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Coucou tout le monde !
Oui je sais ça fait longtemps, mais j'ai été relativement très très occupée, et ça m'a rendue triste de ne pas trouver le temps d'écrire :( J'espère que vous allez bien quand même et que vous n'avez pas perdu la foi.
Ce chapitre est mon préféré ^^ Plot Twist en vue
Mina Jenkins: Oui j'étais pas très joie quand j'ai posté le dernier chapitre, mais pour celui la je le suis *w*
NightmareDragon: Oui, Bob et les orphelinats, Théo et les enfants et les vieilles, tout ça c'est une grande histoire d'amour
Allez bonne lecture, ce chapitre est très consistant alors allez-y par étape.
Petite Pirate
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Livre 3 : Grunlek Von Krayn
Chapitre 10 : La troisième vague frappe toujours plus fort
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Ils chevauchèrent pendant une journée entière dans un silence quasi-pesant. Théo pouvait sentir les regards que Shin et Grunlek sur sa nuque, mais à chaque fois qu'il demandait pourquoi ils agissaient comme ça, il n'obtenait que de vagues réponses.
Grunlek avait raconté à mi-voix ce qu'il avait vu et l'étrange comportement de Théo, et tous deux étaient maintenant convaincus que l'instabilité de Bob et sa psyché maléfique s'était également emparée de l'inquisiteur. D'abord le pyromage en premier, et Théo en deuxième… ça s'annonçait mal.
Bob s'était réveillé au bout de plusieurs heures, se demandant encore une fois ce qu'il s'était passé. La morosité du groupe n'avait pas aidé à rétablir la confiance mutuelle qui s'effaçait de jour en jour : Théo surveillait Bob du coin de l'œil, et Shin et Grunlek surveillaient leur ami paladin, se demandant inconsciemment qui serait le troisième à sombrer. Tout menaçait de voler en éclats.
La route sur laquelle il progressait était une pente sablonneuse, balayée par un vent désagréable, qui irritait leur gosier déjà tiraillé par la soif.
_ Est-ce que l'un de vous sait où se trouve exactement la Nécropole ? demanda finalement Bob en voyant qu'ils continuaient de monter en silence.
_ La dame a parlé du deuxième plus haut sommet de Gouffre Ciel, répliqua Théo.
_ Oui, mais il ne semble pas avoir de route praticable pour un endroit dit accessible, fit remarquer Grunlek.
Comme pour appuyer son argument, Lumière allait beaucoup plus lentement, dérangé par le sentier de plus en plus difficile à emprunter. Le paladin comprit qu'ils ne pourraient aller plus loin avec leurs montures : une fois de plus, il leur fallait les laisser, et continuer à pied. La falaise était trop étroite et escarpée, et ils devaient avancer l'un derrière l'autre. Mais plus ils montaient en altitude, plus c'était difficile pour les chevaux.
A pied, Théo ouvrait la marche avec Bob, alors que Shin et Grunlek regardaient derrière eux, semblant entendre des craquements de toute part.
_ Attends, dit soudain Bob.
Le paladin le regarda et s'arrêta, étant aussitôt imité par les autres.
_ Tu as entendu ? demanda le pyromage en fronçant les sourcils.
_ Entendu quoi ? s'enquit Théo.
_ On dirait un… une sorte de plainte.
_ Qu'est-ce qui se passe ? demanda Grunlek, qui fut le premier à se rapprocher.
_ Il y a quelqu'un qui appelle à l'aide on dirait, répondit Bob. Une voix faible… un peu plus loin.
Il n'avait pas autant de perception que Shin ou Grunlek, aussi ne pouvait-il déterminer avec précision d'où venait la voix, ni si elle était humaine. Théo dégaina prudemment son épée, et s'avança en premier, avec Grunlek, alors que Bob les suivait, Shin, fermant la marche avec son arc de la Lumière.
Au fur et à mesure que leurs pas craquelaient des roches qui s'effritaient, ils finirent par tous en être sur : quelqu'un appelait à l'aide. Le soir tombait à nouveau, mais il faisait encore assez clair pour que tous puisse finalement voir la scène devant eux : enchaîné devant eux, il y avait un Nain, couché sur le flanc.
Grunlek fut le premier à réagir et se précipiter vers lui, suivi par ses amis. Le nain était en mauvais état, et parlait dans un langage qui n'était pas humain, et de surcroît difficile à comprendre : le pauvre devait délirer ici depuis des jours, et semblait même au bord de la mort.
