Titre : Kurisumasu !

Autrice : Sesshy-girl (aka Sesshy's wife)

Disclaimer : Comme je m'y attendais, ma lettre au Père Noël n'a pas marché et Masashi Kashimoto-sensei ne m'en a prêté aucun . . . T.T Qu'à cela ne tienne, je les lui emprunte quand même le temps de cette fic.

Résumé : POV Kabuto

Couple : Hmmm . . . Pas d'explicite . . . Que du implicite . . . Du implicite suggéré par une personne extérieure mais qui se trouve tout de même à l'intérieur de ce chapitre . . .
- Kabuto : "Je ne pourrais parler de façon compréhensible pour la partie du commun des mortels qui ne se trouve pas dans ta tête ? C'est à dire tout le monde !"
- Moi : "Là ? Tout de suite ? Maintenant ? . . . Hmmm . . . Non . . ."
- Kabuto : --' "Je vois . . . Et tu n'oublies pas quelque chose par hasard ?"
- Moi : "Si ! Désolée pour le retard ! Je suis confuse, profondément désolée, je me prosterne à vos pieds en guise de repentir et . . ."
- Kabuto : "C'est bon ! N'en fais pas non plus des tonnes, tu me fous la honte !"
- Moi : "Gomen . . . Dans ce cas, bonne lecture à tous et à toutes !" n.n

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lissou -- Comment ça pas trop tôt ? è.é lol
Tu n'énonces pas ton idée . . . Aurais-tu l'intention de participer à mon 'petit concours' ? n.n

lullaby12 -- Bravo à tous ceux et toutes celles qui ont deviné que la femme était Tsunade. Enfin ce n'était pas très difficile non plus. Oui, Jiraiya a l'habitude des coups de Tsunade, mais ça ne signifie pas pour autant qu'il ne les redoute pas. Tsunade a quand même une force titanesque et il ne fait pas bon d'être l'objet de sa colère. Et ça, Jiraiya l'a bien compris . . .
Sinon bravo à toi si tu as trouvé le cadeau du pervers de service. n.n
Et, comme tu peux le voir, le prochain est Kabuto !

Miyu Satzuke -- Ravie que ce chapitre t'ait plu. n.n Quant au cadeau, je ne peux dire si la réponse est exacte ou non pour n'avantager personne, désolée . . .

Maki -- Ah, si j'ai réussi à te faire rire, je m'en félicite. Surtout si ça dure. n.n Eh oui, comment faire un chapitre entier sur Jiraiya sans parler de sa perversité légendaire ?
Sinon ne t'inquiète pas, je pense que Neji saura tirer profit du cadeau qui sera le sien. Peut-être pas de la façon à laquelle vous vous attendrez, mais vous verrez bien.
Et oui, Neji est un million, que dis-je, un milliard mieux que l'iceberg congénital de Konoha.
- Sasuke : « C'est de moi que tu causes ? »
- Moi : « De deux choses l'une : soit tu dégages maintenant avant de me pourrir complètement ce chapitre, soit j'avance le tien (même si je ne sais pas quand il tombera) au prochain ! »
- Sasuke : « Bon c'est pas le tout, mais j'ai une vengeance à accomplir moi ! »
- Moi : « Ouais c'est ça, barre-toi et ne reviens pas avant que je ne t'appelle ! » U.U
Avec qui je vois Neji en couple ? Avec Hinata principalement. Mais aussi avec Kiba (grâce aux fics géniales de Yumen-Chan) et avec Gaara. Mais avec Gaara il ne faut pas qu'ils soient OOC, sinon je trouve que la fic perd complètement son intérêt . . .

Cilune -- Si jamais Jiraiya touche ne serait-ce qu'un des cheveux de Neji, je te jure que si ce n'est pas Tsunade qui le massacre, je le finirai personnellement. Et je saurai lui faire regretter d'être venu au monde ! è.é
Sinon ravie que ce chapitre t'ai plu. Et ne t'inquiète pas pour le cadeau, tu en trouveras peut-être d'autres alors que ce sera le flou pour certains/aines. n.n

