Chapitre 10 : Vous êtes une exception
Jim se réveilla avec le bruit de la douche que prenait Spock. Il entendait l'eau couler et quand il se leva avec un douloureux mal de crâne, il vit le lit fait de son colocataire. Il se leva difficilement, sentant encore les effets de sa crise de cette nuit et alla prendre un café. Il était encore habillé comme la veille, ses chaussures escampées sous son lit. Quand il vit Spock sortir de la salle de bain, il tiqua sur un détail : Spock n'avait pas encore revêtu son haut d'uniforme par-dessus son t-shirt noir à manche longue, et il avait une grosse tâche verdâtre* dépassant de son col… C'était lui où le vulcain avait un suçon… ?
Puis il paniqua :… Il n'avait tout de même pas… Non… Il n'avait pas pu faire ça ! Pas à Spock… ! Pas dans cette situation ! Il avait beau y réfléchir et tenter de se remémorer les évènements de la veille, seule sa conversation avec le docteur Marcus et sa crise lui revinrent.
Quand le commandeur le vit, il le salua :
« Comment vous sentez vous ? Capitaine ? » S'enquit-il.
« J'ai mal à la tête… » Répliqua l'autre. « Et vous ? Vous avez bien dormi ? »
« Non. » Spock enfila son uniforme. « Vous y êtes pour beaucoup, d'ailleurs. »
Jim se sentit affreusement coupable… Alors c'était bien lui qui était à l'origine de ce suçon… ? Il devait absolument en avoir le cœur net… Et si c'était le cas, il devait s'excuser à tout prix :
« Spock… Ce que vous avez… Dans le cou… ? » Commença-t-il. Il vit Spock croiser les bras et attendre la suite. « C'est moi qui vous ai… ? »
« Oui ? » l'encouragea le vulcain.
Kirk le dévisagea : cet imbécile savait très bien de quoi il lui parlait ! Et il voulait le forcer à le lui dire ! Le blond déglutit et demanda :
« Est-ce que c'est moi qui vous ai fait ce suçon ? »
Il vit Spock se retourner et repartir dans la salle de bain. Ne lui répondant pas. Il le vit s'examiner dans la glace et lâcher un tout petit soupire. Il massa son cou tentant de faire disparaître la trace : impossible. Il la cacha alors autant qu'il le put avec son col. Il revint à la hauteur de son capitaine et répondit :
« Oui, vous en êtes l'origine. »
« Je suis vraiment désolé Spock !... J'avais bu et… Vous auriez dû m'en empêcher ! » Répliqua rapidement le blond. « Enfin… P…Pardonnez-moi cet écart de conduite, ça ne se reproduira pas. » Il avait tellement honte…Il avait fait un suçon à son premier officier…
Ce dernier ne répliqua pas, se contentant de s'assoir aux côtés du capitaine à leur petite table :
« J'ai remarqué que vos crises étaient de plus en plus violente. » exposa-t-il. « Il serait cohérent de se renseigner auprès du docteur Mccoy ou de contacter le docteur Turing afin d'avoir de plus amples informations sur la marche à suivre. »
Kirk le regarda un instant sans comprendre : Spock voulait-il faire comme si ce n'était jamais arrivé ? Il aurait préféré qu'ils en parlent, au contraire. Mais c'était lui qui avait fait la connerie, alors autant ne pas trop la ramener. Ouai… Surtout Jim, ne pas la ramener tout court.
« On peut aller voir Bones à sa clinique, je crois qu'elle est de l'autre côté de l'installation de Starfleet. » répondit finalement le capitaine. « Je vais aller me préparer. »
Et il quitta la pièce, laissant Spock et une tasse de café encore fumante. Le commandeur se leva et consulta sur sa tablette les conférences du jour. Deux d'entre elles étaient susceptibles d'être pertinentes pour son travail sur l'Enterprise, mais une seule pourrait intéresser son capitaine. Il détailla rapidement les questions abordées dans chacune d'entre-elles et finit par en choisir une. Il en retint alors l'heure et le lieu.
Il prit la tasse de café qui commençait à refroidir et la fit réchauffer avant de la reposer sur la table. Il s'avança vers la fenêtre et observa le parc… Il était neuf heures du matin. S'ils avaient respecté le traitement, ils auraient dû le prendre à 5h du matin. Spock devait poser des questions logiques et de logistiques au docteur Turing car il n'arrivait pas à respecter ce remède à la lettre.