_ Théo, il faut que tu le soignes ! lança aussitôt Grunlek.
Le paladin apposa sa main pour le soigner, mais le Nain poussa un râle que le vent porta dans les montagnes. Bob poussa un juron sonore.
_ Il va mourir s'il continue comme ça ! s'écria-t-il.
Grunlek remarqua que vu l'intérieur de la bouche affreusement noire et sèche de son semblable, il devait surtout mourir de soif, et être trop faible pour crier. Aussitôt, il attrapa la zahato qu'il portait toujours avec lui pour précautionneusement verser le contenu dans la bouche du nain malade.
_ Attention, l'avertit Bob, verse par petites doses, sinon il va souffrir.
Grunlek appliqua son conseil et versa lentement de petites gorgées d'eau. Au bout de quelques minutes où le nain semblait boire sans même s'en rendre compte, tant ses yeux étaient révulsés, il sombra finalement dans l'inconscience.
_ Bon sang, mais c'est qui lui ? bougonna Théo.
Shin s'agenouilla auprès du nain et s'aperçut qu'il était solidement attaché avec des cordes et des chaînes. Il s'empressa alors de le libérer.
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Ils emmenèrent le nain inconscient avec eux, et continuèrent leur route. Faute d'avoir trouvé s'il y avait un lieu quelconque d'où aurait pu venir ce nouveau compagnon, les aventuriers avaient conclu que le pauvre nain avait dû être traîné dans cet endroit. Ce qui les rassurait sur le fait qu'ils étaient proches du but.
Mais à la nuit tombée, alors qu'ils avaient bien avancé, ils ne trouvèrent rien.
_ C'est étrange, les Ruines de l'Ancienne Nécropole de la Terre aurait dû se trouver là, non ?
_ La vieille nous aurait menti ? cracha Théo en plissant les yeux sous la colère.
_ En même temps, on a cramé son orphelinat, rappela Grunlek.
_ Peut-être, mais elle voulait qu'on parte aussi, tempéra Bob.
D'un commun accord, ils décidèrent de faire un camp, profitant que le flanc de la falaise fasse écran contre le vent froid mordant. Dînant du maigre reste de lapin, la conversation ne fut guère intéressante, de par cette atmosphère pesante qui se faisait sentir encore plus avec le nain malade.
Shin prit le premier quart de tour, malgré les protestations de Bob. Bien que ce fut décidé que ce serait Théo qui se réveillerait après, le demi-élémentaire décida d'alterner avec Grunlek, la seule personne en qui il avait encore plus ou moins confiance dans le groupe.
Il n'y eut aucun événement notable durant le premier quart de nuit, à son plus grand soulagement, mais Shin sentait que sa sensibilité élémentaire était plus accrue : quelque chose se passait dans cette montagne, même s'il ne savait pas quoi.
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_ Grunlek, réveille-toi, fit le demi-élémentaire en secouant mollement son ami.
Le nain prit le second quart de tour alors que Shin s'allongeait, et décida d'aller s'enquérir de l'état de son semblable. Il n'avait toujours pas repris connaissance, mais son torse se soulevant à un rythme régulier et calme était bon signe. Il était sûrement endormi, un sommeil paisible pour une fois au lieu des délires auxquels tous avaient été témoins lorsqu'ils tentaient de l'hydrater.
Ses vêtements étaient déchirés et semblaient être ceux d'un nain venant des monts, mais Grunlek doutait qu'il vint réellement de Gouffre Ciel.
Et pour une autre raison, il se sentait légèrement mal à l'aise en sa présence.
La nuit passa tranquillement jusqu'à cette supplication quasi-inaudible qui n'échappa aux sens aiguisés de Grunlek : le nain s'était réveillé, et demandait de l'eau à nouveau.
Il avait parlé dans sa langue, et Grunlek attrapa mollement sa gourde faite de peau pour s'approcher du malade. Lentement, comme un peu plus tôt dans la journée, il fit lentement boire son compagnon. Celui-ci semblait un peu plus conscient de ce qu'il se passait maintenant. Ses yeux vitreux se posèrent sur Grunlek qui ne le regardait pas, occupé à reboucher sa gourde.
Soudain, le nain lui saisit le bras, écarquillant les yeux.
_ Argh…, dit-il dans un long râle secoué par des hoquets qui ne présageaient rien de bon.
Il pointait un doigt tremblant vers son salvateur et ouvrit la bouche pour dire quelque chose.
_ Ne vous inquiétez pas, dit aussitôt Grunlek en langage nain, se voulant apaisant. Vous êtes en sécurité ici.
