon armoire. Magazine que je n'ai plus ouvert depuis des mois maintenant… Alors euh… comment dire ?!

- Euh… C'est un magazine, avec des filles… Euh… En petite tenue ?

- Pourquoi ?

Alors ça… C'est une bonne question !

- Parce que je trouvais ça jolie ? -Dis-je complètement hésitant.

-Je suis pas une fille moi. Donc je suis pas jolie ?

Je le regarde. Putain, il est juste magnifique avec sa petite moue adorable. Il ne me lâche pas du regard, avec ses deux grands yeux dorés. Je l'observe de haut en bas avant de lui répondre le plus sincèrement du monde...

- Nan Ryou, toi t'es beau. C'est mieux. De toute façon, je ne regarde plus ces trucs là depuis que je te connais.

Il me sourit et pousse mes affaires pour remettre le magazine avec ses confrères. Je pense que je vais les jeter de toute façon, je m'en fous, j'en ai plus besoin. Si Satsu savait que quelqu'un était parvenu à me détourner de mes magazines et que je m'apprêtais à les jeter… Elle n'y croirait pas.

Nous continuons notre petite expédition et notre rangement. Quelque temps plus tard, je ne sais pas combien de temps on a mis avant de finir notre séance ménage de printemps, je vois Ryouta se diriger vers la fenêtre, l'ouvrir et se tourner vers moi, les deux poings sur les hanches, très fièr de lui. Je m'approche de lui et ouvre les bras pour qu'il vienne s'y réfugier. C'est pas que c'était chiant, mais c'était crevant comme activité, et au final, c'était du temps en moins pour prendre soin de Ryouta. Je le serre plus fort dans mes bras et hume l'odeur de ses cheveux. Au moins ça m'a permis de retrouver pas mal de mes affaires et de faire du tris. Je lui embrasse la tempe avant de lui proposer de regarder ce fameux film.

On le choisit ensemble, puis nous nous réinstallons sur le canapé avant de lancer le lecteur. Est-ce qu'on l'a vraiment regardé ? Non. À vrai dire, on a passé plus de temps à se faire des papouilles qu'autre chose. S'embrasser un peu. Se câliner, beaucoup. Pourquoi tous les jours ne peuvent pas être comme ça ?

À la fin du générique, je lève les yeux pour regarder l'heure. Ah ouais. 19h15. Je n'aurais pas vu la journée passée. Je propose à Ryouta de manger maintenant. On réchauffe ce que ma mère a fait, puis on se réinstalle dans le canapé. À bas les bonnes manières, je profite !

Ryouta est trop mignon. Par moment, il s'arrête de manger pour frotter son nez contre mon épaule. Au début, je pensais qu'il se mouchait dans mon tee-shirt, mais non, c'est juste une marque d'affection.

Après s'être bien remplis la panse, nous nous sommes décidés à aller nous laver. Une fois devant la salle de bain, Ryouta me regarde étrangement.

- Pas de bain ?

- Non, j'en ai pas, j'ai qu'une douche chez moi…

- Ça va aller sur ma tête…

Ah oui, c'est vrai. Il n'aime pas avoir la tête sous l'eau. Bah là, je n'ai pas forcément de solution…

- Comment tu fais dans ces cas là Ryou ?

- Tu viens avec moi ?!

Il me dit ça avec un grand sourire innocent, sûr que je ne vais pas refuser. Et effectivement, je ne vais pas lui refuser. J'acquiesce à sa demande en lui faisant un sourire en coin. Non, je n'ai pas d'idées perverses. Enfin si, mais je ne compte rien faire. Je pense… Puis j'en sais rien, on verra bien. Mais, j'aime me dire que je vais être à poil avec Ryouta sous une bonne douche chaude. Je ne sais pas du tout comment lui va réagir, j'espère ne rien faire de déplacer… Mais le connaissant, c'est lui qui va me gêner, pas l'inverse…

- Tu peux te déshabiller tout seul ?

- Hum !

- Alors c'est parti…

Je commence par enlever mon tee-shirt que je jette dans le panier à linge sans vraiment y faire attention. Tiens, d'habitude quand je fais ça, Ryou m'applaudit. Je me tourne vers lui et vois qu'il me fixe. Enfin il regarde plutôt mon torse. Mais bien, genre, il ne cligne pas des yeux. Ce qu'il voit lui plaît ? Ou pas du tout ? J'ai plus l'impression que c'est la première solution… En tout cas, il bugue complètement. Ça lui arrive de temps en temps de complètement se déconnecter de la réalité, sans vraiment s'en rendre compte. D'habitude, c'est sur un élément du paysage, un objet… Mais là, il bugue sur mon corps et c'est plutôt plaisant…

- Qu'est-ce qu'il y a Ryou ?