Lilou5500 -- Ne serait-ce pas une nouvelle tête que je vois là ? Merci pour ta review, elle m'a fait plaisir. n.n
Et oui, je ne supporte pas le Neji/Tenten qui est, malheureusement à mon goût, beaucoup trop répandu. Être indulgente avec elle ? On verra qu'elle sera mon humeur au moment où se sera son tour de passer par la case tort . . . euh je veux dire achat. n.n'
Heureusement que tu ne me tues pas. Qui écrirait la suite sinon ? XD

chonaku -- o.O La morgue ? A ce point ? OMG ! Fait attention à toi quand même ! XD (Et à ton chien aussi !)
Aucune ressemblance avec Sasuke Uchiwa (la dobe) et Sasuke Sarutobi (que j'adore ! C'est le premier (euh non deuxième si on compte Corbeau Blanc mais il meurt vite, alors . . . TT.TT) perso sur lequel j'ai flashé, le troisième étant Luciole puisqu'il arrive bien après.
Pour ta fic, j'irai y faire un tour dès que j'aurai plus de temps (après mes exams) et plus de problèmes d'Internet (ça fait deux mois que je ne l'ai plus à la maison).
Pour la réponse quant à la 'relation' Jiraiya et Tsunade, elle se trouve dans celle de lullaby12, j'ai la flemme se réécrire. n.n'
Comment ça t'as pas une très grande estime pour Neji ! I'm shocking ! XD

Yureka-chan -- Oh oh ! Une nouvelle tête ! n.n Neji va-t-il devenir un pervers ou était-il déjà un pervers qui se refuse à se voir comme tel et donc qui le camouffle ? That's the question ! XD
Toi aussi tu aimes Neji ? Chouette ! Et encore plus dans Next Gen ? Encore mieux ! Yosh ! n.n
Tu n'aimes pas le sale lardon qui-n'a-pas-intérêt-à-pointer-le-bout-de-son-nez-s'il-ne-veut-pas-en-subir-les-consséquences ? Mais c'est génial tout ça ! On va vraiment bien s'entendre. n.n
Les prochains ? Ben là comme tu peux le voir, c'est Kabuto.
Pour la suite ben ce sera . . . les autres ! XD Nan, sans rire je n'en sais rien vu que je tire l'ordre de passage au sort à chaque fois . . .


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Chapitre 11 : Kabuto, raisonnement préventif d'une victime de harcèlement

Errant dans la tourmente hivernale de son village natal dont le souffle glaçait toute chose, Kabuto n'avait aucunement conscience de sa direction. Son cerveau était en effervescence, réfléchissant activement et ne tenant compte de rien d'autre.

Il n'était même pas troublé de revenir dans ce village où il avait été élevé, où il avait grandi et qu'il n'avait pas une seule seconde hésité à trahir. Et tout ça à cause d'Orochimaru, l'un des trois sannin légendaire, le manipulateur de serpents.

Les bases de leur relation restaient dans le flou pour beaucoup de personnes. Quand Orochimaru l'avait-il remarqué ? Quand l'avait-il finalement enrôlé à sa cause ? Pourquoi lui ? Etait-ce seulement pour sa grande capacité régénératrice, sans oublier la finesse de ses techniques ? Etait-ce pour ses origines mystérieuses ? Ou y avait-il une autre raison ?

Kabuto ne le savait pas lui-même. Le seul capable de répondre à ces questions était bien entendu Orochimaru en personne. Et aucun doute que même sous la torture, si jamais quelqu'un arrivait à le faire prisonnier, il ne révèlerait jamais cette information. Pourquoi donc ? Y avait-il un secret, un but plus important, derrière ce silence ? Peut-être. Peut-être pas. Mais pour l'instant, c'était surtout parce que personne ne le lui avait demandé que cette question restait sans réponse. Mais là encore, il n'y aurait certainement pas répondu. Du moins pas gratuitement . . .

Mais retournons à notre ninja errant dans le hasard des rues frappées par la tempête. L'une des plus violente depuis bien longtemps. En même temps, ce genre d'intempérie n'avait manqué à personne . . . vraiment !

Mais je m'égare de nouveau. Pour en revenir à Kabuto dont le cerveau était plus actif que jamais, il n'eut pas à chercher bien longtemps ce qu'il allait pouvoir offrir à Orochimaru. Cette idée, il l'avait déjà eu il y avait déjà un très long moment.

En fait, la première fois qu'il avait eu cette idée, c'était quand il l'avait vu utiliser cette technique pour la première fois. Il avait craint que le sannin ne se blesse grièvement si jamais quelques chose d'inattendu se produisait : un ninja ennemi sorti de nulle part, une branche trop basse, un caillou glissant se plaçant insidieusement sous un pied, un éternuement . . . Tout pouvait être synonyme de blessure, voire de mort.

