Ah ! Mes lectrices adorées ! Enfin je vous retrouve ! J'en ai marre des examens, marre des examens ! Et en plus je ne suis pas pas la pendant les vacances donc... deux semaines sans rien écrire du tout vous avez le droit de me taper...

Bref, tout ça pour dire que viens de finir mon chapitre (il est minuit je sais) et qu'il restera surement pas mal de fautes... Soyez indulgentes please !

Merci à toutes celles qui m'ont laissé des reviews et bonne lecture !


Chapitre 11 : Quand la tempête gronde... ou : les histoires d'amour finissent mal en général mais, encore faut-il qu'elles commencent bien.

C'est un Sebastian souriant que les hôtes virent arriver. Vu le peu d'enthousiasme dont avait fait preuve le jeune homme tout le jour, tout le monde en fût étonné.

Aloïs : Eh bien, tu as l'air d'aller mieux que tout à l'heure. Que c'est-il passé ?

Sebastian : Rien !

Claude : Ton sourire te trahit.

Aghni : C'est un mauvais sourire. Le genre de sourire qu'il a après avoir piégé quelqu'un.

Sebastian : Aghni, tu me connais trop bien ! C'est vrai que j'ai remis une certaine blondasse à sa place et qu'est-ce que c'était bon...

Les hôtes sourirent sauf Ciel dont la tête c'était décomposée. Ils étaient maintenant chez Aloïs qui avait fait servir du champagne pour leur victoire. Cependant Ciel au bout d'un long moment posa la question qui lui brûlait les lèvres.

Ciel : Tu lui as dit quoi ?

Sebastian : Ah, tu as daigné me parler...

Ciel : Non c'est mon fantôme qui vient de te parler. Tu lui as dit quoi ?

Sebastian : Occupe-toi de tes fesses. J'ai le droit de dire ce que je veux à qui je veux. Surtout à ta cousine. Sinon, l'inceste, ça va ?

Ciel : Mes fesses vont très bien depuis que tu ne les touche plus et je crois qu'au niveau inceste tu me dépasses largement.

Sebastian : Bien entendu ! Claude, marions-nous et faisons plein d'enfants !

Claude : Seulement si c'est toi qui les porte.

Sebastian : Pas de soucis ! Mis à part qu'ils seront dégénérés, idiots et sûrement difformes, tout va bien !

Ciel : Tant qu'ils ne sont pas nymphomanes ou débiles...

Sebastian : Donc tu préfères avoir des enfants dégénérés et difformes plutôt que nymphomanes et débiles. C'est rassurant ! Heureusement qu'on t'as casé avec la blondasse sinon, je suis pas sur que tu aurais trouvé quelqu'un avec ce genre de points de vue.

Ciel : Mais ferme la ! Moi je connaîtrai une vie de famille épanouissante et toi, tu n'auras sûrement jamais de femmes ni d'enfants ! Pour la simple et bonne raison que tu es instable et homo !

Sebastian : Je préfère ça plutôt que de me marier à quelqu'un que je n'aime pas !

Ciel : Qui te dis que je ne l'aime pas ?

Ciel fit un sourire mauvais à Sebastian, qui prit par un excès de fureur jeta sa coupe et se leva d'un coup de son siège. Réagissant instinctivement, Claude vint se placer devant Ciel et Aghni ceintura son jumeau. Sebastian essaya de se débattre pendant quelques secondes puis finit par hurler sur Ciel.

Sebastian : Soit tu es un menteur, soit tu es un vrai connard ! Franchement tu n'as pas honte de dire des trucs pareil ? Va te faire foutre !

Aghni : Sebastian... Calme-toi.

Aghni le lâcha, et de sa main, caressa la joue de l'hôte aux yeux rouges. L'inquiétude se lisait dans son regard aussi, Sebastian cessa de crier et se calma tant bien que mal. Il rassura Aghni puis il sortit sur l'immense balcon du domaine Trancy. Ciel hésita mais finit par le rejoindre, rongé de remords.

Ciel : Sebastian...

Sebastian : Chut. Je ne veux même pas t'entendre parler. Rentre dans le manoir.