_ Uz…bad… Uzbad…, balbutia le malade, pointant son doigt vers le Golem.
A ses mots, l'interpellé se figea, et sous le choc, lâcha le nain et recula précipitamment, le fixant de ses yeux exorbités. C'était la première fois depuis bien des années qu'on l'appelait comme ça. C'était la première fois depuis longtemps qu'il sentait au fond de lui ce vent froid du passé qui le rattrapait.
Soudain, alors qu'il avait dit ces mots, le nain se mit à cracher du sang noir. Une odeur âcre de fer se répandit dans les airs, donnant tous les signes qu'il avait été empoisonné, et que, pour une raison qui échappait encore à Grunlek, le poison agissait maintenant.
Ce dernier était de toute manière trop choqué pour bouger un seul muscle, malgré ses efforts pour se reprendre. Il avait perdu tous ses moyens, et ne put que regarder son semblable convulser un bref instant avant de retomber, inerte. Il était mort.
Aucun cri ne vint troubler le silence nocturne. Les souvenirs affluaient dans l'esprit de Grunlek qui, mû par un instinct presque automatique, saisit le bras du cadavre pour en arracher le brassard de cuir, ses doigts tremblant presque sous l'émotion.
Dessous, la chaire était noirâtre, et infectée : on avait marqué l'homme au fer rouge, comme du vulgaire bétail. Un sceau recouvrait un tatouage qu'il ne connaissait que trop bien.
Trop occupé à déchiffrer le sceau, Grunlek ne vit que trop tard l'ombre qui se dessinait derrière lui.
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Shin ouvrit brutalement les yeux. Ses sens lui indiquaient d'un danger. Parfaitement réveillé, le demi-élémentaire se redressa brusquement, et posa par réflexe la main sur son arc de la Lumière.
Tout était pourtant calme sur le camp. Bob dormait d'un sommeil agité, ce qui était courant depuis que sa nature demi-diable s'excitait de plus en plus, tout comme Théo dont la profonde méditation pesante n'avait pas changé depuis qu'il avait pris le premier tour de garde.
Mais il n'y avait plus de traces de Grunlek.
Shin se leva et fit le tour du camp dans l'espoir de l'apercevoir : aucun signe de vie. Pire encore, il vit que le nain qu'ils avaient trouvé était mort.
_ C'est pas vrai…, murmura-t-il en s'approchant de lui.
Il fallait réveiller Bob. C'était le seul qui dans l'immédiat pourrait avoir une idée sur ce qui se passerait. Surtout qu'il devait partir à la recherche de Grunlek, et que quelqu'un devait garder le camp.
_ Bob… Bob, réveille-toi. Vite !
Shin serra les dents en voyant les yeux du pyromage s'ouvrir brusquement : il ne put ignorer la brève seconde pendant laquelle les iris rouges démoniaques de Bob l'avait fixé, alors que ses pupilles étaient réduites à deux fentes, comme celle d'un chat. Pendant une seconde seulement, jusqu'à ce qu'ils redeviennent humains.
_ Que…Quoi ? 'S qui se passe ? bredouilla Bob en se redressant péniblement. C'est mon tour ?
_ On a un problème, Bob, dit Shin. Grunlek a disparu, le nain est mort, et il y a du sang noir bizarre qui…
_ Quoi ? Grunlek est mort ? s'enquit Bob d'une voix pâteuse encore à moitié-endormi. Qu'est-ce qu'il a fait le nain ?
_ Pas Grunlek, l'autre nain, s'entêta Shin. Il faut que tu l'examines.
Bougonnant, Bob prit mollement son bâton puis suivit Shin. La vision du cadavre du nain qu'ils avaient tenté de soigner acheva de le réveiller complètement et il s'agenouilla devant lui, prenant garde à ne rien toucher. Cette odeur âcre qui flottait dans l'air lui faisait tourner la tête alors que ses méninges tournaient à plein régime. Avait-il déjà vu ce phénomène auparavant… ?
_ Du Lotus noir, extrêmement toxique. Ne touche pas au sang, avertit Bob.
_ Mais comment du poison a-t-il pu se retrouver dans son corps ? demanda Shin.
_ Il y a une technique qui consiste à enrober le poison d'une capsule hermétique, soupira le pyromage. Le sujet vit jusqu'au moment où sous une pression quelconque la capsule explose. Je pense qu'on n'aurait pas dû lui donner d'eau.
_ Et… Grunlek ?
_ Je ne sais pas, mais ça sent pas bon, dit Bob.