Depuis, il avait donc cherché une occasion de lui offrir, l'air de rien. Mais il n'en avait jamais eu l'occasion. Orochimaru était très occupé à préparer la destruction future de Konoha . . . Et puis ils étaient allés se battre. Et le manipulateur de serpents avait perdu l'usage de ses bras.

Depuis lors, chaque attention du ninja aux lunettes était prise pour ce qu'elle n'était pas : compassion, pitié . . . et Kami-sama savait qu'Orochimaru détestait ça. Plusieurs fois, le ninja médical n'en était pas sorti complètement indemne. Alors il avait commencé à avoir l'habitude, même s'il évitait de provoquer l'ire du sannin. Et qui savait jusqu'où il pouvait aller ?

Bon ok, Orochimaru l'avait choisi pour sa grande capacité régénératrice, mais il ne fallait pas non plus en abuser car ses techniques demandaient beaucoup de chakra et d'énergie. Et Kabuto n'en avait pas une réserve illimitée. Et il n'avait pas pour projet de mourir. Du moins pas maintenant et pas comme ça.

Il n'empêchait que depuis toutes ces années, il en avait vu de toutes les couleurs. Et il pouvait dire avec certitude qu'Orochimaru sans ses bras était mille fois pire qu'Orochimaru avec ses bras.

Kabuto préférait d'ailleurs éviter de repenser à certaines scènes desquelles il avait été témoin. Notamment la fois où le sannin n'avait pas fermé la porte des toilettes . . . Ah ! Trop tard, il venait d'y penser ! Parce que même manchot, Orochimaru pourrait toujours se débrouiller. Parce qu'il devait être le seul à posséder un atout de taille qui pouvait largement compenser la perte de ses mains dans certaines situations . . .

Brrr . . . Le ninja frissonna rien que d'y repenser. Autant dire qu'il avait perdu ce jour-là sa véritable innocence. Enfin pour le peu qu'il lui restait encore, bien entendu. Parce que quand on avait les mains tâchées, souillées de sang, pouvait-on encore dire que l'on possédait toujours son innocence ? Rien n'était moins sûr.

Soudain, Kabuto sursauta, sentant une présence étrangère s'insinuer lentement dans le périmètre délimitant son espace vital. Il ne mit qu'un dixième de seconde pour se retourner et saisir l'un de ses kunaï avant de plaquer l'intrus contre le mur le plus proche. Intrus qui poussa un petit cri de douleur lorsque son dos heurta violement la paroi de béton. Un cri qui sembla très aigu aux oreilles du ninja médical. Il ne se souvenait pas que les ninja de Konoha criaient comme des femmes . . .

Il essuya la neige qui maculait les verres de ses lunettes, puis il baissa lentement les yeux pour détailler son agresseur. Oh . . . Il était plutôt normal que le cri aigu lui ai écorché les oreilles . . . C'était une femme aux longs cheveux rouge sang qui se tenait devant lui ! Et une femme pour le moins . . . dévêtue . . .

"On a le sang chaud à ce que je vois mon mignon, susurra-t-elle d'un ton qui se voulait mutin. Range donc un peu ton joujou qu'on puisse parler d'adulte à adulte."

Kabuto déglutit tant bien que mal et recula de deux pas, kunai toujours en avant, devant son clin d'œil aguicheur. Au cas où. On ne savait jamais vraiment à qui on avait à faire. Surtout de la part de ces . . . créatures-là. Oui, qui savait ce dont elles étaient capables ?

Surtout que la femme avançait à présent dans sa direction en roulant exagérément des hanches, faisant remonter de plus en plus haut (malgré le froid mordant) le bout de tissu qui se faisait pompeusement appeler 'jupe'. Et s'il remontait plus . . . Kabuto déglutit une nouvelle fois tout en commençant à reculer lentement. Un tremblement imperceptible s'empara de sa main, heureusement masqué par les flocons immaculés dansant dans l'air glacial de cette soirée d'hiver.

"Je te fais peur mon mignon ? Ne t'inquiète pas, je ne vais pas te manger. Enfin, pas au sens premier du terme . . ." dit-elle alors qu'un bout de langue rose retraçait le contour de ses lèvres rouges comme le sang d'une façon bien plus que perverse qui ne laissait aucun doute sur ses intentions.