Jim sortit de la salle de bain, puis de la chambre, habillé d'un jean noir, d'un t-shirt blanc et de d'une veste bleue. Quand il vit le regard de son premier officier sur lui, il se frappa le front avec la paume de la main :
« Bien sûr… ! Une conférence ! » Dit-il en retournant dans la chambre « Je vous ai vu en uniforme en plus. Mais je n'ai pas fait le lien. »
Spock le suivit et tomba nez à nez avec Kirk en caleçon. Le vulcain n'émit pas de commentaire et ne changea pas son attitude, allant lui-même vers sa propre armoire. Il en sortit des vêtements civils et commença également à se changer :
« Je me suis mis en uniforme par réflexe. » dit-il. « Il y a bien une conférence à laquelle je souhaite assister mais elle n'est pas exclusivement réservée à Starfleet. Nous pouvons donc y aller dans la tenue de notre choix. »
« Vous auriez pu me le dire avant que je me déshabille Spock. » répliqua Jim en ré enfilant son jean. Il se tourna vers son vis-à-vis et détailla le torse maintenant nu du vulcain. « Ah moins que vous vouliez me voir en sous-vêtements commandeur, dans ce cas-là, il suffisait de demander. »
L'interpellé se tourna vers l'autre et le regarda de bas en haut. Ce qui – avouons-le – surprit beaucoup le blond. Spock détourna son regard et passa un pull gris à col-roulé par-dessus son pantalon noir. Il quitta l'armoire et enfila une paire de bottines sombre. Il s'avança doucement vers son homologue et déposa ses mains sur ses avants bras :
« Spock… ? » questionna Jim stupéfait. « … Je… Je plaisantais vous savez… ! » S'enquit-il alors que le vulcain remontait ses mains le long de ses épaules.
La respiration du capitaine commençait à accélérer et son cœur battait de plus en plus vite. Les mains de Spock montèrent jusqu'à sa clavicule et la caressèrent en suivant ses contours :
« Commandeur ? » Kirk commençait vraiment à se demander ce que faisait le vulcain quand ce dernier vint poser ses deux mains sur sa poitrine tout en semblant l'examiner. Le contact de cette peau sur la sienne était véritablement délicieux, cependant, il ne pouvait s'empêcher de se poser des centaines de questions sur ce qui motivaient les gestes de l'autre.
Alors qu'il sentait l'excitation monter en lui, Spock laissa tomber ses mains le long de son ventre et vint les passer derrière son dos en se rapprochant définitivement de lui en une douce étreinte :
« Il semble que votre pouls ainsi que votre système respiratoire soit normal. » dit-il. « Vous sembliez avoir du mal à respirer. J'ai émis l'hypothèse qu'il s'agisse d'une conséquence de votre crise de la veille et de notre obstination à ne pas respecter le traitement. » On aurait pu voir de la fumer s'échapper des oreilles du blond tant la pression était descendue. « De toute évidence, cela est juste dû à votre consommation d'alcool de la veille, fort heureusement. Je recommande toute fois de restreindre vos prises en particulier le whisky. »
Kirk l'enlaça à son tour. Il allait le rendre dingue, il allait le rendre complétement fou… A le serrer comme ça, à le toucher de la sorte… Comment voulait-il qu'il oublie un tant soit peu son amour pour lui s'il lui faisait des coups pareils ?! C'était devenu quelque chose de quasiment impossible. Et pourtant, il le devrait.
« Nous devrions nous dépêcher de trouver Bones. » dit-il en se séparant du vulcain en remettant son t-shirt. Il attrapa sa veste posée sur son lit. « Allé, si vous voulez que nous assistions à votre conférence. »
« La conférence a lieu dans deux heures, capitaine. Mais vous avez cependant raison, nous ne devrions pas traîner. » Approuva l'autre.
Les deux hommes quittèrent leur appartement et se dirigèrent dans les couloirs et les divers ascenseurs en direction de la fameuse clinique où travaillait temporairement le docteur Mccoy. Alors qu'ils quittaient un des ascenseurs, ils tombèrent nez à nez avec le lieutenant James Mcgrégor, dit Junior. Ce dernier fondit sur eux, visiblement décidé à leur parler de l'avant-veille, dans les toilettes :
« Je ne savais pas que vous étiez là, la dernière fois, capitaine ! » s'enquit le jeune homme. « Vous ne devez pas prendre au sérieux ce que j'ai dit, je ne veux surtout pas vous faire peur ou bien… » Il parlait à une vitesse folle.
« Calmez-vous lieutenant. » répliqua Kirk avec un sourire bienveillant. « Je ne sais pas de quoi vous me parlez honnêtement. Qu'est-ce que je ne dois prendre au sérieux au juste ? » Questionna-t-il. Spock lui lança un regard mais ne commenta pas.
« Vous… » Commença Junior. « Mais il n'y avait qu'un seul toilette dans le parc capitaine… Et vous avez dit que… »
« Lieutenant Mcgrégor. » Intervint le vulcain « Je suis désolé de vous interrompre mais le capitaine et moi avons à faire dans l'immédiat. »
« C'est vrai James. » répliqua le blond. « De plus Spock et moi ne sommes pas en service, appelez-moi donc Jim ou Kirk. Vous n'avez pas besoin de me donner du capitaine. Nous parlerons de cette histoire de toilette une autre fois et vous aurez tout le loisir de me dire ce que je n'aurais pas je ne suis pas censé prendre au sérieux. »
Il lui fit un clin d'œil et les deux hommes s'en allèrent, laissant le pauvre lieutenant en plan. Une fois qu'ils furent assez loin pour ne plus être entendu, Spock demanda :
« Vous savez la façon dont il vous voit, Jim. » Il observa un instant de silence. « Pourquoi êtes-vous avenant et ouvert envers-lui ? A moins que vous n'ayez des intentions précises à son sujet, je ne comprends pas la logique. »
« Et bien Spock, vous savez la façon dont moi-même je vous vois. » répliqua le blond. « Et pourtant vous êtes en général avenant et ouvert envers-moi. Et à moins que vous n'ayez des intentions précises, je ne comprends pas non plus la logique. » Il fit un grand sourire quand il vit que Spock avait réellement tiqué sur le problème.