Il remarqua le brassard de cuir jeté à quelques pas du cadavre, et fit le lien en saisissant le poignet nu du nain mort.
_ Apparemment, c'était un prisonnier qui a été marqué au fer rouge, continua-t-il. Il faut continuer la route, tout ça semble bien plus compliqué qu'il n'y paraît au premier abord. Réveillons Théo, et partons tous à la recherche de Grunlek.
Shin acquiesça et se dirigea vers Théo alors que Bob rassemblait les affaires du camp. Le paladin fut sur pied en un clin d'œil, grognon, mais prêt à reprendre la route.
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Ils marchèrent encore une bonne dizaine de minutes avant de se retrouver sur une espèce de grande cour creusée dans la falaise.
_ Je crois qu'on y est, dit Bob. Les Ruines de l'Ancienne Nécropole de la Terre.
Shin et Théo levèrent la tête pour noter que les colonnes avaient été sculptées à même la pierre de la falaise. La moitié du bâtiment principal était détruite, et les éboulements rocheux rendaient son accès impossible.
_ Comment est-ce qu'on va rentrer là-dedans ? demanda Bob.
_ Je peux peut être utiliser mon saut élémentaire pour sauter sur le monticule de roches.
_ Sinon, il y a une entrée là-bas, on dirait, nota Théo.
Des trois, il était le seul qui avait remarqué cette entrée et s'y rendit le premier. Les nombreuses traces de pas dans la poussière témoignaient de fréquents allers-retours.
_ Tu crois que Grunlek est rentré là-dedans ?
_ Il n'y a qu'une seule façon de le savoir, décida Théo.
Et, sans attendre les autres, il s'engouffra en premier dans le passage, éclairant les lieux de sa lumière. Shin et Bob remarquèrent avec un rictus que cette lumière n'était plus la même : elle était beaucoup plus blafarde, et pour une raison étrange, angoissante. A moins que ce ne soit ces escaliers où ils avaient l'impression que chacun de leur pas résonnaient dans un écho menaçant de trahir leur arrivée.
Ils finirent par déboucher dans une salle déserte à moitié détruite. C'était une immense salle rectangulaire, avec à droite un large escalier de marches basses qui montait vers un imposant trône de pierres. Cependant, toute la partie de gauche était impraticable à cause d'un éboulement.
Quant à ce qui attendait les aventuriers, quelques dizaines de mètres devant eux, au fond de la salle, c'était un gouffre immense, résultat du sol qui s'était effondré sur lui-même, et qui appelait à explorer les profondeurs de la Nécropole.
L'endroit semblait abandonné, pourtant, les traces de pas et l'absence relative de poussière montraient que l'on venait fréquemment ici. Bob, Shin et Théo notèrent néanmoins que l'ambiance leur était familière.
_ Vous avez remarqué cette chaleur ? s'enquit Bob.
_ Ouais, renchérit Shin, on dirait la même que dans les catacombes de l'Eglise de la Lumière.
Théo eut un rictus.
_ Est-ce qu'ils tentent de déclencher une espèce d'éruption dans la montagne ? Comme celle de la Capitale ?
Les deux autres méditèrent cette réponse, qui semblait relativement possible. Ceci dit, des éléments du puzzle leur manquaient encore. Des bruits se firent soudain entendre devant eux.
_ Vous voilà donc, chers aventuriers.
C'était une voix d'homme. Ce dernier se montra, un homme qui étrangement, semblait d'une apparence jeune, mais dont l'air grave et les traits tirés le vieillissait considérablement. Il avait un visage fin, comme Bob, et de longs cheveux clairs ondulés qui cascadait en boucle sur sa robe de mage couleur beige.
Théo braqua son épée par réflexe, et l'individu devant lui leva ses mains pour montrer qu'il n'était pas armé.
_ Oh, je vous en prie, ne vous donnez pas cette peine.
_ Qui êtes-vous ? C'est quoi cet endroit ? s'enquit le paladin.
L'homme écarta les bras, regardant autour de lui.
_ Mon nom est Larasor Kriffs. Et c'est un honneur de vous accueillir ici, dans notre noble lieu de recueil. Paladin de la Lumière, pyromancien de la Tour Rouge, et Archer du clan Kory. Nous vous attendions.