Le cerveau de Kabuto se déconnecta quelques secondes, le temps pour lui de se demander comment cette femme faisait pour ne pas geler sur place avec aussi peu de vêtements pour la couvrir. Le médecin en lui pensa furtivement que si elle n'attrapait pas une pneumonie dans la soirée, elle pourrait sans doute croire à l'existence de Kami-sama.

Le jeune homme secoua alors vivement la tête, tant pour chasser ces pensées dont il se fichait comme de l'an 40 que pour démentir la réponse de la question de la femme qui lui faisait face. Femme qui avait réussi à l'acculer contre le mur opposé.

Pas le moins du monde paniqué, ses tremblements étaient juste dus au froid incisif des rafales de vent et des paquets de flocons glacés glissant dans son cou, Kabuto tenta d'examiner l'endroit où il se trouvait. Déjà pâle, la couleur déserta presque complètement son visage. Encore un peu et il aurait pu s'allonger dans la neige et passer inaperçu aux yeux des passants qui osaient s'aventurer dehors par ce temps.

Des échoppes aux enseignes clignotantes et criardes attiraient tout de suite l'œil malgré le rideau de flocons qui masquait partiellement la vue. Et, détail anormal, la rue n'était pas déserte, loin de là. Malgré le temps glacial découlant de la tempête, des femmes, toutes aussi peu vêtues les unes que les autres, marchaient de long en large, soufflant dans leurs mains pour les réchauffer. Quelques rares hommes étaient eux aussi présents, tentant tant bien que mal de rechercher un peu de chaleur, quelques uns optant visiblement pour des radiateurs humains plutôt qu'à une bonne tasse de chocolat chaud au coin du feu.

Kabuto émit un gargouillis étranglé. C'était la première fois qu'il mettait les pieds dans ce quartier, mais ce n'était pas la première fois qu'il en entendant parler. Tellement de rumeurs courraient sur cet endroit . . . Et une fois qu'on y était, comment ne pas croire qu'elles étaient injustifiées ?

Bien sûr, il n'avait pas peur. Après être arrivé aux côtés d'Orochimaru, rien ne pouvait désormais plus lui faire peur. Même la mort n'avait cette joie. Seulement . . .

"Non ? Alors pourquoi trembles-tu de cette façon ? demanda la femme aux cheveux écarlates alors que son sourire se faisait gourmand et qu'elle pressait son corps contre le sien de façon provocante, pressant son opulente poitrine contre son torse finement musclé et frottant son entrejambe contre sa cuisse. Mais ne t'inquiète pas, Iroke (1) va bien s'occuper de toi mon mignon . . ."

"Je n'ai pas besoin . . . que l'on s'occupe de moi . . ." tenta maladroitement le jeune homme tout en essayant de se dégager de l'étreinte de la femme qui suivait maintenant les courbes musclées de son torse du bout de son doigt alors que de son autre main, elle le forçait à baisser son arme.

"Bien sûr que si, chéri, le contredit-elle. Tous les hommes ont besoin qu'on s'occupe d'eux. Sans nous, les femmes, vous seriez perdus et complètement désemparés. Mais assez bavassé. Je sais que les hommes aiment se faire désirer, mais on se les pèle ici. On continue cette 'discussion' chez toi ou chez moi ?"

Nouveau petit clin d'œil. Mais plus inquiétant était leur proximité. L'espace les séparant était déjà très réduit et continuait à s'amenuiser au fil des secondes. Le corps contre le sien se faisait de plus en plus pressant, les yeux trop maquillés se fermèrent et les lèvres honteusement tartinées de rouge à lèvres se tendirent, réclamant un baiser comme avance.

Sentant le tremblement du jeune homme s'accentuer, Iroke sourit de plus belle, sachant qu'il n'allait plus pouvoir résister bien longtemps à son charme et ses atouts naturels. Aucun homme ne lui avait jamais résisté depuis qu'elle avait commencé. Et ce petit mignonnet fort appétissant n'allait certainement pas être le premier . . .

Et puis vu sa tête, il devait être puceau. Ça se lisait dans ses yeux. Ce qui était assez bizarre vu son âge : elle lui donnait entre 20 et 25 ans. Son avis sur les puceaux était mitigé. Il y avait les bêtes du style 'Je rentre, je crache et je sors' qu'elle détestait par-dessus tout. Comment elle pouvait-elle y tirer du plaisir alors qu'elle n'était considérée que comme un vulgaire morceau de viande ?