« Vous êtes mon ami. » répliqua finalement le premier officier. « Il n'est pas le vôtre. » ajouta-t-il.
« Et peut être ai-je des intentions précises envers-lui, dans ce cas. » rétorqua le capitaine. Quand il vit la tête de Spock se tourner vivement vers lui, il ne put se retenir de rire. Mais il ne rectifia pas sa précédente affirmation. Il aimait perturber son ami. **
Ils arrivèrent enfin à la clinique et demandèrent une entrevue avec le docteur Léonard Mccoy. Ils attendirent vingt bonnes minutes puis furent enfin prit dans le cabinet de Bones :
« Qu'est-ce que vous fichez là ? » Demanda le médecin en se lavant les mains, son précédent patient venant tout juste de partir.
« Nous souhaitons faire un rapport sur l'état de santé du capitaine et poser des questions au docteur Turing. » expliqua le vulcain.
Bones perdit son air acerbe instantanément et fondit sur Kirk. Il attrapa des instruments et le poussa sur la table d'osculation, l'examinant sous toutes ses coutures :
« Je ne vois rien d'alarmant. » dit-il en finissant son examen. Il prit une sonde et commença à examiner l'appareil interne du capitaine.
« Ses crises sont de plus en plus violentes. » commença Spock. « Nous avons du mal à suivre à la lettre les heures du traitement compte tenu de notre emploi du temps. Il doit exister une alternative satisfaisante, aussi nous voulons poser la question au docteur Turing. »
Bones dévisagea le vulcain :
« Evidemment que ses crises sont plus fortes si vous ne respectez pas ce fichu contrat. Quel est cet emploi du temps qui vous empêche de le mener à bien ? » Demanda-t-il en examina le foie du capitaine. « Tu consommes trop d'alcool Jim. Tu vas me faire le plaisir de ralentir sur la bibine. » L'interpellé fronça les sourcils comme un enfant punit.
« Majoritairement nos déplacements et les temps de repos. » Répliqua Spock. « Il est difficile de procéder à la prise du traitement si nous sommes en public ou si le capitaine dort. »
« Vous ne pouvez pas lui faire des papouilles quand il pionce ? » questionna le médecin en termina tous les examens.
« Il serait illogique de pratiquer alors qu'il n'est pas conscient » Rétorqua l'officier. « Il doit être conscient afin… »
« Vous pourriez arrêter de faire comme si je n'étais pas là ? » demanda Jim, légèrement mal à l'aise. « J'ai aussi mon mot à dire. » Quand il vit les regards de ses vis-à-vis, il comprit que finalement – non – il ne l'avait pas.
Bones relâcha finalement le pauvre blond, qui s'empressa de se remettre debout, et déposa ses instruments. Il prit son communicateur fixe et lança un regard irrité au premier officier :
« Le docteur Turing s'il vous plait. » dit-il au travers de son engin à son interlocuteur. « Ah ! Docteur Turing, on a besoin de vos lumières ! » Il le mit en haut-parleur.
« Bonjour docteur Mccoy » répliqua Turing depuis son bureau. « En quoi puis-je vous aider ? »
« Le capitaine Kirk et le commandeur Spock sont actuellement dans mon cabinet et voudraient vous poser des questions quant au traitement. Ces deux-là n'arrivent pas à respecter vos consignes à la lettre et par conséquent les crises sont de plus en plus forte. » Expliqua Bones. « Il souhaiterait connaître des alternatives et ainsi de suite… »
Mccoy semblait vraiment las de cette histoire. Il avait fixé Spock tout le long et d'un œil tout sauf bienveillant.
« Qu'entendez-vous par « ne pas respecter mes consignes » ? » Demanda l'autre au bout du fil. « Ils n'ont pas de contacts physiques réguliers ? »
« Le capitaine et moi tentons d'avoir un contact physique toutes les 7 heures comme préconisé, mais compte tenu de notre emploi du temps et de nos imprévus nous n'arrivons pas à respecter la fréquence. Nous cherchons donc une alternative. » Dit Spock en regardant Jim. Ce dernier, sachant pertinemment que ce manque de rigueur était en grande partie sa faute, n'en menait pas large.