Ciel : Je t'en prie...

Sebastian : La ferme ! Tais-toi...

La voix de Sebastian se brisa. Il se sentait pathétique. Plus il essayait de s'éloigner de Ciel, plus il se rendait compte à quel point il était important. Accoudé à la barrière, il ne vit pas que le petit comte c'était rapproché de lui. Ciel serra le manteau de Sebastian. Il paniqua quand il ne sentit aucune réaction chez le beau ténébreux.

Sebastian : Vas-t-en... Ne m'oblige pas à te repousser...

Sebastian se retourna pour que Ciel s'éloigne de lui, mais lorsqu'il vit son visage empreint de remords et de tristesse, il ne pût s'y résoudre. Le petit comte serra la chemise de son Arme toujours en le regardant dans les yeux. Exprimant tout le mal être qu'il ressentait depuis quelques temps mais qu'il n'osait montrer.

N'y tenant plus Sebastian serra Ciel dans ses bras protecteurs. Le petit comte en aurait presque pleuré. Enfin, il sentait de nouveau son odeur et sa chaleur contre lui. Il s'éloigna un peu de son hôte préféré pour le regarder, puis voulut l'embrasser tendrement. Mais alors que leurs lèvres se touchaient tout juste Sebastian l'éloigna brusquement. Et pour la première fois, Ciel vit du dégoût dans le regard de son bel hôte.

Sebastian : Ce serait trop facile Ciel. Tu te comportes comme le dernier des connards puis tu reviens comme si il ne s'était rien passé ? Assume tes actes ! Et ne refais plus jamais ça !

Sur ces mots durs, il rentra dans le manoir. Ciel était brisé. Il se tint à la rambarde pour ne pas que ses jambes se dérobent. Sebastian venait de le repousser ? Lui qui cherchait toujours les contacts entre eux ? Était-il à se point dégoûté ? Ciel se sentait tellement mal que la crise d'asthme menaça de nouveau. Il s'obligea à respirer doucement puis rentra dans le manoir.

Aloïs : Tu l'as mis où le mec à interroger ?

Will : Ma famille est venue le chercher.

Ciel : Famille ?

Will : C'est un peu spécial disons. Les hommes qui ont les mêmes caractéristiques que moi, sont regroupés dans un immense complexe. On est tous des fonctionnaires travaillant pour l'État. Ce n'est pas vraiment une famille mais nous avons des points en communs.

Aloïs : Tu verrai leur quartiers tu hallucinerais, tous super sérieux, parlant seulement de travail, de vacances ou encore de prime. Tous avec des lunettes et habillés en costard à l'exception de Grell, bien entendu.

Ciel : Quoi ? Grell et Will font partis de la même organisation ?

Aloïs : Et oui ! Ce qui plaît moyennement à Grell. Le père de Will a déjà deux autres fils dans l'entreprise, ce n'est donc pas notre binoclard qui héritera du département que son père dirige.

Will : … Et il ne sais pas que c'est moi qui gère le club au niveau administratif. Il ne vaut mieux pas qu'il sache. Mais passons, pour en revenir au tireur, nous aurons plus d' informations demain.

Aloïs : Tant mieux. Tu n'auras plus qu'à faire le rapport et tout sera bientôt fini. Tu diras merci à ta cousine de nous avoir aidé Ciel.

Sebastian : Oh oui, un grand merci à elle. Je ne pourrai pas vivre sans cette blondasse.

Ciel : Épargnes-nous tes sarcasmes, elle m'a sauvé la vie quand tu étais parti !

Sebastian : Ciel toi et moi nous savons très bien la vérité sur cette affaire. Alors n'en dis pas plus.

Ciel : … Peut-être, mais elle nous a été utile.

Sebastian : Oui, oui, oui, elle a éclairé ma vie. Bon c'est pas le tout mais il est tard et franchement, je ne suis pas d'humeur à faire la fête. Plus maintenant.

Ciel : Il t'en faut peu.

Sebastian : Oui c'est vrai, tu m'as quitté pour une blondasse avec qui tu es fiancé, c'est pas grand chose ! Contrairement à toi j'ai des sentiments. Un jour tu me donneras la recette, pour être complètement insensible.