Il sursaute. Il reprend conscience, puis me fait un de ses larges sourire, en cachant ses mains dans son dos.

- T'es beau ! - me dit-il tout innocemment.

Je rougis un peu. Je suis sûr que ça ne se voit pas. Et bah, il sait comment flatter mon ego celui-là… Je ne vais pas lui faire le coup de "tu veux toucher ?..." Faut pas abuser non plus…

- Toi aussi Ryou… Mais il va falloir que tu commences à te déshabiller, sinon je vais à la douche sans toi…

A mes mots, je le vois s'affoler et commencer à retirer son haut. Il tient vraiment à ce qu'on la prenne ensemble apparemment ! Je commence à déboucler ma ceinture en riant doucement de mes pensées. Une fois entièrement nu, je me tourne vers Ryouta pour voir où il en est. Bon, il a fini aussi. On est comme deux cons face à face, à se bouffer du regard en regardant le corps de l'autre. Ou ce n'est peut-être que moi ? Bref.

Ryou a fini par bouger et se rapprocher de moi. Il se colle à moi et me fait un câlin. Ça pourrait être gênant comme situation. Non, je ne rougis pas. Je ne perds pas de temps avant de refermer mes bras sur lui et répondre à son étreinte. Il a la peau super douce… comment un mec peut être aussi doux ?

Je sens son nez se frotter doucement à ma gorge. Dans les films, les personnages ne peuvent pas rester deux secondes comme ça sans partir en vrille. Pour nous, je sens que ce n'est pas le moment. C'est juste une première rencontre entre nos corps. Il n'y a rien de sexuel, on prend juste le temps de voir à quoi ressemble l'autre. Et ce que j'ai sous le yeux me plaît beaucoup…

Je le sens frissonner contre moi…on va devoir se séparer avant de choper la crève.

- On va prendre la douche Ryou ? Faut pas tomber malade…

- Hum…

Il se détache de moi et attend que je bouge. Je secoue la tête et pose une main en bas de son dos pour l'inciter à entrer dans la cabine. Putain, mais ce cul !... Okey, là je m'égare. J'entre à mon tour… je m'étais jamais rendu compte que la douche était si petite. En même temps, ce n'est pas forcément fait pour y être à deux !

Je baisse le pommeau pour que l'eau n'aille pas plus haut que nos épaules puis allume le jet. Je sens Ryou se détendre au contact de l'eau chaude sur son dos… Il est trop mignon !

Je me rapproche de lui pour pouvoir me mouiller également, puis je sens ses doigts venir caresser mon torse. Il a l'air envoûté par ce qu'il fait. Je ne réagis pas, je le laisse faire. De la buée commence à se former, rendant la scène plus intime encore. Quand il finit par relever ses yeux vers les miens, c'est pour me demander une chose à laquelle je ne m'attendais pas…

- Peut faire ?

- Quoi ?

- Te laver ?!

Je souris et échange nos places pour pouvoir entièrement me mouiller. Je donne ensuite le gel douche à Ryou qui l'ouvre et s'en met sur les mains.

- Je peux le faire aussi ? Sur toi ?

- Hum ! Doucement !

J'ai compris le message. Il ne faut pas que je me chauffe. Je sens ses deux paumes couvertes de gel douche parcourir mon torse. J'ai l'impression qu'il me masse et en même temps, qu'il me caresse. Il ne laisse pas un millimètre de peau sans savon. C'est fascinant et super agréable de le voir faire. Je mets également du produit dans ma main et commence par ses épaules et ses bras. Je passe ensuite dans son dos, tandis qu'il passe ses mains sur mes flancs. D'habitude, je suis chatouilleux à cet endroit. Pourtant, quand c'est Ryou qui le fait, ça me fait plutôt frissonner.