Turing ne donna pas signe de vie pendant quelques secondes avant de lâcher un petit rire, ce qui prit les trois autres au dépourvu :
« Vous êtes en train de me dire que vous avez un contact physique toutes les 7 heures précisément ? » s'enquit-il. « Vous n'avez pas bien compris je crois… » Il relâcha un rire. « Non, vous n'avez décidément pas compris. »
« Expliquez-nous, dans ce cas. » dit finalement Jim en croisant les bras, pas plus amusé que cela.
« Vous deviez avoir un contact physique tous les 7 heures au minimum. » il insista sur le dernier mot. « Cela impliquait qu'il devait y en avoir d'autres. » Un silence lui répondit « Vous devez être aussi tactile qu'un couple peut l'être, si je puis m'exprimer ainsi. Vous touchez toutes les sept heures n'est absolument pas suffisant pour satisfaire le système limbique, enfin ! »
« Vous nous demandez d'agir comme si nous étions en couple ?! » s'enquit alors Jim en premier. « Mais ce n'est pas possible enfin ! Déjà nous ne sommes pas un couple et puis Spock a une… ! »
« Compte tenu de notre impossibilité à tenir une fréquence de 7 heures, il est improbable que nous arrivions à être d'avantage tactile l'un envers l'autre tout en restant discret. » le coupa Spock.
Ils entendirent Turing discuter avec plusieurs personnes.
« Qu'est-ce que vous préconisez docteur Turing ? » demanda Bones. « Quand ils disent qu'il leur est difficile d'avoir des contacts physiques discrets, ils n'ont pas tort. Même s'ils n'ont pas d'obligations à l'extérieur ou qu'elles sont rares, ils ne peuvent pas rester toute la journée dans leur appartement. »
Le docteur à l'autre bout du fil hésita puis on l'entendit de nouveau parler avec d'autres personnes. Mais il n'était pas en haut-parleur et il était difficile d'entre leur discussion. Il finit par reprendre le combiné et par tranché :
« Mes collègues et moi pensons qu'il peut y avoir une alternative. » dit-il finalement « Déjà j'ai besoin de savoir quel genre de contact physique vous avez tous les deux lorsque vous devez prendre le traitement, Kirk. »
« Nous nous enlaçons. » répliqua le capitaine, passant volontairement sous silence l'épisode du suçon.
« C'est tout ? » s'enquit Turing. « Bien. Ne tenez plus compte du nombre d'heure, mais ayez des contacts physiques réguliers dès que vous le pouvez. Vous pouvez continuer de vous enlacer simplement mais vous pouvez aussi juste vous toucher les mains pendant un petit moment, vous caressez… Enfin, ce qu'un couple est susceptible de faire ! »
« Cela me semble possible. » répliqua Spock. « Et si cette alternative ne fonctionne pas ? »
« Alors changer le degré de vos contacts. Allez plus loin. » Rétorqua le docteur Turing.
Bones et Jim écoutaient l'échange. Le docteur Mccoy avait des yeux grands ouverts de stupéfaction et Jim pouvait presque rivaliser avec le rouge d'une écrevisse :
« Attendez ! » intervient Mccoy « Je vois bien dans quelle direction vous allez docteur Turing ! » son ton était un poil menaçant. « Vous allez pas leur demander de forniquer tous les trois jours à 19h43 précises, en plus ?! Car ça en prend drôlement le chemin, votre histoire ! »
« Ne soyez pas ridicule docteur Mccoy. » répliqua l'autre. « Je ne leur demande même pas de s'embrasser. Justes quelques attentions et contacts agréables et chastes quand ils sont en privé. Cela devrait suffire à faire diminuer l'intensité de vos crises capitaine Kirk. »
« Très bien… » Répliqua le blond. « Si cela convient à mon premier officier, je ne peux pas vraiment m'y opposer. » Le regard de Bones sur lui suggérait que non, il ne pouvait vraiment pas.
« Je suis en accord avec ce nouveau traitement. » confirma le vulcain. « Merci de votre écoute et pour votre temps docteur Turing. » il regarda Bones. « A vous aussi docteur Mccoy. Nous avons une conférence capitaine, aussi faudrait-il que nous nous dépêchions, nous avons perdu beaucoup de temps sur le chemin. »
Jim acquiesça et ils quittèrent le cabinet puis la clinique, laissant Mccoy travailler. Ils marchèrent ensemble un long moment en silence avant de prendre un ascenseur pour se rendre dans la partie Nord de la station orbitale, afin d'assister à une conférence sur la compatibilité cellulaire des différentes espèces humanoïdes. Alors que l'engin démarrait, Spock prit la main de Jim dans la sienne, entremêlant leurs doigts. Ce contact décontenança le capitaine qui eut pour premier réflexe de reprendre sa main :
« Nous devons avoir ce genre de contacts dorénavant, capitaine. » lui murmura Spock doucement en reprenant sa main. Avec son pouce il caressa la tranche de la main de l'autre. « Laissez-vous allé. »
Jim se détendit et rendit sa caresse à l'autre. Il lui était difficile d'accepter les nouvelles formalités du traitement. Devoir être aussi proche de Spock quand ils sont en privé… Cela n'arrangeait pas ses affaires. Il faudrait qu'il finisse par trouver un moyen de s'éloigner de lui quand tout ceci serait fini, afin qu'il puisse faire la part des choses de son côté. Dès que l'ascenseur ouvrit ses portes, ils se lâchèrent la main et allèrent dans la salle de conférence : elle allait débuter d'un moment à l'autre. Les deux amis trouvèrent deux places avec difficulté, tant l'amphithéâtre était bondé.