Ciel : Compte là-dessus.

Sebastian partit sans même adresser un seul regard à Ciel. Le comte sentait la culpabilité le ronger de nouveau et se mit à tousser assez violemment. Les hôtes tapotèrent son dos.

Soma : Ciel ! Ciel ! Ça va ?

Aloïs : On dirait qu'il est en train de s'arracher les poumons.

Ciel : Ça... Va...

Aghni : Sebastian dit la même chose...

Les hôtes arrêtèrent de taper Ciel dans le dos et se regardèrent tous un peu inquiet.

Ciel : Je vais bien... Je suis juste un peu fatigué. Je vais rentrer je pense.

Aloïs : Bon... je pense que vous devriez tous rentrer, la journée a été longue. Sauf toi Claude, j'ai à te parler. Et puis passe la nuit ici.

C: Yes your highness.

Tous les hôtes partir et Aloïs s'allongea sur le canapé, braquant ses yeux bleus sur Claude. Puis finalement, il prit la parole.

Aloïs : Claude... Je vais être direct. Pourquoi tu regardes Ciel ainsi ?

Claude : Je le regarde normalement.

Aloïs : Prends-moi pour un con ! Tu le regardes comme si... comme si il t'intéressait !

Claude : ... Je suis curieux c'est tout.

Alois : C'est tout ? C'est tout ? Tu me prends pour le dernier des imbéciles ! Je ne t'ai jamais vu regarder quelqu'un de cette façon ! Sauf moi ! Alors dis-moi la vérité, il t'intéresse ? Ne nie pas !

Claude : … Peu importe, je ne l'aurais jamais.

Aloïs : … Sors d'ici... Reviens plus tard... Je ne veux plus te voir avant les deux prochaines heures. Et n'oublie pas à qui tu appartiens.

Claude obéit. Aloïs attendit qu'il son départ pour éclater en sanglots. Cet homme allait le rendre fou, il allait vraiment finir par le tuer. « Yes your highness » ? Tu parles ! Des mots, des mots trompeurs ! Au moins avec Sebastian , il était sur d'avoir la vérité. Sebastian... C'était peut-être ça, la bonne idée. Puisque son amour de jumeau à lunettes s'amusait à faire les yeux doux à Ciel, lui irait prendre du bon temps avec Sebastian. En plus, il était vulnérable, c'était parfait pour lui. Il n 'était pas en état de lui refuser quoi que ce soit. Peut-être que l'hôte aux yeux rouges regretterait son geste mais ça, Aloïs s'en fichait. En plus, il rendrait Ciel fou de jalousie. C'était parfait.

Le noble blond passa des larmes au rire en quelques minutes.

Bipolaire ? Oui.

Jaloux ? Oh oui.

Méchant ? Et fier.

...

Aghni était sortit de la voiture et rentra dans le bar où il l'avait vu quelques instants auparavant. Lui et son prince s'inquiétaient tellement de son état. Ça faisait le troisième bar qu'il écumait, il avait déjà été se battre, vomir, coucher avec une inconnue puis vomir encore.

A bout de nerfs, les deux indiens avaient décider d'agir. Le servant de Soma, se frayait un chemin parmi la foule dense. Apparemment, cette fois, il avait choisi un bar dansant gay. Du moins, si il en jugeait par la main qui venait taper son derrière. Refrénant son envie d'encastrer tous ceux qui étaient là dans le mur, il continua à chercher sa cible.

Il ne mit pas longtemps à le trouver. Il était entouré de plusieurs hommes qui prenaient un malin plaisir à le toucher partout. Pas gêné le moins du monde, il embrassait chacun des hommes à pleine bouche, pour leur plus grand bonheur. Et tous ceux qui étaient là en réclamaient d'avantage, l'appelant par son prénom, défaisant sa chemise. Oui le jeune homme au milieu de la foule embrassait trop bien, il fallait qu'ils en aient plus. Et sans l'intervention d'Aghni qui le prit violemment par le bras et l'entraîna dehors, ils auraient eut satisfaction. Une fois dehors, le jeune hindou le détailla. Il avait du mal à croire que l'homme avec ces grandes cernes, ses yeux explosés, sa chemise à moitié défaite et complètement stone c'était vraiment Sebastian.