Venaient ensuite ceux qui avaient dû passer la nuit entière à lire et relire le Kama-Sutra avant de venir oser s'aventurer dans le quartier. Ils enchaînaient les positions les unes après les autres, ne laissant même pas le temps de savourer l'intensité du moment. Ça, ils en connaissaient des choses, mais la théorie ne faisait pas tout. La pratique était avant tout essentielle.

Et puis il y avait ses préférés : les petits timides qui n'osaient même pas bouger de peur de faire une bêtise ou de causer le moindre mal à leur partenaire d'une nuit. Ceux là étaient d'une douceur quelques fois plus aphrodisiaque que tous ces autres amants. Le fait de sentir l'homme, de le désirer et d'attendre de le sentir contre soi, en soi . . . Le désir était maître de tout. Et d'une puissante qui poussait la jouissance finale à son paroxysme maximal.

Et aussi sûr qu'elle s'appelait Iroke et qu'elle était péripatéticienne depuis de nombreuses années (et qu'elle aimait ça), elle était certaine qu'il faisait partie de cette troisième catégorie. Avec son air perdu, il lui faisait penser à un petit enfant égaré qui ne demande qu'à trouver un peu de réconfort après de sa mère. Ou d'une femme. Elle en l'occurrence. Et elle allait se charger de lui rendre cette nuit immortelle à jamais . . .

Soudain, son sourire quitta ses lèvres pour se transformer en grimace de stupeur et d'incompréhension. Sa main toujours sur celle de Kabuto tenta de le repousser, mais sans succès. Relevant les yeux, le ninja médical y discerna pour la première fois de l'incertitude quant à la conduite à tenir. Etrangement, lorsqu'une once de peur y apparut le temps d'un éclair, il se retrouva momentanément. Son aplomb revint au galop.

"Tsunade-sama nous a fait promettre qu'il n'y aurait pas de mort ce soir. Ne me forcez pas à commettre un acte qu'elle saurait me faire regretter par la suite."

"Ce petit jeu ne m'amuse plus." déclara fermement Iroke.

"Tiens, plus de 'mon mignon' ?" fit remarquer Kabuto avec une pointe de sarcasme dans la voix.

"J'ai dit ça suffit !"

"Il me semble que c'est plutôt à moi de dire ça, non ? Maintenant veuillez me laisser tranquille et aller torturer les personnes qui viennent vous voir sciemment. Vous ne m'intéressez pas le moins du monde. Et, pour tout vous avouer, votre proximité m'écœure à défaut de m'exciter."

"Espèce de . . . !"

Iroke lui crachat au visage, ses yeux brillant de colère que traversa un éclat vexé. Un nouvel éclair de peur illumina son regard alors que la pointe du kunaï de Kabuto entamait douloureusement la chair tendre de son ventre dénudé.

Histoire de ne pas perdre la face, elle ne bougea pas immédiatement, mais finit par céder lorsqu'elle sentit sa peau se percer alors qu'une légère rigole de sang chaud courrait sur son ventre glacé.

Rejetant en arrière sa longue chevelure écarlate, elle fit quelques pas en arrière tout en s'efforçant de prendre un air hautain, sans pour autant se départir d'un petit sourire méprisant.

"Désolé chéri, mais je ne donne pas dans le SM . . . Trouve-toi quelqu'un d'autre pour assouvir les fantasmes refoulés d'un pauvre frustré dans ton genre." finit-elle dans un petit éclat de rire après avoir volontairement haussé le ton, pour tenter de dominer les hurlements de la tempête, à l'intention de ses 'collègues' les plus proches. 'Collègues' qui pouffèrent dans leur coin. Enfin pour celles qui avaient entendu.

Et elle s'éloigna, son rire haut perché vrillant les tympans de Kabuto. Ce dernier ne ressentit que du dégoût pour cette . . . femme qui venait ainsi de tenter de le ridiculiser. Ce que les gens pensaient de lui, il s'en fichait. Après tout, à part comme proies potentielles à tuer, ils ne les reverraient certainement jamais.

Mais personne n'avait le droit de le traiter ainsi lui, le bras droit d'un des trois sannin légendaire, le cruel et immortel (mais manchot) Orochimaru ! Alors, il serra plus fort son kunaï et le lança avec précision.