Un homme, désigné comme étant le directeur de recherche du sujet de la conférence, prit la parole et exposa les principales questions auxquelles son équipe et lui tentaient de répondre. Il introduit un de ses subordonnés et lui laissa faire sa présentation. La conférence dura trois bonnes heures où Spock ne cessait de prendre des notes. Jim était intéressé au départ, mais la longueur de cette conférence commençait à l'ennuyait. Alors qu'il hésitait fortement à aller au toilette de façon définitive – entendez par là quitter la conférence et attendre Spock dehors – le scientifique qui présentait son projet acheva sa partie.
« Je vous laisse maintenant avec le docteur George S. Kirk qui va vous présenter la dernière partie de nos recherches. »
Jim ouvrit de grands yeux et Spock cessa instantanément de prendre des notes, fixant tour à tour le capitaine et l'homme qui s'avançait sur l'estrade. C'était un grand homme fin, il n'avait pas la musculature de Jim mais on pouvait facilement voir qu'ils étaient de la même famille tant leurs traits étaient similaires. Tous deux avaient les yeux bleus et des cheveux blonds, ils étaient jeunes et bien que le visage de George ait été plus long que celui de Jim, cela ne laissait aucun doute sur leur lien de parenté :
« Serait-ce votre… ? » commença doucement Spock.
« Mon frère, oui. J'en ai bien l'impression. » Répliqua Jim un peu plus fort qu'il n'aurait voulu, s'attirant les regards de quelques-uns de ses voisins.
Ils attendirent que la conférence prenne fin, soit quarante minutes plus tard et descendirent vite de leur place pour aller trouver George. Ce dernier était en vive discussion avec ses collègues et quittait la salle à leurs côtés.
« Johnny ! » s'écria Jim alors que l'autre passé le pas de la porte.
George se retourna et vit arriver en trombe un homme vers lui. Jim le prit dans ses bras et le serra très fort, prenant au dépourvu le docteur Kirk et ses collègues. Spock les rejoint d'un pas rapide, les saluant :
« Oh bon sang Johnny ! » dit Jim ne le lâchant pas. « J'ai cru que je ne te reverrais jamais… ! » Il sentait les larmes monter aux creux de ses yeux mais les réprimait avec force. George le repoussa doucement et le regarda dans les yeux, surprit :
« … James… ? » Demanda-t-il incertain. « …Jimmy est-ce que c'est toi…?! » lorsque que Jim acquiesça il le sera à son tour de toutes ses forces dans ses bras. « Oh mon dieu ! » Lui ne retint pas ses larmes. « Oh Jimmy… ! Mais… Je pensais que tu ne voulais pas me revoir… Je… »
Ce fut au tour de Jim de se retirer de l'étreinte de son frère :
« Moi ? Ne pas vouloir te revoir… ?! Mais enfin j'ai passé des années à te chercher avant d'entrer à Starfleet ! » Répliqua-t-il.
« Tu es entré à Starfleet, comme papa ? » questionna son frère. « Et moi qui pensais que Frank allait réussir à t'en dégoûter ! On… On a beaucoup de chose à se raconter, je crois… » Il se tourna vers ses collègues. « Messieurs, j'ai l'immense joie de vous présenter mon petit frère, James. »
« James T. Kirk, enchanté messieurs. » se présenta Jim. Il se tourna vers son frère : « Laisses moi te présenter mon premier officier, le commandeur Spock. »
« Mr. Kirk. » le salua Spock.
Un des collègues de George ouvrit de grands yeux et demanda, soudain surexcité :
« Attendez George… ! » S'enquit-il, il se tourna vers le jeune frère : « Vous êtes le capitaine de l'USS Enterprise ?! »
Jim n'aurait pas cru être si populaire, il hocha cependant la tête :
« Lui-même. » dit-il.