Une fois que lui et moi avons fini d'explorer tout le haut de nos corps, je ne sais plus trop quoi faire. Je le regarde en attendant la suite, ne voulant pas trop le brusquer. Il remet du savon sur ses mains et commence à se baisser pour me frotter les jambes… Okey, là ça devient gênant. Je ne préfère même pas regarder ce qu'il fait. Je lève les yeux vers le plafond en essayant d'oublier que Ryouta est très proche de mon entrejambe. Il a l'air de s'en foutre carrément et de prendre plaisir à me tripoter. Bon, moi aussi j'y prends plaisir, mais bon… Il ne faut pas le dire.

Je sens son toucher remonter un peu plus et… Attends… il vient de me toucher la bite là ?! Ah bah non, je n'ai pas rêvé, il est en train de me laver ...Là. C'était rapide, mais je ne l'ai pas inventé !

- Tourne !

Je fais ce qu'il me dit sans vraiment l'écouter. J'agis plus par automatisme. Bordel, il m'a tripoté la queue… Mais, je devrais être content, mais je suis plus choqué qu'autre chose ! Et bah… quand il dit qu'il profite, il profite, il se fait pas chier ! … J'ai le droit de faire pareil ?!

Mais il me pelote le cul maintenant ! Je finis par rire tout seul.

- Qu'est qui y a ?

- Non rien… J'adore, tu es sans gêne !

- … J'ai fait mal ?

- Non, tu n'as rien fait de mal… mais je ne m'attendais pas à ce que tu me touches comme ça !

- Bah, à la douche, faut laver !- me dit-il comme une évidence.

-… C'est pas faux ! J'ai le droit de te laver aussi ?

- Bah oui !

Je me retourne et l'embrasse rapidement avant de reprendre du gel douche dans ma main. Je l'imite, en me baissant pour lui frotter les jambes… Bon, j'avoue que je me dépêche un peu pour arriver… plus haut. Une fois devant sa masculinité, je fais comme lui, vite fait, bien fait. Je sais qu'il est plus sensible au toucher que moi, donc on va éviter de l'exciter pour rien.

- Tu te tournes ?

- D'accord, d'accord !

Et là, j'ai le Saint Graal devant moi. Je n'ai jamais vu un aussi beau cul. Je ne tarde pas trop avant d'aller y poser mes mains. C'est bon, je peux mourir tranquille… J'en profite un max, j'avoue. J'en profite d'ailleurs peut-être un peu trop, parce que Ryouta a l'air de se poser des questions…

- Tu fais quoi ?

- … Je te lave…

-Hum...

Bon ok, je crois qu'il me suspecte. A plus tard petites fesses…

Je prends le pommeau et nous rince, avant de passer aux cheveux. Comme quand on était chez lui, je lui passe l'eau sur la tête avant de laver et rincer. C'est moins cool que le corps, mais c'est important aussi. Je l'entends fredonner une chanson pendant que je fais mon affaire, sur lui et sur moi ensuite.

C'est agréable de l'écouter. Il ne chante pas vraiment, mais je suis sûr qu'il a une très jolie voix. Bientôt, il me dira que c'est un pro du karaoké !

Une fois fini, je sors de la douche pour aller chercher les serviettes. Je passe la sienne à Ryou qui s'enroule dedans comme un gosse. Je me sèche, puis mets mon pyjama. Comme les gens normaux quoi. Sauf Ryouta qui lui n'a pas bougé, le corps collé au radiateur de la pièce. Je souris et m'approche de lui pour l'inciter à se sécher. Je vais pas tout lui faire non plus, surtout que je sais qu'il sait le faire! Une fois sec, il se dépêche de s'habiller à cause du froid.

On aurait pu dormir à poil. C'est vrai. Mais nous sommes des gens civilisés qui ne prévoient pas à l'avance s'il va se passer quelque chose ou non. J'aimerai bien… mon sexe me le confirme. Paye ta demi-molle mon gars. Oui, bon, ça va, je ne suis qu'un homme, et repenser calmement à ce qui vient de se passer dans la douche me fait de l'effet. Bref. On oublie.

Ryouta se met à courir pour sortir de la pièce et foncer vers ma chambre. C'est ma demi-molle qui lui a fait peur ? Je pense pas. Bah, non ça se voit pas. On va aller voir…

Ah non, il s'est juste jeté dans mon lit et enroulé dans le couette pour sniffer mes draps. Chacun son délire… Il me voit et tapote la place à côté de lui. Je vais fermer les volets avant de le rejoindre, et lui pique la couette pour nous recouvrir tous les deux. Je le sens plus que je ne le voit se coller contre moi, sa tête contre mon cou. Vous croyez que je peux le kidnapper pour qu'il soit toujours dans mon lit ?