Quelques mètres plus loin, Iroke porta la main à sa joue lorsque le projectile mordit légèrement sa chair, laissant une estafilade sanglante et brûlante sur sa peau trop maquillée. Elle poussa un petit cri avant de darder un regard furibond en direction de Kabuto qui le lui rendit bien, sourire en plus. Ce qui ne plut visiblement pas à la femme qui commença à hurler au meurtre, à l'assassinat.

Le ninja jugea bon de se faire discret pour ne pas attirer plus l'attention. Il n'avait pas vraiment envie que cette histoire s'ébruite et arrive jusqu'aux oreilles de Tsunade. La Godaïme n'apprécierait sûrement pas, et saurait lui faire payer. Avec les intérêts, c'était certain.

Alors, rentrant la tête dans les épaules, Kabuto, telle une ombre, longea les murs aux enseignes criardes qui le rendaient plus suspect qu'autre chose. Mais, après un dernier coup d'œil soupçonneux d'une . . . femme qui attraperait sûrement la mort si elle ne se couvrait pas mieux que ça, il poussa la porte d'une petite boutique plus discrète que les autres et entra furtivement.

Le bruit du tintement de la clochette le fit sursauter comme s'il avait provoqué une explosion, lui paraissant exagérément bruyant dans le silence de la boutique. Le propriétaire, un homme d'une bonne trentaine d'année, avait le crâne rasé. Un débardeur noir moulait son torse musclé et des bracelets d'acier enserraient ses biceps volumineux. Lorsqu'il sortit de derrière le comptoir, un sourire chaleureux étirant ses traits, Kabuto put remarquer qu'à part ses boots montantes, il ne portait qu'un kilt à carreaux rouges et noirs. Et, à en juger par le balancement qui soulevait parfois la mince bande de tissu, il ne portait rien en dessous . . .

Devant l'embarras visible qui empourpra le visage de Kabuto alors qu'il lui claquait énergiquement l'épaule avant de lui administrer une accolade amicale qui eut pour effet de provoquer un effleurement entre une cuisse et des bijoux de famille en liberté, l'homme ne put retenir un éclat de rire tonitruant. Même s'il était expansif, il pouvait se vanter de presque toujours arriver à mettre ses clients à l'aise.

"Alors mon p'tit gars, c'est bien la première fois que je te vois traîner dans le coin ! constata-t-il. Une révélation ? Peut-être une soudaine poussée de courage ? Quoi qu'il en soit, si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à demander, je suis là pour ça. Et prends tout le temps nécessaire pour faire ton choix, c'est pas un problème. Moi aussi je suis passé par là au début et je comprends tout à fait ce que tu peux ressentir. Allez, fais-toi plaisir et regarde de tout ton soul ! Et n'oublie pas, si tu veux un conseil, y'a pas de problème !"

Et il repartit derrière le comptoir sur un nouvel éclat de rire, laissant seul un Kabuto complètement perdu. De quoi cet homme avait-il parlé, il n'en savait rien. Il n'avait pu suivre son débit de parole qui devait bien comprendre une centaine de mots à la minute avec quelques rares pauses pour qu'il puisse reprendre son souffle. Cet homme était tout bonnement incroyable. Sans conteste pire que Naruto, Kiba, Sakura et Ino réunis. Un exploit en lui-même.

La seule chose que le ninja avait réussi à saisir le laissa pantois, hésitant entre l'indignation, la colère et l'envie de sa cacher dans un trou de souris. Il n'avait tout de même pas cru qu'il était . . . qu'il aurait pu être . . .

Risquant un coup d'œil en direction de l'homme, un clin d'œil encourageant démolit ses derniers espoirs. Si, il était bel et bien catalogué . . . Mais pourquoi cela le dérangeait-il autant ? De toute façon, comme précédemment, il ne le reverrait sans doute jamais. Alors pourquoi ne pas voir s'il pourrait trouver ici ce qu'il cherchait à offrir à Orochimaru depuis tellement longtemps ?

Mais il ne tarda pas se sentir plus mal à l'aise que jamais. Il aurait dû savoir qu'il se trouverait dans ce genre de boutique, il aurait dû ! Mais il avait probablement voulu se voiler la face. Enfin il n'avait plus vraiment le choix de toute façon . . . Mais quand même, comment pouvait-on vendre de tels objets ? Et celui-là, comment était-on censé l'utiliser ? Non ! Ce truc servait vraiment à ça ? Et qu'est-ce que c'était que ce . . . Ah non, celui-là, il le connaissait !