« C'est en partie grâce à vos explorations que l'on a pu progresser dans nos recherches ! » répliqua un autre des collègues. Il dit à Georges : « J'ignorais que votre frère était le célèbre James ! Vous auriez pu nous le dire, tout de même ! »
Le plus vieux des frères sourit et tapota l'épaule de Jim :
« Je l'ignorais. » Il sourit à Spock « Il y a beaucoup de chose que j'ignore sur toi, Jimmy. »
George dit au revoir à ses collègues et suivit Jim et Spock dans un café non loin des salles de conférences. Ils s'y installèrent tous les trois. Jim et George, dit Johnny, avaient beaucoup de choses à se dire. George ne comprit pas pourquoi Spock resta avec eux, mais ne posa pas de question : bien trop heureux de retrouver son jeune frère après toutes ces années***. Depuis que Frank l'eut chassé de la ferme quand leur mère était en voyage d'affaire…
« Alors, raconte-moi tout ! » s'enquit Jim. « Que t'est-il arrivé depuis ton départ ? »
« Et bien… Je t'ai vu foncé à toute allure et je ne t'ai plus jamais revu, j'ai pourtant essayé de suivre les traces de la voiture de papa… Mais c'était peine perdue. Alors je suis allé à la ville la plus proche, c'était Des-moines. J'ai travaillé dans un restaurant pour me payer des études. Je n'avais que quinze ans et j'ai dû me débrouiller seul. Maman a essayé de me recontacté mais je ne voulais pas revoir Frank. » Il haussa les épaules. « J'ai été bête, j'ai raté de nombreuses années avec toi. »
Jim lui offrit un grand sourire, un peu triste, mais l'invita à continuer :
« J'ai obtenu mon diplôme de fin d'étude et je suis entré dans une université de Des-moines pour étudier la biologie. J'y suis resté jusqu'à la fin de mon master et je suis allé faire mon doctorat sur une station de recherche de la colonie de Terre II » Il se racla la gorge. « Et j'y suis resté pendant quelques années. J'y ai rencontré mon épouse Aurelan et nous sommes allés vivre sur Deneva. »
« Tu es marié ? » s'enquit Jim. « C'est formidable ! Toutes mes félicitations… Enfin, avec un peu de retard. »
« Merci petit frère. » lui sourit l'autre. « Ma femme est ici, sur la station. Avec mes fils, Alexander et Liam****. J'aimerais que tu les rencontres. »
« Ce sera avec un immense plaisir, Johnny. » répliqua l'autre. « Et après Deneva, que t'est-il arrivé ? » questionna-t-il.
« J'ai commencé à travailler avec mon équipe actuelle. Aurelan et moi avons eu nos jumeaux, nous attendons un troisième enfant. Nous ne savons pas si sera une fille ou un garçon. Puis on a demandé à mes collègues et moi de venir présenter les résultats et l'avancée de nos recherches sur cette station orbitale. Nous restons ici pour le mois et nous repartons pour Deneva. » Il soupira « Je crois que c'est à peu près tout… Et toi ? Raconte-moi ! J'ai essayé de te retrouver quand je suis entré à l'université tu sais, mais Frank m'a dit que tu ne voulais plus jamais me parler, que tu m'en voulais de t'avoir abandonné. »
Le capitaine Kirk sentit la colère monter en lui : il ne s'était jamais réellement entendu avec son beau-père, bien que ce soit lui qui l'ait pratiquement élevé… Et quelle éducation. Il y avait eu des bons moments mais peut être trop peu. Frank avait dû vouloir lui éviter le retour d'un frère qu'il pensait turbulent, pouvant le rendre encore plus rebelle qu'il ne l'était :
« Il ne me l'a jamais dit. » répliqua Jim. « Je t'ai cherché quand j'ai quitté la ferme et avant d'entrer à Starfleet, mais tu étais déjà loin. »
« Peu importe, on s'en fiche de Frank maintenant. » répondit George « Racontes moi ce que tu as fait ces vingt dernières années ! »
Spock regardait l'échange sans intervenir, ne voulant certainement pas s'imposer. Mais cela rassurait Jim qu'il soit là, assit à côté de lui dans ce café. Bien qu'il s'apprêtait à révéler une partie de sa vie dont il n'avait pratiquement jamais parlé - et seulement à Bones – il était heureux que le commandeur soit là :
« Quand tu es parti j'ai trouvé les clefs de la voiture de papa derrière le parasoleil. Je l'ai volé à Frank et j'ai conduis comme un fou jusqu'à un grand ravin. J'ai démoli la caisse en la jetant dans le précipice et je me suis fait arrêter par la police. Maman a réussi à négocier qu'ils n'ouvrent pas de casier judiciaire, je n'avais que dix ans. Ensuite elle est repartie travailler dans son laboratoire et m'a laissé avec Frank. » Il prit une gorgée de son café.
Le serveur vint remplir la tasse de George et apporter son thé à Spock :
« La vie n'a pas été facile : je suis entré au collège et mes bons résultats m'ont conduit dans un très bon lycée. Mais je ne supportais pas l'autorité et j'adorais faire enrager Frank alors j'ai tout foutu en l'air lors de ma dernière année. J'ai commencé à boire, à sortir avec plus de filles aussi… Frank et Maman m'ont forcé à intégrer l'armée de terre à vingt ans et j'étais plutôt bon. Mais j'ai tout arrêté quand Maman est repartie travailler sur une autre planète. J'ai arrêté d'écouter Frank et j'ai déménagé. Je n'ai fait qu'enchaîner les petits boulots pas très nets jusqu'à mes vingt-deux ans. Un soir dans un bar près de Riverside, le capitaine Pike m'a aidé lors d'une bagarre avec des cadets de l'académie de Starfleet. » Il s'avança et dit doucement « J'avais dragué la copine de Spock. »
Quand Spock le remarqua, il lui fit un clin d'œil.