Quand ce dernier reconnu Aghni (il eut un peu de mal vu le nombre de substances plus ou moins légales qu'il avait prises) il baissa la tête comme un enfant pris en faute.

Aghni : Bravo à toi Sebastian. Tu as réussi à devenir délinquant en une seule nuit. Belle performance.

Sebastian : Non, je...

Aghni : Ne me dis pas que tu vas bien, c'est un mensonge. Et ça m'énerve. Tu es honnête d'habitude. Alors au lieu de prétendre que tout va bien, et de te foutre en l'air, suis-moi. Je te ramène chez Aloïs.

Sebastian : Yes my friend.

Aghni : Je ne sais pas ce que tu as pris, et je ne veux pas savoir, mais tu as l'air gravement atteint.

Sebastian : Mais non... Regardes, je suis bien là !

Aghni : Mise à part que tu marchais pas droit il y a quelques secondes et que là tu parles à une bouche d'incendie, tu vas très bien.

Sebastian : Ah pardon. Mais je t'aime quand même ! Je peux te le prouver même...

Aghni : Oh pitié Sebastian ! Ne me dis que tu me veux, je ne te croirais pas... et lâche mon cou !

En effet, Sebastian avait agrippé le cou d'Aghni qui avait bien du mal à le traîner.

Aghni : Je ne te satisferais pas de toute façon. Ce n'est pas moi que tu veux avoir.

Sebastian : Qu'est-ce que je veux ? Je ne sais même pas ce que je veux !

Aghni : Ciel ! C'est Ciel que tu veux et que tu aimes ! Alors lâche moi. A part baisser dans ta propre estime, coucher avec moi ne t'apportera rien.

Sebastian : Ah si ! Du plaisir et de l'oubli ! Et puis entre meilleur ami, on peut bien faire ça non ?

Aghni : Tu es lourd. Monte dans la voiture.

Sebastian soupira et tituba vers la portière. Aghni l'aida à rentrer et le chauffeur démarra. Soma était resté dans la voiture, et il s'était senti soulagé quand Aghni était revenu avec Sebastian. Ce dernier jouait avec ses mèches violettes.

Sebastian : Tu as de beau cheveux ! C'est tellement mieux d'être original ! Moi il n'y a que mes yeux qui sont pas pareil. En plus tu as une belle peau...

Aghni : Continue de le toucher et je réduit en bouillie.

Sebastian : Bouillie !

Soma : Mais qu'est ce qu'il a prit ?

Aghni : Qu'est-ce que tu as prit déchet humain ?

Sebastian : Je sais même pas. Mais les effets sont en train de partir et ça fait mal.

Aghni : Dur de redescendre sur Terre hein ?

Sebastian : Vous voulez vraiment pas qu'on fasse un plan à trois ?

Soma : mais tu es vraiment complètement atteint Sebby-kun !

Sebastian : … Je suis en manque.

Soma : D'amour, pas de sexe !

Sebastian : Pff... Vous êtes chiants.

Aghni : Parce qu'on a raison ?

Sebastian : …

Chauffeur : Prince Soma, je crois que l'un de vos amis est ici.

Soma et Aghni se regardèrent, interrogateur puis virent Claude.

Soma : Claude-kun ? Qu'est-ce que tu fais ici ?

Claude : Je me suis fais virer de chez Aloïs. Ah, mais revoilà mon cher frère.

Sebastian : … Veux vomir...

Soma & Aghni : Pas dans la voiture !

Et pendant que Sebastian rendait une partie de l'alcool ingéré dans la soirée (fort heureusement dans le caniveau et non pas dans la voiture), Aghni et Soma expliquèrent la situation à Claude. Une fois que Sebastian eut fini, ils reprirent la route.

Claude : Alors comme ça on n'est pas d'humeur festive ? Petit menteur.

Sebastian : Pas avec Ciel dans la même pièce en tout cas.

Claude : Il est partit juste après toi en crachant ses poumons.