Finalement, après quelques minutes d'errance plus ou moins ponctuées de découvertes ayant plus ou moins affecté sa santé mentale, Kabuto trouva ce qu'il cherchait. Un cadeau qui, une fois offert (en même temps que pouvait-on faire d'un cadeau à part l'offrir ou le recevoir ?), aurait le mérite de le voir respirer plus librement.

Un petit sourire étirant enfin ses lèvres, il se dirigea vers assurance vers la caisse.

"Alors mon p'tit gars, t'as trouvé ton bonheur ?"

"Je crois bien, en effet." lui répondit Kabuto.

"Ah ! Tu décroches enfin un mot ! J'ai eu peur que tu ne sois muet, moi ! J'aurai eu l'air bête à parler, parler et parler en attendant que tu m'interrompes si cela avait été le cas ! Remarque, je n'ai rien contre les muets, hein ? C'est seulement qu'avec un muet, c'est . . . Enfin bon, je ne vais pas te faire de dessin, hein ? Montre-moi plutôt ce pour quoi tu t'es décidé !"

Tout en lui tendant le produit, Kabuto ne pu qu'une nouvelle fois être admiratif devant le souffle que possédait cet homme. Il aurait bien aimé pouvoir le disséquer pour trouver d'où ce don lui venait.

Mais un sifflement le coupa dans ses idées de charcutage et il leva les yeux pour croiser ceux, rieurs, de l'homme qui souriait largement. Le jeune homme n'aima pas ce qu'il pu y lire, précisément parce qu'il n'arriva pas à déchiffrer le message qui y était inscrit. Il se sentit soudain l'idée de se justifier.

"C'est un cadeau. Pour offrir." crut-il bon de préciser.

"C'est la première fois pour toi ?" lui demanda l'homme imposant avec un petit clin d'œil.

"En effet."

Kabuto ne voyait pas vraiment de quoi il voulait parler, mais en acquiesçant, il avait plus de chances de sortir au plus vite de cet endroit où il n'était décidément pas à sa place. Il n'empêchait qu'il avait voulu donner un timbre sûr à sa voix, mais il n'avait pas pu empêcher l'hésitation de s'y frayer une petite place. Ce qui n'échappa pas au vendeur et propriétaire des lieux.

"La première fois est toujours très importante. C'est un moment magique dont on aimerait qu'il ne s'arrête jamais et continue éternellement. Mais pour ça, il faut trouver la bonne personne et le bon moment. J'espère que c'est le cas pour toi. Mais je sens que ça se passera bien, ne t'inquiète pas mon p'tit gars. Je peux le dire rien qu'à voir ta tête. Je suis même sûr que c'est un homme plus âgé avec déjà une solide expérience derrière lui et que tu as peur de le décevoir, pas vrai ?"

"Eh bien . . ."

Et il n'était même pas essoufflé ! Mais comment faisait-il ? C'était un monstre ou quoi ? Et qu'est-ce qu'il voulait dire à la fin ? En quoi le fait d'offrir un cadeau rendrait-il un moment magique ? Et comment savait-il que c'était effectivement pour un homme plus âgé que lui, de 31 ans exactement mais qui faisait à peine plus vieux que lui avec ses 22 ans ?

Par contre, il doutait qu'Orochimaru aie une grande expérience au niveau des cadeaux. En avait-il déjà seulement reçus ou offerts ? Peur de le décevoir ? Pas vraiment. Plus peur de sa réaction s'il prenait ça pour de la pitié ou de la compassion. Il serait tranquille le temps qu'ils resteraient à Konoha, mais après . . . Un frisson lui parcourut la colonne vertébrale, le faisant frissonner.

"Bon, je vois que t'es pas encore très à l'aise, mais ne t'en fais pas, ça vient avec le temps. J'en suis l'exemple parfait, vois-tu ! Je n'assumais pas au départ et ne cessait de me dissimuler aux autres. Mais maintenant, tout cela ne m'effraie plus et je suis parfaitement d'être ce que je suis et . . ."

"J'assume parfaitement ma condition, ne vous en faites pas, le coupa Kabuto avant que l'homme ne reparte trop profondément dans son délire que lui seul comprenait et qui le ferait s'attarder encore plus. Cependant, ce n'est pas que je m'ennuie, mais il faut absolument que je sois rentré dans les plus brefs délais. Et le temps qu'il me reste est presque écoulé. Alors . . ."