« Il m'a proposé de rejoindre l'académie en me parlant de papa. Et j'ai marché. » Il prit une autre gorgée. « J'étais très bon tu sais… J'étais premier de ma classe en stratégie de survie et en analyse tactique. Je suis devenu instructeur assistant en combat de corps à corps avancé et j'ai même été trésorier du club de xénolinguistique. » Il regarda Spock et ajouta « Désolé, ça c'était encore pour draguer votre copine, commandeur. ***** Mais comme vous le savez elle n'a jamais cédé. »
Spock n'afficha pas d'expression particulière et répliqua simplement :
« Logique puisqu'elle et moi avions entamais notre relation à l'époque. » Il désigna George. « Mais je ne pense pas que cela soit pertinent dans votre récit, capitaine. »
« Vous avez raison Mr. Spock » répliqua Jim. « Mais vous êtes important pour la suite ! » Quand il vit le regard interrogateur de son frère il continua « Au bout de trois ans à l'académie j'ai bousillé le Kobayashi Maru avec un virus pour réussir le test et Spock m'a accusé de tricherie, il n'avait pas tort. A ce moment-là, Starfleet a reçu un appel de détresse de Vulcain et avec l'aide d'un ami médecin, le docteur Mccoy, j'ai réussi à monter à bord de l'Enterprise mais si j'étais suspendu. J'ai été envoyé en mission au sol par le capitaine Pike et je suis remonté avant la destruction de Vulcain. Par la suite, Pike a été enlevé et torturé par Nero, le romulien à l'origine de tout ça. Après une série d'évènements et quelques bagarres et étranglements avec mon premier officier ici présent » il refit un clin d'œil à Spock. « Nous avons réussi à sauver la terre et a arrêté Nero. J'ai été nommé capitaine de l'Enterprise et Spock devint mon officier en second. »
Il prit une pause, cherchant s'il n'avait rien oublié puis décida que les reste n'intéresserait pas son frère et continua son récit :
« Nous avons ensuite officié sur l'Enterprise et nous avons dû affronter Khan. Tu as dû entendre parler, il a failli raser San Francisco et a fait sauter plusieurs bâtiments de Londres. » Voyant que son frère haussait les épaules, lui répliquant qu'il habitait déjà sur une autre planète et n'était que peu au courant de ce qu'il se passait sur terre, il continua « On a finalement réussit à l'arrêter. Enfin, Spock l'a arrêté. Moi je suis mort. »
Devant les yeux écarquillés de son frère, Jim précisa :
« Je suis mort quelques heures je crois. Tué par des radiations de l'Enterprise. »
« Vous êtes mort en sauvant tout votre équipage » le corrigea Spock.
« Et vous avez arrêté Khan et m'avait sauvé grâce à son sang. » continua Jim.
« Je n'aurais pas pu vous sauver si vous… » Commença le vulcain.
« Bref ! Depuis je suis capitaine de l'Enterprise et je suis dans ma mission quinquennale. Cependant elle a dû récemment être interrompue à cause d'un problème de santé. Je suis en une sorte de convalescence forcée sur cette station pour les deux prochains mois et je suis en quelque sorte assisté de mon premier officier. Dont je ne peux pas ou peu me séparer.»
George inspira un grand coup, ingérant le lot d'information :
« Tu es malade ? » demanda-t-il alors inquiet.
« En quelque sorte. Mais je serais bientôt guéri. Je ne peux pas vraiment en parler. » Répliqua Jim. « Du moins pas en détail. »
« Je vois… » Il sourit alors. « Tant mieux, tant mieux ! Et tu n'es pas marié ? Fiancé peut-être ? » Demanda-t-il avec espoir.
Jim eut un petit sourire triste et haussa les épaules. Il prit sa tasse entre ses mains, désolé de devoir annoncer à son frère qu'il était un womaniser****** en puissance.
« Disons que je ne suis pas pressé de me caser pour certaines raisons. » Il ne put s'empêcher de jeter un œil à Spock, qui le capta : « Je suis un… Un coureur de jupon. » Avoua-t-il.
Il vit alors un sourire franc se dessiner sur le visage de son frère et le vit rire à ne plus pouvoir s'arrêter :
« Mon dieu Jim, j'ai cru que tu étais gay ! » Il désigna Spock « Et que tu me présentais ton petit copain ! »
Jim perdit son sourire instantanément : il n'était pas très loin de la vérité, à vrai dire. Jim n'était pas réellement gay et il n'était pas non plus réellement en couple avec Spock… Mais il était amoureux de lui et entretenait quelque chose de particulier avec son premier officier.