Je me mets face à lui pour rapprocher encore plus nos corps. Ouais, là c'est bien. Je sens sa respiration contre ma peau, et ses doigts caresser tout ce qui passe. J'ai envie de tenter quelque chose, mais je ne veux pas qu'il prenne peur. Parler casserait toute l'ambiance, je pense. Tant pis, on improvise.

Je cherche ses lèvres dans le noir. J'y pose une première fois ma bouche comme pour avoir son consentement, et le sentant sourire contre mes lèvres, je me permets d'approfondir le baiser. Doucement, langoureusement. Nos bouches se cherchent, se décollent et se retrouvent. Nos respirations deviennent hachées, tandis que je passe une main sous le tee-shirt de Ryou pour lui caresser le dos. Ses doigts à lui sont perdus dans ma nuque et sur mon bras qui le touche, comme pour m'arrêter si je vais trop loin.
Nous nous séparons et j'essaye de capter son regard dans le noir. Je ne distingue que le contour de son corps. Je n'aurai pas ma réponse à travers ses yeux, mais avant de faire quoi que ce soit, j'ai besoin de son consentement.

- Ryou… Tu as envie ?

- Hum…

- Oui ou non Ryou…

- Oui.

Okey, j'ai ma réponse. Je commence à lui enlever son tee-shirt, pour avoir accès à plus de peau. Il fait de même pour le mien qui rejoint son confrère sur le sol. Nous restons en face l'un de l'autre, sur le côté, pour ne pas se brusquer et y aller doucement. Ca me permet également de garder un certain contrôle sur moi-même. On peut prendre notre temps, il n'y a rien qui nous en empêche.

Je reprends ses lèvres, nos corps se rapprochent et je sens quelque chose durcir contre ma cuisse. Au moins, je ne suis pas le seul dans cet état.

Ma bouche part explorer son cou et je sens sa respiration s'accélérer. Son odeur est enivrante et les attentions qu'il porte à mon torse m'excitent vraiment. Je passe mes mains partout où elles peuvent aller, toujours en m'appliquant à le faire de la paume de ma main. Je ne sais pas pourquoi, mais les mots du docteur Miano prennent vraiment de l'ampleur maintenant. Je caresse sa peau là où je peux, traçant des lignes dont seules mes mains connaissent la signification. Je le sens se raccrocher plus fort à moi quand je frôle l'un de ses bouts de chair. Je refais le même geste, pour voir s'il aime ou non. Et en vu des petits couinements qu'il pousse, je suppose qu'il apprécie. Je continue mon chemin dans son cou en laissant mes doigts le torturer. Au bout de quelques minutes, je me décide à changer de cible, et le laissant respirer, il reprend part aux caresses, sur mon corps. Je commence à lui enlever son pantalon tandis qu'il reproduit sur mon torse ce que je lui faisais. Des frissons se dessinent sur ma peau et je serre les dents, pour ne pas laisser un son gênant passé.

Nos gestes ne sont pas assurés, c'est assez maladroit. Mais on découvre, on se laisse guider par nos envies. Ni lui, ni moi n'allons nous juger.

Une fois son pantalon à terre, j'enlève le mien pour qu'on soit à égalité. Entièrement nu, il se recolle contre moi. Là, il n'y a plus aucun doute à avoir sur nos excitations respectives. Mes mains reprennent leur place sur ses fesses, dont je profite librement. Nos respirations sont saccadées, il arrive que nos sexes frôlent une partie du corps de l'autre. Nos lèvres se touchent tellement nos visages sont proches l'un de l'autre. Nous poussons tous les deux des soupirs aux caresses que l'on reçoit.
Ryouta pose sa main sur mon torse et je le sens descendre vers mon entrejambe. Merde… Je pourrais jouir rien qu'avec l'idée d'avoir la main de Ryouta sur mon sexe. Je ne dois pas perdre le contrôle…

Je le sens caresser mon bas-ventre avec de continuer son chemin. Oh… Mes soupirs deviennent plus bruyants, plus rauques. Il passe juste ses doigts sur ma verge, de haut en bas, mais je suis à deux doigts de me laisser aller. Je pose plus directement ma main sur le sexe de Ryouta avant de faire des allers-retours. Merde, c'est bon. Je vais complètement perdre les pédales s'il ne fait pas plus…

Je l'embrasse plus passionnément que précédemment en lui caressant la hanche en plus de son sexe. Il se dégage pour reprendre sa respiration et je l'entends gémir plus franchement quand j'accélère le rythme sur lui…

- Hum… Ah !... Dai-i-ki !