Il avait dit cela en regardant chacun des nouveaux arrivants chacun son tour. Shin et Bob se sentirent particulièrement mal à l'aise, mais ça n'empêcha pas le demi-diable de déclarer d'un ton tranchant :
_ Nous avons entendu parler de vous, noble mage, et de vos dons pour la science de la terre. Néanmoins, j'ai deux questions : Premièrement, comment savez-vous qui nous sommes ? Et deuxième chose : que voulez-vous dire par « nous » ?
Le mage eut un sourire poli et s'avança lentement vers eux. Théo et Bob étaient concentrés sur cet individu qui, ils le savaient, n'était pas innocent à propos de tout ce qu'il se passait dans le Cratère. Shin, qui était le plus en retrait, fut donc le seul à remarquer des ombres furtives dans les étages de la salle. Il resserra la main sur son arc pour se tenir prêt. Comme il était encore possible que Bob négocie une entente pacifique avec le mage.
_ Eh bien, voyez-vous, aujourd'hui est un jour béni pour nous tous, déclara Larasor d'une voix forte qui laissait présager qu'ils n'étaient pas seuls. Nous avons retrouvé notre guide.
Soudain, comme sortis de nulle part, une horde de Nains se montra, cachés dans les coins d'ombre ou les énormes colonnes. Des cliquetis montrèrent que certains en haut avaient chargé des arbalètes. Quand Bob les regarda, il put remarquer avec surprise qu'aucun de ces nains n'étaient des guerriers, de par leurs tenues sommaires, voire même des guenilles pour certains.
_ Noble mage, s'empressa de dire le demi-diable avant que Théo n'intervienne. Nous ne sommes pas venus ici pour vous faire du mal, ni à vous, ni à votre armée.
_ Vraiment ? Ce n'est pas ce que dit notre guide.
Et Larasor s'écarta pour révéler la personne qui se trouvait derrière lui : Grunlek. Sous la stupeur, Théo baissa son épée.
_ Mais qu'est-ce que tu fais là ? lança-t-il.
_ Grunlek, qu'est-ce qui se passe ? renchérit Bob. S'il faut négocier avec eux, fais-le pour nous !
Un des nains qui était posté près de Larasor hurla quelque chose avant de braquer son arbalète vers le trio. Mais Grunlek leva son bras de chair pour l'en dissuader. Jamais on ne lui avait vu un air aussi condescendant sur le visage.
Le nain à l'arbalète finit par s'incliner devant Grunlek en murmurant frénétiquement.
_ Théo… Qu'est-ce qu'il nous a dit ce nain ? murmura Shin, sachant que des trois, seul le paladin parlait le langage nain.
Ce dernier avait la mâchoire crispé, et ne détachait pas son regard de Grunlek.
_ « Comment oses-tu parler à notre seigneur de cette façon, pitoyable humain ? », traduisit-il.
_ Mais formidable ! s'extasia Bob en faisant un pas en avant. Grunlek, s'ils te respectent, tu vas pouvoir négocier…
Mais son mouvement entraîna tout de suite une salve de flèches qui s'abattit à ses pieds, le stoppant net. Larasor se tourna vers Grunlek, et demanda avec un sourire mauvais :
_ Que fait-on d'eux, Monseigneur ? Nous sommes tous sous vos ordres.
Théo, Shin et Bob regardèrent leur ami qui ferma brièvement les yeux avant de déclarer quelque chose en langage nain.
Le pyromage et le demi-élémentaire n'eurent pas besoin d'attendre la traduction de Théo pour comprendre alors qu'une armée de Nains s'avançaient vers eux.
_ « Jetez-les dans les cachots. Affamez-les. Qu'ils ne me dérangent plus. »
Larasor leva les bras, et soudain, le sol sous les pieds des aventuriers se mit à mouvoir et à tourbillonner, les entraînant dans les profondeurs des ruines. Et sourd aux cris de Bob, Théo ne pouvait entendre quant à lui les dernières paroles qu'Oren avait prononcées avant sa mort:
"Théo de Silverberg… prends garde… ton ami… ton ami… te trahira… fuis…"
Comme une vague qu'ils se prenaient de plein fouet, Grunlek, le membre le plus loyal de leur équipe, les avait trahis.
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MWAHAHAHAHAHA Vous pouvez pas savoir à quel point j'étais HEUREUSE que Grunlek trahisse Shin dans le Dernier Live parce que ça faisait très IC avec ce que j'avais déjà prévu dans ma fic, ce qui me rassure sur le fait que je ne m'égare pas.
Et oui les gens,
Pour info, le langage nain est tiré du lexique de Tolkien: Uzbad signifie "Seigneur"
N'hésitez pas à laisser un petit commentaire pour ce chapitre
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