Sebastian : …

Aghni : C'est tout l'effet que ça te fais ?

Soma : Laisse Aghni, monsieur fait son insensible.

Sebastian : Mais vous êtes marrant vous ! Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Qu'il me manque ? Que je veux être avec lui ? Que je m'inquiète pour lui ? Vous le savez déjà ! C'est pour ça que je ne le dis pas ! C'est trop... dur...

Sebastian baissa la tête alors que les yeux s'embuèrent. Aghni caressa le visage de Sebastian, compatissant.

Aghni : C'est douloureux mais il faut que tu arrêtes de faire ça.

Soma : C'est bien que tu es commencé par admettre ce que tu ressentais vraiment. Maintenant il faut aller au delà de ça !

Claude : Vous me faites bien rire tous les deux ! Vous parlez d'oublier. Oublier l'amour ! Pff... Vous êtes vraiment des perdants, et toi aussi Sebastian. Je t'ai connu plus combatif .

Aghni : Nous des perdants ?

Soma : Où veux-tu en venir ?

Claude : Un amour ne s'oublie pas. Même si il s'effrite au bout d'un moment, même si il est difficile. Un amour ne se perd jamais. Et si vraiment on n'aime quelqu'un, il ne faut pas hésiter à se battre pour garder cette personne. Alors Sebastian, bats-toi ! T'apitoyer sur ton sort ou essayer d'oublier en te noyant dans l'alcool et la luxure ne te serviras à rien ! Si tu le veux, dis-lui ! Ou quelqu'un d'autre prendra ta place.

Sebastian ne répondit pas mais il avait bien écouté les mots de son jumeau. Se battre... Il y penserai. Une fois qu'il aura décuvé.

Soma, quant à lui, prit une décision.

Soma : Chauffeur ! Arrête-toi devant la maison de Ciel-kun !

Sebastian : Comment ?

Soma : Aghni et moi, on va lui parler ! On y va Aghni ?

Aghni : Jo agya .

Sebastian : Mais...

Soma : Tout va bien se passer ! Ah, on y est ! A demain les gars !

Sebastian n'avait même pas la force de protester. Il se sentait vraiment mal. Il n'avait pas mangé depuis un moment et il n'avait fait que boire de l'alcool. Pour couronner le tout, depuis la nuit dernière, à chaque fois qu'il voulait dormir, il se réveillait à peine une heure après. Puis il tournait jusqu'au matin, incapable de trouver le sommeil. Enfin, ils arrivèrent au manoir Trancy. Aloïs les attendait.

Aloïs : Tient ! Tu es revenu Sebastian ? Dans un sale état en tout cas. Mais tu gardes quand même ta beauté.

Sebastian : Hn. Je vais aller dormir. Enfin si j'y arrive.

Aloïs : Tu n'y arriveras pas. Alors au lieu de se morfondre, pourquoi ne pas se faire plaisir tout simplement ? Qu'est ce que tu en dis ?

Sebastian : J'en dis que tu es plus bourré que moi. Tu me confonds avec Claude.

Claude : Non c'est bien toi qu'il veut. Est-ce là ta vengeance Aloïs ?

Aloïs : Tu as tout compris !

Aloïs, sans dire un mot de plus, entraîna Sebastian dans sa chambre. Comme il s'en doutait, il ne résista même pas. Il l'allongea sur le lit et commença à défaire ses vêtements. Sebastian, le regarda, incrédule.

Sebastian : Pourquoi tu fais ça ?

Aloïs : Ça ne te plaît pas ?

Sebastian : Pas vraiment. Tu es en train de tromper mon frère là. Je vois pas en quoi ça me plairait.

Aloïs : Hahahaha ! Si tu savais...

Ce n'était un secret pour personne, Aloïs avait la langue bien pendue. Dans tous les sens du terme. Très joueuse sa langue taquinait le torse de Sebastian. Puis le blondinet descendait ses lèvres vers l'entrejambe de Sebastian mais celui-ci lui tira ses cheveux pour l'arrêter.

Sebastian : Si tu veux vraiment faire ta salope, faisons-ça vite. Je suis fatigué. Pas de préli, met toi à quatre pattes et je te prends. Point barre.