Je peux plus tenir. Je prends violemment possession de ses lèvres avant de le faire basculer sur le dos. Nos mains ont lâchés nos entrejambes dans la manœuvre. Au-dessus de lui, je colle nos bassins ensemble pour se faire rencontrer nos verges sans que nos lèvres ne se lâchent. Je lui écarte les jambes pour pouvoir me glisser entre elles et faciliter mes mouvements. Je sens qu'il a plus de mal à suivre le rythme de ma bouche, il se tend, mais ce n'est pas inquiétant.

- Da-i-ki ! Attends !

Je ne l'écoute pas vraiment, je commence à mouvoir mon bassin sur le sien, en frôlant ses hanches de mes doigts pour l'inciter à suivre le mouvement. Ryouta pose mes mains sur mon torse et y fait des pressions. Bordel, c'est trop bon…On a tellement fait traîner le moment que chaque friction est un délice. J'ai fermé les yeux depuis un bon moment pour profiter pleinement de mes mouvements. Là, je peux mourir en pa… AÏE ! C'est quoi ça ? J'arrête tous mouvements. Je viens de me prendre un coup de pied là, non ?

- STOP ! VEUX PLUS ! STOP !

Hein ?! Quoi ?! Il se passe quoi ?

Je me prends un second coup au niveau de la cuisse. Je ne comprends rien. Je relève les yeux vers Ryouta, qui est en train de pleurer…

QUOI ?!

- Pousse… Stop… Je veux plus…

Je fais ce qu'il me dit, précipitamment. J'essaye d'approcher ma main de lui, mais il me repousse. Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Je… On était bien là non ?

Il s'éloigne et se met dos à moi. Apparemment, j'étais le seul à être bien…

Je m'assois dans le lit et tire la couette pour recouvrir Ryouta. Il la serre contre lui, ne me laissant pas la possibilité de voir son visage.
Pourtant, je sais qu'il est en train de faire une crise. J'entends d'ici ses plaintes, je sens son corps complètement crispé et je devine en vu de ses gestes qu'il s'enfonce ses ongles dans ses bras. J'allume la lampe pour qu'il cesse de sursauter au moindre geste que je fais. Je le vois mordre son index et se frapper deux fois la tête. Ça faisait longtemps qu'il ne l'avait plus fait, et je m'en veux encore plus. C'est à cause de moi qu'il reprend ce TOC. Je n'essaye même pas de m'approcher pour le calmer, il faut qu'il le fasse tout seul. Je ne ferais qu'empirer la situation…

J'essaye de reprendre contenance. Qu'est-ce qui s'est passé ?

J'entends Ryouta renifler à côté de moi… Je ne sais pas ce que j'ai fait de mal. Mais ça ne lui a vraiment pas plu pour qu'il se mette dans cet état.

- Pardon Ryou… Je suis désolé. Explique moi, s'il te plait. J'ai fait quelque chose de mal, mais je ne sais pas quoi…

- Je veux pas… tu fais peur…

Mon coeur loupe un battement. Mais merde, qu'est-ce que j'ai fait ?! Ça faisait combien de temps qu'il essayait de me repousser ? Je suis trop con…

- Tu veux que je te laisse Ryou ? Je peux aller dormir dans le salon si tu veux…

- … Non… Mais je veux pas…

- Je te toucherai pas Ryouta… J'ai compris. Je suis désolé… Je voulais pas te faire peur, te faire du mal… Je suis vraiment désolé...

- Hum…

J'éteins ma lampe et m'allonge à ma place. J'attends de voir s'il va m'expliquer, ou s'approcher de moi… Mais non. Je reste allongé, à fixer le plafond dans la pièce plongée dans le noir. Je sens Ryouta bouger à côté de moi, et se calmer petit à petit. Sa respiration devient plus calme jusqu'à ce qu'il s'endorme. Il a quelque soubresauts dans son sommeil, comme s'il était toujours sur ses gardes.

Je ne sais pas combien de temps je reste là, sans bouger. Je me sens… Horrible. Je ne pensais pas que… Je ne savais pas… Je me suis rendu compte de rien. J'ai tout gâché...