Spock remarqua le malaise de son capitaine et l'aida à changer de sujet :
« Peut être pourrions-nous dîner avec votre frère ce soir, capitaine ? » proposa-t-il. « Pour l'heure, nous devrions y aller. »
Jim le remercia du regard et acquiesça :
« Oui, nous devions voir Bones après tout. » mentit-il. « Un restaurant ce soir te tenterait-il ? » demanda-t-il à son frère.
« Avec plaisir ! Donne-moi ton numéro, je connais un restaurant pas mal du tout pas loin d'ici ! »
Ils échangèrent leurs coordonnées et se dirent au revoir. Jim et Spock laissèrent le docteur Kirk et partirent en direction de la cafeteria :
« Merci pour tout à l'heure, Spock… » Dit Jim alors qu'ils entraient dans un ascenseur.
« Pour quelle raison, capitaine ? » demanda le Vulcain.
« Pour m'avoir couvert, je ne voyais pas comment me sortir de cette situation sans me trahir. » répliqua le blond.
« Vous trahir ? »
« Je ne voulais pas que mon frère sache ce que j'éprouve pour vous. » Il prit la main de Spock et l'autre la serra. « Je n'ai pas honte de mes sentiments mais notre situation est compliquée. Nous ne sommes pas un couple et je ne veux pas imposer ma prétendue homosexualité à mon frère pour une relation que nous n'avons pas. »
« Votre prétendue homosexualité ? » questionna le commandeur. « Mais vous n'êtes pas… ? »
« Gay ? » le coupa Jim. « Non. Je ne le suis pas. » Alors que Spock allait lui faire remarquer qu'il était un homme et que Kirk éprouvait des sentiments et du désire pour lui, il le devança : « Vous êtes une exception. Il n'y a eu que vous. »
Spock ne répliqua pas, laissant sa main dans celle de son capitaine et attendant que l'ascenseur les conduise à leur destination.
Fin du chapitre 10…
*Pour ceux qui l'ignorent, les Vulcains ont le sang vert.
** Je me suis beaucoup inspiré des dialogues de la vieille série entre Jim et Spock que je trouve à mourir de rire. Ce passage est clairement plus basé sur la relation Jim/spock de la série originale.
*** Winona (la mère de jim) se maria avec George Kirk (le père de Jim) et eurent un premier enfant en 2229 qu'ils prénommèrent George Samuel. En 2233, Winona, enceinte de leur 2ème enfant vivait sur l'USS Kelvin NCC-0514, vaisseau sur lequel servait George. Le vaisseau rentra vers la Terre après une mission d'exploration et quelques temps plus tard, Winona accoucha en Iowa d'un 2ème garçon du nom de James Tiberius, ainsi nommé en l'honneur de leur père respectif dans la série originale et les films. Dans l'univers alternatif l'USS Kelvin ne rentre jamais sur terre et Jim nait dans l'espace. Je suppose que son grand frère devait être sur terre à ce moment-là car on ne fait pas mention de lui. Winona a un second mariage et s'installe dans l'IOWA dans les années 2240. On voit au début de Star Trek 2009, Frank (le beau-père des deux garçons dit à George de s'en aller de sa maison (dans une scène coupée). L'adolescent lui répond qu'il est impossible d'être un Kirk dans cette baraque et se casse. (je situe cette évènement à 2243-44, puisque Jim avait 10-11 ans) Dans la scène d'après on voit Jim le dépasser avec la voiture de leur père que Frank a récupéré et lui crier « Johnny ! ». Du coup, j'ai utilisé ce surnom plutôt que Samuel ou Sam (c'est ainsi que Jim l'appel dans la vieille série). Ce qui suit dans ma fanfiction au sujet de George S. Kirk n'est qu'utilisation d'informations venant de la vieille série (réadaptées, du coup) ou films et imagination de ma part.
\ !/ attention : Dans les chapitres précédents j'ai dit que Frank était l'oncle de Jim. Or, il semblerait que cela eut été modifié au montage dans Star Trek 2009. Aussi j'ai lu un article officiel (en anglais) qui disait qu'il fallait le considérer comme le remariage de Winona Kirk. Il n'a pas de nom de famille attitré. Je ferais la modification sur le chapitre où j'en fais mention, mais je voulais prévenir pour ceux qui lise le chapitre avant la modification.
**** Les deux premiers fils de George Kirk sont cités mais jamais nommés. J'aime beaucoup le prénom Liam et pour Alexander je me suis dit que ça collait bien à l'Univers.
***** Toutes ces affirmations sont vraies et vérifiées.
****** Womaniser = un homme à femme. Un homme qui aime draguer, coucher à droite à gauche.
Alors ? Qu'en avez-vous pensé ? Fiouuu qu'il était long ce fichu chapitre ! J'ai mis des jours et des jours à l'écrire !
Aussi n'hésitez pas à laisser votre avis, on apprend beaucoup de chose dans ce chapitre, je serais contente d'avoir vos opinions.
Merci à ceux qui m'ont laissé des reviews, je les invite à le refaire et encourage les autres à en laisser : ça fait beaucoup de bien pour l'auteur et ça donne beaucoup d'énergie. )
A plus pour le chapitre 11 !