Aloïs : Ce que tu peux être excitant quand tu es brutale Sebastian.

Sebastian : La ferme ! Et prends une capote. Je veux même pas savoir où ton cul a traîné.

Aloïs sourit et obéit. Il se fichait pas mal de la façon dont lui parlait Sebastian. Il avait l'habitude et même, il aimait ça. Le bel hôte, lui n'était pas du tout satisfait mais il mit le préservatif que lui tendait Aloïs. Au moins, il prendrait son pieds. Même si une voix en lui lui murmurait qu'il n'aurait jamais autant de plaisir qu'avec un certain comte, il essaya de la chasser. De toute façon peu importe, il prenait ce qu'il avait, puisque Claude s'en fichait royalement, il n'éprouverait pas de remords. Pas tout de suite.

Aloïs se mit à quatre pattes et Sebastian le pénétra sans aucune douceur. Il aimait cette sensation de tout contrôler pour une fois, et il faisait des va et viens rapides et violents, qui faisait crier Aloïs de plaisir mêlé à la douleur. Leur cadence très soutenue les firent jouir très vite. Aloïs s'effondra sur son lit tandis que Sebastian se retirait, enlevait le préservatif et se rhabillait rapidement.

Aloïs : Tu es... meilleur que lui... Même en étant violent, tu restes excitant...

Sebastian : Tant mieux. Pour moi tu n'as été qu'un coup de plus sur cette soirée. Tu ne m'auras jamais Aloïs. Et la prochaine fois évite de régler tes problèmes... en... m'utili... sant...

Sebastian essayait de marcher en direction de la porte mais il n'arrivait pas bien à la distinguer Tout tournait autour de lui. Il avait même du mal à parler. Il s'appuya contre le mur et lorsqu'Aloïs s'aperçut que quelque chose n'allait pas et se releva pour aller voir Sebastian.

Aloïs : Sebastian ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

Sebastian voulut se redresser mais tout devint noir et il perdit connaissance.

Aloïs : Sebastian !

...

Soma et Aghni avaient quitté la voiture et montait en direction de l'appartement de Ciel. Ils sonnèrent mais personne ne vint leur ouvrir.

Soma : Ciel-kun dort peut-être.

Aghni : Tant pis pour cette fois. Il faut lui expliquer ce qu'il c'est passé avec Sebastian.

Soma : Ciel-kun ! Ouvre ta porte ! C'est important !

Aghni sortit un crochet de sa poche et n'eut aucun mal à faire sauter la serrure de l'appartement. Ils entrèrent tous les deux sans bruit.

Ils n'avaient encore jamais été chez Ciel, mais l'appartement était assez petit pour qu'ils s'y retrouvent. Ils entrèrent dans la chambre et trouvèrent le comte caché sous ses couvertures.

Soma : Ciel-kun...

Ciel : Partez.

Aghni : C'est im...

Ciel : Partez !

Ciel s'était relevé. Ses cernes se voyaient presque autant que les sillons de larmes sur ses joues.

Ciel : Allez-vous en ! Je ne veux voir personne ! Personne !

Aghni : Seigneur Ciel, tu es vraiment sur de ça ?

Soma : N'y a-t-il pas quelqu'un que tu veux voir ?

Ciel poussa Soma contre la porte.

Ciel : Va-t'en !

Soma : Ciel...

Ciel : Je n'ai pas besoin de votre pitié ! Je suis très bien seul !

Aghni : Tu n'as fait que pleurer depuis que tu es parti de chez Aloïs, je me trompe ? Tout le monde à besoin d'une épaule sur laquelle s'appuyer.

Ciel voulut protester mais l'air resta bloquer dans sa gorge. Il voulut marcher vers Aghni mais il sentit le sol se dérober sous ses pieds. A bout de souffle, il s'effondra face contre terre.

Aghni : Seigneur Ciel !

Soma : Aghni , appelle une ambulance ! Il c'est évanouit !


Bon, chapitre assez difficile à écrire car assez dense mais franchement, je me suis bien amusée xD alors, qu'est ce que vous en pensez ?