"Je vois. N'en dis pas plus. J'ai compris. Pas de problème. Le temps que tu règles et je t'aurais fait un beau papier cadeau."

"Arigatô."

Alors que Kabuto baissait les yeux et farfouinait dans ses poches pour trouver de quoi payer, le propriétaire se mit à l'ouvrage et emballa le produit dans un somptueux papier cadeau rose bonbon. Du coin de l'œil, il vérifia que son client ne le regardait pas et y glissa, à son insu, quelques petites enveloppes carrées. Ça pourrait toujours lui servir.

Kabuto réprima un grognement de contrariété devant la couleur du paquet qui attirerait tout de suite l'attention, il n'y avait aucun doute là-dessus. Mais ce qui était fait était fait. Et il n'avait pas le temps de demander une autre couleur. Son temps était déjà très limite.

Alors il paya, sentant le regard de l'homme qui ne le quittait pas. Il s'empara ensuite de son paquet et se dirigea d'un pas pressé en direction de la porte après un bref salut pour l'homme imposant qui se trouvait maintenant derrière lui.

Il avait à peine entrouvert la porte que ce dernier lui lançait son ultime conseil avant le grand moment.

"Bonne fêtes et profites-en bien ! Et surtout n'oublie pas de sortir couvert !"

"C'est vrai que c'est un temps à attraper un mauvais virus, répondit-il en regardant un flocon s'écraser puis fondre sur la paume de sa main. Je vais me dépêcher de rentrer avant d'attraper mal. Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de soirée."

Et il sortit, refermant la porte derrière lui, coupant net la protestation du propriétaire de l'endroit et la rendant inaudible à ses oreilles. Il en avait déjà assez entendu comme ça pour ce soir et ne souhaitait qu'une chose : qu'on le laisse tranquille jusqu'au siècle prochain.

Mais il savait que la soirée était loin d'être finie et qu'il n'allait certainement pas la passer à s'amuser et à boire jusqu'à plus soif. Et le pire, c'était qu'elle risquait de se prolonger tard dans la nuit, connaissant ceux et celles qui y participaient . . . Franchement, quelle soirée de merde . . .

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Cadeau de Kabuto pour Orochimaru : quelque chose qui pourrait prêter à confusion ?


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(1) Iroke signifie Sex-appeal.

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Attention à ceux et celles (surtout celles j'ai l'impression n.n) qui veulent participer à mon 'petit concours' : évitez de donner les réponses auxquelles vous pensez si vous ne voulez pas avantager les autres ! Enfin après, c'est vous qui voyez. n.n

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- Moi : "Kami-sama ! C'était pourtant bien parti pour être sérieux et ça fini dans un portnawak avec Kabuto qui se fait agresser par une prostituée et qui se fait chambrer pour être pris pour ce qu'il n'est peut-être pas ! Mais comment ai-je pu laisser faire une chose pareille !" TT.TT

- Kabuto : --' "C'est plutôt moi qui devrait avoir envie de pleurer ! Je finis totalement OOC et en plus j'en vois de toutes les couleurs ! T'es sûre que tu m'aimes bien ? Parce que là, ça ressemble plus à une vengeance qu'à autre chose . . ."

- Moi : "Je jure sur ma tête que je partais avec de bonnes intentions !" TT.TT

- Kabuto : 'Le pauvre Sasuke-kun . . . Il va déguster . . .'

- Moi : "Pourquoi j'ai laissé Kabuto partir en couille ? Pourquoi ?" Va pleurer dans un coin.

- Orochimaru : "Ai-je bien entendu le nom de Kabuto associé à un nom de morceau de partie génitale sortir de la bouche de ma future disciple ? Kabuto ! Des explications ! Vite !"

- Kabuto : "Mais j'ai rien fait ! Orochimaru-sama, je suis innocent !"

- Orochimaru : "Erreur ! Tu es coupable tant qu'il n'aura pas été prouvé que tu es innocent ! Viens ici !"

- Kabuto : "Noooooooooon !" Se sauve en courant.

- Orochimaru : "Reviens ici, c'est un ordre !" Court après Kabuto.

- Moi : De mon coin sombre où il m'arrive de cultiver des champignons quand j'ai le cafard. "Des reviews ?"